POIRÉE
POIRIER
POIRËB, valg. Bette f Bette à Cardes ; angl. : Beet ; ail. : Mangold, {Beta vulgariSj var. Cicla.) (Chénopodées.) Racine moins grosse que celle de la Betterave, cylindrique, dare, non charnue; files, à nervure moyenne et pétioles très développés, ordt. blancs, charnus, alimentaires; on les mélange à. POseille pour en affaiblir Tacidité, ou bien les pétioles (cardes) sont consommés à la façon des Cardons.
Fig. 718. — PoDOLKPis CRA.CILI8 Grah.
La P. hUmde est surtout cultivée pour le premier usage ; on la sème successivement depuis mars à août; il n'y a qu'à, sarcler, arroser, et récolter les Aies, à mesure des besoins.
La P. blanche est la plus estimée des P. à cardes; on sème en pépinière en juin; on plante en place à .HO-40 cm. en tous sens ; beaucoup d'eau Tété; l'hiver, couvrir de longue litière qu'on enlève au printemps ; les pétioles se récoltent à. partir d'avril. Dans les climats du Nord, où les cardes ne passent pas l'hiver, on sème plus tôt, pour récolter à l'automne.
Certaines variétés & flles. colorées (P. rouge^ P. jaune, etc.) sont souvent cultivées comme plantes d'ornement; on en fait de belles bordures de corbeilles.
Pour obtenir des graines, laisser monter des pieds qui ont passé l'hiver dehors, et les soigner comme des semenceaux de Betterave. J. G.
POIRIER; angl.:Pear; ail.: Birnbaum (Pour les espèces botaniques, voir Pirus.) Le P. aime un bon sol, substantiel et profond. Les terres arides ne sont pas favorables à sa végétation; trop humides, elles nuisent à son fruit.
Les terres franches, les terres argilo-siliceuses, les sables gras, ferrugineux, les terrains légers, un peu frais, quand l'humus tourbeux domine le calcaire, conviennent au P., à la condition que la couche arable soit épaisse et que le soussol soit perméable.
Le climat de l'Europe semblerait être son aire géographique ; au septentrion toutes les variétés n'y réussissent pas, et, en Algérie, les grandes chaleurs lui sont contraires.
Par le semis de ses graines, le P. ne reproduit pas la var. semée; au bout d'une dixaine d'années, l'égrin donne un fruit bon on mauvais ; il n'y en pas un sur dix qui fournisse un bon fruit. On peut hâter cette fructification, en observant les méthodes de repiquage, de replantatîon et de greffage indiqués par nos semeurs émérites.
Pour propager une var. quelconque, il faut la greffer sur le sauvageon, dit P. franc, ou sur le Cognassier, rarement sur Aubépine.
Le P. franc est le résultat d'un semis de pépins de Poires; on le greffe par œil ou par rameau, en pied ou en tète, suivant sa nature, et d'après la vigueur de la var. à greffer.
Le Cognassier est élevé par le bonturag^e ou par le marcottage en cépée ; son greffage se fait plutôt par écusson, et toujours à ras de terre.
Le P. greffé hur franc constitue Tarbre de verger, en haute tige ; c'est l'arbre du planteur qui désire léguer un capital à ses héritiers.
Le P. greffé sur Cognassier s'approprie aux petites formes, aux plantations rapprochées, aux espaliers où l'amélioration du sol est facile, et aux arbres à durée limitée que Ton plante provisoirt. entre les sujets fondamentaux des plantations à longue durée; c'est l'arbre du planteur qui vent jouir du bénéfice de son travail.
Lorsqu'il s'agit d'arbres en basse tige, et quand on est incertain de la réussite de l'un ou de l'antre, et même si l'on est assuré de la réussite des deux genres, il n'y a aucun inconvénient à les utiliser à. la fois, en alternant un P. greffé sur franc avec un autre greffé sur Cognassier.
Variétés, — Le nombre des var. de P. est assez considérable; nous ne pouvons qne citer les plus méritantes pour chaque saison. Nous observons l'ordre de maturité.
Doyenné de juillet. - Arbre de vigueur modérée sur franc, faible sur Cognassier ; très fertile. Fr. petit; chair assez fine, jnteuse et succulente, agréable. Mi-juillet.
GitroB des Carmes. — Arbre élancé sur franc et sur Cognassier; très fertile. Fr. petit; chair assez fine, fondante, juteuse, sucrée, aromatisée. Fin juillet.
André Desportes.— Arbre érigé, très vig^oureox sur franc et sur Cognassier; très fertilew Fr. moyen; chair fine, fondante; eau sucrée, parfumée. Fin juillet.
Epargne. — Arbre vigoureux sur franc ou sur Cognassier; très fertile. Fr. assez gros; chair presque fine, fondante, juteuse, relevée d'an acidulé qui disparaît à sa complète maturation. Fin juillet et commencement d'août.
Beurré Giffard. — Arbre assez vigoureux sur franc,s'épuisantvite sur Cognassier; fertile. Fr. assez gros; chair fine, fondante; eau douce, sucrée, parfumée. Fin juillet et août.
Blanqnet. — Arbre robuste, sur franc et sur Cognassier; fertile. Fr. petit; chair croquante, sucrée, rafraîchissante, d'un arôme particulier. Juillet et août. Fruit recherché par la confiserie.
Précoce de Trévoux. — Arbre d'une bonne
POIRIER
POIRIER
fertilité. Fr. gros ; chair blanche, fine, fondante, sucrée. Commencement d^aoôt.
Belle de Stresa. — Arbre productif. Fr. moyen ; chair blanche, fine, fondante, juteuse, d'un goût délicat. Août.
Favorite de Glapp. Arbre d^une belle vigueur, sur franc et sur Cognassier ; très fertile. Fr. gros ; chair fine, fondante, assez juteuse, moelleuse, d^une saveur agréable. Août.
Docteur Jnlet Guyot. — Arbre assez vigoureux sar franc, modéré sur Cognassier; très fertile. Fr. gn^os; chair fine, fondante, juteuse, sucrée, aromatisée. Deuxième quinz. d'août.
Monsallard. — • Arbre trapu, d'un beau port, vig-Qureux sur franc et sur Cognassier ; fertile. Fr. presque gros ; chair fine, fondante, relevée d'an parfum agréable. Fin d'août.
De rAstomption. — Arbre trapu, sur franc et sur Cognassier; fertile. Fr. gros; chair assez fine, fondante ; eau abondante, sucrée, vineuse, parfumée. Août et septembre.
Williams. — Arbre vigoureux sur franc, s'affaiblissant sur Cognassier, précoce au rapport, g^énéreux. Fr. gros; chair très fine, fondante, masquée. Août et septembre.
Benrre d'Amaalis. — Arbre robuste, très vig'oareux, sur franc et sur Cognassier; très fertile. Fr.gTos; chair demi-fine, demi-fondante, juteuse, sacrée, aromatisée. Août et septembre.
Madame Treyve. — Arbre d'une vigueur convenable, sur franc et sur Cognassier, précoce aa rapport Fr. assez gpros ; chair presque fine, fondante; eau abondante, sucrée, à. légère savear d'amande. Août et septembre.
Séaateiir Vaisse. — Arbre vigoureux sur franc et sur Cognassier ; très fertile. Fr. presque gros;* chair assez fine, fondante, douce, sucrée, agréable. Août et septembre.
Sonvenir du Congrès. — Arbre élancé, plus robuste sur franc; fertile. Fr. gros; chair demifine, assez ferme et fondante, assez juteuse, sacrée, vineuse, rafraîchissante. Fin août et sept.
Beurré-Lebrun. — Arbre très vigoureux sur franc et sur Cognassier, bien fertile. Fr. gros ; chair fine, fondante, juteuse, sucrée; parfum agréable. Septembre.
Doyenné de Mérode. — Arbre robuste, vigoureux sur franc, faible sur Cognassier, d'une bonne fertilité. Fr.gros; chair demi-fine, tendre, relevée d'un arôme franc. Septembre.
Ronsselet de Reims. — Arbre élancé, lent à devenir fertile, réussit sur franc et sur Cognassier. Fr. petit ; chair demi-fine, demi-croquante ; arôme musqué. Septembre.
Triomphe de Vienne. — Arbre trapu, très fertile sur franc et sur Cognassier. Fr. gros ; chair fine, fondante, juteuse, sucrée, parfumée. Maturité prolongée. Septembre.
Comte Leiienr. — Arbre trapu, ramifié, robuste sur franc et sur Cognassier (& fieur demidouble); fertile. Fr. assez gros; chair fine, fondante, juteuse, très sucrée, exquise Maturité lente. Septembre.
Comte de Lambertye. — Arbre ramifié, productif. Fr. assez gros; chair fine, fondante, juteuse, sucrée; arôme légert. acidulé. Septembre.
Beurré Hardy. — Arbre très vigoureux, plus fertile, lorsqu'il est greffé sur Cognassier. Fr. presque gros; chair fine, fondante, juteuse, sucrée, finement aromatisée. Septembre.
Beurré Dalbret. — Arbre ramifié, de vigueur modérée sur Cognassier ; très fertile. Fr. moyen, chair fine, fondante, juteuse, sucrée, relevée d'un acidulé vineux, assez rafraîchissant Septembre.
Seigneur. — Vigueur ordinaire sur franc, un peu faible sur Cognassier; très fertile. Fr. moyen; chair fine, fondante, très sucrée. Fin septembre.
Beurré superfln. — Arbre vigoureux sur franc et sur Cognassier, moins fertile sur franc. Fr. presque gros; chair fine, fondante ; eau sucrée, vineuse, exquise. Septembre.
Ellit. — Arbre vigoureux, fertile. Fr. presque gros ; chair juteuse, fondante, avec un arôme qui plaît. Septembre et octobre.
Fondante des Bois. — Arbre plus fertile sur Cognassier ou avec une grande forme. Fr. gros ; chair fine, fondante, juteuse; saveur de la dragée praline. Septembre et octobre.
Beurré d'Angleterre. — Arbre vigoureux, bien dressé, très fertile sur franc. Fr. moyen, bon en confiture; chair assez fine, fondante; saveur d'amande. Septembre et octobre.
Marguerite Marillat. — Arbre de vigueur modérée, faible sur Cognassier ; très fertile. Fr. gros* chair assez ferme, fine, fondante, très juteuse, sucrée; arôme délicat. Septembre et octobre. Var. à soumettre au surgreffage ou à. la greffe de boutons à fruits.
Doyenné Blane. -~ Arbre assez vigoureux, sur franc et sur Cognassier; fertile. Fr. moyen; chair fine, fondante, sucrée, parfumée. Septembre et octobre. Sa sous-var., le Doyenné roux,non moins exquis, le soit dans son époque de maturité.
Urbaniste. — Vigoureux, inconstant avec le Cognassier; fertile avecl'≥ ayant l'avantage de supporter le froid des pays septentrionaux (__30Dj. Fr. moyen; chair fine, fondante, juteuse, sucrée, légèrt. acidulée. Septembre-octobre.
Fig. 719. — Louise Bonne d'Avrauchus.
Louise-bonne d'Avranehes. — Arbre élancé, ' sur franc et sur Cognassier ; très fertile. Fr. assez ' gros ; chair fine, fondante ; eau acidulée, devenant sucrée, fort agréable. Sept, et octob. [Fig. 710.) I Directeur Hardy. — Grande vigueur sur franc I ou sur Cognassier; productif Fr. gros; chair 1 fine, fondante, juteuse, sucrée, exquise. Octobre.
POIRIER
POIRIER
Beurré GapianmoBt. — Robuste snr franc, s'épaisant vite sur Cognassier; très fertile. Fr moyen ; chair assez fine, assez fondante ; eau vineuse, anisée; égalt. bonne à la cuisson. Octobre.
Beurré gris doré. — Arbre vigoureux, sujet à se tacher, sur franc et sur Cognassier; fertile. Fr. assez gros ; chair assez Ane, fondante, parfois granuleuse au cœur; eau sucrée, quoique acidulée, exquise. !'• quinz. d'octobre.
Fondante Thirriot. — Arbre élancé sur franc et sur Cognassier; très fertile. Fr. assez gros; chair fine, presque fondante; eau abondante, sucrée, rafraîchissante. Octobre.
Sucrée de Montluçon. — Arbre vigoureux, sur franc et sur Cognassier; très fertile. Fr. souvent gros; chair assez fine, fondante; eau abondante, sucrée, relevée. Octobre-novembre
Marie-Louise. — Arbre vigoureux, antipathique au Cognassier, lent à. devenir fertile. Fr. moyen; chair fine, fondante, juteuse, sucrée, relevée. Octobre-novembre.
De Tongre. — Arbre vigoureux, sur franc et sur Cognassier; fertile. Fr. gros; chair assez fine, mi-fondante ; eau abondante, assez sucrée, souvent aromatisée d'un goût franc. Octobre
Doyenné du Comice. — Arbre élancé, ramifié, sur Cognassier; fertile sous une grande forme. Fr. assez gros ; chair fine, fondante ; eau abondante, sucrée, exquise. Octobre. Sa sous-var. panachée possède toutes ses précieuses qualités.
Beurré d'Apremont. — Arbre assez vigoureux sur franc, incompatible avec le Cognassier; fertile. Fr. assez gros ; chair fine, fondante, relevée d'un goût délicat. Octobre et novembre.
Alezandrine Douillard. — Arbre ramifié, sur franc et sur Cognassier; très fertile. Fr. assez gros; chair presque fine, presque fondante, juteuse, douce, sucrée, relevée. Octobre.
FJg. 720. — Duchesse d'AngoulOme.
Golmar d'Arenberg — Arbre robuste, peu ramifié, sur franc et sur Cognassier ; très fertile. Fr. gros; chair demi-fine, granuleuse, demifondante, juteuse, ayant parfois une âpreté qui disparaît dans un sol léger, sablonneux. Oct.-nov.
Eva Baltet. — Arbre élancé sur franc et sur Cognassier, très fertile Fr. gros; ch. fine, neigeuse, fondante, sucrée aromatisée Oct.-Nov.
Beurré Dumont. — Arbre modérément vigoureux sur franc, faible sur Cognassier; devenant
fertile. Fr. moyen ; chair fine, serrée, fondante juteuse, avec un aigrelet sucré. Oct.-nov.
Antoine Delfosse. — Arbre vigoureux, sur franc et sur Cognassier ; bien fertile. Fr. moyen; chair fine, fondante, juteuse, sucrée, exquise. 2c quinz. de novembre.
Duchesse d'Angouléme. — Arbre vigoureux, sur franc et sur Cognassier; très fertile. Fr.très gros; chair demi-fine, souvent granuleuse, presque fondante, juteuse, d'un bon goût. D'octobre en décembre. Les sous-variétés à peau bronzée ou panacKée sont également méritantes. {Fig. 720.)
Soldat laboureur.— Arbre vigoureux sur franc et sur Cognassier ; très fertile. Fr. moyen ; chair fine, fondante, relevée d'un arôme délicat. Nov.
Née plus Meuris. — Arbre vigoureux sur franc et sur Cognassier, devenant fertile avec Tàge. Fr. assez gros; chair fine, fondante, douce, sucrée, relevée. Très bon. Novembre.
Beurré Glairgeau. — Arbre modérément vigoureux, plus rustique sur franc; très fertile. Fr. gros ; chair demi-fine, parfois granuleuse, demi-fondante, tantôt bonne, tantôt passable. D'octobre en décembre.
Président Mas. — Ramifié, vigoureux sur franc, faible sur Cognassier; bien fertile. Fr. gros; chair fine, fondante, bien juteuse, sucrée: saveur agréable. Oct.-déc
Fondante du Panisel. — - Arbre ramifié, bien fait, sur franc et sur Cognassier; fertile. Fr. moyen; chair fine, presque fondante, vineuse, agréable. Novembre.
