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HYBRIDES

]es loges de la silicule portant 2 gaines au liea d'être monospermes comme dans les Lepidium. Ce sont de petites plantes annnelles ou Tivaces, à fleurs blanches réunies en grappes serrées et dressées. On en compte 2 ou 3 espèces, qui appartiennent à la région montagneuse et calcaire de l'Europe et de UHimalaya.

H. alpina R. Br. — Correvon, Fl. color. des noNTAON., pi. 20. — Montagnes calcaires de l'Europe. — Petite plante saxatile touffue, à tiges nombreuses, simples, de 5-10 cm., à feuilles flnement divisées, d'un vert gai, luisant, petites et nombreuses ; fleurs d'un blanc pur, petites, disposées en une grappe oblongue. Avril-octobre. H lui faut le rocner calcaire et le Nord. Semis. H. C.

HTAGIN THUS L. (Liliacées.) Plantes à bulbe tunique; flles. radicales linéaires ou loriformes; hampe simple, non feuillée; fl. pédicellées, en grappe simple, lâche ou dense, dressées, étalées ou pendantes; bractées scarieuses, étroites, souvent petites. Périanthe infundibuliforme ou campanule, non resserré à la gorge, avec 6 lobes égaux au tube, rarement plus longs, dressés, étalés ou recourbés; 6 étamines fixées sur le tube ou à la gorge, plus courtes que le périanthe, à filet filiforme ou dilaté à la base; ovaire sessile, ovoïde, à 3 loges renfermant 2-6 ovules; graines obovoïdes ou globuleuses, à enveloppe noire.

Environ 30 espèces, dont 3 d'Afrique australe ou tropicale, toutes les autres de la région méditerranéenne ou d'Orient.

H. amethystians L. — Red. Lil. t. 14 ; B. M. 2425 ; B. R,39&. — Pyrénées. — Flles. linéaires, canaliculées, flasques; fl. campanulées, d'un beau bleu, â texture min ce; pédicelles aussi longs que le périanthe; espèce rustique, de pleine terre. Var. h fl. blanches.

H. orienUUs L. (Fig. 485.) — B. M. 937; B. R. 995; Red. Lil. 465; Bois. Atl. Pl. Jard. t. 285; Fl.desS. 12, 1226-1229; 14, 1460-1462. — Orient. — Jacinthe (voir ce mot). — Flles. larges, obtuses ; fl. campanulées, de couleur variée, à texture charnue, épaisse, et à pédicelles très courts. Très nombreuses variétés cultivées.

H. romaBus L. — Red. Lil. 334; Sibth. Fl. Gr. 340; B. M. 939; Rce. Fl. Gbrm. 458; B. R. 394, 1085. (BeUevaltaromana Rchb.) — Flles. épaisses, canaliculées ; hampe plus courte que les feuilles; fl. en cloche, blanches, ou bleuâtres, en grappe dressée conique ; étamines insérées à la gorge, à fllet aplati à la base. Indigène dans le sud de la France.

On cultive plus rarement les 3 espèces sui- Tantes :

H. corymbosQS L., Atfon. Bot. Rep. 345; B. M. 991 ; Jacq. Coll. 3, 19 (Massonia cortfnibosa Ker.), du Cap, à fl. en corymbe, à périanthe à lobes dressés, étroits; H pallens M. B., RcH. le. GBIT. 4, 331, du Caucase, à flles. lancéolées; fl. en grappes dressées, à corolle cylindrique; H. spicatus Sm., B. R. 1869, du Péloponèse; flles. linéaires lancéolées, un peu plus longues que la hampe; fl. presque sessiles (en épis); étamines à filets dilatés, membraneux.

HYBRIDATION. Lorsque l'organe mâle et

l'organe femelle appartiennent à deux espèces différentes, il y a hybridation, tandis qu'il y a autofécondation quand les cellules sexuelles proviennent de la même plante, et métissage, si elles sont fournies par deux plantes différentes de la même espèce.

Dans la nature, l'autofécon dation est relativement rare, le métissage très fréquent et l'hybridation exceptionnelle.

C'est grâce au croisement que les horticulteurs ont obtenu d'innombrables variétés de plantes diverses (Bégonia, Gesnéracées, Orchidacées, etc.).

Le plus souvent, les produits du métissage et de l'hybridation sont intermédiaires entre les deux formes qui leur ont donné naissance ; leurs caractères se trouvent fusionnés d'une manière â peu près égale chez les descendants. Cependant pour plusieurs genres (Vigne, Gloxinia. Broméliacées) on a constaté une influence prépondérante des caractères paternels, surtout sur le feuillage et le port des plantes.

Chez le Cytisus Adami, considéré comme un hybride du C. Labumum et du C, purpureuSy les caractères de ces deux espèces sont tantôt intimement mélangés, tantôt nettement distincts et même, séparés sur des rameaux différents, comparés aux produits de l'autofécondation.

Les plantes provenant de métissage sont généralement plus vigoureuses, plus fertiles et présentent une grande tendance â varier. Les vrais hybrides peuvent participer des mêmes avantages; assez souvent ils sont stériles, et lorsqu'ils donnent des graines (hybrides de Pétunia), leur descendance finit presque toujours par perdre les caractères intermédiaires et par reprendre ceux des espèces originelles Ce n'est pas cependant une règle absolue. M. Millardet a obtenu des hybrides de Vigne d'Europe et d'Amérique qui sont fertiles et conservent indéfiniment leurs caractères propres lorsqu'on les produit par semis.

Très rarement, l'influence de la fécondation croisée se produit sur le fruit provenant de la fleur qui a été pollinée. On a vu des ovaires de Vigne à, raisin blanc fécondés par du pollen de Vigne à raisin noir donner des raisins à suc coloré. On peut rapprocher de ce fait, l'altération parfois signalée de la forme du péricarpe des fruits à la suite d'hybridation et même de métissage. Ce sont des faits complètement inexpliqués.

Le plus souvent, les variétés d'une même espèce peuvent se féconder les unes let* autres. Il n'en est pas toujours ainsi des espèces d'un même genre : on en connaît qui refusent de se laisser hybrider, d'autres qui donnent rarement des graines capables de germer, d'autres enfin qui se croisent avec la plus grande facilité. On ne peut aujourd'hui donner une explication de ces prédispositions, analogues à l'affinité signalée lors du greffage (voir p. 611) et que l'expérience seule peut faire connaître. E. Lt.

HTBRIDES (Animaux). On désigne sous ce nom, qui est synonyme de métis, les animaux qui ont pour parents deux espèces distinctes. Ainsi le Mukt a pour père un Ane et pour mère

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