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POULE, POULETS

PRÉFLOBAISON.

les poulets dans le jardin. On recherche à ce point de vue les races dites Courtes-pattes et pattues, qui s'écartent peu du poniailler et ne grattent pas : ces races sont faciles à nourrir et à élever et la poule pond jusqu'à un âge avancé, tout en étant excellente couveuse.

Au point de vue des produits du poulailler (chair et œufs), il convient aussi de faire un choix parmi les nombreuses races actuellement connues. Nous citerons les principales : la race de Crèveeœur est la plus recherchée pour sa chair, sa précocité (engraissement à 3 mois et en 15 jours) ; on en fait surtout des poulardes destinées au marché des villes. La race de Hottdan vient après et s'en rapproche par sa précocité et la délicatesse de sa chair : elle est féconde, rustique, peu coureuse et peu pillarde : les pontes sont abondantes et commencent dès le mois de janvier. La race de La Flèche forme aussi des poulardes renommées : les œufs sont gros, mais la poule est mauvaise couveuse et les poulets sont peu précoces, ce qu'ils rachètent par leur volume. La race de Dorhing est très estimée en Angleterre: les poulets sont précoces et d'un goût exquis, surtout en les engraissant avec unep&te dure de farines d'orge et d'avoine avec un peu de maïs cuit. Cette race est délicate et craint les gelées et l'humidité. La race Espagnole donne des œufs gros et nombreux; elle est sobre et robuste et sa chair est excellente, bien musclée. La race Cochinchinoise est remarquable par sa grande taille : malgré son origine étrangère, elle est rustique et la poule est la meilleure de toutes les couveuses: elle est docile et peu pillarde, ainsi qu'il convient dans un jardin. La race de Brahma-poutra est bonne pondeuse et les poussins sont très rustiques. Enfin, les races naines, pattues, etc., dont nous avons déjà parlé, ont un produit moins considérable, mais sont faciles à nourrir et à élever et peu nuisibles quand on les lâche en liberté dans un jardin.

Quelle que soit la race, ou les races que l'on voudra élever, on se rappellera que le poulailler doit être tenu avec une grande propreté, bien aéré pendant le jour et fermé la nuit ou par les temps humides et pluvieux. Le sol sera recouvert de sable que l'on renouvellera assez souvent, car les poulets en avalent pour broyer les graines dans leur gésier ; on pourra y mêler les coquilles d'œufis consommés à table, en ayant soin de les broyer assez menu, pour ne pas donner aux poules pondeuses l'idée de briser et manger leurs œufs. En outre, le poulailler sera garni de perchoirs en nombre suffisant pour que tous les habitants puissent s'y tenir à l'aise pour dormir pendant la nuit. Sur un des côtés, à un mètre environ de terre, ou disposera les cases ou logettes de pierre, garnies de paille ou de foin, où les poules iront déposer leurs œufe. Les coins du poulailler, où se cachent souvent des parasites nuisibles aux volailles et qui les tourmentent pendant la nuit, seront échaudés de temps en temps à l'eau bouillante. D' T.

Pùule pondeuse. Voir Aubergine.

POURPIER; angl. : Purslane; ail: PortulaJe. (PùrMaca oleracea L.) (Portulacées.) — Mascl. Atl. PL. FR. t. 121. — Inde. — Souvent Bubspon-

tané; annuel; tiges rameuses, étalées ou plus ou moins redressées ; Aies, obovales cunéiformes, épaisses, charnues, un" peu acidulés, consommées ainsi que le sommet des tiges^à l'état cru, en salade ou confîtes au vinaigre, ou à l'état cuit apprêtées de diverses façons ; fi. jaunes ; graines très fines.

Le P. doré à larges feuiUes est plus estimé que le type vert. Semer en mai, à la Jvolée, très clair, ne pas recouvrir la graine ; bassiner souvent pour favoriser la levée, puis sarcler et éclaircir; n'arroser qu'en plein soleil, jamais le matin ni le soir. Récolter à mesure tdes besoins. Repiquer à part quelques pieds auxquels on ne touche pas, pour en récolter la graine. J. G.

Pourpier de mer. L'Atriplex Halimus.

Pourretia. Voir Puya,

POURRIDIÉ. Maladie des racines qui peut être produite par différents Champignons et aboutit fatal, à la pourriture des racines et à la mort de l'arbre ou de l'arbuste qui les porte.

Elle est caractérisée par la présence d'une moisissure due au mycélium du Champignon.

Deux espèces surtout peuvent le produire : ArmiUaria meUea et Dematophora necati'ix (voir ces mots). On accuse également le Roscllinia aquila, au moins pour le Mûrier. Le Dematophora necatrix est le plus dangereux ; c'est lui qui produit le P. des arbres fruitiers et en particulier du Pêcher, appelé souvent blanc des racines. Il est nécessaire d'arracher les arbres atteints, de n'en pas replanter d'autres àlaplace avant quelques années, et même de cerner les taches avec un fossé pour empêcher le mal de gagner par le sol les racines des arbres voisins.

Pourthiœa, Voir Photinia.

Poux du Sapin. Voir Adelges.

PRALIN46E. On désigne sous ce nom une opération qui consiste à enrober des graines ou les racines des pi. avec une substance nutritive — terre argileuse et engrais solubles mélangés,— de manière à en hâter le développement ; on soumet quelquefois à cette opération la tige et les rameaux d'un végétal, au moment de sa plantation, afin de diminuer la transpiration, ce qui favorise le reprise.

PRËFLORAISON ou Estivation. Manière dont les parties de la fieur et surtout les pièces du calice et de la corolle sont disposées dans le bouton.