Beurré Six. — Arbre trapu, robuste sur franc; exigeant une bonne terre pour la greffe sur Cognassier; très fertile. Fr. assez gros; chair très fine, fondante, beurrée. Novembre.
Crassane. — Arbre vigoureux, sur franc et sur Cognassier, au port divariqué ; fertile. Fr. moyen ; chair demi-fine, fondante; eau délicieuse, astringente, qui la conserve longtemps. Novembre. Var. préférant l'espalier.
Madame Bonnefond. — Arbre très vigoureux, sur franc et sur Cognassier; d'une bonne fertilité. Fr. assez gros; chair assez fine, fondante, beurrée, sucrée, parfumée. Nov.-déc.
Figue d'Alençon. — Arbre très vigoureux, sur franc et sur Cognassier ; fertile sous une grande forme. Fr. moyen ; chair assez fine et fondante ; saveur agréable, rappelant la dragée praline. Novembre et décembre
Triomphe de Jodoigne. — Arbre très vigoureux, sur franc et sur Cognassier ; fertile. Fr. gros ; chair assez fine, tendre, assez fondante, juteuse, relevée. Novembre et décembre.
Beurré Bachelier. — Arbre vigoureux, ramifié, parfois délicat sur Cognassier, très fertile. Fr. gros; chair fine, assez fondante, juteuse, sucrée, exquise. Novembre et décembre.
Docteur Joubert. — Arbre élancé, productif. Fr. pyriforme; chair assez fine et fondante, juteuse, relevée. De novembre en janvier.
Le Lectier. — Arbre d'une belle production. Fr. gros ; chair fine, fondante, juteuse, sucrée. De novembre en janvier.
Charles Ernest. — Arbre trapu, de belle venue, sur franc et sur Cognassier ; très fertile. Fr. gros ; chair blanche, fine, assez juteuse, fondante, sucrée, douce et agréable Novembre et décembre
POIRIER
POIRIER
Beurré Ballet père. — Arbre robuste, trapu, sar franc et sur Cognassier; très fertile, ayant supporté— HOO en 1H79-1«8(). Fr.gros; chair fine, fondante; eau abondante, sucrée, parfois relevée d'an goût vineux, dans une situation saine, platôt chaude. Maturité prolongée, en novembre et en décembre.
Zéphirin Grégoire. — Arbre asse^ vigoureux, sur franc, faible sur Cognassier ; très fertile. Fr. moyen ; chair fine, fondante, sucrée, aromatisée. Novembre et décembre.
Kig. 721. - Beurré Diel.
Beurré Diel. — Arbre vigoureux, sur franc et sur Cognassier à rameaux un peu tourmentés, fertile. Fr. gros ; chair tendre, mi-fine, mifondante, juteuse; suc aromatisé, agréable. Nov.-déc. (Fig. 721,)
De Curé. — Arbre très vigoureux, sur franc et sur Cognassier ; très fertile. Fr. oblong ; chair demi-fine, demi-fondante, d'une saveur variable, suivant le sol et l'exposition ; également bonne à la cuisson. De novembre en janvier.
Madame Lyé Baltet. — Arbre moyen, productif. Fr. moyen; chair fine, fondante, juteuse, délicatement sucrée. De novembre en janvier.
Golmar Nélis. — Arbre vigoureux, sur franc et sur Cognassier; d'une bonne fertilité. Fr. petit; chair fine, fondante, parfumée, exquise. De novembre en janvier.
Président Drouard. — Arbre vigoureux et fertile. Fr. souvent gros ; chair fine, fondante, sncrée, agréable. Décembre-janvier.
Beurré d'Hardeapont. — Arbre vigoureux, sur franc et sur Cognassier; très fertile. Fr. assez gros ; chair bien fine, fondante, juteuse, sucrée, exquise. De novembre en janvier.
Passe-Golmar. — Arbre de vigueur modérée, sur franc et sur Cognassier; très fertile. Fr. moyen ; chair fine, assez fondante, tendre, relevée d'un parfum délicieux. De novembre en janvier.
S«Bur Grégoire. — Arbre élancé, vigoureux sur franc et sur Cognassier; très fertile. Fr. assez gros; chair fine, fondante, juteuse, de saveur délicate Décembre et janvier.
Beurré Millet. — Arbre vigoureux, sur franc et sur Cognassier ; très fertile. Fr. moyen ; chair fine, fondante, juteuse, sucrée, parfumée. Décembre et janvier.
Nouvelle Fulvie. — Arbre très fertile, sur franc et sur Cognassier. Fr. assez gros ; chair
légèrement teintée, ferme, fine, assez fondante, aromatisée, très bonne. De décembre on février-
Passe-Crassane. — Trapu sur franc et sur Cognassier ; très fertile. Fr. assez gros ; chair assez fine, fondante, juteuse, sucrée, relevée d'un acidulé fort agréable. Déc.-mars.
St. Germain d'hiver. — Arbre vigoureux, sur franc et sur Cognassier; fertile. Fr. assez gros ; chair presque fine, fondante ; eau sucrée, vineuse, acidulée, rafraîchissante De décembre en mars. Variété pour l'espalier.
Ghaumontel. — Vigoureux, sur franc et sur Cognassier; d'une fertilité assurée. Fr. assez gros; chair demi-fine, demi-fondante, juteuse, d'un bon goût, quand le fruit est sain. Février.
Royale Vendée. — Vigoureux, sur franc et sur Cognassier; fertile Fr. moyen; chair fine, fondante, juteuse, sucrée et exquise. Janvier et février.
Doyenné de Montjean. — Arbre de vigueur contenue; fertile sur franc. Fr. assez gros ; chair fine, fondante, assez juteuse et sucrée, agréable. De janvier en mars.
Beurré Raace. — Arbre très vigoureux sur franc, délicat sur Cognassier; fertile. Fr. presque gros ; chair un peu grosse, à eau aromatisée, d'un goût franc, qui s'adoucit à la dernière heure. Décembre en mars.
Beurré Sterckmaas. — Arbre vigoureux, élancé, sur franc et sur Cognassier ; fertile. Fr. assez gros; chair assez fine, serrée, souvent teintée, presque fondante, juteuse, sucrée, rafraîchiesante. Janvier en mars.
Olivier de Serres. — Arbre trapu, vigoureux sur. franc et sur Cognassier; très fertile. Fr. assez gros; chair bien fine, fondante, juteuse, douce, sucrée, parfumée. De janvier en mars.
Joséphine de Malines. — Arbre vigoureux, inconstant sur Cognassier; fertile. Fr. moyen; chair très fine, teintée d'aurore, fondante, avec un parfum distingué. De janvier en mars.
Duchesse de Bordeaux. — Arbre élancé sur franc, s'épuisant vite sur ('ognassicr ; très fertile. Fr. moyen; chair fine, demi-fondante, douce, assez sucrée, bien relevée. Janvier en avril.
Bergamote Arsène Saunier. — Arbre vigoureux sur franc et sur Cognassier; fertile. Fr. moyen ou assez gros; chair fine, fondante, juteuse, sucrée, légèrt. acidulée, avec un arôme particulier. De janvier en mars.
Notaire Lepin. — Arbre vigoureux, sur franc et sur Cognassier; fertile. Fr. gros ; chair ferme, fine, fondante, assez juteuse, sucrée, avec une pointe acidulée qui plaît. De janvier en avril.
Doyenné d'Alençon. — Arbre vigoureux sur franc, lent à y devenir fertile, parfois délicat sur Cognassier. Fr. assez gros ; chair teintée, assez fine et fondante, juteuse; saveur sucrée, relevée. Janvier-Avril.
Doyenné d'hiver. — Arbre vigoureux, robuste sur franc et sur Cognassier ; très fertile. Fr.gros ; chair assez fine et fondante, avec une eau assez abondante, sucrée, relevée d'un aigrelet agréable. De janvier en avril.
Charles Cognée. — Vigoureux, robuste, sur franc et sur Cognassier; très fertile. Fr. gros; chair fine, ferme, juteuse, sucrée, parfumée, d'un goût fort agréable. Janv.-avril.
Digjtized by VjOOQIC
POIRIER
POIRIER
Marie Cuisse. — Arbre élancé, assez fertile. Fr. presque gros ; chair assez fine, ferme, d'un goût franc, agréable. Mars et avril.
Bergamote Hertrich. — Arbre un peu ramassé, assez productif. Fr. moyen ; chair fine, serrée, fondante, de bon goût. De mars en mai.
Beurré Henri Gourcelle. — Arbre de vigueur moyenne; fertile. Fr. moyen; chair fine, fondante, assez juteuse, sucrée, relevée d*un arôme exquis. De février en avril
Bergamote Espereu. — Arbre ramifié, vigoureux sur franc et sur (-ognassier; fertile. Fr. assez gros; chair ferme, teintée, très fine, fondante, aromatisée. De février en mai.
Bon-chrétien d'hiver. -- Arbre vigoureux sur franc et sur Cognassier ; préférable à Tespalier au Midi ou dans un climat chaud . devient fertile avec Tâge. Fr. gros ; chair assez fine, demicassante, douce. Bon fr. de table et de cuisson. De mars en juin.
Poires d'apparat.
Van Marum. — Arbre d'une vigueur modérée ; délicat sur Cognassier. Fr. très gros ; chair assez fine, fondante, quelquefois pâteuse, de meilleure qualité à son entrée en maturation ou en compote. Octobre.
Fig. 722. — Belle Angevine.
Belle Angevine. - Arbre vigoureux, sur franc, mieux sur Cognassier; assez fertile. Fr. très gros, parfois énorme, beau de forme et de coloris ; chair demi-fine, ferme, cassante, sans saveur, bonne à cuire, se conservant tout Phiver. {Fig. 722.)
Poires plus spéciales à cuire on à compote
Certeau d^automae. — Arbre fertile. Fr. moyen ; chair demi-fine, cassante, juteuse. De la miscptcnibre à la fin d'octobre.
Messire- Jean. — Arbre vigoureux ; fertile avec l'âge. Fr. moyen; chair assez grosse, mi-cassante, très juteuse, aromatisée d'un parfum particulier. Novembre et dôccrabre.
Martin-sec. — Arbre robuste ; fertile avec l'âge Fr. petit; chair demi-fine, cassante, douce De décembre en février.
Râteau gris. — Bien vigoureux, fertile avec l'âge. Fr. gros; chair demi-fine, pleine, assez douce, acidulée vers la peau Janvier-février.
Gatillac. — Arbre robuste, élevé ; bien fertile. Fr. gros; chair assez granuleuse, cassante, douce. De février en avril.
Bretonnean. — Arbre ramifié, lent à devenir généreux. Fr. presque gros ; chair fine, sériée, demi-cassante, réclamant une dégustation tardive et des milieux de production plutôt chauds. D'avril en mai.
Sarrasin. — Arbre robuste, trapu, fertile. Fr. moyen; chair fine, demi-cassante, tendre, assez juteuse; goût anisé. De mars en juin.
Parmi les P. à cuire ou à compote à recommander citons encore : Bon chrétien d'JEspagni, Caîouet, Franc-réal, de Fusée, Philippot, Bcieau blanCy Ccimar van Mons, Tavemier de BcmUonçnt^ et des fruits locaux.
On rencontre surtout des variétés locales oo mal déterminées avec les Poiriers à poiré et ù alcool. A côté des Carisi^ Cirole, de Navet, de Souris, de Croix-Mare, Saucier, combien de types inconnus ou mal nommés chez nos cultivateurs.
Culture. — Le P. en îuaUe tige est l'arbre de verger, l'arbre de route, l'arbre de la production considérable. Il se compose d'une tige nue de 2 m. env. de hauteur, et d'un branchage qui s'élève sous une forme pyramidale, évasée, ou qui se trouve abondonné à lui-même. Il est plus générait, greffé au collet; cependant, si la var. est délicate et le sujet vigoureux, le greffage se fait en tête, à la hauteur présumée de la couronne des branches, soit directement sur sauvageon, soit par l'intermédiaire d'une var. vigoureuse, déjà entée à ras terre sur Pégrin et n'f formant pas de bourrelets trop saillants.
Par la taille des rameaux, on donne pendant quelques années un équilibre de forces an branchage, puis on le laisse aller seul, c'est-à-dire sans le tourmenter par une taille annuelle.
Il suffira de visiter la tête de l'arbre tous les 2 ou 3 ans, lors de l'échenillage, ou avant la chute des files. ; on retranchera les branches inutiles ou faisant confusion, et l'on modérera par l'écimage l'ardeur de celles qui s'emportent aux dépens de leurs voisines.
Le P. à tige, greffé sur Cognassier, sera plutôt soumis à. la taille, ce qui lui évitera l'épuisement résultant d'une production trop abondante. Ce dernier genre d'arbre, à durée limitée, ne convient que dans les bons sols, dans les petits jardins, ou encore à. titre de sujet intercalaire et provisoire, dans les vergers.
La distance minimum des P. en haute tÀge, sur franc, est 5 m pour les lignes simples et 8 m. pour les plantations en massifs.
Sous la désignation de P. en basse tige, nous entendons les pyramides, les fuseaux, les palmettes, les candélabres, les éventails, etc., dont le branchage commence à 30 cm. environ du sol. Des soins de taille, de pincement, de palissage, leur sont généralement nécessaires, tous les ans, ou â peu près.
La forme la plus élémentaire est le cordon vertical simple, qui s'adapte au P. greffé sur Cognassier et aux var. trapues, ramifiées, fertiles.
Les arbres sont & 30 cm. ; on peut les transformer, par le recepage, en cordon double, alors l'intervalle est porté à 60 cm.
Si le treillage ou le mur est peu élevé, on
POEBIER.
POIRIER
donnera nne direction oblique à la tige ou aux tig'es dn sujet, c^est le cardon oblique.
Le P. en pyramide (voir Formes des arbres fruitiers) se compose d'une tige branchue, de bas en haut, les branches étant d^autant pi as longues, qn^elles sont plus près du sol.
Le fuseau (voir p. 546) est plus facile à conduire ; il occupe moins de place et produit relativement davantage. Beaucoup de P. se disposent naturellement en fuseau,
La distance minimum des P. en pyramide est 3 m., et 1 m. ôO pour les fuseaux.
La palmette (voir p. 546) est assez artistique d'allures. La tige porte plusieurs séries de branches parallèles écartées de 80 cm. entre elles; le nombre et retendue des séries de branches sont basés sur l'envergure projetée du sujet et la vigueur dont il est capable.
Les palmettes à tige simple sont préférables aux palmettes à double tige; celles à branches obUques ont l'avantage sur les palmettes à branches horizontaUs^ parce que, chez celles-ci, la base du branchage se fatigue vite et le dessous des branches s'affaiblit prématurément. La distance séparative minimum des palmettes est 6 m. pour des arbres greffés sur franc, 4 m pour sujets greffés sur Cognassier.
De la palmette au candélabre^ il n'y a de changé qu'une tournure verticale imprimée aux membres de charpente. (Voir p. 547.)
La distance à conserver entre deux P. en candélabre est calculée d'après le nombre de branches qu'ils doivent avoir ; il suffit de multiplier ce nombre par 80 cm. Ainsi, l'intervalle des candélabres à 6 branches est 1 m. 80 ; des candélabres àô branches, 1 m. 50; des candélabres à 4 branches, l m. 20; des candélabres à 3 branches, 90 cm.
îj'évefUail dit Queue-de-paon ou Patte-d'oie (voir p. Ô48) est réservé aux variétés dont les membres sont enclins à. se dénuder.
L'écartement entre deux éventails est, au minimum, 4 m.
TaUle d'hiver, — L'opération peut se résumer dans les grandes lignes suivantes :
Tailler pendant le repos de la sève, sauf quand il y a du givre ou du verglas.
