POIREAU
On cnltive surtout: P. aristata Ben th. (P. chrysantha Endl.), R.H. 1857, 268, à. capitules jaune d'or; P. graciUs Grah. (Fig.718), B. M. 2904,; SwLRT, Fl. Gahd. 285, k capitules roses, et P. ru gaU Labill ,Not. Holl. 208; Garti^nfl. 1861, 820. Cal t. et emploi des Aeroclinium{Helipterum.) J. G.
PODURES. Insectes aptères de TOrdre des Thysanoures^ généralement de petite taille et doués de la faculté de sauter, non au moyen de leurs pattes, mais à Taide d'un appareil spécial en forme d'appendice caudal et qui se replie sous le ventre pour se détendre brusquement lorsque l'animal veut sauter. La plupart n'ont qu'un ou deux mm. de long. Ils vivent en société à terre dans les lieux humides et presque tous sont nuisibles aux racines des plantes. On les divise en plusieurs genres : Sminthurus, Fapirius, Lipura^ Podura, etc. Les Carottes et les Pommes de terre sont souvent attaquées par des espèces qui ont été peu étudiées. D»^ T.
POGOSTBIION. Genre de la famille des Labiées sans intérêt au point de vue horticole, mais dont une esp., le P. Patehouly Pell., originaire de rinde, produit le Patehouly, parfam dont l'usage est si répandu. Serre chaude. Boutures.
POILS. Productions épidermiques constituées, soit par une seule cellule allongée, soit par plusieurs cellules. Leur forme est très variable; ils peuvent être simples ou rameux, dressés ou couchés, étalés en étoile, peltés ou en écusson, roides comme des aiguillons (poils spinescents et poils sétacés). On les dit glanduleux lorsqu'ils sécrètent an liquide dans ane glande excrétoire située à leur sommet. Ils sont urticants, quand ils surmontent une glande qui secrète un liquide brûlant auquel ils servent de déversoir.
POINGIAlflA L. (Légumineuses-Cspsalpiniées.) Genre très voisin des Colvillea ; s'en distinguant par les pétales égaux entre eux, et les gousses planes comprimées au lieu d'être renflées. H esp de l'Afrique orient, Asie occident. Arbres inermes ; flles. bipinnées, à nombreuses petites folioles; belles fl. orangées ou coccinées, en grappes ou en corymbes au sommet des rameaux.
Le P. regia Bojer, B M. 2884, est l'espèce la plus connae. sous le nom vulg. de Flamboyant ; grandes et belles fl. écarlates, en grappes terminales; de serre; le P. Gilliesii Hook., B. M. 4006; Fl. d. S. 1, Ô5; R. H. 1856, 17, et 1893, p. 401, flg. col, appartient au genre Cœsalpinia (C. Gilliesii Wall.); les fl. sont jaune brillant avec de très longues étamines à fllets écarlates; rustique dans le Midi de la France; peut même fleurir dans les environs de Paris, planté en plein air au pied d'un mur au midi.
P. ptUeherrima. Voir Gaesalpinia J. G.
Fôinsettia, Voir Euphorbia.
Poires pierreuses. Voir Tavelure.
POIREAU, Porreau; angl.: Leek\ ail.: Pùrre, Qemtiner Lauch, (Alîium Porrum L.) PI. bisannuelle, dont la tige, la 1'^ année, est réduite, corome dans l'Oignon, &un simple plateau ou cône aplati, d'où partent inférieurt. les racines, et supérieurt. les flles. qui sont emboîtées les unes dans les autres par leur partie infér. fermée en forme de gaine complète, et dont la partie super. est étalée en une longue lame pliée en gouttière longitudinalt., et atténuée au sommet; ces flics. '
sont à. gaine plus ou moins longnae, suivant les var., disposées sur 2 rangs, en éventail; c'est la partie formée par l'ensemble des gaines (pied) et simulant une tige, qui est utilisée comme condiment. L'axe floral, qui se développe la 2» année, est lisse, plein, de grosseur uniforme dans tonte sa longueur, non renflé comme dans l'Oignon.
Aime un sol substantiel, profond, meuble, fumé anciennement, mais non épuisé.
Variétés: elles poussent plus ou moins en terre, sont plus ou moins grosses, etc.; les plus cultivées sont :
P. gros court; pour le climat du Midi, hâtif; résiste mal aux hivers à Paris.
P. court de Houen ; rustique, monte lentement à graine, excellent pour cultare hâtive et culture d'arrière-saison ; se conserve bien Thiver ; la sousvar. nommée P. monstrueux de Carentan, est plus grosse, plus courte, cultivée plutôt pour curiosite ou pour spécimens d'expositions.
P. jaune du Poitou ; spécial au climat de l'Ouest ; dimensions du P. de Rouen; saveur plus douce; peu rustique dans les climats du Nord.
P. long d'hiver; var. la plus cultivée partout; blanchit en terre; très rustique; est surtout cultivée pour l'hiver.
On peut, par des cultures faites à des dates différentes, obtenir des P. pendant toute l'année :
Pour récolter fin mai-juin et juillet, semer sur couche et sous châssis, fin décembre ou en janvier, du P. court deBouen; le jeune plant demande de la lumière; craint l'excès de chaleur et l'excès d'humidité; il est repiqué en costière bien abritée, et enterré peu profond au repiquage (5-6 cm.) et non borné.
Pour récolter fin août et octobre, semer du P. long et du P. deBouen, depuis la fin de février jusqu'en mai, en pépinière, sur vieille couche ou en pleine terre; au repiquage, le plant est enterré à 15-18 cm., pour que la partie blanche soit aussi longue que possible, sauf dans les sols humides, où on plante peu profond, mais dans des sillons qu'on butte quand le P. est aux Vt venu.
Pour récolter pendant tout l'hiver et jusqu'à fin avril, semer à la fin de juin et juillet du P. long d'hiver, et repiquer un mois après, â 18- 20 cm. en tous sens. On peut aussi semer en septembre, en place, mais clair, et ne pas repiquer le plant, qui est éclairci et terreauté; ce moyen permet de récolter, en mai-juin, des petits P. bien plus tendres que ceux qui ont été conservés en jauge; on l'emploie surtout quand on ne peut pas semer sur couche du P. court de Rouen, indiqué plus haut
La provision d'hiver de P. se conserve sur place, sans arrachage, ou en jauge au Nord.
Les porte-graines sont choisis dans le semis de juillet.
Les maladies sont les mêmes que pour l'Oignon ; une cependant est plus particulière au P., c'est la Teigne ou ver. Le moyen de détruire ce ver et de sauver la récolte, consiste à couper le P. ras terre avec une binette bien tranchante, do ramasser les tiges et de les brûler, puis de terreauter la planche et donner une bonne mouillure; au bout de quelque temps, les P. sont repoussés. .1. G.