La P. est volvaire (calice de la Mauve) lorsque les pièces se touchent bords à bords sans se recouvrir. Elle est tordue (corolle du Laurier- Rose) lorsque chaque pièce (sépale ou pétale) est couverte d'un côté et couvrante de l'autre. On la dit imbriquée (calice du Camellia) quand, dans une même verticille (calice ou corolle), une division est extérieure et a ses deux bords enveloppants, une autre intérieure et à bords recouverts, et que les intermédiaires sont recouvertes par un bord et recouvrantes par l'autre. La P. est quinconciale (calice de la Rose et de l'Œillet) lorsque deux pièces d'un verticille sont extérieures, deux intérieures et la cinquième intérieure par un bord et cxtérieurc par l'antre. ,^^,^^,,^(^oOgle

PRÉFOLIAISON.

PRIMULA.

PRÉFOLIAISON ou Vernation. Manière dont I sont indiquées dans le tableau suivant, tiré des les jeunes feuilles sont disposées dans le bour- 1 Eléments de Botanique de Duchartre, 2* éd., geon. Les différentes sortes de Préfoliaison | p. 514.

P. considérée dans chaque feuille isolément :

Feuilles planes Planes,

l en deux * ^^nsversalement Bédinées.

Feuilles pliées | \ longitudinalement CondupUquées.

I plusieurs fois PUsséeê.

Iune moitié latérale autour de Tautrc Conwdutées. les deux moitiés \ en dehors BévoUaées.

roulées égalmt. ) en dedans ItwoUttées.

sur leur côté en manière de crosse d^évêquc Circinés.

P. considérée quant à la disposition relative des feuilles :

Ise touchant seulement par leurs bords juxtaposés .... Volvaires. se touchant de même, mais reployant plus ou moins leurs bords en dedans IndupUquées.

se recouvrant plus ou moins Tune Tautre par les côtés . . Imbriquées. T?««{iiûc »ii^A« l ^^^ feuille embrassant celle qui est placée vis-à-vis d'elle

en deux (comme à cheval sur elle) Equitamtes.

en aen | ^^^ feuille embrassant seulement la moitié de Tautre . . . DÔmi-éqwitantes.

Prieldy Pear. Nom anglais des Opuntia. | C'est cette pi. alpine qui a donné naissance à

Primel. Nom allemand des Primevères. Voir la race des Auriàdes ou OreiUe d'ours, si appré- Primula. ; ciée depuis plusieurs siècles en horticulture

Primevère. Voir Primula. i et dont les Anglais cultivent une infinité de var.

Primrose. Nom anglais des Primevères. Voir ! Le type croît dans tout sol léger et préfère la Primula. | rocaille et une situation ensoleillée ; les Auii-

PRIMULA L., Primevères \ angi.: Primrose; cules, elles, vivent bien dans un sol riche en ail. : Primel. (Primulacées.) PI. vivaces, bisan- 1 humuset sableux; elles constituent d'excellentes nuelies ou monocarpiennes, à files, toutes radi- { bordures dans nos jardins. Les belles var. se cales ; à fi. ordinairt. en ombelle ceinte de quel- cultivent en pots.

ques bractées ; rart. hampe nulle ; calice tubu- P. anricnlata Lam. — Vent. Cels. 42. — leux ou campanule, à 5 dents ; corolle à tube { Caucase. — PI. vivace, à files, molles, auriculées. cylindrique, plus ou moins long; limbe &ô lobes glabres, d'un beau vert, lancéolées-elliptiques, ordinairt. échancrés; étamines 5; ovaire libre, , finement dentelées et formant une grande rosette; uniloculaire,multiovulé; placenta central, libre; fi. d'un rose lilacé, en ombelle dense ; hampe style 1 ; capsule polysperme, s'ouvrant au ! de 15-20 cm. Avril-mai. Cuit. P. rosea. sommet en 5 valves. — Environ 180 esp. des rég. P. capitataHook. — B. M. t. 4550 ; Fl. d. S. 6, montagneuses, froides et tempérées de i'hémi- 618. ~ Himalaya. ~ PI. bisannuelle ou vivaee; sphère boréal, de l'Amérique australe et de ' files, finement réticulées, formant une grande rol'Arc^^ipel malais. ' sette ; hampes fiorales de 10-30 cm., recouvertes

P. acanlis Jacq. (P. grandiflora DC.) — Bois, { d'une poudre blanche, et portant à leur sommet, Atl. PL. JARD. pi. 176. — Europe mérid. et | en capitule globuleux, un nombre très grand de occid. — PI. vivaee, à files, grandes, réticulées, | fi. petites et d'un bleu-violacé intense. Cest membraneuses, molles, d'un vert clair, atténuées l'une des plus belles esp. du genre. Elle fieurit de en pétiole ; fi. grandes, solit., d'un jaune citron ; juillet en novembre, et tout l'hiver si l'on pédoncules de 5 à 7 cm. de long. Février- avril, l a soin de l'abriter. Elle craint la trop grande C'est la lo fi. du printemps, d'oii son nom ' humidité et le soleil ; il lui faut, dans la rocaille, populaire de Primei^e On en possède un grand une niche tournée au Nord, bien drainée,* et un nombre de formes et var., & fi. diversement i sol composé de Vs àe terre de bruyère, '/j de colorées, simples ou doubles. Réussit dans tous | sable, ^l^ de terre franche. On en cultive une les sole, à l'ombre ou à mi-ombre. var. à. fi. blanches.