Tailler à la montée de la sève les arbres on les branches que l'on veut affaiblir.
Tailler au déclin de la sève les arbres ou les branches que l'on veut fortifier.
On pourrait donc appliquer la taille en deux fois sur le même arbre: à l'automne sur les branches à bois, au printemps sur les br. à fruit
On taille le rameau immédiatement contre l'œil de prolongement Cet œil est choisi : 1» en dessus, pour une branche faible ou destinée à s'élever ; 2^ en dessous, pour une branche inclinée ou trop forte ; d^de côté, pour une branche dirigrée obliquement
Si le bourgeon est éperonné, on coupe l'éperon ; un œil adventice le remplacera. Pour les rameaux des espaliers, il convient de tailler sur un œil de face. On fait en sorte de tailler sar un œil qui, en se développant, redressera la déviation produite par la taille de l'année précéd.
La taille longue est celle qui laisse plus de bois à la branche ; la taille courte est celle qui
lui en enlève davantage ; on peut alterner les deux opérations sur le même arbre, de deux années l'une.
La taille longue favorise la mise à fruit, sans exciter le développement des brindilles gourmandes ; elle est appliquée aux branches faibles, ou inclinées, ou placées & la base du sujet
Tailler long le P. greffé sur franc ou destiné aux grandes formes. — Tailler court le P. greffé sur Cognassier ou destiné aux petites formes.
Tailler long dans une situation froide. — Tailler court dans une situation chaude.
Tailler long un sujet peu fertile. — Tailler court un sujet trop fertile.
Tailler long une variété qui se ramifie naturellement — Tailler court une variété qui se ramifie difficilement
En taillant long un rameau exposé & se dénuder, il convient d'en éborgner les yeux voisins de l'œil terminal et d'ouvrir un cran au dessus des yeux de la base.
Une branche trapue, un arbre régulièrement charpenté, peuvent se passer de la taille d'hiver. La non-taille fortifie l'arbre et active sa fructification. Elle pourrait être alternée avec une taille bisannuelle, afin de maintenir la forme ou la ramification de l'arbre.
Taille d'été. — Contrairement à la précédente, la taille d'été commence à la montée de la sève et se termine avec la chute des feuilles.
Elle comprend plusieurs opérations, en vert ou sur les tissus herbacés, en sève ; nous les indiquerons d'une façon sommaire:
Vébourgeonr^ement est l'enlèvement, avec les doigts ou avec la serpette, des jeunes bourgeons feuillus superflus, qui naissent aux amputations sur vieux bois, autour d'une greffe, ou qui sont trop nombreux sur les branches à fruit
Le pincement est un rognage, avec les ongles, du jeune rameau herbacé. Le pincement long et successif est préférable au pincement court et simultané.
Le rameau de prolongement est rarement pincé, seulement lorsqu'il s'allonge au dépens de ses collatéraux, ou lorsqu'il y a nécessité à le faire ramifier. Si l'on craint, au contraire, cette ramification, on se borne à déchirer plusieurs files, au rameau.
Le rameau à fruit est pincé & 4 ou 5 files. ; les jets qui s'y développeront seront soumis plus tard à un pincement court ou à un cassement.
Le cassement est un rognage qnand les tissus du rameau deviennent ligneux et ne peuvent plus être coupés avec les doigts. On casse à la taille d'hiver ou & la taille d'été les brindilles destinées à la fructification, tout en respectant les plus courtes et celles qui sont couronnées par un bouton & fruit
Le cassement se combine avec le pincement auquel il succède.
La taiUe en vert consiste à. retrancher les ramilles gourmandes, à raccourcir les brindilles où la fi. a coulé, à rajeunir les coursonnes épuisées.
Les appelle-sève sont des rameaux conservés ça et là. sur les branches charpentières, pinces long ou pas du tout, dans le but d'entretenir la vigueur de l'arbre et d'alimenter l^s coursonnes
POIRIEIL
POmiEE.
fhiitières. Une taille en vert fait disparaître ces rameaux à i'antomne; on en ménagera d'autres au printemps suivant, pour remplir le même rôle annuel d'écluse ou de tire-sève. ,
Les ramilles placées en dessous des membres de charpente ou qui sont restées fluettes pourront devenir d'excellentes brindilles fruitières. Le palissage n'a pas ici l'importance que nous avons indiqué au Fêcher.
Ces diverses opérations de la taille en vert seront pratiquées au fur et à mesure de la végétation, sans excès, et raisonnées d'après la situation de l'arbre, sa vigueur et son mode de fructification.
Quand la fructification est arrivée, comme dans la pyramide simple ou & quatre ailes, dans la palmette candélabre, les opérations de la taille sont de beaucoup simplifiées, la végétation étant domptée par la production fruitière.
EtcoUe des fruits. — En général, la récolte des fruits se fait lorsque, leur développement étant pris, on peut les détacher de la branche sans faire un effort sensible.
Un beau temps est une condition indispensable à. cette opération. Le fruit cueilli à point, c'estii-dire ni trop vert ni trop mûr. et par une température convenable, gagne en qualité, en conservation, et supporte mieux les voyages.
Dans le jardin d'amateur, on peut, quelque temps avant la récolte,retrancher graduellement un certain nombre de feuilles autour des fruits les plus beaux, sans les dégarnir complètement; l'action plus directe de l'air et du soleil donnera du ton au coloris et du parfum à. la chair.
La récolte se fait à la main, avec l'aide d'échelles, ou au cueille-fruit pour les extrémités de branches et pour les endroits difficilement accessibles.
La Poire d'été doit être cueillie dès qu'elle commence à. jaunir, à. tomber ; elle achèvera sa maturité dans un endroit sec et couvert, à l'ombre, sans être froid. La maturité définitive ou la phase extrême de la maturation s'annonce habituellement par un changement de coloris et un dégagement de parfum. On évitera de placer les Poires précoces en gros tas, parce qu'elles nécessitent une surveillance continuelle.
On oublie trop facilement que la Poire d'été blettira d'autant moins vite qu'elle aura été entre-cueillie, c'est-à-dire cueillie avant sa com-
Î>lète maturité ; cette époque est indiquée par a chute des premiers fruits mûrs.
Non seulement la Poire eutre-cueillie prolonge sa période de maturation, mais l'élaboration de son suc, faite au repos, en augmente les qualités.
En principe, il faut attendre que la Poire d'automne ait acquis son volume complet avant de la cueillir, sans quoi l'on s'exposerait & la voir flétrie et manquer de parfum ; mais il faut savoir observer pour connaître ce moment précis. Il semblerait que la Poire cherche à quitter l'arbre, la ligne de démarcation entre le pédoncule et la branche est plus accentuée. L'épiderme du fruit prend un ton plus vif, plus clair, plus coloré, luisant ou diaphane. En balançant légèrement le fruit à la main, sans le presser, on s'assure de son degré de résistance.
Chez les arbres en plein vent, la chute des
fruits, véreux ou non, est le signal de la cueillette.
Au jardin fruitier, on peut opérer cette récolte en plusieurs fois ; il faut alors commencer par les arbres moins vigoureux, plus âgés on plus exposés an soleil.
Les extrémités des arbres plutôt battes du vent, et d'une cueillette moins facile à la main, seront récoltées au début de Topératioii.
Sur les arbres à grande production, une seule récolte suffit; l'état différent dans lequel se trouvent les fi-nits augmentera la période de la maturation.
Une fois cueillies, les Poires d'automne seront placées dans la fruiterie d'été, sorte de hangar, cabinet de jardin, grenier, etc., rangées sur des planches saines et sèches, et groupées par variété.
Il faut donner de l'air dans la journée, faire la chasse aux animaux rongeurs et enlever les fruits qui sont en complète maturité.
Le signal de la récolte des Poires d'hiver est donné par le repos de la végétation, la physionomie du fruit se modifie légèrement; la pratique permet de savoir discerner le moment où le fruit se dispose à quitter la branche.
Ici encore, on récolte d'abord sur les vieux arbres et sur ceux qui se trouvent pins exposés & la chaleur ou aux bourrasques.
Cueillie trop tôt, la Poire d'hiver se ride, la chair devient liègeuse et sans saveur ; lorsque les gelées blanches ont passé dessus, elle se garde moins longtemps, la chair est farineuse et manque de goût. L'expérience sera le meilleur guide.
Une attention que l'on ne saurait négliger dans la récolte des Poires tardives, c'est de les maintenir intactes de toute blessure. Plus longtemps elles se conserveront, plus elles auront de valeur.
On les place donc avec précaution dans un panier plat et on les dépose provisoirement, en les maniant une à une, dans une remise on une chambre ordinaire, ni froide ni chauffée; on évitera de les mettre en contact avec les fruits d'automne.
L'acide carbonique dégagé par ces derniers, lors de leur maturation, peut hâter la maturité des Poires tardives. Quinze jours après la récolte des Poires d'hiver, on les rentrera dans le Fruitier. (Voir ce mot.)
Au mot Emballaga, nous avonfe indiqué les soins à prendre pour les fruits de chaque saison, suivant leur destination.
A part le dessert direct, le poiré et l'alcool, la Poire entre dans une foule de combinaisons ; la variété de saveur et de maturité en toute saison permet de l'utiliser à la cuisson, à la compote, au séchage, à la confiserie, à la pâtisserie, aux pâtes de fruits, â la confiturerie, au vin de poires, au glaçage ... et à de nombreuses préparations, simples ou assaisonnées d'une façon quelconque. Ch. B.
POIRIER. — CuUure en pots, — La planUtion en pots se fera à l'arrière-saison, les arbres pourront ainsi séjourner dans la serre-verger au moins pendant la première partie de leur végétation. La première année, on ne laissera aux arbres que six à huit poires, suivant la
POIRIEIL
POIS
variété. Deux on trois ans après, s'ils sont vig^oiireiix, on pourra leur en laisser de 20 à 24. Il faudra, pour la mise en pots, donner la préférence aux écussons de l ou de 2 ans au plus, greffés sur Cognassier ; en n'empotant que des écussons d'un an, on obtient avec les Poiriers sur franc un résultat également favorable. Les pots ne doivent pas avoir plus de 28 cm. à 30 cm., lors du premier empotage. Par remploi des engrais liquides, on pourra même les conserver assez longtemps dans les pots de cette dimension.
Les Poiriers se laissent conduire avec facilité sous les diverses formes pour les arbres cultivés en vases : le cordon, la spirale, le fuseau. Cette dernière est la plus usuelle et la plus commode pour des arbres qui ne doivent pas acquérir une trop grande dimension. On peut adopter également le buisson et la pyramide. Variétés recommandables : BeUe de Bruxelles^ Bergamote Crassane^ — Esperen, Béay de Chaunumtel^ Beurré Bachelier, — Capiaumotit, — Clcdrgeau, — d^ Atnanîis, — d'Hardenponty - Did, — Dumont^ — grù, — rance^ — Six, —■ Sterckmans, — superfin, — Bon Chrétien WiUiam, Bonne de Mcdines, Calebasse Bosc, Colmard^Arenberg. Double PhiUppe, Doyenné d'hiver. Duchesse d^AngotUême, DurondeaUy Épargne, Fondante des Bois, — du Panisel, Fortunée, Joséphine de Matines, Louise-bonne (ancienne), Louisebonne d'Avr anches y Marie-Louise, Napoléon, Nouvelle JF'ulvie, Orpheline d'Enghien, Passe Coîmar, Bousselet Van der Vecken, Seigneur (Esperen,) Zéphirin Grégoire.
Si Ton désire quelques poires précoces, on pourra choisir: Di>yenné d''été,Jargonelle, Citron des Carmes et Calmar d'été. Les variétés hâtives présentent l'avantage de pouvoir être servies sur pied en pariaite maturité pour l'ornementation des desserts.
Les poires d'hiver, sur les arbres cultivés en pots aussi bien que sur ceux en pleine terre, doivent être détachées en octobre et avant la cessation complète de la végétation.
Dans les pays gratifiés du même climat que le Nord de la France, les Poiriers seront maintenus en serre-verger jusqu'à la fin de mai. A cette époque, si le soleil devient très ardent, il sera préférable de les mettre dehors dans un endroit abrité, mais suffisamment exposé au soleil. Les pots seront enterrés aux deux tiers et on recouvrira la surface du sol d'un paillis de court fnmier. Par un temps sec, on pourra les seringuer ou arroser sur le feuillage avec l'arrosoir à pomme. Tous les quinze jours, on donnera un arrosement à l'engi-ais liquide ; les Poiriers sont très voraces et supportent parfaitement les engrais. Ed. P.
POIS. Angl.: Pea; ail.: Saaterbse. (Pisum sativum L.) Annuel, grimpant; tige fistnlense, de taille très variable (10-12 cm. de haut à 2 m. 50 et plus); flles. vert glauque, à vrilles rameuses; stipules engainantes ; fi. axillaires, sur un pédoncule uni- ou bi- ou multiflore, suivant les var.; gousse réticulée, cylindrique ou plus ou moins aplatie, longn^e de 8-10 cm., avec une membrane parcheminée à l'intérieur, ou sans parchemin (mange-tout), renfermant de 6 à 12
graines, ordt. rondes, blanches, parfois vertes, carrées et ridées dans quelques variétés.
Les P. à grains ridés sont plus sucrés et meilleurs que les P. à grains ronds; néanmoins ils sont moins cultivés en France que ces derniers ; ils sont plus estimés en Angleterre.
Les P. se consomment à l'état frais : gousse et grains (mange-tout), ou écossés (petits pois ou pois verts), et à l'état de grain sec {pois cassés, pois à purée) ; les pois verts alimentent une industrie assez importante, les conserves de pois, en boîtes soudées, livrées à un prix assez minime ; ces conserves, et les expéditions des produits frais du Midi et de l'Algérie, ont fait abandonner la culture de primeur de ce légume.
L'Algérie et le Midi fournissent leurs produits depuis janvier et pendant tout le printemps jusqu'à l'arrivée des pois semés en novembre en pleine terre (P. de la Sie-Catherine).
Les var., très nombreuses, sont groupées en H catégories pour la taille: nains, demi-nains, à rames ; dans chacune, il y a des vmétéBàécosser (avec parchemin) et des mangetout (sans parchemin).
Variétés les plus cultivées :
Pois à rames (à écosser). — P. d'Auverane, ou P. Serpette, un des plus productifs ; la production dure longtemps (4-6 semaines) ; supporte très bien la sécheresse ; grain rond.
P. Caractacus ou P. Sangaster ; var. précoce, très voisine du P. Prince Albert, plus robuste, très cultivée aux environs de Paris pour l'approvisionnement des marchés ; grain rond.
P. Carter; var. à grains ridés; gousses très grandes et très larges, contenant 8-10 grains ; moins productifque les autres variétés citées ici.
P. de Clamart ; var. tardive, demandant 5 mois pour produire (au lieu de4mois ou de 4 '/« mois), mais très rustique et très productive; résiste moins bien au sec que le P. d'Auvergne-, pédoncule biflore; gousses de 5-6 cm. de long, très pleines, contenant ô-8 grains aplatis les uns contre les autres.
P. de Commenchon ; var. hâtive, très productive, haute de 1 m. 20; gousses très pleines; récolte durant longtemps; grain rond.
P. de Knight; var. à grain carré, ridé; est tardive, mais très productive; tige atteignant 2 m. de hauteur.
P. Merveille d*Etampes ; var. productive et hâtive, très estimée en culture commerciale, parce qu'elle donne sa réeolte en peu de temps (10 à lô jours) et permet de débarrasser vite le terrain; cette particularité lui constitue un défaut pour les jardins particuliers.
P. Michaux ordinaire, ou P. de 8^ -Catherine ; excellente var. pour les semis d'automne (novembre, vers le S*e-Catherine).
