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POMPES

restant sur Tarbre, à la condition que le temps de la récolte ne dépasse pas la chute des flles. Une fois caeillies, les Pommes pourront rester quelque temps dehors, à l'abri des injures du temps. Quand elles sont bien ressuyées, on les place au grenier, ou plutôt à la cave ou dans une vinée, en raison de Faction de gelées. Les tmlteries situées dans les bâtiments d'habitation sont moins exposées au froid que dans les pavillons isolés.

Les plus beaux fruits seront placés sur les rayons de la fruiterie et aussi bien soignés que les Poires ; la Pomme d'hiver est une ressource d'arriëre-saison, pour la consommation de la famille ou pour le commerce des fruits.

La récolte des fruits à cidre se fait avec une gaule à crochet, et par secousses imprimées à la branche. Les fruits sont mis en tas, en attendant leur transport au broyeur et au pressoir, k moins que ce soient des variétés d'arrière-saison, qui seraient, alors, rentrées à Tabri, en attendant le broyage.

Nous avons parlé des procédés d'emballage des Pommes, en vrac, en paniers, en caissettes et en tonneaux. (Voir Emballage.)

L'emploi des Pommes est extrêmement varié, à la cuisine, à l'office, à l'étuve, au four, à la bassine, à l'alambic.

Les ménagères et l'industrie savent les utiliser d'après leur aptitude. En tout cas, le séchage permet de tirer parti des abondantes récoltes et de conserver ainsi des provisions pour la table, la confiturerie et la âibrication de boissons économiques. Oh. B.

Pommier. — CuUure en pots. — Sous verre ou même en plein air, lorsque la fécondation peut avoir lieu sans encombre, les fleurs desPommiers nouent en masse et l'on est presque toujours obligé de procéder à un éclaircissement des jeunes fruits. Les fruits des Pommiers cultivés en pots peuvent acquérir des dimensions très respectables, une saveur plus parfaite même que ceux des arbres cultivés en plein air.

On donnera au Pommier le même sol, les mêmes pots, le même traitement qu'au Poirier. On choisira de jeunes arbres bien constitués, greffés sur paradis ou sur doucin ; les premiers sont les plus prolifiques sous une forme plus réduite.

Variétés recommandables : Gros Api blanc, Ghros Api rouge, Baldwin, Borovitski, Blenheim Pippin, Boston Russet, Calville blanc, Calville rouge, Coe's golden drop, Courtpendu, Coe's Orange Pippin, Doux d'argent, Fall Pippin, Fenouillet gris, Fenouillet jaune, Gravensteiner, Grand Alexandre, Newtown Pippin, Northern Spy, Pépin d'or, Reine des Reinettes, Beinette de Cuzy, — dorée, — de Canada, — franche, — grise, — Van Mons, Ribston Pippin, Wamer's King.

Durant tout le cours de la végétation, il faudra donner fréquemment au Pommier des arrosements & l'engrais liquide.

Le pincement court et répété produira ici les résultats les plus satisfaisants. Ed. P.

POMOLOOIE. Partie de l'Horticulture ayant pour objet l'étude des arbres fruitiers.

POMPES. Les P. sont, à proprement parler.

des appareils qui servent à élever les liquides par aspiration. Par extension, on donne aussi ce nom à toute espèce de machine propre à l'élévation, au refoulement et, dans quelques cas, k la projection des liquides, quel que soit d'ailleurs le principe sur lequel elle est fondée. Certains de ces appareils sont plus spécialement appelés Seringues. (Voir ce mot.)

Il existe un très grand nombre de systèmes de P. On peut les distinguer en P. élévatoires, en P. foulantes et en P. aspirantes et foulantes. Les premières ont pour objet de puiser l'eau à une certaine profondeur et de l'amener, au dessus du sol, jusqu'à un orifice par lequel elle se déverse ; dans les cas où elles sont simplement aspirantes, elles ne peuvent élever l'eau, théoriquement, à plus de 10 m. B3, et dans la

{pratique, à plus de 8 m. au dessus du niveau de a nappe liquide dans laquelle elles plongent Les P. foulantes servent à lancer l'eau & une hauteur et à une distance variables, suivant leur force : la P. à incendie ordinaire est un type de P. foulante, modifiée de manière à donner un jet régulier et continu. La P. aspirante et foulante est disposée de telle sorte, qu'elle joue simultanément le rôle de P. aspirante et celui de.P. foulante, c'est-à-dire qu'elle puise l'eau et la projette aussitôt.

Etant donnée la nécessité des arrosages dans les jardins, on conçoit la grande utili^ des P. pour l'horticulteur. Celles qui l'intéressent plus particulièrement sont:

Pompo-ieringue à jet continu. — C'est une P. très petite, très légère et très facilement portative, composée essentiellement d'un cylindre dans lequel se meut un piston, et portant, à sa partie supérieure^ un orifice par lequel l'eau s'échappe. Pour la faire fonctionner, on plonge le cylindre verticalement dans l'eau, la poignée en haut, et l'on met celle-ci en mouvement d'une main, tandis que l'autre maintient l'appareil. L'eau peut être lancée à une dizaine de mètres. Cet instrument permet de seringuer les plantes de serre, les espaliers, etc., à une grande hauteur. Une modification de cet appareil consiste à luiadjoindreuntubeen caoutchouc plongeant dans l'eau, tandis que le corps de l'instrument est tenu à la main et fonctionne à la manière d'une seringue ordinaire.

Pompes mobiles. — Ces P. sont portées sur des roues. Il en est de simplement foulantes : celles-ci sont pourvues d'un réservoir dans lequel on déverse Teau; pour la manœuvre, l'ouvrier actionne d'une main le balancier, et de l'autre il dirige le jet, au moyen d'un tuyau flexible (cuir ou caoutchouc), pourvu d'un ajutage pulvérisateur. {Fig. 730.) lien est aussi d'aspirantes et foulantes, qui puisent l'eau et la projettent: la manœuvre de ces dernières exige généralement deux personnes. L'appareil connu sous le nom de tonneau pneumatique arroseur, n'est autre chose qu'une combinaison des deux P., aspirante et foulante, permettant successivement le remplissage d'un grand tonneau et la distribution ou la projection de l'eau. Cet appareil est ordinairement traîné par un cheval.

Pompes fixes. — Attachées à demeure, soit à un mur, soit à un support en bois. Il en existe

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