P. algida Adans. — Lbhbjann, Primula, 7. | P. cathmeriaBaMunro. — Rev.H. 1880,p. 330. -- Caucase. — Plante vivaee, à files, glabres, — Himalaya. — PI. vivaee à grandes formes, à membraneuseb, oblongues spatuliformeSfdentées files, amples, presque lisses; fi. petites, lilas clair, sur les bords, en rosette; hampes de b-ib cm.; en gros capitule serré, au sommet d'une hampe capitule de fi. lilas foncé ; corolle laciniée. Mai- épaisse, mesurant parfois 80 cm. de haut Marsjuin. Cuit. P. rosea. juin. Tout sol léger lui convient; elle préfère les

P. Auricula L. — Bois, Atl. pl. jard. pi. terrains spongieux et profonds et le mi soleil. 178; CoRRKYoïi, Fl. color. d. mont. pl. 121. — P. cortusoides L — B. M. t. 399. — Sibérie Montagnes calcaires de l'Europe mérid. —Pl.vi- 1 et Japon. ~ Pl. vivaee; files, molles, ovalesvacc; files, charnues, oblongues, obtuses, près- , arrondies, crénelées sur le bords, velues, pétioque entières, recouvertes d'une poudre jaunâtre lées ; fl. rose pourpre, disposées par 5-15 en et glabres sur les deux faces ; fl. jaune d'or, ombelle, au sommet d'une hampe de 15-3Ô cm. grandes, pourvues d'un disque blanchâtre â la | Avril-juin. Cuit. P. rM«a. Plusieurs var.(J^.734) gorge et disposées par2-10en ombelle. Avril-mai. ; P. denticulata Smith. — B. M. t. 395»; B. R.

PRIMULA.

PRIMULA.

28, 47. — Himalaya. — PI. vivaco; fllee. molles, réticulées, dentelées sar les bords, ovales-lancéolées, atténuées en pétiole; fl. lilas, à lobes denticulés, réunies en capitule hémisphérique. Avril-juin. On en cultive une var. nivea Leitchl., à il. blanc pur. Cuit. P. cashmcriana.

P.elatior Jacq. — Europe. — PI. vivace; Aies, larges et grandes, molles, ovales-oblongues ; hampe de 10-30 cm., pubescente et portant une ombelle de 8-15 fl. pédonculées et penchées, à corolle jaune citron. Avril-mai. On en cultive une foule de var. aux teintes et aux formes les plus diverses, depuis celle à corolle très large, jusqu'à la curieuse forme h doubles corolles enchâssées Tune dans l'autre. Les P. iniricata Gr. et God., des Pyrénées, carpathica Fuss., des Carpathes, inflata Dnby, du Caucase, média Peterm., de TEurope centrale, Sibihorpii Reich., d'Orient, et Thmimatinii G. et God. de IVEorope mérid., sont des var. du P. elatior. Culture du P. <icwd%8.

terreau de feuilles et de sable. On en cultive une belle var grandiflora, à corolle beaucoup plus grande que chez le type.

P. Porbesii Franchet. — Rev. Hort. 1892, 269. — Yun-Nan. — Pi. bisannuelle, à Aies, molles, petites, membraneuses, ovales, crénelées sur les bords et villeuses: fl. petites, rose vif, disposées par verticilles étages sur une tige de 10-15 cm. de haut. Fleurit toute Tannée, mais, comme l'esp. précédente, ne supporte pas nos hivers; culture du P.floribunda.

P. japonica A. Gray. — Bois, Atl. pl. jard. pi. 179. — Japon. — PI vivace ou bisannuelle, à Aies, amples et d'un vert clair, ovales-allongées, à nervures rougefttres, dentelées sur les bords; fl. grandes, d'un carmin foncé, veloutées, en verticilles de 5-20 fl. étages au sommet d'une hampe de 80-50 cm. de haut. Mai-septembre. On en possède des var. de plusieurs teintes. Cette pl. est très rustique et se cultive comme P. rosea. {Fig, 735J)

NVM'K^r

Pig. 734. — pRIMULA C0RTU80IUB8 L.

P. farinota L. — Corrbv. Fl. color. ues Mont. pl. 119. — Rég. montagneuses de l'Europe. — Pl. vivace, à flles. glabres, crénelées, obliques, poudrées de blanc en dessous ; fl de moyenne grandeur, d'un rose vif avec un disque jaune à la gorge, réunies en ombelles de 10-20 au sommet d'une hampe de 15-20 cm., recouverte d'une poudre blanche. Avril-mai. Var. alba. Cette pl. réussit dans tout sol léger et demande une position humide et fraîche.

P. lloribunda Wall — B. M t. 6712; Rkv. HoHT. 1895, 400-401. — Himalaya occid. — Pl. bisannuelle, non rustique sous notre climat et qui \ réussit admirablement dans la serre froide ou ! l'orangerie. Flles. petites, d'un vert gai, réticulées; fl. très nombreuses, petites, jaune vif | briUant, disposées par verticilles sur des tiges de 10-30 cm. Fleurit toute l'année et surtout peu- ; dant l'hiver. Mélange de terre de bruyère, de

Fig. 735. — pRiuuLA JAPONICA A. Gray.

P. iongiflora Ail. — Correv. Fl. color. d. Mont. pl. 124. — Alpes. — Pl. bisannuelle ou vivace, voisine du P. farinosa, dont elle se distingue par ses flles. absolument lisses, les dents de son calice lancéolées et ses fl. à très long tube, avec une corolle beaucoup plusgrande. Mai-juin. Terre de bruyère et terre franche; rocaille ; mi-soleil.

P. margiaata Curt. — B. M. t. 191. - Alpes mérid. — Pl. vivace, à tiges épaisses s'élevant au dessus du sol et donnant à cette Primevère l'apparence d'un sous-arbrisseau ; flles. glabres, lancéolées, dentelées, à dents garnies d'une poussière blanche; fl. violettes, à corolle tubuleuse allongée, réunies par 5-7 en ombelles. Mars-avril. Cuit. P. Auricula.

P. minima L — B. Reu. t. 581. — Tyrol et

PRDiULA.

PEIMULA.