P. Michaux de Hollande \ var. robuste, hâtive, productive, très estimée et très employée pour la culture en plein champ pour Tapprovisionnement des marchés; il peut n'être pas ramé; grain rond.
P. Prince Albert; var. la plus hâtive.
P. vert normand-, particulièrement estimée pour grain sec (pois à purée, pois cassés); il est haut et tardif.
Pois à rames (mange-tout).- P. ^eurre: gausse
POIS
POIS
épaisse, courbée, renflée, cylindrique, à parois tout k fait charnues et succulentes ; var. hâtive, précoce, à semer successivement pour en avoir toute l'année.
P corne de bélier -j gousse large, contournée, très grande; variété très vigoureuse, et produisant pendant longtemps; la plus cultivée des mange-tout, surtout dans l*£st de la France.
P. sans parchemin ordinaire; variété tardive, ne valant pas les précédentes.
Pois nains. — P. Bishop^s à longues cosses ; précoce ; atteint 50 cm. de hauteur ; très estimée pour la culture en pleine terre.
P. de Bretagne; variété plutôt demi-naine. 50 cm. ; hâtive.
P. nain très hâtif à châssis, ou P. Oontier ; variété très naine, 20-25 cm.; très employée pour culture sous châssis, également pour culture à froid, et pour bordures ; mais dans ces derniers cas, prend le blanc très facilement; assez peu productif
P. nain de HcUande ; variété demi-naine, 50- 60 cm., très précoce, produisant 140-145 jours après le semis, cosses sans parchemin.
Les ouvrages spéciaux de culture potajf^ère et les catalogues des marchauds grainiers indiquent et décrivent un nombre bien plus considérable de var. ; les 18 qui précèdent sont un choix parmi les meilleures, et peuvent suffire aux besoins d'un jardin bien approvisionné.
riches, mais fumés d'avance avec des engrais décomposés ; ils redoutent les fumures fraîches d'engrais trop azotés, qui provoquent une trop grande végétation foliacée au détriment de U production des gousses; la potasse, la chaux et Tacide phosphoriquesont les plus utiles des engrais pour ces plantes.
Généralement, en culture ordinaire, les Pois ne réussissent bien sur le même terrain qu'à des intervalles assez éloignés.
Les Pois nains peuvent être semés en bordures : les Pois & rames doivent être semés en planches.
On sème dans la 2« quinzaine de novembre du Pois Michaux, et le Michaux de Hollande, en rayons de 2o-dO cm de distance et profonds de 10-12 cm., les graines sont recouvertes de quelques cm. de terre, l'excédent les abrite de^ intempéries ; quand les P. ont 25 cm. de haut, on les rechausse en comblant tout-à-fait les rayons.
Fig. 723. — POLEMONIUM REPTAN8 L.
Culture en pleine terre. — Les P. aiment les sols bien ameublis, mais déjà raffermis au moment du semis, sinon on marche sur le terrain avant de semer ; pour les semis d'automne, on utilise les situations bien exposées au Midi, pied d'un mur, coteau en pente vers le Midi ; pour les cultures de printemps et d'été, ils viennent parfaitement en toutes situations Ils demandent des sols
PIg. 7îî4. — POLYGALA MTRTIFOLIA. L.
Les autres semis se font depuis les premiers jours de janvier, février, jusque dans la l'** quinz. de juillet, suivant les var., en semant tous les 15 ou 20 jours, pour qu'on puisse récolter toute l'année ; on peut encore semer des var. précoces et hâtives dans la 2^ quinz. d'août.
Les var. k rames sont semées en rayons distants de 40-50 cm., et les rames sont placées quand les Pois ont 25-30 cm. de haut ; les rames employées doivent être des branchages anssi ramifiés que possible.
Pour avancer la récolte, on pince les Pois, an dessus des ô ou 6 premiers étaiges de fleurs
Pour la cueillette des cosses en vert, commencer par la base, sans attendre que les grains soient trop gros, durcissent ou blanchissent ; les grains aux deux tiers de leur grosseur sont les plus estimés; les mange-tout se cueillent quand la gousse est & moitié développée,
POIS
POLÉMONIACÉES.
La provision de graines se prend sar un bout de planche où Ton n'a rien récolté en vert ; les plantes ont été pincées, et on choisit les plus belles gonsses, qu'on conserve en sac jusqu'au semis; on sème ordinairement des graines de deux ans : elles peuvent se conserver ô ans.
Les cultures de P. sont atteintes par quelques maladies : une sorte de rouiUe (Uromyces), qui se développe dans les sols humides ou dans les années pluvieuses; le blanc (Erjrsiphe), qui se développe sur les tiges et les feuilles, en plein été, et contre lequel il n'y a pas grand'chose à faire; la végét. est vite arrêtée; quelques var. sont rart. attaquées, notamment le F. d'Auvergne,
Les graines confiées au sol sont souvent détruites avant la germination par les rongeurs, les oiseaux ; pendant la végétation, la Bruche de Fois (voir p. 214) fait d'assez grands ravages en rendant les pois véreux. La larve de la Bruche n'attaque jamais l'embryon, de sorte que les Pois bruches peuvent encore servir comme semence, mais il vaut mieux ne pas les utiliser de cette façon. J. G.
JPai8 à bouquet. Voir Lathyms latifoliiis.
Fois chiche. Voir Gicer arietianm.
Fois éPAngcie. Le Gajaniis indiens.
Fois de bedeau. L'Abrus pracatorins.
I^ois de coeur, LeCardiospermnm Halieacabnm.
Fois de senteur. Le Lathyrns odoratns.
Fois sabre. Le Ganavalia ensiformis.
Fois vivace. Le Lathyrns latifolins.
POISONS. Ils agissent sur les pi. de façons diverses. Nous considérerons l'hydrogène sulfuré, le gSLZ d'éclairage et l'acide sulfureux.
L'hydrogène sulfuré prend naissance facilement dans le sol, lorsque les matières organiques se trouvent longtemps en présence de l'eau; c'est à lui qu'il faut attribuer le dépérissement progressif par asphyxie des racines dans les plantes en pots arrosées immodérément, surtout lorsque le drainage est imparfait ou la terre argileuse et trop compacte. Le même fait peut se produire d'ailleurs en pleine terre, mais plus rarement.
Le gaz d'éclairage est impropre & la respiration des plantes comme des animaux. Elles y résistent néanmoins assez longtemps, mais il se produit au bout d'un certain temps un dépérissement marqué, qu'on peut observer dans des circonstances particulières.
L'aide sulfureux est corrosif pour les plantes. Dans le tissu des plantes, qui agit comme un corps poreux, il se transforme en acide sulfùrique. Celui-ci est d'abord neutralisé par les bases contenues dans les cellules : potasse, chaux, magnésie, etc^, puisque, lorsque ces bases sont saturées, il manifeste alors son action corrosive, qui se traduit par des dessiccations plus marquées sur les bords des feuilles et entre les nervures. Le lait n'est pas rare dans les cultures qui avoisinentles usines où l'acide sulfureux est répandu dans l'air, par des fumées de houille, par exemple, qui produisent de l'acide sulfureux par suite de l'oxydation des pyrites qu'elles renferment. Di- D.
P0I8S0H8 (d'Aquarium). Il est à la fois décoratif et utile d'entretenir quelques P. de petite taille dans les Aquariums et les bassins où
DicnoifiVAiBB d'horticulturb.
poussent des plantes aquatiques, car ces P. contribuent à entretenir claire et salubre l'eau de ces réservoirs, surtout lorsqu'elle n'est pas constamment courante. Le Cyprin doré (P. rouge), le Télescope, le Macropode, sont recherchés à cause de leurs couleurs brillantes ou de leurs formes étranges : leur régime est omnivore,de telle sorte qu'ils se nourrissent aussi bien des conferves, qui envahissent si rapidement les eaux stagnantes, que des Vers qui peuvent attaquer les racines des plantes. Les Epinoches, les Perches de petite taille, ont un régime plus franchement Carnivore et se nourrissent surtout de Vers. Il est bon de mettre dans l'Aquarium quelques Mollusques (Planorbes, Lymnées, Palndines\ qui se nourrissent aussi de conferves et dont les œufs sont très recherchés par les poissons. D^-T.
POITEAU, Rerre-Antoine, né à Ambleny (Aisne), le 25 mars 1766, décédé à Paris, le 27 février 1854. Né dans de modestes conditions, il quitte la profession de batteur en grange pour travailler au jardinage ; garçon jardinier dans quelques couvents ou chez des maraîchers, il est admis par Descemet au Jardin de l'Ecole de pharmacie, puis au Jardin des Plantes, sous Jean Thouin. A 24 ans, il comprend que son instruction est insuffisante et pioche dans ses soirées le latin, la botanique ; Desfontaines lui confie la préparation de son cours. Après quelques missions (création d'un jardin botanique à Bergerac, etc.), où les tribulations ne lui manquent pas — par suite de l'état de guerre — il fut envoyé à St-Domingue (1794). Là, il se lie avec le sergent Turpin, futur Académicien, se donnant des leçons réciproques de botanique et de dessin, préparant ainsi une collaboration intime au Traité des arbres fruitiers qu'ils devaient publier en 1807.
De retour en France (1801), Poiteau dirige les pépinières de l'Etat, k Versailles, et jette, avec Bisso, les bases de V Histoire natureUe des Orangers, parue en 1818.
L'année précédente, de jardinier-en-chef du Palais de Fontainebleau, il est délégué à la Guyane, pour y organiser les cultures des habitations royales. En 1822, il rentre définitivement à Paris et devient rédacteur du Bon jardinier et des Annales de la Société d^horticulture. Depuis, il collabore d'une façon active à la Bévue horticole, aux Annales de Flore et de Fùmone, au Portefeuille des horticulteurs, etc., donnant partout la mesure de ses vastes connaissances et de ses bons conseils dans les questions pratiques ou scientifiques. Le Cours d'JtorticuUuref Sublié alors qu'il était professeur à l'Institut e Froment (supprimé en 1880), mérite d'être plus connu.
En 1887, cet homme de bien, savant et modeste, fût nommé membre de la Soc. d'agr. et chevalier de la Légion d'honneur. Ch. B.
F&ivre, Voir Piper nigrnm.
Poivrier d'Amérique. Le Schians Molle.
Poivre long. Le Piment.
Poivrea, Voir Gombretnm.
PGLEMONIAGÉBS. (Dicotylédones - gamopétales hypogynes.) Famille voisine des Convol-
Uodgle
POLÉMONUCÉES,
POLYGALA.
vulacées et des Hydrophyllées, renfermant des pi. caractérisées par une corolle régulière, isostémone, à préfloraison tordae, ô étamines, un ovaire k '6 loges contenant chacune 2 ou un nombre indéfini d'ovules.
POIiBMOHIUM L. (Polémoniacées.) Herbes vivaoes, rarement annuelles, le plus souvent un peu visqueuses, à souche rampante, charnue ou courte; files, alternes, pinnatiséquées ; fi. bleu violacé, ou blanches ou jaun&tres, en cymes terminales ou en corymbes lâches ; calice campanule, à ô divisions ; corolle en entonnoir ou en cloche, à lobes obovales et égaux; étamines à filets déclinés et munis de poils à leur base; capsule trivalve; graine sans aile.— 8k9 espèces, Europe, Asie tempérée. Amer, mérid., Mexique.
La plus connue est P. c«nileiim L., Valériane grecque.RcHB. Fl. Germ. 18, 1384 ; Bois, Atl. Pl. Jard. 1. 190, d'Europe et d'Asie centrale; vivace, très rustique, haute de 20-60 cm., à belles fi. bleues ou blanches, en bouquets au sommet des rameaux, vers juin-juillet; var. JUmàlayanumj Gard. Chr. 1887, vol. I, p. 766, fi. plus grandes, bleulilacé. On cultive aussi: P. mexicanumLag., B. R. 460; P. repUns L. {Fïg. 723), B. M. 1887, toutes deux à fl. bleues; P. panciflomm S. Wats., Gard. Chr. 1889, vol. 6, p. 722, vol. 6, p. 96, fig. 15, et P. flavum Greene, B. M. 695, toutes deux à fi. jaunes. J. G.
POLLEN. On désigne sous ce nom la poussière fécondante contenue dans les anthères (voir ce mot). Cette poussière est formée de grains sphériques, polyédriques ou allongés, généralement de couleur jaune. Lorsque le pollen a été transporté sur le stigmate (voir Beprodudion), il germe en émettant de petits filaments ou tubes pcXtiniqueSy qui pénètrent jusqu'à l'ovule pour le féconder.
Fig. 725. - Pollinies.
POPPINIES, ou Masses poUiniques. Dans les Asclépiadées et les Orchidées, les grains de pollen, au lieu d'être pulvérulents, sont soudés en une seule masse moulée sur la cavité interne des loges de VAntJière, Ces masses portent le nom de FoUinies. Quelquefois elles sont supportées par une tige étroite {caudicuU), qui peut être terminée par un renfiement glutineux ou
r glanduleux (rétinadé). Un même rétinacle peut porter une ou deux caudicules, terminées chacune par une masse poUinique.
POLTANTHES L. (Amaryllidées-Agavées.) (ïenre ne renfermant qu'une esp. mexicaine, le P. tuberosa L., B. M. 1817; Bois, Atl. Fl. Jard. t. 345; Bbd. Lil. t. 147; B. R. 63 ; tige réduite à un court rhizome, dressé, simple ; files. radi< cales, celles du bas de la tige linéaires, longues de 80^ cm. ; périanthe à tube allongé, étroit courbé, élargi au sommet; divisions égales et peu étalées ; tige fiorale de 1 m., munie de 8-lâ files, courtes, terminées par un épi lâche de fl. blanches, très odorantes, et disposées par paires. La var. à fi. doubles «La Perle» est très cultivée dans le Midi de la France, pour la fleur coupée et pour l'industrie de la parfumerie. Voir Sautagio, Man,des cttU, littoral médîterr. Dans les environs de Paris, la culture en pot est assez difficile ; cependant cette esp. est communément représentée dans les marchés aux fleurs des grandes villes. J. G.
POLTGARPIEHNE ou Polyearpique. Plantes qui friictifient plusieurs années de suite. S'emploie par opposition à monocarpiennes ou monocarpigueSj plantes qui meurent après avoir fhictiné une seule fois.
POLTDE81fE.(M3rriapodes de l'Ordre des Chilognathes.) Le P. complanatus, d'un gris ardoise, ne compte guère plus de vingt anneaux, présentant chacun un élargisst. enferme de lamelle. Il ronge les racines de diverses pl. P. Tn.
POLTOALA Tournef. (Polygalées.) Herbes ou arbustes à files, alternes, rarement verticillées ou opposées. Fl. irrégulières, en gr^appes ou épis terminaux, raremt. axillaires. Sépales dissemblables, les intérieurs grands, colorés, les latéraux petits ; pétale inférieur grand, en carène, avec crête dorsale lobée, multifide. 8 étamines diadelphes ; ovaire à 2 loges. Liclus : Broién^ tropis. — 200 esp. des rég. ch. et temp. du globe. P. braeUolaU L. — B. M. 34ô; Lodd. Cas. 1211. — Cap. — Files, linéaires, lancéolées, planes, sessiles. Fl. rougefttres et violettes; aigrette blanche.
P. GhamttboxQB L. — B. M. 316; Lodd. Cab. 693. — Eég. subalp. de l'Europe. — Tige suffrutescente, 15-20 cm., dressée. Files, coriaces, persistantes, ovales, mucronées. FL grandes, jaunâtres, tachées de rouge, en grappes terminales. Omemt. des r écailles.
P. oordifoUa Thunb. — B. M. 2438; Lodd. Cas. 1189. — Cap. — [Syn.: P.fruticosa Berg.j — Files, opposées, ovales, cordées, acuminées. FL violet pourpre, en épi.
