POTS
POTJLE, POULETS.
Les P. destinés & la culture des plantes doivent toujours permettre le facile écoulement des eaux d^arrosage ou de plaie; aussi importet-il que leur fond soit percé d^un ou de plusieurs trous, plus ou moins, suivant la capacité des vases. Il faut veiller à ce que ces trous ne soient pas obstrués ; on prévient cette obstruction en posant, sur chaque trou, un tesson ou débris de poterie, ou encore un petit caillou plat. (Voir Drainage),
Il convient que la terre des P. soit bien cuite : les jardiniers s'en assurent en les faisant sonner.
Leur capacité doit être en rapport avec la force de la plante et le développement de son système radiculaire. Trop souvent, on a une tendance & Texagérer, pensant que la plante se portera d'autant mieux qu'elle disposera d'une plus grande quantité de terre : si cela peut être vrai pour les plantes en pleine terre, il n'en est pas de même pour les plantes en vases. On peut même dire que mieux vaut, toutes proportions gardées, un pot parassant un peu juste qu'un pot trop grand.
Au-delà d'un certain diamètr (35-40 cm. environ), les pots deviennent peu pratiques, et il est généralement préférable de recourir aux bacs ou aux caisses. (Voir Bacs et Caisses,)
Les P. de petites dimensions sont en général dépourvus de rebords; ils prennent alors le nom de godets (voir ce mot). Les P. propremt. dits sont & rebords plats ou en forme de bourrelet arrondi.
La seule forme qui permette un facile dépotage est celle d'un tronc de cône renversé. Mais tout en conservant cette forme on peut faire les P. plus ou moins profonds et à parois plus ou moins évasées, suivant qu'il s'agit de plantes dont les racines ont une plus ou moins grande tendance à s'enfoncer dans le sol. Aussi se serton de plusieurs sortes de P.
Fig. 732. - Pot ordinaire.
Pots ordinaires. {Fig. 732.) Ils sont & rebord plats; leur diamètre supérieur est d'environ iji plus grand que leur profondeur, et ^fs plus grand que leur diamètre inférieur (mesures prises intérieurement).
Pots anglais ou belges, dits aussi Pots Ananas à rebords épais, en bourrelet arrondi, ou bien un peu aplati et pourvu d'un rainure permettant de les consolider au moyen d'un fil de fer. Profondeur à peu près égale au diamètre supérieur, lequel est dans le rapport d'en-
viron 3 à 2 avec le diamètre inférieur. Ces P. sont souvent employés pour la culture des Palmiers et autres plantes dont les racines s^enfoncent verticalement.
Pots-tiib«8. — Bien qu'en réalité ces sortes de P. ne soient pas cylindriques, ils sont appelés ainsi parce que leur forme, en tronc de cône très allongé, se rapproche de la forme tubuleuse. Leur profondeur est à peu prèâ moitié plus grande que leur diamètre supérieur, lequel est d'un tiers plus grand que le diamètre inférieur. Ces pots, imaginés au Muséum, il y a une dizaine d'années, conviennent particulièrement pour la culture des Palmiers.
Dans le but d'éviter que l'eau d'arrosage, en séjournant sous le vase, fasse pourrir les plantes, on a imaginé des P. à fond évidé et les P. à stUons; mais ils sont peu usités.
Pour les boutures qui exigent une humidité constante et également répartie, on emploie quelquefois des pots doubles & trous capillaires; l'eau est versée dans le milieu, et les boutures sont mises sur le pourtour, entre les deux parois.
Pour les Orchidées, on se sert de pots peu profonds, dont il sera question au mot Terrines.
Fig. 783. — Pot à marcotter.
Enfin pour le marcottage, on emploie des pots fendus sur le côté (JPt^. 733\ la fente permettant d'introduire facilement, dans le vase, le rameau & marcotter. (Voir Marcottage ai Vair,) L. H.
Poudrette. Voir Engrais.
POUILLOT. Les P. sont des Passereaux à bec fin, plus petits et plus franchement insectivores que les fauvettes. L'espèce la plus commune est le P. fitis (Phyllopneuste trochOus), qui ne nous visite qu'en été, passant l'hiver dans les pa3rs chauds, n arrive en avril et se tient surtout dans les taillis, sans cesse en mouvement, peu farouche, et passant toute la journée à inspecter successivement toutes les feuilles et les branches des arbres, pour y découvrir 1^ insectes et les larves dont il se nourrit. Son chant est très agréable. D*" T.
POULE, POULETS. Au point de vue de leur utilité dans les jardins, on sait que les Poulets détruisent beaucoup de vers, d'insectes et de limaçons, mais leur goût pour les graines et les légumes verts, et leur habitude de gratter la terre, les en fait généralement exclure, surtout à l'époque des semis : c'est seulement à l'automne, et lorsque le jardin a souffert des premières gelées, que l'on peut lâcher sans danger