Europe orientale. — PL vivace naine et tonffae de 2-4 cm. de hant, à files, spatulées, glabres, d'an vert foncé, loisantes, dentelées à leur sommet; fi. sessiles, grandes, d*nn lilas clair. Avril-mai. Rocaille; sol spongieux; mi-soleil.

P. mollis Hook. — B. M. t. 4798. — Himalaya oriental. ~ PL vivace, à files, molles, lobées, velues, grandes, pétiolées et rappelant un peu celles des Cinéraires hybrides; fi. petites, d'un carmin vi( verticillées et superposées par étages sur une tige de 20-80 cm. Fleurit de mai en octobre. Non rustique sous notre climat ; culture P. fioribunda,

P. obconica Hance (P. poculiformia Hook.) — B. M. t. 6682. — Chine. — PL vivace, & files, longuement pétiolées, pubescentes, lobées, dentées, d'un vert jaunâtre clair; fi. blanc lllacé, plus ou moins foncé, nombreuses, de dimensions diverses, en ombelles, et se succédant pendant toute l'année sur la pi. Cette P. est à peine rustique chez nous et se cultive comme le P. sinensis ; elle a l'avantage, en serre froide, de fleurir durant tout l'hiver. On en cultive une YAT, grandiflora et à fi. de teintes diverses.

P. offlcinalit Jacq. (P. veria L.) — Masclbf, Atl. PL. PR. pL2]l. — Coucou; angL: Cowslip; alL : ScMûsselbîume. — Rég. montagneuses de TËurope. —PL vivace, à files, o vales,brusquement contractées en pétiole ailé, réticulées, velues ; hampe pubescente« haute de 15-20 cm. ; fi d'un jaune vif, petites, penchées, odorantes, à corolle concave et réunies en ombelles. Avril-mai. Cuit. P. acaulis^ mais préfère le grand air et la lumière à l'ombre des arbres. C'est l'une des

λL vivaces les plus anciennement cultivées dans es jardins ; on en possède une infinité de formes très diversement colorées et provenant, soit de la variabilité de la plante, soit de croisements entre elle et les P. acaulis ou daiior. Les P. brevistj/la DC, variabiîis Goup., Bois, Atl. PL. JARD. pi. 177, intemiedia Faech , flageUicaulia Kern., macrocaiyx Bunge, suaveoiens Bert., sont des var. du type officinaîis ou des hybrides sortis de lui.

P. Poistoni Franchet. -^ B. M. t 7216. — Asie orientale. — - PL vivace, se rapprochant un peu du P. japoniça^ mais non absolument rustique sous notre climat; files. glabres, plus étroites, luisantes, dentées sur les bords; fi. grandes, d'un pourpre clair avec un œil jaune à la gorge, disposées en verticilles étages. Mai-septembre. Cuit P floribunda.

P. rotea Royle. - B. M. t. 6437. —Himalaya occid. — PL vivace, formant de fortes touffes basses, à peine hautes de 5-8 cm.; files, ovales, dentelées sur les bords, d'un vert rougeâtre; fi. d'un rose pur très vif, en ombelles sur une tige glabre et brune de 5-8 cm. Mars-maL On en possède une belle var. grandiflora LeitcUL, dont les dimensions diverses sont de moitié plus grandes que chez le type. C'est l'une des meilleures pL que nous ait fourni l'Himalaya. Il lui faut un sol spongieux, riche en terreau de feuilles, une position plutôt fraîche et humide et le mi-soleil. Multiplication par semis , boutures de racines et division.

P. Sieboldi Morren. (P. amœna Lindl.) — Japon, — Belle pi vivace, qui tient le milieu

entre les P. cortusoidea et moUis^ et pourrait bien être un hybride entre les deux. Depuis quelques années, elle joue un grand rôle dans le monde horticole, car on en a obtenu un assez grand nombre de var., dont quelques-unes sont d'une grande beauté. C'est une pi. vivace à souche stolonifère, à files, molles, pubescentes, lobées, à grandes fi. d'un beau carmin ch^ le type, réunies par 5-15 en gracieuses ombelles. Avril-mai. Sol léger, riche en humus ; mi-soleiL Excellente pour rocailles et plates-bandes, voire même pour sous-bois et bosquets, en sol bien drainé.

P. sikkimentit Hook. — B. M. t. 4597. — Himalaya oriental. — PL vivace, robuste et touffue, à grandes files, d'un vert sombre, obovées-spatidées ; fi. jaune paille, pédonculée&, pendantes, à corolle en entonnoir, odorantes, disposées par 8-30 en ombelle terminale, au sommet d'une hampe de 20-50 cm. Juin-août Cette pi résiste aux plus grands froids et se reproduit spontanément dans notre Jardin de la Linnœa, & 1800 m., dans les Alpes. Elle aime un sol poreux, riche en humus, profond, légèrt. humide et une position mi ombragée.

P. sinensis Lindl. (JP. chinensia Hort ; pnemtena Bot. Reg. — Bois, Atl. pl. jard. pL 180. — C'est la P. de Chine bien connue, pL bisannuelle ou vivace, à feuiles ovales-cordiformes, poilues et visqueuses, fortement odorantes, élégamment lobées et dentelées; A. grandes, rose clair chez le type, avec un œil jaune & la gorge, disposées en une panicule pyramidale. Cette pl. joue un rôle important en horticulture ; on est parvenu à la modifier considérablement et à en obtenir des var. multiples et très diverses, depuis la fi. blanc pur, à corolle frisée et fimbriée, jusqu'au superbe P. a, PàUanzœ^ à fi. qaadricolore, en passant parles teintes les plus variées et les plus vives. Le phénomène de variation a même porté sur la feuille, qui, de cordiforme qu'elle est chez le type, a passé & la forme allongée et fint découpée rappelant les frondes de certaines Fougères, qui caractérise les variétés du groupe fiieifoUa. On élève la P. de Chine par semis faits en été et qui fieurissent tout l'hiver dans une serre froide sèche et bien éclairée. Le sol qui lui convient le mieux est une composition de terre franche légère, de sable et de terreau de feuilles^ avec addition d'un peu de terre de bruyère, si l'on en a ; du fumier bien consommé, ajouté à cette composit. donne de la vigueur & la pL