P. grandiflora. — Lodd. Cab. 1227. — [Syn. : Psycanthus Spach] — Cap. — Files, oblongues, spatulées, faiblemt. mucronées. Fleurs rose pâle, & carène pourpre violet
P. myrtifoUa L. (.F^ 724.) — B. E. 8, L 669; B. M. 3616. — Cap. — FUes. alternes, obovalesoblongues, mucronées- rameaux pubesceats; fleurs violettes et blanches, en petites grappes P. oppositifDlia L. - B. M. 492; B. B. a. 636. — Cap. — Files, opposées, ovales, aiguës. Fleurs grandes, rouge violacé, en épi court. Var.: major, B. R. 14, t. 1146.
P. speciosa Sims. — B. M. 1780 ; Lodd. Cab.
POLYGALA.
FOLYPODIUM.
621. — Cap, — Files, infér. oblongues-eunéiformes, obtuses, les super, linéaires. Fleurs grandes, pourpres, en épis allongés.
P. speotabilis DC. — Deless. Icon. m, 18. — Cap. — Files, ovales, oblong.,acum.,attén. àla base, les super, opposées. FI. en longues grappes. On cultive encore: P.amaraL., B. M. 2487, de l'Europe; P. Heisteria L.,B. M. 340; Lodd. Cas. 268; P. Dalmaisiana ; P. Ponrtalesii Hort., etc. Orangerie. J. D.
POLTOALËES.(Dicotylédones-Polypétaleshypogjnes.) Famille comprenant des pi. à fl. irrégnlières, rappelant quelque peu celles des Légnmineuses-Papilionacées, hermaphrodites, k 5 sépales, à 3 ou 5 pétales, à 8, rart. ô ou 4 étamines monadelphes ou rart. libres, à ovaire bilocxdaire ou uniloculaire, rart. à 3-5 loges, chaque loge renfermant généralement 1 seul ovule, quelque! 2 ou 2-4, à fruit capsulaire ou charnu, à graine sans albumen, k Aies, générait. Internes, indivises, sans stipules.
POLYGAME. On désigne sous ce nom les pi. qui portent & la fois des fl. hermaphrodites et des fl. unisexuées.
POLYGOHÊES. (Dicotylédones-Monochlamydées.) Famille comprenant des pLàpérianthe herbacé, membraneux ou coloré, à 4-6 lobes, k 6-9 étamines périgynes, à ovaire uniloculaire, uniovulé, surmonté d'un style à 3, rart. 2-4 branches ou de 2-3 styles. L'ovule est orthotrope. Les files, sont alternes, accompagnées de stipules membraneuses qui enveloppent la tige, persistant après la chute des files, et auxquelles on a donné le nom à^Ocrea,
POLYOONUM L. (Polygonées.) PI. herbacées, rarement frutescentes, de port variable, tantôt humbles et très grêles ou couchées, tantôt dressées, élevées, quelquefois longuement volubiles, très rarement fiottantes; files, alternes, accompagnées de stipules (pcrea)] fi. fasciculées, en épis, en grappes simples ou en panicules. — Eut. lôO esp., dispersées par toute la terre.
P. baldschnaniciim Bgl. — Garteicfl. 1888, L 1278; La Jard. 1895, ûg. 114. — Boukhara orientai- Vivace; tige grimpante, soûs-ligneuse à la base, haute de 5-6 m. ; files, cordiformes ; fi. en longues grappes, blanc rosé, d'une longue durée ; fruits décoratifs,blancs,devenant rouges ; encore peu répandu; multiplication par marcottes, qui sont longues à s'enraciner.
P. Bistorta L. (Serpentaire.) — Mascl. Atl. PL.FR.t.279. — Indigène. — Vivace; tige de 40- 50 cm.; fi. roses, en épis termin.,cylindr., dressés. P. cuspidatum Sieb. et Zucc. (P. Sieholdii Hort.) — Gartenfl. 1860, t. 291 ; K. H. 1868, p. 631 et 1894, fig. 13. — Japon. — Vivace; tiges annuelles, de 2-3 m. de haut, en touffes compactes élargies au sommet, simples, puis rameuses ; files, ovales oblongues, aiguës; A. en grappes axillaires, grêles, fasciculées, blanches; très belle pi. pour décorer les pelouses, mais drageonnant beaucoup ; très rustique.
P. orienUle L. — B. M. 213; Bois, Atl. Pl. Jabd. t. 283.— .Bâ^(mi{eJaco6.— Indes orient. — Annuel ; tige simple, rameuse au sommet, de 2-3 m. de haut. ; files, pubescentes, à gaine ciliée ; fi. en épis cylindriques gracieusement arqués, retombants, roses ou rouge cramoisi; var. à fi.
blanches, et var. à files, panachées (B. H. 1892, fig. 8); celle-ci présente des feuilles maculées et lignées de jaune blanchâtre à la face super. Très cultivée. Se ressème souvent d'elle-même. P. sachalinense F. Schmidt. (Sacàline,) — B. M. 6Ô40; B. H. 1893, 326, 1894, fig. 14 et p. Ô4; Le Jard. 1894,112,125.— BeSakhalin, Nord du Japon. — Vivace ; tiges annuelles, hautes de 2-8 m.; files, très grandes, ovales, obtuses ; fl. petites, blanches, axillaires. Emplois du P. euspidatumt mais moins ornemental ; ses mérites comme pl. fourragère paraissent être inférieurs k ce qu'on avait dit tout d'abord.
On cultive aussi, depuis peu d'années, le P. lanigeruffl B. Br. (F.tomentosum Hort.),GARTBNPL. 1880, p. 224, fig. 52; Nlle.-Zélande ; à flles. blanches laineuses, ainsi que toute la tige; fi. en épis cylindriques; P. amplexicanle Don, B. B. 1839, t. 46, du Népaul, et sa var. oxyphyîlum, B. H. 1895, 51 5.
Les esp. ornementales vivaces, qui sont en touffes dressées, comme le P. CMpÙatum, servent k composer de grands massifs permanents, ou à isoler sur les pelouses ; se multiplient facilement de drageons ; les espèces annuelles conviennent pour planter dans les grandes platesbandes ; le P. orientale est le plus estimé ; semer en avril en place, ou en pépinière, et mettre en place en mai. J. G.
JPolypétale, Synonyme de Dialypétale.
POLTPODIUM L. (Fougères, Folypodiacées.) Pl. k frondes entières ou pinnées ; sores nus, ordt. ronds, rart. oblongs, disposés sur un ou plusieurs rangs, k la face infér. des frondes.
f Frondes simples»
P. angnstatum Sw. — Hook. Gen. Filic. t. 20.
— Taïti. — Bhizome rampant, couvert d'écaillés blanchâtres, caduques. Frondes ligulées, assez courtes, k stipe dressé, k limbe entier, coriace, supt. lisse, inft. couvert d'un tomentum ferrugineux ; sores larges, placés près de l'extrémité de la fronde. Serre chaude.
P. coBJugatnm Lam. — Hooc. Fil. Exot. t. 91.
— Inde, Chine.— Bhizome couvert d'une longue ligne d'écaillés brunes. Frondes de près d'un mètre, disposées en cercle^ k stipe court, k limbe coriace, lisse sur les deux faces et découpé en lobes vers la base ; sores disposés sur un seul rang. Serre chaude.
P. orassifolinm L. — Amer, tropicale. — Bhizome assez court, rampant, couvert d'écaillés larges et brunes. Frondes assez grandes, à stipe court, dressé, k limbe coriace, atténué aux deux extrémités, pointillé de blanc k la face super. ; sores en une seule rangée médiane. Serre ch.
P. Gardneri Mett — Hook. Exot. Fl. t. 68.
— Ceylan. — Bhizome court, rampant, couvert d'écaillés lancéolées, d'un brun noir&tre. Frondes assez grandes, k stipe ferme, lisse, assez long, k limbe coriace, atténué aux deux extrémités, avec le bord entier, k face infér. tomenteuse, grisâtre ; sores sur plusieurs rangs. Serre chaude.
P. lanceoiatnm L. — Hook. Exot. Fl. t. 68. — Amer, et Afr. du Sud. — Bhizome rampant, couvert d'écaillés ferrugineuses. Frondes courtes, à stipe dressé^ k limbe atténué aux deux extrémités, coriace, présentant de petites écailles
POLYPODIUM.
ûûfi
POLYPODIUM.
peltées ; sores larges, sur nn seul rang, enfoncés dans la fronde. Serre chaude.
P. lycopodioides L. — Zone tropicale. — Rhizome rampant, couvert d'écaillés brunes Jrondes dimorphes, presque sessiles, atténuées vers la base, les fertiles pi. longues, toutes coriaces et à surface lisse ; sores sur un seul rang. Serre ch.
P. quercifoUnm L. — Inde. — Rhizome couvert d'écaillés larges, brunâtres. Frondes dimorphes, les stériles sessiles, plus ou moins lobées k la partie infér., les fertiles stipitées, égalemt. lobées, toutes coriaces et à surface lisse; sores larges, sur plus, rangs. Serre ch.
P. vacciniifoliiim Willd. — Amer, tropicale.
— Rhizome allongé, rampant et grimpant sur le bois pourri, entièremt. couvert de fines écailles brunes. Frondes dimorphes, sessiles, entières, rigides et lisses, les stériles ovales-elliptiques, les fertiles ligulées ; sores sur un seul rang. Serre chaude.
ft Frondes pinnées.
P. anrenm L. — Amer tropicale. — Rhizome rampant, couvert de fines écailles linéaires, ferrugineuses. Frondes de plus d'un mètre, à stipe long, dressé, lisse, à pinnules grandes, assez coriaces, lisses, glauques, elliptiques ; sores disposés irrégt sur un ou trois rangs. Serre chaude.
P. oandatum Kaulf — Brésil. — Frondes de
f^rès d'un mètre, à stipe allongé, ferme, brun, égt. écailleux, k pinnules incisées en lobes dentés^ peu rigides, oblongs ou falciformes, lisses ; sores médians, sur un rang. Serre chaude.
P.orenatnm Sw.— Amer, tropicale. — Frondes de 50 cm., à stipe allongé, dressé, presque lisse, à pinnules assez coriaces, la terminale oblonguelancéolée, à peine lobée, les latérales semblables, opposées par 8-4 paires; sores sur plusieurs rangs. Serre chaude.
P. deeussatum L. — Amer, tropicale. — Frondes de plus d'un mètre, à stipe dressé, écailleux, à pinnules découpées on lobes glan> duleux à leur base, assez coriaces, à bord entier ; sores médians, sur plusieurs rangs. Serre chaude.
P. lepidopteris Kze. •— Amer, tropicale. — Rhizome rampant, couvert d'écaillés plus ou moins rougefttres. Frondes à stipe dressé, écailleux, à pinnules atténuées vers la base, assez épaisses et recouvertes de poils et d'écaillés blanch&tres ou ferrugineuses; sores sur plusieurs rangs. Serre chaude.
P. loriceumL. — Amer, tropicale. — Rhizome rampant, couvert d'écaillés noires. Frondes assez grandes, à stipe noir&tre et à pinnules coriaces, élargies vers la base, parfois falciformes ; sores sur deux rangs. Serre chaude.
P. obtusilobum Desv.— Madagascar. — Frondes de 60 cm., à stipe allongé, presque lisse, k pinnules atténuées aux deux extrémités, incisées en lobes falciformes, obtus, peu rigides ; sores petits, médians. Serre chaude.
P. pectinatum L. — Hook. Gbn. Filig. t 10.
— Amer, tropicale. — Rhizome épais, fibrilleux. Frondes de 50 cm., k stipe dressé, presque lisse, k pinnules assez fermes, plus ou moins dentées, l'infér. plus courte ; sores sur plusieurs rangs. Serre chaude.
Fig. 7as. — Polypodium vulgare L.
P. vemicosiim Wall. — Hooc. Ghiif. Fiuc. t. 41. — Ooéanie. — Frondes de plus d'un mètre, k stipe dressé, ferme, lisse, k pinnules nombreuses ,. écartées, entières, coriaces; sores insérés dans une dépression de la fronde. Serre chaude.
P. Phymatodes L. — Océanie. — Rhizome rampant, fibrilleux, à écailles brunâtres. Frondes dimorphes, d'un mètre, simples et oblongueslancéolées ou découpées en plusieurs lob^ de même forme, coriaces, à stipe dressé ; sores enfoncés dans la fronde et sur un ou deux rangs. Serre chaude.
P. proUfemm Presl. — Océanie et Aîr. do Sud. — Rhizome rampant. Frondes de 50 cm., parfois retombantes ; stipe lisse ; pinnules élarg^ies à la base, plus ou moins tronquées ou lobées, assez coriaces ; sores médians de forme ovale. Serre ch. <
P. rsptans Swartz. — Amer, tropicale. — Frondes assez courtes, souvent retombantes, i stipe lisse, k pinnules entières ou lobées, auri- i culées à la base et assez fermes. Serre chaude. '
P. squamatum L. — Amer, tropicale. — Rhizome rampant, couvert d'écaUles lancéolées. 1 Frondes assez courtes, à stipe dressé, écailleux. j k pinnules très écartées, élargies vers la base ; | sores larges, très nombreux. Serre chaude. ,
P. SQspensom L. — Amer. trop. — Frondes j courtes ; stipe brun, hérissé de fibrilles ; pinnules 1 aiguës, élargies vers la base, assez coriaces; I sores médians, sur plus, rangs. Serre ch.
P. taxifolium L. — Fil. Ant. 1. 12. — Amer, trop.— Rhizome épais,écailleux.Frondes courtes; stipe dressé, hérissé de fibrilles ; pinnules plus ou moins crénelées, l'infér. distante et plus petite, assez coriaces ; sores écartés. Serre ch.
P.teiragonum Swartz.— Amer, trop.— Frondes de près d'un mètre ; stipe presque lisse; pinnules nombreuses, les infér. plus ou moins lobées; sores médians, sur plusieurs rangs. Serre ch.
POLYPODIUM.
POMJIIE DE TERRE.
P. Tnlgara L. (Fig,726,) ^ Régions tempérées. — Rhizome assez épais, couvert d'écaillés brunâtres. Frondes courtes, à stipe dressé, jaunâtre, À pinnules oblongues, plus ou moins dentées, assez coriaces ; sores assez larges, sur un rang, d'abord jaunes, puis bruns. Plein air, sur rochers, ou serre tempérée. Yar. eambricum, à pinnules pinnatifides. Var. cristalum, & pinnules dilatées et découpées au sommet.
ftf Frondas pinnatifides.
P. Dryopteris L. — Hook. Brit. Ferns, t. 4. — Zone tempérée. — Rhizome court, rampant. Frondes bipinnatUSdes, assez courtes. & stipe brunâtre, ordt Usse, & pinnules lancéolées, crénelées, délicates, portant les sores près de leur marge. Jolie espèce de serre tempérée.
P. Phegoptaris L. — Hook. Brit. Ferns, t. 8. — Zone tcmp. — Rhizome assez mince, rampant. Frondes pinnatifides, de forme deltoïde ; stipe lisse, à peine écailleux & la base; pinnules découpées en lobes dentés, oblongs-lancéolés, portant les sores près de leur sommet. Serre en.
P. splendidnm Eaulf. — Brésil. ^ Caudex portant des frondes pinnatifides d'environ 2 m., à stipe élevé, lisse, anguleux, â pinnules lancéolées, découpées en lobes entiers, peu coriaces, portant des sores médians. Serre chaude.
P. trifnrcatnm L.— Amer, tropicale. — Rhizome rampant, couvert de fines écailles. Frondes assez courtes, pinnatifides, à stipe villeux, & pinnules découpées en trois lobes entiers; sores nombreux, disposés en deux rangs sur chaque lobe. Serre chaude. £. R.
