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PLANTATION

Flançon. Voir Bouturage.

Plane tree. Nom anglais du Platane.

PLANERA G^mei. (Uimacées ) Genre voisin des Ulmus; s'en distingue par les fl. polygamesmonoïques, et calice campanule, marcescent; par les £r. non ailés, en utricules crustacés, bossues, obliques, peu ou point comprimés, et par les Aies, équiiatérales ou subéquilatérales.

P. aquatica Gmel. [Syn. : P. Chnelini Michx. (non Hort.) ; P.tUmifolia Michx. fil. ; Noov.Ddham. Vn,6ô,tab 21.] — Marécages du Sud des Etats- Unis. — Petit arbre, 10-12 m. ; rameaux grêles, 6onventpendants.Flle8.1uisantes,fermes,scabres, dentées ou crénelées.Fl. après les flles., brunâtres à anthères rouges, semblables à celles de TOrme. Fr. vert brunâtre, du volume d'un gros pois, mûrs dès la fin du printemps. Très peu répandu en Europe.

P. creoata Desf. — Michx. fil. Mém. Zelkowa (1831), cum tcon. — [Syn : Zelkovacrenata Spsich ; Plcmera Richardi Michx. ; P. carpinifolia Wats. ; P. Gmélini Hort. (non Michx.)] — Vulg. Orme de Sibérie. — Caucase. — Bel arbre, atteignant 30 m. ; tronc droit, élancé ; écorce lisse, grisâtre, se détachant par très petites plaques. Flles. fermes, luisantes et un peu rugueuses en dessus, fortement et régulièremt. dentées mucronées. Fl. fin avril, petites, vert brunâtre, à odeur forte. Fr. de la grosseur d'un grain de Poivre, bruns à la maturité, qui n'a pas lieu sous le climat de Paris, et arrive pendant l'hiver, dans le Midi. Bois d'une très grande dureté. Cette remarquable esp., parfaitement rustique dans toute la France, a, sur l'Orme, l'avantage de n'être attaquée par aucun insecte ; elle se contente des plus mauvais sols, pourvu qu'ils soient sains, et elle est d'une croissance rapide. Multiplication par semis de graines venant du Midi ; par greffage sur rCrme et par marcottage. Il en existe une var. à branches retombantes {P.e.pendula).

P.Abelieea Schult. [Syn. : Ztïkovacretica Spach, Le. XI, 121.] Probablement var. del'esp.précéd.; ne paraît différer que par les files, pubescentes ou an peu cotonneuses en dessous. De Crète.

P. acuminata Lindl. — Gard. Chron. (1861), 428. — [Syn. : Zdhova ooummata Plane; Planera iaponica Miq.; P,Kàki Hort.J — Du Japon. Encore fort rare dans les collections. L. H.

PLANT. On désigne sous ce nom les jeunes pi. avant leur mise en place définitive. On dit aussi un P. d'Artichauts, à!' Asperges, de Pommiers, etc., pour indiquer un espace de terrain cultivé en v^étaux du même genre.

Plantain d'eau. N. vulg. de VAlisma Plantago,

PLANTATION (arbres et arbriss.) — Epoque des plantations. — Les pi. perdent beaucoup d'eaapar la transpiration des flles ; on ne saurait impunément les déplanter pendant Tactivité de la vég'étation ; c'est pendant la période de repos, lorsqae les arbres (nous considérons les essences â flles. caduques) ont perdu leurs files., qu'on doit effecter les P.

Lorsqu'on arrache une pi., ses poils radicaux, qui adhèrent fortement aux molécules du sol, sont détruits, quelque soin que l'on apporte dans cette opération ; privée de ces organes d'absorption, la pi. ressemble à une bouture; comme cette dernière, elle se suffit à elle-même

pendant quelque temps. Quand elle se trouve placée dans des conditions favorables» il se développe rapidement de nouveaux poils radicaux, qui lui permettent d'absorber les matières nutritives du sol où elle a été transplantée.

En général, il faut transplanter les arbres en hiver, pendant le repos de la végétation; sous le climat de Paris, c'est au commencement de l'hiver, vers la fin de novembre, dès que les arbres sont complètement dépouillés de leurs files., qu'il est préférable d'opérer Pendant les quelques jours tempérés de l'hiver, de nouveaux poils radicaux se développent, ou, comme disent les jardiniers, les arbres prennent possession du sol, et, et la montée de la sève, ils commencent à végéter immédiatement.

Pendant les mois de décembre et janvier, on ne peut pas généralement effectuer les P., car le sol est gelé ou détrempé par les eaux résultant de la fonte des neiges, etc.

En plantant à la fin du mois de février et pendant celui de mars, les premiers jours de végétation sont utilisés au renouvellement des organes d'absorption, et si, avant la reprise, la sécheresse se fait sentir, ce qui arrive souvent dans le Midi, les arbres souffrent beaucoup, parce que leur partie aérienne évapore activement, et que l'eau du sol ne peut, faute d'organes d'absorption, pénétrer dans la pi. en quantité suffisante pour remplacer le liquide évaporé. Dans le Midi, la sécheresse est quelquefois tellement prolongée et cette époque, que les poils radicaux eux-mêmes ne peuvent se développer, et alors l'arbre meurt.

Les P. se font au printemps dans les sols humides, lorsqu'ils sont & peu près égouttés, car les racines pourriraient, si elles restaient plongées pendant tout Thiver dans un sol imbibé d'eau stagnante. Dans les endroits découverts et exposés aux grands vents, on doit également préférer cette époque, car les arbres placés dans cette situation auraient beaucoup à souffrir pendant l'hiver.

Habillage des sujets. — L'habillage est une opération par laquelle on prépare un arbre, en coupant certaines extrémités de ses racines et de ses rameaux.

1® L'habillage de la racine consiste à retrancher avec un instrument bien tranchant (serpette) l'extrémité inférieure des quelques grosses racines présentant l'aspect de pivots, et les parties des racines brisées ou chancreuses.

En supprimant l'extrémité des grosses racines, on en arrête l'allongement, et il en résulte le développement d'un grand nombre de radicelles, qui augmentent la puissance d'absorption.

La suppression des parties brisées ou chancreuses, a pour but de remplacer ces plaies par des sections nettes et planes, qui se cicatrisent rapidement, au lieu de devenir un foyer de désorganisation pour le système radiculaire.

20 L'habillage de la tige consiste à raccourcir les extrémités des rameaux qui composent la tète. En réduisant parallèlement à la surface absorbante des racines, la surface qui évapore, on permet aux cellules du végétal de rester turgescentes, état qui favorise leur division et leur accroissement ; en négligeant l'habillage de la

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