P. viseota Vill. (P.hirauta Ail.) — Correv. Fl. coLOR. D. MONT. pl. 128. — Alpcs gpranitiques. — Pl. vivace et saxatile, à files, épaisses, recouvertes de poils brunâtres, visqueuses et dentelées sur les bords, ramassées en rosette; fi. grandes, rose vif, avec un œil blanc à la gorge, réunies par 8-15 en ombelle dressée, sur une hampe de 8-6 cm. de haut. Mars-mai. Il lui faut la rocaille, si possible la position perpendiculaire, un sol léger et le mi-soleil (nord, levant ou couchant). On en possède une belle var. nivea Hort. à fl. blanc pur, et une autre forme major Hort.. à grandes fi. Les esp. saxatiles et propres à garnir les rocailles, qui appartiennent au groupe du P. viacosa, se cultivent de même. Les P. se

PRIMULA.

PROTEA.

multiplient par semis, mais il faut avoir soin de procéder aussitôt la graine récoltée, sinon la germination est très longue. H en est qni ne germent qu'au bout de 18 mois. Un grand nombre d'esp. se laissent facilement diviser ; c'est le cas de la plupart des esp. terrestres; les saxatiles (appartenant au groupe viscosa ou Auricula) supportent mal ce genre de multiplication et il est préférable de les semer. On peut aussi multiplier un bon nombre de P. par le bouturage de racines ; c'est le cas surtout ponr les espèces himalayennes. H C.

PRIMULACËES. (Dicotylédones-Gamopétales.) Famille de pi. caractérisées par des il. hermaphrodites, régulières sauf de très rares exceptions, & coroUe gamopétale hypogyne ou rart. périgyne, dont le limbe est à 4-9 divisions ; des étamines en même nombre que les divisions de la corolle et auxquelles elles sont opposées; un ovaire supère (très rarement infère), à une loge contenant 2 ou le plus souvent un grand nombre d'ovules fixés sur un placenta central. Le fruit est une capsule uniloculaire, s'ouvrant au sommet par des valves ou des dents ou en travers, circulairement. — 5 tribus: Hottomées^ PrimtUéeSf Lytimachiées, Coridées, Samoléea,

Prinas. Voir Ilex.

Prismatocarpus. Voir Specularia.

PRITGHARDIA Seem. et Wendl. (Palmiers Coryphées.) Stipes élevés, inermes, annelés inférienrt.y revêtus dans le haut par les gaines persistantes des files. Celles-ci amples, orbiculaires ou cunéiformes à la base ; pétiole concave; gaine très courte. Spadice longt. pédoncule, engaîné de spathes épaisses, coriaces. Fi. hermaphrod ; ovaire trilobé ; corolle & tube persistant. — .^-4 esp. des Sandwich et iles des Amis.

P. filifera Lind. Voir Washingtonia.

P. Gandichaudi Wendl. [Syn. : Livistona Mart.]

— Sandwich. — Tronc court ; pétiole inerme, à ligule oblongue. Limbe atténué en coin à la base, squameux en dessous, divisé en 20 segments filamenteux à pointe bifide.

P. grandis Veitch. Voir Licnala Veitch ii.

P. Martiana Wendl. [Syn. : Livistona Gaud.]

— Sandwich. — Tige médiocre; pétiole inerme, à ligule ronde. Limbe suborbiculaire, divisé en 40 segments bifides jusqu'aux 2 tiers et entremêlés de filaments.

P. robusta Hort. Voir. Washingtonia.

P. Thnrstonii Miill. et Dr. — Gartenfl. 1887, f. 123-124. — Iles Fidji. — Stipe lisse. Files, arrondies, plissées. Spadice thyrsoïde, à Textrémité d'un très long et très grêle pédoncule axillaire.

On cultive encore: P.paeiflca Seem. et Wendl., Kerch. Palm. t. 27. [Syn. : CorypJia umbraculifera Forst., non L.l J. D.

Frivet N. angl. du Troène, V. Ligustrum

PROCRUSTES Bon v.(Coléoptères de la fam. des Carabides.) Ces insectes ont le corps ovalaire, les mandibules lisses, la dent du menton plus courte que |ies lobes latéraux. L'espèce type, le P. coriaceus Linn., de 34-38 niill. de long, de couleur noir mat, est commun. La larve, de 30 mill. de long, se trouve de février à mai sous les mousses. A l'état adulte, comme à l'état de

larve, les Procrustes sont de terribles carnassiers. Aussi doit-on respecter la vie de ces insectes. P. Tn.

PROLIFÈRE. On désigne sous ce nom les fleurs dont l'axe central s'allonge pour donner naissance & un ou plusieurs bourgeons anormaux qui peuvent ou être feuilles, ou bien constituer des fl. surnuméraires.

PROLONGEMENT. Cette expression s'applique k la branche ou au rameau d'un arbre qui constitue ou continue l'ossature de sa charpente ou de sa forme.

L'œil de P. est l'œil immédiatement au dessus duquel la taille ou l'outil de taille a coupé le rameau qui le porte. Cet œil ou bourgeon devient alors œil ou bourgeon de prolongement ; il est* choisi dans Une situation telle que son développement continuera la direction de la branche, sans saillie ni déviation apparente : de là, l'œil de face ou de côté ; s'il est éperonné, on l'éborgne : un œil latent, à la base du dard ou éperon, prendra sa place. C. B.