POLTPORUS. Champignons hyménomycètes, dont l'hyméninm tapisse des tubes placés le plus souvent à la partie inférieure d'un réceptacle de forme variée: en sabot de cheval, en chapeau pédicule ou étalé sur le support Les Polypores sont des parasites des arbres. Esp. principales :
P. annosus. Son mycélium attaque et tue les racines de Pin et d'Epicéa.
P. Pini, attaque de même le Pin et l'Epicéa, où il pénètre par les branches cassées. Il y produit la pourriture rouge.
P. snlphureus etP.hispidus, sur les Pommiers, les Noyers, etc., où il produit également une pourriture du bois.
P. fol vus, attaque le Prunier et quelquefois le Pommier et l'Olivier.
P. fomantarius, sur le Hêtre surtout, produit l'amadou.
Toutes ces espèces pénètrent surtout par les plaies. Il est nécessaire, pour les détruire radicalement, de tailler dans le bois jusqu'au vif, et de recouvrir ensuite de coaltar ou d'un onguent adhésif quelconque. D' D.
F^ystichum. Voir Aspidium.
P0LT8TI6MA. Genre de Champignons Pyrénomycètes, â stroma rouge parasite sur les feuilles. Le stroma est chargé d'un piqueté constitué par les spermogonies du Champignon. La forme à asques vient pendant l'hiver sur les feuilles tombées. — 2 espèces :
P. rabrum, sur les Pruniers.
P. folvum, sur les Amandiers.
n faut récolter et brûler les feuilles atteintes
pour se mettre â l'abri des attaques du parasite l'année suivante. D' D.
Pomacées, Voir Rosacées.
PomegranateJS.taigLàxi Grenadier, Xoirfxmicti.
Pomeransenbaum, N.all.de VOranger, V.Citrns.
Pomme Canndle, N. v. de l'Anona squamosa.
Bmme Cythère. Nom vulg. duSpondias dulcis.
P&mme af Amour. Nom vulg. de la Tomate.
Pomme de merveQle, Nom vulg. du Momordica Gharantia.
POMME DE TERRE; angL: Polaio; ail: Karioffd^ JBrdapfél. {SoUmumtvberosumL.) Pi. origin. des Andes du Pérou et du Chili, vivace par son rhizome renflé, féculent, produisant des tiges aériennes annuelles; annuelle dans nos cultures.
A été introduite sur le continent européen (en Espagne) vers 15341; ^ cette époque on la cultivait plutôt comme pi. curieuse; d'Espagne, elle fut envoyée en lô88, en Autriche, au botaniste Charles de l'Ecluse, qui la cultiva, la répandit en Allemagne, d'où elle passa en Suisse et en France, région de l'Est (Alsace, Vosges, etc.) ; elle était connue avant 1600 dans le Dauphiné sous le nom de trt^e.
En Angleterre, la P. de t. fut introduite en 1586; elle fut apportée en Belgique vers 1620 par des religieux anglais, qui propagèrent sa culture en Belgique et en Hollande.
Mais ce n'est qu'à la fin du 18* siècle que la culture de la P. d. t. au point de vue alimentaire fut vulgarisée et popularisée par Parmentier, en 1788, dans la plaine des Sablons, près Paris ; c'est donc à tort qu'on a attribué & rarmentier l'introduction d'une pi. qui existait depuis plus de 200 ans en Europe, et qu'il n'a fait que rendre populaire, ce qui est néanmoins un très grand mérite.
Dans la P. d. t., le tubercule seul est alimentaire ; toutes les autres parties de la pi. sont vénéneuses et renferment de la solanine, alcaloïde dangereux qui se trouve aussi dans les tubercules exposés à l'air et qui ont verdi, ainsi que dans les germes qui se développent au printemps ; il faut donc rejeter les tubercules verts et ne pas s'en servir dans l'alimentation humaine, ni dans celle du bétail.
De toutes les pi. cultivées, la P. d. t. est peutêtre celle qui a le plus varié ; c'est par milliers qu'on pourrait compter les var., et il s'en produit tous les ans de nouvelles. Les caractères qui doivent guider dans le choix des var. sont: la forme, la couleur, la grosseur des tubercules, la disposition des yeux sur ces tubercules, le mode de végétation (souterraine, ou à fleur de terre), la couleur du feuillage, caractère important pour distinguer les var. entre elles, la maturité plus ou moins précoce, le degré de fertilité, la nature et la qualité de la chair, la faculté plus ou moins grande de conservation, et enfin le degré de résistance k la maladie {Phytophthora infestans),
Vn caractère parfaitement fixe, quelles que soient les circonstances, permettant de reconnaître les diverses var., a été trouvé par M. Vilmorin (voir Catalogue méthodique et synony-
> Voir JouRN. Soc. HoRT. France, 1886, p. 146, note de M. F. Roze.
POMME DE TEBBE.
POMME DE TERRE
NIQUE DES Pommes de terre) ; ce caractère est dans l'aspect da germe né à Tobscarité sur un tubercule d'une var. donnée, germe qui est toujours le même, que les tubercules soient gros ou petits et de forme plus ou moins constante.
£n nous limitant au rôle purement horticole de la Pomme de terre, les var. cultivées peuvent être toutes rangées en 5 séries, basées sur la forme et la couleur des tubercules :
10 variétés rondes ou oblongues Jaunes ; 2^ variétés longues Jaunes ; 30 variétés rondes,rouge8 ; 40 variétés longues, rouges ; ôo variétés violettes et panachées, de toute forme.
Choix des meillaiiras variétés da Pommas da terra ponr la onUara jardinière, horticole. ^
10 ?ar. jaunes rondes.— Barme WtUieîmine ou Bonde d'Alger; tub. arrondi, jaune vif; ch. très jaune ; ne convient pas à la cuit, sous châssis.
Floeon de neige ; très bonne var. productive, assez précoce, chair d'excellente quabté ; plantée en avril, mûrit fin juillet; tubercule de forme régulière, ovale aplati; peau jaune, rugueuse; chair blanche, très farineuse et légère.
Bande ?iâtive\ var. hâtive, se conservant assez bien ; plantée en avril, peut se récolter 2» quinzaine de juillet; tubercule bien rond; rappelle beaucoup la var. suivante, mais plus précoce.
Shato ou patraque jaune ^ var. très cultivée pour les marchés aux environs de Paris ; très productive, farineuse, de qualité excellente ; se récolte 1® quinz. d'août. Tubercules ronds; chair jaune, très farineuse.
Saint-Jean ou Ségoneac\ var. très ancienne et très cultivée pour approvisionner les halles de Paris; mûrit 1« quinz. d'août; le tubercule rappelle celui de la Shaw.
Fatereon^s Victoria ; var. récente, très productive, d'excellente qualité, de longue garde, très farineuse; mûrit fin août; résiste assez à la maladie ; tubercules oblongs, un peu aplatis ; peau jaune, légèrt. saumonée; chair jaune.
20 ?ar. longues jannes.— Marjclin ou Quarantaine ; la plus connue des var. hâtives ; plantée en avril, peut être récoltée deuxième quinzaine de juin ; convient surtout pour culture de primeur sous châssis ; tubercules allongés, un peu courbés, plus gros et plus arrondis au sommet, amincis en pointe vers la base; peau lisse, jaune; chair très jaune.
Cette var. présente ses tubercules tous réunis au pied ; il faut les faire germer avant la plantation, sans quoi le tubercule produit seulement des tiges souterraines, terminées par des petits tubercules dont l'ensemble pèse moins que celui que les a produits.
Kidney à feuille d'Ortie ou FouiHeuse; un peu plus productive que la précédente, un peu moins hâtive, mais ne pouvant être cultivée BOUS châssis à cause de la longueur de ses tiges; cultivée en grand, aux environs de Paris, pour la culture de primeur ; tubercules comme dans la Marjolin; conservation difficile.
Anglaise hâtive ou Fomme de terre royale ; var.
> Voir Lbs Plantes Potagères, par Vilmorin-Andrieux et Cie.
plus productive que les 2 précédentes, surtout cultivée à Jersey et en Bretagne pour approvisionner les marchés de Londres et de Paris; aussi hâtive que la Marjolin^ mais tubercules moins ramassés sous la plante; se conserve bien et longtemps; se récolte fin juin.
Beine de mai] var. capricieuse, d'un grand produit dans les sols que lui conviennent, et encore suivant les années ; présente de bonnes qualités, mais ne peut pas faire la base d'une culture à cause de l'incerUtude des produits ; mûrit fin juin.
MarjoUn Têtard; var. en tous points recommandable, très productive en même temps que précoce, et d'une qualité hors ligne pour la consommation ; mûrit deuxième quinzaine de juillet; tubercules grands, aplatis en amande ou oblongs, peau lisse ou un peu rugueuse, jaune foncé un peu cuivré ; quelquefois renflés à la place des yeux; se conservant bien.
MarjoUn tardive ou Quarantaine de la HaUe ; des plus estimées sur les marchés de Paris, où eue a supplanté l'ancienne jaune de Hollande ; est productive, de qualité suffisante, de très bonne garde, mais sujette â prendre la maladie; mûrit 2« quinz. de juillet; tubercules oblongs ; peau jaune, lisse; chair très jaune.
Caàlou biane ou Boulangère ou LapHane Kidney; var. très féculente; chair fine. légère, excdlente; mûrit 2* quinz. de juillet; tubercules réguliers, lisses ; peau et chair jaune pâle.
Magnum banum ; var. extrêmement productive, mais de 2e qualité et ne se conservant pas longtemps; mûrit 2e quinz.de sept ; tubercules très gros, oblongs, peu aplatis ; chair jaune.
80 Var. rondes ronges. — Farineuse rouge ou boule de farine ; l'une des bonnes var. de la grande culture, soit pour la consommation, soit pour la féculerie ; production abondante ; on lui reproche une chair trop blanche, manquant un peu de finesse ; tubercules gros ; peau rugueuse d'un rouge un peu pâle ; chair blanche.
Merveille d* Amérique ; l'une des plus grosses Pommes de terre; est demi-tardive, produit beaucoup, mais de qualité ordinaire ; tubercules arrondis, un peu irréguliers ; peau Usse, rouge violacé ; maturité : 2* quinz. d'août.
Truffe d'août (Jiâtive deFantarlier,printanière); ancienne var. mûrissant 1* quinz. d'août; tubercules arrondis, rouge vif; chair jaune.
40?ar.longaes roug9B.^Bognonrose,comidkm de la Moselle; très bonne var., de moyenne saison, se conservant bien ; production ordinaire; chair ferme; tubercules aplatis, en forme de rognon, très lisses ; peau rose pâle jaunâtre ; chair jaune.
Bouge longue de Hdlande ou eomidum rouge; var. plutôt de luxe ; produit peu , mais qualité et finesse hors ligne; se conserve bien; mûrit fin août; tubercules aplatis, très allongés, recourbés en crochet et amincis à la base; peau lisse, rouge assez foncé violacé; chair jaune; cultivée en grand aux environs de Cherbourg, où on plante en décembre pour récolter en juin.
Base hâtive ou Early rose; une des meilleures var. ; très productive, précoce ; mûrit en août ; chair légère ; qualité variable suivant les sols ; les tubercules se conservent assez difficilement^
POMME DE TERRE
POMME DE TERRE
et entrent en végétation de bonne heure ; sont oblongs, aplatis ; peau lisse, rose nn peu saumoné ; chair blanche.
ViUlotte rouge \ var. peu cultivée pour le marché, mais recherchée surtout parce qu^elle possède la propriété de ne pas se déliter dans les ragoûts ; tubercules allongés ; yeux très enfoncés ; qualité excellente dans les sols légers, mauvaise dans les sols humides ; mûrit dans la 1* quinz. de septembre.
Fùusae débout; très cultivée pour les marchés ; supplante la rouge longue de Hollande ; chair plus compacte, moins farineuse; est plus productive, se garde bien ; mûrit fin septembre ; tubercules presque cylindriques, amincis aux extrémités ; peau rouge pâle, assez lisse ^ ohmr jaune.
Saucisse ou généreuse \ une des meilleures var. pour la provision d'hiver ; de qualité hors ligne ; chair un peu compacte ; acquiert de la qualité en vieillissant ; on gagne èi la manger tard ; elle est très productive ; ne doit pas être cultivée dans les sols riches ; résiste bien à la maladie, mais souvent atteinte par la frisolée ; tubercules aplatis, oblongs, bien réguliers ; peau lisse, rouge intense; chair jaune.
ô^ Yar. violettes ou panachées. — Blanchard) c'est la var. la plus productive de toutes celles communément cultivées; estjprécoce; se garde bien ; chair farineuse et bien jaune ; tubercules de moyenne taille, ronds, jaunes, largement panachés de violet; peau lisse; chair jaune.
VioleHe ronde; très ancienne, comme la Shaw et la Segonzac ; très cultivée pour les marchés ; productive, de bonne garde, de qualité excellente, chair jaune et ferme; se récolte courant de septembre ; tubercules arrondis; peau violet intense.
Quarantaine violette; var. de précocité moyenne; de très bonne qualité; se conservant très bien et longtemps sans pousser ; Tune des meilleures pour la consommation au printemps; elle gagne en qualité, plus on la garde ; tubercules aplatis, en forme de rognon; peau très fine, violette ; chair jaune.
On pourrait citer un bien plus grand nombre de bonnes var. horticoles ; la liste ci- dessus est déjà passablement longue ; pour les autres, voir les ouvrages spéciaux déjà cités. L'adaptation au sol et au climat ne peut être indiquée que par Texpérience. — Pour un choix de bonnes var. agricoles, de grande culture, voir les traités et ouvrages spéciaux d'Agriculture.
Culture. — Il ne peut être question ici que de la culture horticole ; pour les renseignements relatifs à la culture agricole de la P. de t.. voir les traités et ouvrages généraux d'Agriculture.
En jardinage, on cultive les P. de t. de 3 manières : ctûture de primeur ; culture en pleine terre au printemps ; ctdture d'automne ou hivernale.
Culture de primeur. — Elle est presque abandonnée maintenant comme culture industrielle aux. enviions de Paris, parce qu'on possède des var. se conservant assez long^mps pour qu'il n'y ait aucun avantage à en faire comme primeur, et parce que le Midi. l'Espagne, l'Algérie en envoient de très bonne heure sur les marchés ; elle ne présente de véritable intérêt que pour l'approvisionnement d'une grande maison.
Autrefois on la commençait à la fin de no- 1
vembre pour obtenir la récolte en février, soit 2 mois ou 2Vs niois après la plantation ; cette culture de haute primeur est abandonnée, parce qu'à cette époque il y a encore en cave de très bonnes Pommes de terre.
U vaut mieux commencer la l*» saison de cultures de primeur au commencement de janvier ; on en fait 3 saisons successives, à 3 semaines d'intervalle, de manière à pouvoir récolter pendant tout mars et avril. Pour ces cultures, on emploie exclusivement la variété Marjolin, décrite plus haut (var. longues jaunes), à cause du peu de hauteur de ses tiges, qui sont, de plus, rigides et ne s'étalent pas sur la couche ; les tubercules de cette variété ont très peu d'yeux, souvent un seul, placé à la partie opposée à l'attache du pédoncule, et il arrive quil ne se produit pas de tige aérienne, si le tubercule est planté avant que l'œil ne soit développé; cette particularité exige une préparation spéciale du tubercule-semence, qui peut être résumée ainsi :
Les tubercules-semences sont choisis sur les pieds les plus hâtifs de toute la plantation ; ils doivent être bien mûrs, et bien nourris ; ils sont arrachés par un beau temps, et laissés sur le sol quelque temps pour se ressuyer, puis rentrés dans un endroit éclairé et aéré, où Us puissent verdir. Quand ils sont bien verts, on les rentre au sec, à l'abri de la gelée, en les disposant sur un seul rang, debout, l'œil en haut, sur des clayettes ou dans des paniers plats; en janvier-février, ces tubercules sont placés dans un lieu plus chaud, pour hâter la germination ; il y a intérêt, s'il y a plusieurs bourgeons, à n'en laisser qu'un.
