PLAQUEMINIER
tête, le végétal peut languir pendant plusieurs années.
Profondeur à laquelle on doit enfoncer les racines. — Il ne faut pas exagérer la profondeur, car les arbres dépérissent, surtout ceux qui n*ont pas de tendance à développer de ramifications radiculaires superficielles.
Les racines, si elles sont peu enterrées, se trouvent plongées dans le sol de la surface qui est généralement le plus riche en matières utiles à la végétation ; elles s'échauffent davantage, et cette élévation de température active leur fonction d'absorption. C'est pour cette raison, qu'on doit planter moins, profondément à l'exposition froide du Nord qu'à celle du Midi, dans les terrains froids que dans les terrains chauds.
Lorsqu'il y a une mince couche de bonne terre, on doit éviter de planter bien avant, afin que l'appareil radiculaire se trouve rapproché le plus possible du réservoir nutritif.
Dans les terrains légers, il faut placer les racines des arbres plus bas que dans les sols compacts ou de consistance moyenne ; elles sont alors moins exposées à la sécheresse. Ainsi, dans les sols légers, le collet (dans la pratique, il est représenté par le point où les premières ramifications prennent naissance sur l'axe) est enfoncé à 10 cm. au dessous du niveau du sol; dans les sols de consistance moyenne, à 5 cm. ; dans les terrains compacts, souvent humides en excès, il est placé juste à fleur de terre.
Orientation des arbres. — Certains auteurs ont prétendu qu'il fallait planter les arbres à la boussole, c'est-à-dire leur donner la même orientation que dans les pépinières. Ils pensaient que le bois de la face nord était pins dense que celui de la face sud, et qu'il fallait se garder d'exposer au septentrion, la face de l'arbre qui s'était formée au midi, si l'on ne voulait pas être exposé à voir 'périr le sujet.
Duhamel, qui a soumis cette idée à l'expérience, conclut: «qu'on peut se dispenser d'être attentif à orienter les arbres.» A notre avis, il est bon d'orienter les arbres à écorce sensible (Tilleuls, Marronniers, etc.), qui ont poussé, dans la pépinière, sur les bords des carrés. Au moment de la mise en place des sujets, la face qui était exposée au midi, se reconnaît à sa teinte, qui est plus grise. Quant aux arbres qui se trouvaient au centre des carrés, il est inutile de chercher à les orienter, leurs tiges ayant été éclairées sur toutes les faces.
Mise en place des arbres, — Pour planter, le sol ayant été préalablement défoncé, on creuse une excavation juste assez grande pour contenir les racines; puis, on y place l'arbre en étalant ses racines avec beaucoup de soin et en mettant son collet à la profondeur voulue. Ensuite, on recouvre les racines avec la bonne terre bien ameublie, en ayant soin, pendant cette opération, de soulever très légèrement l'arbre de bas en haut, afin de faire pénétrer la terre autour de ses racines.
n ne faut pas agiter l'arbre outre mesure, mais, au contraire, opérer avec précaution; comme le dit fort bien M. Hardy : «Cette habitude de secouer l'arbre en le soulevant légèrement, a le grave inconvénient de déranger les
racines, de les amonceler lorsqu'elles devraient être écartées, et souvent même, d'en rompre quelques-unes.» D'après le même auteur: «il ne faut pas marcher au pied d'un arbre lorsqu'il vient d'être planté; cette pratique est vicieuse, en ce sens, qu'en plombant le terrain, on s'expose à casser les racines, ou tout au moins à les meurtrir. H faut seulement appuyer légèrement avec le pied pour le maintenir contre le vent; les pluies sumsent pour tasser la terre.»
Si le terrain dans lequel on fait la plantation est léger, on forme au pied de l'arbre une petite concavité, afin de maintenir les eaux d'arrosage et les eaux pluviales autour du pied de l'arbre ; s'il est compact et humide, on bombe la terre, a fin d'empêcher l'accumulation des eaux.
Pour achever la P., lorsqu'on se trouve dans un sol sec, on pourra verser deux ou trois arrosoirs d'eau au pied de l'arbre, afin de mieux tasser le sol et de le mettre en contact intime avec les racines. J. N.
Plante au feu d'artifice. Voir Pilea.
Plante aux ceufs. Voir Aubergine.
Plante télégraphe. Voir Detmodium gyraas.
¥ig. 709. — Plantoir.
PLANTOIR. Outil servant à planter des végétaux de petite taille. Ordinairt. les P. sont en bois dur et formés tout simplement d'une branche d'arbre, longue d'une trentaine de cm. sur 3(>- 35 mm. de diamètre, privée de son écorce, taillée en pointe à l'une de ses extrémités, droite on coudée à l'autre bout, de manière à former poignée. (Fig. 709,) Souvent, la partie pointue est garnie de cuivre ou de fer, afin de présenter
f^lus de résistance et de durer plus longtemps ; e cuivre vaut beaucoup mieux pour cette garniture, parce qu'il ne se rouille pas comme le fer et que la terre n'y adhère pas autant Dans certaines contrées, on emploie aussi comme P^ une lame de fer aplatie, un peu amincie par un bout, et pourvue d'un manche en bois. Les P. sont surtout fort utiles pour les repiquages; quand il s'agit de très petites plantes, par exemple de jeunes semis, on emploie des sortes de petites chevilles, quelquefois très fines. Enfin, pour la plantation des bulbes, Tulipes, Jacinthes, Olueuls, etc., qui demandent à reposer sur un sol un peu ferme, on se sertavec avantage de P. arrondis à leur partie inférieure: le haut d'un vieux manche de bêche à pommeau donne, tout ûût, une fois retourné, un P. de cette nature. L. H. PLAQUEMINIER. Le P (Diospyros) prospère en terre ordinaire, reposant, sur un bon sous-sol, et sous un climat tempéré. 3 esp. principales et leurs var. sont cultivées :