Promeneea. Voir Zygopetalum.

PROTEA L. (Protéacées.) Arbriss. ou petits arbres; files, entières, rigides, coriaces; fl. sessiles à l'aisselle de bractées formant des capitules strobiliformes souvent globuleux, rarement oblongs, à bractées nombreuses, imbriquées, coriaces, noires ou colorées ; fl. hermaphrodites, irrégulières: périanthe linéaire, souvent comprimé sur le dos ; segment postérieur étroit, les 3 inférieurs en lèvre recourbée, entière, brièvement bi-ou triflde; 4 étamines; style rigide, subulé, anguleux ou avec 2 ailes étroites; ovaire hérissé de longs poils. — 60 esp., toutes de l'Afrique australe cxtratrop.

P. cyBaroides L. — B. M. 770; Gard. Chr. 1 895, 1, 773, fig. 117.— Tige dressée; flles arrondies, pétiolées; capitules terminaux, volumineux ; bractées allongées, pourpre ou rose et vert pâle; anthères rouge orangé; c'est la plus belle espèce du genre. Voir R. H. 1895, 487.

P. longifolia Andr. (P. cristata Lamk.) — B. R. 132, 133, 144. — Flles. allongées linéaires, rétrécies à la base ; capitulesterminaux, ovoïdes ; bractées vert pâle, pins ou moins teintées de pourpre ; fl. pourpres ou violettes; style pubescent, courbé au sommet.

P. mellifera Willd. - B. M. 346; Andr. Bot. Rep. t. 582. — Flles. lancéolées, liguliformes, rétrécies à la base; capitules terminaux; bractées glabres, visqueuses à l'intérieur, blanches, verdâtres ou roses; fl. de même couleur, â arêtes blanches laineuses ; style glabre.

P. pulchella R. Br. - Bot. Rbg. 20; Bot. Rep. 270, 277, 442. — Rameaux tomenteux; flles. oblongues lancéolées ou linéaires allongées ; capitules terminaux, bractées extérieures ovales, verdâtres, pourprées vers la pointe, les intér. allongées linéaires, rose carminé, munies à leur sommet d'une houppe de poils noirs; fl. pourpre brun.

P. rhodantha Hook. f. — B. M. 7831. — Flles. sessiles, linéaires oblongues, arrondies au sommet; capitules terminaux ; bractées ovales, étalées, les extér. vertes, bordées de brun, les intérieures plus longues, roses.

On cultive aussi : P. amplezieaalit R. Br.^

PROTEA.

PRUNIER

Bot. Rep. 453; P. canaliculaU Andr., Bot. Bip. 437, rameaux pourpres, fl. roses; P. humilis R Br., Bot. Rkg. 682, esp. presque acaale, et P. nana Thnnb., B. M. 7005, petite esp. à fl. cramoisies, en capitules de 6-7 cm. de diamètre.

Arbustes à feuillagepersist de serre tempérée, craignant Texcès d^hnmidité, à cultiver en terre fibreuse avec une forte proportion de sable et environ le quart de poussier de charbon; mettre dehors Tété. Bouturer les jeunes pousses bien aoûtées, sous cloche, à froid, en terreau de feuilles sableux, dans des pots ou terrines bien drainés ; ombrer, et essuyer la cloche pour éviter la pourriture. J. G.

PR0TËAGÉB8. (Dicotylédones - Monochlamydées ) Famille comprenant des végétaux presque tous ligneux, à Aies, persistantes et coriaces, cultivés pour leur beauté ou pour leur aspect étrange. Les fl. sont générait, hermaphrodites, à périanthe & 4 lobes en préfloraison valvaire. Les étamines sont en même nombre que les divisions du périanthe et leur sont opposées; les anthères ont une déhiscence longitudinale. L*ovaire est supère, uniloculaire ; il contient 1-2 ou un plus grand nombre d'ovules. Le fruit est indéhiscent ou déhiscent. >- 7 tribus : Protéées, Conospertnées, Frankiandiées, l^ersooniées, Grrevilîéées, Einboihriées, Banksiées.

ProteinophaUus, Voir Amorphophalins.

Fig. 736. - Prothalle dévoloppé,

PROTHALLE. {Fig, 736,) Ce mot sert à désigner, chez les Fougères, la forme primordiale sous laquelle apparaît le germe sorti de la spore. Ce prothalie se présente comme une lamelle celluleuse, ordt. cordiforme, sous laquelle se développent les organes mâles (anthéridies) et les organes femelles (archégones), ceux-ci placés au dessous de Téchancrure du prothalle. Après la fécondation opérée par les anthérozoïdes qui effectuent leur transport, dans Teau, des anthéridies aux archégones, l'une de ces dernières émet une première fronde, résultat de

cette fécondation, et cette 1* fronde se dresee par Téchancrure du prothalle. Chez les Sélaginelles et les Hydroptérides, le prothalle se forme sur la spore femelle et la fécondation y est assurée par les anthérozoïdes sortis de la spore mâle. £. R.

Protoplasina. Voir Stract«r« des plantes.

PROTOZOAIRES. Embranchement du Règne Animal qui renferme des êtres microscopiqufê confondus autrefois avec des Végétaux inférieurs et d'antres animaux, sous le nom d'Iiifusoires. Ce sont les plus inférieurs de tous les animaux. Beaucoup vivent dans l'eau douce on dans les liquides du corps de l'homme et des animaux (Amibes, Sporozoaires, Flagellés, etc.X Ceux qui vivent dans Teau douce sont peu nuisibles, et la filtration au filtre ordinaire suffit généralement pour en débarrasser les eaux potables. D' T.

Froviffnage. Voir Marcottage.