La couche sur laquelle on plante ces tubercules est faite en janvier, de façon à pouvoir donner une température de 20-25*^; elle est recouverte de 20 cm. de terreau ou de terre légère ; les cof&es employés sont suffisamment hauts pour que les tiges ne puissent toucher au verre; en moyenne, on plante 20 tubercules par châssis, à 8 cm. environ de profondeur, placés debout, sans blesser le germe ; les tiges sont rechaussées un peu quand elles ont 15 cm. de hauteur; les autres soins consistent à garantir du froid la nuit, donner de la lumière le jour, aérer quand on le peut, etc. Si la température extérieure n'est pas trop froide, et si la couche est bonne, on peut récolter environ fiô-70 jours après la plantation, soit en fouillant avec la main au pied des touffes, pour prendre les plus gros tubercules, soit en arrachant la touffe entière; la !•* manière de faire est préférable pour les cultures de première saison.
Les saisons suivantes se font en février et en mars, de la même façon. On peut, en mars, ne plus cultiver sur couche, mais en pleine terre, sous châssis, sur une côtière exposée au Midi et bien abritée ; dans ce cas, il faut avoir eu soin de poser, longtemps à l'avance, des coffres et des châssis sur le sol, pour qu'il ait pu s'échauffer un peu avant la plantation et pour qu'il soit bien sain ; les variétés employées, outre la Marjolin, pour ce cas spécial, sont d'autres variétés hâtives, notamment la Eeine de mai.
Culture de printemps. — Elle se fait de mars à
POMME DE TERRE. — 1000
POMMIER
mai; elle fournit des produits pour toat Tété; on emploie des variétés hâtives, et des variétés tardives ; en général, la plantation gagnera à être faite le plus tôt possible; il est préférable qae les germes ne soient pas poussés ; on plante en lignes, ou en poquets ; la distanoe varie avec la vigueur de la variété et la fertilité du soi ; planter un peu plus serré dans les sols secs,
£our que les tiges couvrent bien le terrain, es soins d'entretien consistent en des binages, dès que les tiges ont atteint 15-20 cm. de haut, pour niveler le sol et faire disparaître la trace des poquets ; puis en un buttage, qui n'est pas indispensable pour les variétés produisant leurs tubercules profondément, mais nécessaire pour celles qui les produisent k fleur de sol, et aussi dans tous les sols légers. En général, pour la majorité des cas, un l^er buttage est utile: il doit être fait avant la floraison de la plante, quand les tiges ont atteint les -/s de leur développement normal, et par un temps sain. On peut aussi avoir intérêt à supprimer les fl. dans les variétés qui possèdent des fleurs fertiles.
La récolte se fait à partir de juin-juillet jusqu'en octobre, suivant qu'on a employé des variétés hâtives ou tardives ; c'est dans ces dernières que se trouvent celles qui forment la provision d'hiver.
Si les Pommes de terre sont livrées immédiatement à la consommation, on n'attend pas la maturité complète pour l'arrachage, on le fait quand les tiges commencent à jaunir; mais celles qui doivent être conservées ne sont récoltées qu'après dessiccation complète des tiges et par un beau temps ; toutefois il ne faudrait pas trop attendre pour faire cet arrachage, en prévision des pluies un peu longues qui pourraient survenir, pluies qui pourraient avoir pour effet de remettre les tubercules en végétation, et de les faire germer dans le sol.
Pour les variétés de primeur, on ne conserve que les tubercules-semences, comme nous l'avons indiqué plus haut; pour les autres variétés, les tubercules destinés à la consommation et pour semence sont conservés dans une cave saine, un cellier ou un silo, par variétés séparées, et par ordre de maturité, les dernières mûres réservées pour la fin de l'hiver. Ces années dernières, M. Schribaux, professeur & l'Institut agronomique, a fait connaître un procédé de conservation de Pommes de terre au moyen d'un trempage des tubercules dans un bain d'eau contenant de l'acide sulfurique à la dose de Vi o^ qui a pour effet de tuer les germes sans altérer le tubercule; naturellement ces tubercules ne peuvent être employés comme semence. Le mélange de l'acide sulfurique avec l'eau est assez délicat à faire et n'est pas sans danger.
GuUure hivernale ou d^ automne.— Cette culture est très ancienne; elle a été abandonnée, puis reprise en grand dans le Midi de la France, l'Algérie et l'Espagne; ce sont ses produits qui inondent les halles de Paris pendant l'hiver, dès janvier et février.
On n'emploie que des variétés hâtives; on plante fin octobre ; autant que possible, il faut employer des tubercules de la récolte précédente,
faite & la même époque, et non pas ceux d'une culture de printemps.
Elle est avantageuse dans le Midi, parce qu'à cette époque de l'année les pluies sont abondantes, et que l'hiver n'est pas à craindre; le prix de vente est d'autant plus élevé que le produit arrive plus tôt sur le marché : la conséquence est qu'on les récolte souvent trop tôt, au détriment de la qualité ; dans une maison importante, ih vaut mieux, si on veut à cette époque avoir des P. de terre nouvelles, en cultiver sur couche, en culture de primeur, que d'en acheter provenant de ce mode de culture.
Cette culture hivernale ne peut pas être faite dans la rég. de Paris ; la rigueur de l'hiver et la température de l'automne ne le permettent pas.
Maladies. ~ Les P. d. t. sont atteintes par plusieurs maladies de nature cryptogamique ; la plus grave, qui a failli en empêcher la eultore, s'est montrée en 1844; c'est le Fkytophthora tnfestanêf ou Feronoapera (voir ces mots), qui attaque d'abord les Aies., puis les tubercides, et les fait pourrir; au début de son invasion, cette maladie était si intense qu'on avait craint qu'elle n'anéantit complètement la culture de la P. d. t. en Europe, et qu'on avait cherché k cette précieuse Solanée des succédanés dont aucun n'a donné de bons résultats. Finalement, par suite du renouvellement des anciennes var., par un choix de celles qui sont plus résistantes et par l'application des procédés propres à enrayer le développement des Champignons (sulfatage). les dégâts causés par le Phytophtora, quoique encore très grands (surtout dans les années pluvieuses et humides, vers le mois de juillet), ne rendent plus la culture impossible. Pour la marche du développement de cette maladie,voir une note de M. Duchartre, Journal db la Société NATIONALE d'Hort. 1886, p. 2Ô9.
La Frisoilée, maladie de nature peu connue, attaque les feuilles, nuit à leur développement et à celui des tubercules.
Ces temps derniers, l'attention a été attirée sur des maladies des Pommes de terre causées par des Bactéries; ces maladies sont désignée vulg. sous le nom de gàle^ de gangrène sèdie et de gangrène humide. M. E. Roze a fait sur ces maladies diverses recherches fort intéressantes.
Voir Jour:<al de la Société nat. d'Hobticul- TURE DE Frange, année 1896, p. H26, 388, 455 et 1024, et Comptes rendus de l'Acad. d. scibiices, 1896, plusieurs notes. Voir aussi Journ. Soc. d'Hort. de Frange, 1895, p. 493, pour la romiBe précoce^ maladie observée en Amérique, produite par le Macrosporium solani, Champignon qui s'attaque aux files., jamais aux tubercules. On a craint beaucoup l'invasion d'un insecte du groupe des chrysomèles(voir Doryphora, p. 4d3, et Journ. db la Société d'Hort. 1874, p. 114). J. 6.
Pùmme épineuse. Le Datnra Stramonium.
Pùmme liane. Le Passiflora lanrifolia.
Pomme rose. L'Eugania Jambos.
POMMIER; angl.: A^] ail.: Ap/eOntum.
(Pour les espèces botaniques et ornementales, voir Malus.) Les terres meubles et douces, les terrains composés de divers éléments conviennent au P. H prospère dans les terres d'alluvion, quand le sable s'associe à la silice ou à l'argOe,
POMMIER
POMMIER
et dans les terrains & base granitique, aussi bien que dans les sols où l'humus tourbeux eorrige Faridité du calcaire. Une fraîcheur modérée lui est favorable avec un sous-sol sufEîsamment poreux ou perméable.
La terre à blé est le terrain du P. greffé sur franc, destiné aux formes en haute tige ; la terre de jardin est le terrain du P. sur doucin ou sur paradis, spécial aux formes en basse tige. Le P. ^effé sur paradis, approprié aux arbres nains, vient mai dans les sols arides ou trop calcaires ; dans ce cas, on lui substitue le P. sur doucin, plus robuste et plus vigoureux.
Le fruit du P. est plus gros dans les vallées hamides, mais plus savoureux sur les collines et les plateaux. L'excès d'humidité, ainsi que le manque d'air, engendrent les chancres et favorisent les pucerons. L'excès de sécheresse fait jaunir l'arbre et excite le développement des mousses et des lichens sur la tige. Le P. réussit en espalier au Nord, mais on devra y planter des variétés fertiles et adopter les emplacements où l'air circule ; trop abrité, il est exposé aux •attaques de l'insecte hémiptère, dit aspidiote, petit Kermès.
Cet arbre croit spontanément dans les forêts •de la plaine et des collines. Nos départements •de TEst sont ceux qui possèdent le plus grand nombre d'égrains ou sauvageons.
La Pomme entre pour une large part dans l'alimentation générale et dans l'économie domestique. Sans parler de la fabrication du cidre, pour laquelle il existe des var. spéciales, la P. est le fruit le plus recherché pour l'approvisionnement des ménages, de la ferme, du château, de l'hospice, de l'école et de l'atelier; l'art culinaire, la pâtisserie, le séchage, la confiserie, la médecine, le pressurage, la distillation, en font un usage extrêmement varié.
Variétés, — Le semis naturel ou préparé par la main de l'homme a fourni de nombreuses sortes plus ou moins répandues. Nous pouvons recommander les variétés suivantes, classées dans leur ordre de maturité.
Astrakan ronge. — Arbre trapu, robuste, très fertile. Fr. assez gros ; chair demi-tendre, assez juteuse, sucrée ; mi-juillet.
Les amateurs de Pommes précoces pourront choisir encore Monsieur Gîadstone(\io\et),Tran8' pcarente blanche, arbres robustes au froid.
Rose de Bohême. — D'une bonne vigueur, très fertile. Fr. assez gros ; chair demi-cassante, juteuse, acidulée, aromatisée. Juillet et août.
SaîBt-Germain. — Bonne vigueur et bonne production. Fr. souvent gros; chair terme, teintée, assez juteuse, de bon goût. Juillet-août.
Ananas. — Arbre de vigueur modérée, très fertile. Fr. moyen ; chair assez fine, tendre, juteuse, sucrée, vineuse ; parfum de TAnanas et de la Framboise. Septembre et octobre.
Borovitski. — Arbre robuste au froid, de videur modérée, très fertile. Fr. assez gros ; chair assez ferme, bien juteuse, acidulée. Août.
Transparente de Croncels. — Ce gain remarquable de notre établissement est très vigoureux et s'est montré le plus robuste des Pommiers lors du grand hiver (— 30^}. L'arbre est très fertile et propre à toutes les formes. Fr. gros ;
chair assez ferme, teintée, juteuse, d'un goût fort agréable. Août et septembre. (Fig, 727,)
Fig. 727. — Pomme Transparente de Croncels.
Favorite de William. — Arbre robuste et productif. Fr. presque gros ; chair teintée, vineuse, sucrée. Août et septembre.
Rambour d'été. — Arbre robuste, assez fertile. Fr. gros ; chair demi-tendre, vineuse, d'un bon goût. Septembre.
Lord Suffield. — Prompt à la production, restant fertile. Fr.gros; chair fine,neigeuse, juteuse, d'une saveur agréable. Août-septembre. Fr. apprécié en Angleterre pour la table.
Godlin de Keswick. — La série des «Codlin»,
Sopulaire en Angleterre, comprend un groupe e bonnes var., plutôt de moyenne grosseur ; chair croquante, juteuse. Août.
Il existe, en outre, une Beinette ananas, fruit petit ou moyen, jaune ananas, mûrissant en hiver. Son arbre est trapu et généreux.
Gellini. — Arbre assez vigoureux, robuste au froid et excessivement fertile. Fr. assez gros ; chair ferme, demi-cassante, bien juteuse, sucrée, acidulée. Septembre et octobre.
De Gravenstein. — Arbre robuste, vigoureux et productif. Fr. assez gros ; chair tendre, assez juteuse, sucrée, légèrt. acidulée et parfumée. De septembre en novembre.
Reinette Burchardt. — Arbre ramifié, droit, fertile. Fr. moyen ; chair ferme, douce, sucrée, légèrement anisée. Octobre et novembre.
Grand Alexandre. — Arbre robuste, très fertile. Fr. gros ; chair fine, demi-cassante, juteuse, vineuse, relevée. D'octobre en décembre.
Rainette grisa d'automne. — Arbre robuste, très fertile. Fr. gros ; chair demi-tendre, assez juteuse, sucrée. D'octobre en décembre.
Galville de Saint-Sauveur. — Trapu, très fertile. Fr. gros; chair demi-fine, assez tendre, sucrée, acidulée, parfumée. Nov. et décembre.
Belle-fleur rouge.— Arbre robuste, productif. Fr. assez gros ; chair assez fine, demi-cassante, juteuse, relevée d'un léger parfum de girofle. De novembre en janvier.
Reine des Reinettes. — Arbre droit, ramifié, très fertile. Fr. moyen; chair fine, assez ferme, teintée, demi-tendre, sucrée, aromatisée; d'un bon goût. De novembre en janvier.
POMMIER
POMMIER
Sans Pareille de Peasgood. — Arbre de bonne vigaenr et de bonne fertilité. Fr. très gros ; chair teintée, demi-tendre, juteuse et aromatisée. Fin d'automne. D'autres grosses Pommes: Joséphine, Ménagère, d'Edat, Warner' s Jdng, sont à épiderme blanc ou verdâtre.
Oalloway Plppin. — Arbre de bonne vigueur et productif. Fr. gros ; chair ferme, juteuse, de bon goût. Commencement d'hiver.
Doux d'argent. — Arbre trapu, ramifié, très fertile. Fr. au dessus de la moyenne ; chair fine; eau douce, sucrée, acidulée, agréable. De novembre en février.
Belle-flanr Jaune. — Arbre bien ramifié, d'un beau port, fertile. Fr. gros ; chair fine, tendre, juteuse, citrine, sucrée, aromatisée. Déc-févr.
Bedfordshire Fonndling. — Arbre très vigoureux, fertile. Fr. gros ; chair demi-fine, neigeuse, juteuse ; saveur sucrée, parfumée. Déc-févr.
Royale d'Angleterre. — Arbre très vigoureux, fertile. Fr. assez gros; chair assez fine, tendre, acidulée, sucrée, aromatisée. Oct -févr.
Wagener. — Arbre assez vigoureux, prompt au rapport, très fertile. Fr. assez gros; chair tendre, fine, sucrée, agréable. Commenct. hiver.
Reinette de Demptésien. — Arbre vigoureux, très fertile. Fr. au dessus de la moyenne ; chair assez fine, tendre, sucrée, relevée d'un bon goût acidulé; parfumée. Nov.-févr.
Orange de Blenheim. — Arbre vigoureux, très fertile. Fr. gros; chair croquante, assez fine; saveur relevée. Nov.-février.
Reinette de Gniy. — Arbre robuste, d'un beau port, fertile. Fr. assez gros ; chair fine, dêmi-tendre, juteuse, douce, sucrée, parfois acidulée. De novembre en février.