PROTER. Ce Passereau du groupe des Conirostres (MtUaria eurapéca) est voisin des Bruants. Son pelage est gris-bran varié de blanc jaunâtre. C'est un habitant des plaines dont le régime est surtout granivore, comme celui des Bruants ; mais & l'époque de l'élevage des petits (avril-mai), les parents détruisent I beaucoup d'insectes pour les nourrir. Sa chair ! est beaucoup moins délicate que celle des Bruants. D' T.

Prumnopitys* Voir Podocarpns.

Prune coton. C'est le Chrysobàlanuê Icaco,

PrunéUa. Voir RruBella.

PRUNIER ; angl. : i^tim ; ail. : Ffiaumenbcum. (Pour les esp. botaniques et ornementales, v. Prunus.) Le P. est un des arbres fruitiers les moins difficiles sur la qualité du sol. La plupart des terrains cultivables lui conviennent, pourvu ! toutefois qu'ils ne soient ni trop argileux, ni trop humides. Comme les autres arbres à noyau, il préfère, aux engrais, les amendements légers, salins, salpêtreux.

Les terrains entretenus par une humidité

modérée lui plaisent. Cette condition, jointe au

climat, est la principale cause de son succès

! dans le Nord-Est, l'Ouest et le Sud-Ouest de la

France.

Le climat du P. est celui du vignoble; sa fi. redoute les gelées printanières et les brouillards, comme la fi. de la Vigne ; néanmoins, il prospère assez loin dans le Nord et réussit même où le raisin ne mûrit plus en treille. Dans les pays froids, les var. délicates réclament l'espalier. On dit que les var. de plein vent ont besoin d'un sol calcaire et d'une bonne altitude.

Le P. est l'arbre de la plaine; on peut également le planter sur le versant des collines, à bonne insolation et k l'abri du vent qui pourrait déraciner l'arbre. Dans les endroits privés d'air, trop chauds ou trop froids, le P. végète mai ou noue son fruit avec difficulté; la fleur couie.

Variétés. — Le P. donne naissance^ par la voie du semis, à d'assez bons sauvageons; le fruit, s'il n'est pas directement comestible, peut toujours être transformé à l'alambic ou à l'office; il en est résulté cet inconvénient d'une nommenclature grossie outre mesure. Nous avons donc procédé à une sélection sévère pour cons-

PRUNIER

PRUNIER

tîtaer le choix restreint des meilleares prunes ; pranes de dessert et pranes h pruneaux

10 Prunes de dessert. — Les var. que nous appelons ainsi, étant de 1* qualité, sont consommées à Tétat frais ; mais la plupart d'entre elles trouvent encore l'emploi dans la confiserie, la pâtisserie, le séchage et la cuisson. Ces var. sont classées dans leur ordre de maturité.

Jaune hâtive, dite de (7a^a2(^ne. — Arbre d'une vigueur et d'une bonne fertilité. Fr. au dessus de la moyenne, jaune; chair fine, bien juteuse, d'un goût agréable. Mi-juillet. La Jaune hâtive de Baboud on est une forme non moins méritante.

Favorite hfttive de Hivers. ~ Arbre vigoureux, assez rustique, très fertile. Fr. moyen, noir bleu&tre; chair bien juteuse, sucrée, acidulée. Mi-juillet.

Mirabelle précoce. — Arbre de vigueur modérée; très fertile. Fr. petit, jaune pâle; chair mielleuse, douce. 2« quinz. de juillet.

Précoce de Tours. — Arbre vigoureux, assez rustique; fertile. Fr. moyen, noirâtre; chair assez juteuse, acidulée, parfumée. Fin juillet.

De MoBtfort. — Arbre de vigueur modérée, bien fertile. Fr. moyen, pourpre ; chair succulente, juteuse, sucrée, vineuse Commt. d'août.

Des Béjonniéres. — Arbre trapu, ramifié, très fertile, assez rustique Fr. moyen, jaune ; chair assez ferme, juteuse, sucrée; saveur abricotée. Commenct. d'août; var. précieuse aux divers usages de la prune.

Monsieur hâtif. — Arbre vigoureux, très fertile. Fr. assez gros; chair juteuse, sucrée, parfumée. Mi-août.

Monsieur jaune. — D'une vigueur modérée, d'une fertilité excessive, assez robuste. Fr. assez gros ; chair tendre, juteuse, d'un parfum distingué. Mi-août.

Fig. 737. - Reine-Claude.

Reine-Claude. — Arbre robuste, très fertile, ayant suffisamment résisté aux grands hivers. Fr. assez gros, vert jaunâtre ; chair très sucrée, rafraîchissante, avec une eau abondante ; fruit délicieux. Août. (Fig. 737.)

Comme la suivante, cette var a donné naissance à d'excellents types variant de grosseur, de saveur et surtout d'époque de maturité. Les unes et les autres sont l'objet de cultures spéculatives fort étendues; leur fruit est l'objet d'an grand commerce à l'intérieur ou à l'ex-

portation, pour tous usages domestiques, ou industriels. Les Reine-Claude Dation, Moyret d'OuUins hâtives, d^Eetdly et Bri/anston, de demi-saison, de Chamhourcy et de St, Avertin, tardives, sont de ce nombre.

Petite Mirabelle dite de Metz. — Arbre buissonneux, court, très fertile Fr. petit, jaune doré picoté carmin; chair mielleuse, sucrée; parfum particulier, très bon. Courant d'août. Les sous-var. dites de Buxières et de Bonvaux^ sont propagées en Lorraine, par bouture.