Pépin de Parker. — Arbre d'une vigueur retenue, et d'une très grande fertilité. Fr. au dessus de la moyenne ; chair fine, ferme, assez juteuse, sucrée ; parfum agréable. Nov.-févr.
Belle de Pontoise. ~ Arbre robuste au froid, productif. Fr. gros ; chair ferme, mi-cassante, juteuse, acidulée. Commencement d'hiver.
Reinette de Willy. — Arbre prompt au rapport, très fertile. Fr. moyen ; chair fine, croquante, sucrée et vineuse De décembre en février.
Pépin de Ribston. — Arbre vigoureux et productif, préférant une bonne situation, abritée du vent. Fr. assez gros; chair compacte, fine, juteuse, bien sucrée et parfumée. Nov.-févr.
Reinette du Canada. — Arbre d'un beau port ; très fertile sous toutes formes. Fr. de première grosseur; chair assez fine, tendre, assez juteuse, parfumée et acidulée agréablement. De décembre en mars. {Fig. 728.)
Reinette Baumann. — Arbre de bonne vigueur, d'une fertilité prompte. Fr. assez gros ; chair ferme, fine, assez juteuse, d'un goût parfumé, sucré. De janvier en mars.
Calville ronge d'hiver. — Arbre vigoureux, fertile. Fr. gros; chair assez ferme, assez juteuse et acidulée ; goût framboise. De janvier en mars. Calville rouge d'automne est un fruit plus délicat, plus tendre et se gardant moins longtemps ; à celui-ci, on préfère CàlviUe de Danteiek, prompt au rapport.
De Châtaignier. — Arbre robuste, productif. Fr. moyen ou assez gros ; chair ferme, croquante,
juteuse, acidulée, relevée De janvier en avril. Plusieurs types sont connus sous ce nom.
Reinette grise. — Il existe plusieurs bonnes sortes de Pommes qui portent ce nom. Les Beinette grise du Canada, de Bretagne^ de Sainr tonge, de PortugcU, de DieppedaUe, etc., très bonnes à couteau ou à cuire, sont recherchées dans la consommation. Leur épiderme rude en facilite le maniement pour les récoltes et les transactions commerciales.
Pif. 728. — Pomme Reinette du Canada.
Reinette dorée. — Les R. dorées se rapprochent des R. grises et sont dotées des mêmes qualités. Les plus recommandables sont: £. dorée de Versailles, R. dorée de Tournay, B. rousse de Boston, B, de Gaesdonk, dont l'origine est française, belge, américaine ou allemande.
Reinette Inisante. — Arbre vigoureux et généreux. Fr. moyen; chair ferme, croquante, juteuse, acidulée; goût agréable. Nov.-mars.
Rambonr d'hiver. — Arbre vigoureux, productif. Fr. moyen ; chair ferme, juteuse, assez sucrée, vineuse. De décembre en mars.
De Cave et de Salé. — Deux variétés localisées dans le canton de Noailles (Oise), d'une fertilité extraordinaire, approvisionnant le marché de Paris.
Fenonillet. — Sous ce nom, plusieurs variétés de petites Pommes à peau rouss&tre, à chair ferme, douce, d'une saveur anisée, fenouillée, sont cultivées dans les vergers et les jardins. Le fruit est petit, d'un bon goût qui les fait apprécier par les maîtresses de maison. La variété Azerdy anisé fait partie des Fenouillets.
De Lestre. — Arbre robuste et fertile. Fr. au dessus de la moyenne; chair ferme, sucrée, agréable. Courant d'hiver. Populaire dans le centre de la France, de même que la Pomme Patte de Loup.
Pigeon. — Sous ce nom, une série de Ponunes de verger et de marché, à peau blanche, grise ou rougeâtre, de bonne qualité sur la table et à l'office. Courant d'hiver.
Conrt-pendn plat. — Arbre trapu, ramifié^ fertile. Fr. moyen; chair fine, ferme, sucrée, acidulée. De janvier en avril. Plusieurs variétés de Court-pendu sont également à végétation trapue et à floraison tardive.
Pearmain Adams. — Arbre de vigueur modé-
POMMIER
POMMIER
rée, très fertile. Fr. moyen ; chair fine, serrée, donce, sucrée, souvent acidulée, parfumée. De janvier en avril.
Reinette ftranche. — Arbre d'une vigueur ordinaire, fertile ; fr. petit ; chair fine, ferme, devenant tendre sous les rides de la peau, assez juteuse, sucrée et acidulée, aromatisée d'un goût délicat, qui est le véritable goût de la Reinette. De janvier en avril.
Fig. 729. — Pomme Calville blanc.
Calville blaae. — Arbre vigoureux, très fertile. Fr, gros; chair fine, tendre, juteuse, sucrée, acidulée, relevée d'un parfum distingué, rappelant un peu celui de l'Ananas. De janv. en avril. Fruit recherché pour le dessert d'hiver.(.FV^. 7^9.)
Api rose. — Arbre élancé, très fertile. Fr. petit; chair fine, ferme, croquante, juteuse, sucrée ; parfum des plus agréables. Janv.-mai.
Reinette dee Carmes. — Arbre ramifié, très fertile. Fr. moyen ; chair fine, serrée, juteuse, bien sucrée, parfumée et vineuse. Févr.-mai.
Reinette de Canz. — Arbre élancé, fertile. Fr. presque gros ; chair fine, tassée, demi-cassante, juteuse, acidulée, vineuse. Févr.-mai.
Baldwin. — Arbre de bonne vigueur, généreux pour toutes formes. Fr. presque gros ; chair ferme, juteuse, relevée d'un acidulé qui plait. Févr.-mai. Répandu aux Etate-Unis.
Pépin de Londres. — Arbre bien vigoureux, ramifié, très fertile. Fr. gros; chair teintée, assez tendre, juteuse, sucrée, relevée agréablement. De février en mai. Cultivé encore sous les noms de CalviUe du roi. Citron d^fUver,
Damelow*s Seedling ou Wellington. — Arbre robuste, fertile. Fr. gros ; chair demi-cassante, juteuse, acidulée, à tous usages. Fin d'hiver.
Pépin de Stnrmer. — Arbre de vigueur modérée« promptement fertile. Fr. moyen ; chair fine, ferme, juteuse^ sucrée, parfumée. Mars-mai.
Pépin de HewtOwn. — Arbre robuste et productif. Fr. généralemt. assez gros; chair ferme, fine, bien juteuse, sucrée, parfumée. De février en juin. Populaire aux Etats-Unis.
Reinette plate de Champagne. — Arbre de bonne forme et fécond. Fr. moyen ; chair croquante, juteuse, vineuse, agréable. Fin d'hiver.
Reinette tardive. — Arbre élancé, ramifié, devenant fertile. Fr. au dessus de la moyenne ; chair demi-fine, tassée, demi-cassante, jateuse, acidulée. De mars en juin-
S'il nous fallait citer toutes les bonnes Pommes de table ou de cuisine, nous pourrions doubler cette nomenclature, le P. étant le genre qui a fourni le plus de variétés locales bonnes h divers usages.
Le P. à cidre en fournit la preuve; cependant les sociétés et les congrès cherchent k en établir la synonymie et à faire connaître les plus méritantes. Déjà le cultivateur peut accepter les Pommes Argile^ Amer-doux, Ainère de Berthecourt, Binet, Bedan, Bramtôt, Barbarie, Fréquin, Galopin, Groseille, Marin- Onfroy, Martin-Fessard, Muscadet, Médaille d^or, Paradis, Beine des Pommes, Bouge-Bruyère, Bousse-Latour, etc., qui renferment les éléments de sucre, de parfum et de tannin nécessaires & la composition d'un bon cidre.
Culture. -- Par le semis de ses pépins, le P. donne un arbre qui ne ressemble plus à son type originel. Seul, le greffage peut reproduire les variétés que l'on désire propager ; le P. se soumet aux divers modes de greffage par œil ou par rameau.
Trois sujets différents sont employés pour recevoir la greffe du P. :
1^ Le T.franc^ ou sauvageon, pour former les hautes tiges, les arbres de verger ; on l'emploie à l'occasion de basses tiges k grande envergure, dans les mauvais terrains.
2P Le P. doucin^ pour les arbres dressés en pyramide, en vase, en buisson, en candélabre, en cordon, dans les bonnes terres, à cela près du sous-sol, puisque les racines ont un développement restreint.
8^ Le P. paradis, pour les arbres nains, buissons, vases, cordons et autres petites formes, dans un sol riche, attendu que, partout ailleurs, il resterait rabougri.
Le P. franc se multiplie par le semis de pépins ou de marcs de cidre ; les P. doucin et paradis se propagent par le marcottage en cépée.
Le P. à haute tige se greffe sur franc, en pied ou en tête, sur place ou en pépinière. Le greffage en tête estspécial aux var. peu vigoureuses, d'une végétation trapue, à la condition que la tige du sauvageon soit droite et robuste. On peut former d'abord la tige avec une variété vigoureuse, rustique au froid ; les Transparente de Croncels, BeUe de Pontoise, CalviUe rouge d'hiver, sont de ce nombre. Les pépinières possèdent divers types appropriés à ce rôle d'intermédiaire.
La hauteur de la couronne sera suffisamment élevée pourles plantations bordant les routes et les pâturages. La direction à laisser prendre au branchage est celle que la nature lui donne. Le travail de l'homme est presque insignifiant, il se borne à seconder la nature et à réparer les écarts de végétation.
On peut dire que toutes les var. de P. réussissent sous la forme en haute tige.
La distance minimum est 6 m. pour les sujets en ligne isolée ou en avenue simple, et 8 m. pour les plantations plus compactes.
Le P. en basse tige est conduit sous les formes de pyramide, de vase, de buisson, d'éventail, de palmette et candélabre, de cordon. Il est greffé sur une race de vigueur modérée, promptement fructifiante ; sur doucin, pour les grandes formes.
POMMIEE.
POMMIEE.
en terre ordinaire; snr paradis, pour les formes naines, en bonne terre.
Avec on sol maigre, seo on aride, on choisit le P. sur fhknc pour les grandes formes ; sur doucin, pour les petites. Le paradis en est exdn.
La pyramide s'applique aux var. qui s'y disposent naturellement par la direction verticale de la flèche et la ramification des branches. La distance est 8 m.
Le va$€ s'approprie aux végétations trapues, bien ramifiées à la base. On obtient rapidement un vase en groupant, dans le même trou, une douzaine de jeunes P. de variétés semblables et greffés sur doucin. On les cintre en même temps sur un lattis ou treillage représentant la silhouette d'un vase. Plue tard, les extrémités seront mariées par des contours gracieux qui ajouteront à l'élégance du groupe.
Sur un rang simple, la distance minimum d'un vase & un autre est de 8 m.
L'éventaU s'adapte k toutes les var. vigoureuses, soit en plate-bande, soit en espalier. L'exposition ombragée lui convient mieux que le soleil. Dans les contrées où la chaleur est modérée et les brouillards fréquents, les formes aplaties et évasées, comme l'éventail et le vase, sont plutôt employées dans le but de faciliter la pénétration de l'air et de la lumière sur le branchage. La distance approximative des éventails est ô m.
Le petit éventail, composé de 2 branches formant le y , se plante à un mètre de distance et commence k être utilisé comme clôture fruitière pourborder les propriétés et les chemins de fer.
La paimette et le candélabre sont pour les contre-espaliers et les murs. La distance des sujets se calcule d'après le nombre d'étages de branches ; les étages sont espacés entre eux de 2^ cm. ou 30 cm., et leur nombre sera d'autant plus restreint que la vigueur de l'arbre sera incertaine.
Le petit candélabre, à 8 bras ou à 4 bras, avec des sujets greffés sur paradis, constitue des treilles ou des contre-bordures de P. productives et peu envahissantes. On distance les arbres à 1 m. et on les palisse sur un treillage.
Le buisson est plutôt favorable au P., tandis que les formes symétriques sont réservées au Poirier. Des groupes de P. en buisson, par lignes ou par massifs, sont d'un bon effet dans le jardin fruitier ou dans le parc paysager.
Distance : 2 m. 50 sur doucin, 1 m. ÔO sur paradis.
Le cordon horvsontàl est généralisé partout aujourd'hui pour border les allées et les plates-bandes du plein air ou du mur. Les sujets seront à H m. sur doucin, ou à 2 m. sur paradis, et inclinés & 40 cm. sur un fil de fer tendu parallèlement au sol. A la rencontre des sujets, on évitera de les souder par la greffe. Presque toutes les variétés de P. se prêtent à cette foime simple, ornementale et productive.
Taille, — Le P. à haute tige supporte la taille dans sa jeunesse ; le but de cette première opération est de donner aux branches une tournure régulière. Une fois en production, il suffira d'une visite, tous les deux ou trois ans, pour retrancher les branches inutiles ou fatiguées,
et faciliter la circulation de la lumière danjs les parties diffuses. Ce travail se fait en hiver ; oi y pratiquera l'échenillage en même temps.
Un vieux P. épuisé par la fructification pourrait être restauré au moyen d'un tronçonnement assez long pratiqué sur les branches. S^ est de mauvaise espèce, il ne faut pas hésiter à le regreffer en couronne, en opérant an printemps sur un grand nombre de branches.
La taille du P. en basse tige doit viser d'abord la forme de l'arbre, puis la fructification. Or, il ne convient pas de tailler à outrance.
Les membres de charpente seront taillés assez long, les rameaux destinés à produire du fruit auront moins de disposition à s'emporter. Le rameau de charpente ou de prolongement des membres principaux sera coupé aux deux tiers environ de son développement ; il est rare qu'on ait besoin de le pincer en été.
Le rameau à fruit, que nous appelons d'un 9eul nom «brindille fruitière», sera t&illé à 20 cm., et les jets qui s'y développeront subiront le pincement de juin, à trois ou quatre feuilles, ou le cassement d'août, à six feuilles ; ce dernier moyen est surtout appliqué aux rameaux du sommet ou qui auraient été oubliés au pincement. Un rameau de charpente trapu ou faible se passe de taille et n'en remplit pas moins son rôle; les brindilles fruitières qu'il produira seront générait courtes et bien placées.
Il est indifférent de tailler ou de ne pas tailler le P. dès la 1* année de sa plantation. Si on ne le taille pas de suite, il sera nécessaire d'y revenir dès la seconde année, par une taille courte. En général, un raccourcissement modéré des jeunes rameaux sera d'un bon effet.
Le P. supporte le tronçonnement sur vieux bois ; cependant, il ne faudrait pas en abuser, les nouvelles branches pourraient être ohan crées, surtout dans un terrain froid ou avec une situation ombragée.
Récolte. — La Pomme est habituellement récoltée à la saison des vendanges, en septembre et octobre, à l'exception, bien entendu, des variétés précoces qui seront cueillies au temps de leur maturation : en juillet et en août.
La récolte des P. est moins minutieuse que la récolte des Poires, le fruit étant d'une nature
Îdus robuste, et sa période de maturation plus arge. Un grand nombre de var., en effet, sont bonnes à manger depuis le moment de leur cueillette jusqu'à l'année suivante.
Les Pommes d'été ou d'automne réclament une cueillette au temps de leur maturité. Quand la production est trop considérable, on les rentre dans un hangar, à Tombre, sur un plancher, ou au grenier. Est-il besoin de dire qu'il faut consommer ou vendre tout d'abord les fruits les plus avancés en maturité?
Dans les prés-vergers, on se hâte moins de récolter les fruits; le gazon en amortit la chute. D'un autre côté, on peut les grouper en tas au pied des arbres et les y laisser séjourner tant qu'il ne gèle pas.
On a remarqué que la P. tendre laissée sur l'arbre, se ride moins qu'au fruitier; seulement, sa maturation est beaucoup plus rapide.
La P. d'hiver, au contraire, s'améliore en
POMMIER