Grosse Mirabelle dite de Nancy. — Arbre de vigueur modérée, assez robuste au froid ; bien fertile, Fr. moyen; chair assez ferme, mielleuse, sucrée, relevée d'un parfum agréable , très bon. 2** quinz. d'août

Damas violet — Arbre vigoureux, élancé, fertile. Fr. moyen ; chair ferme, juteuse, acidulée, sucrée, arôme particulier. 2« quinz. d'août

Angelina Burdett. — Arbre de vigueur modérée, bien fertile. Fr. moyen, pourpre noir; chair fine, verdâtre, juteuse, sucrée, vineuse. Fin août et commt. de septembre.

Priace Englebert. - Arbre assez vigoureux, prompt au rapport ; très fertile. Fr. presque gros, pourpre noir ; chair fine, jaunâtre, juteuse, sucrée, relevée. Fin août et commt. de sept. Comme la précédente, var. propre à la table et au séchage.

De Kirke. — Arbre vigoureux et d'une bonne production, sujet â se fendiller. Fr. gros, pourpre noir ; chair très juteuse, sucrée, bien parfamée. Fin d'août et commenct. de septembre.

Reine-Claude diaphane. — Arbre à bois fort, fertile. Fr. assez gros, jaune d'ambre lilacé; chair juteuse, bien sucrée, parfumée. Août et septembre

Reine-Claude d'Althan. — Arbre vigoureux, très fertile Fr. gros, violet clair; chair jaune, juteuse, sucrée; parfum délicat. Commenct. sept.

Reine-Claude violette. — Arbre assez robuste et fertile. Fr. moyen, rouge violacé; chair très juteuse, sucrée, rafraîchissante. !• quinz. de septembre.

Reine-Claude de Wazon. — Arbre élancé, se couronnant ensuite, productif Fr. moyen, vert glauque nuancé d'incarnat; chair juteuse, d'une saveur sucrée et acidulée. Mi-septembre.

Tardive musquée. — Arbre d'un beau port, d'une bonne production. Fr. gros, violet pourpre; chair très juteuse, sucrée, aromatisée. Miaoût à la fin de septembre.

De Guthrie. — Arbre assez vigoureux et productif. Fr. presque gros, jaune piqueté, brun ; chair fine, tendre, juteuse. 2« quinz. de septembre.

Jaune tardive. — Arbre très vigoureux, élancé, très fertile Fr. moyen, jaune ambré; chair abricotée. sucrée. Fin septembre. Bonne à divers usages économiques.

Goutte d'or de Coé. — Arbre élancé, ramifié, assez robuste au froid, très fertile. Fr. gros, jaune doré, moucheté carmin ; chair assez ferme, juteuse; saveur abricotée. Fin sept.

La sous-variété Coé à fruit violet a les mêmes qualités pour la table et le séchage.

Mirabelle tardive. — Arbre élancé, ramifie.

PRUNIER

PRUNIER

assez robnste an froid, très fertile. Fr. moyen, vert d*eaa frappé lilas ; chair juteuse, acidulée, rafraîchissante. Fin septembre et octobre. La Mirabelle double de Herrenhausen^ moins grosse, plus savoureuse, est recommandable.

2. Prunes de séchage. — Les P. de séchage sont plus spéciales à la confection de pruneaux et forment la base de plantations industrielles d^une certaine importance ; ces Pr. trouvent encore leur emploi dans la consommation directe et dans les préparations ménagères.

Ordre de maturité des meilleures prunes de séchage.

Quetsche hAtive — Arbre vigoureux, très fertile. Fr. moyen, violet noir. Aoiit. Plusieurs formes de maturité précoce, les Quetsche d'Essling et de Wangenheim, robustes au froid, conviennent aux régions septentrionales.

Perdrigon. — Arbre de bonne vigueur et de bonne fertilité. Fr. gros, blanc terne, sur fond verd&tre, sHl s'agit du Perdrigon 62a«c, ou rouge violacé, s'il s'agit du Perdrigon violet. Variétés cultivées dans le Sud-Est pour la confection des pruneaux dits Brignoles et Pistoles. Août.

D'Agen. — Arbre robuste, très fertile, Fr. moyen, rose violacé, chair juteuse, sucrée. Fin août et septembre. Var. répandue dans le Sud- Ouest sous le nom de P. d'Enté ou Bobe-Sergent.

Sainte-Catherine. — Arbre élancé, fertile. Fr. moyen, jaune blême; chair mielleuse, assez juteuse. Septembre. Var. cultivée en Touraine pour le pruneau de Tours.

Quetsehe d'Allemagne.— Arbre assez robuste, ramifié, très fertile. Fr. gros, violet pourpre; chair ferme, assez juteuse. Septembre.

Plusieurs types & fr. pourpre, violet ou blanc, variant par le degré de fertilité ou l'époque de maturité, sont populaires dans l'Est et au-delà du Rhin pour la confection des pruneaux et des compotes. La Quetsche donne un bon rendement; l'alambic une bonne eau-de-vie: 24 litres par pièce de 228 litres de fruits.

La Quetsche d'Italie fait un plus gros pruneau ; mais l'arbre produit moins de fruits.

Reine-Claude de Bavay. — Arbre assez robuste au froid, productif, préférant les situations saines et aérées. Fr. gros, vert d'eau ; chair ferme, juteuse, et relevée dans un terrain sec ou avec un automne chaud. Fin septembre.

Ctdture. ~ Il y a des races de P. dans les Reine- Claude, les Mirabelle j les Quetsche, les Damas, qui se reproduisent par semis ou par rejet de souche franche ; mais la reproduction la plus exacte du type est obtenue par le greffage.

Le sujet propre à recevoir la greffe, le plus en vogue, est le P. Saint-Julien. On rencontre encore d'autres sauvageons vigoureux, sains, employés au greffage du P. ; on les élèvera par semis ou par cépée.

Une autre sorte, le P.Mirobolan, élevé par semis et le plus souvent par bouture, convient aux sols calcaires.

Le mode de greffage est l'écusson ou la greffe en fente, soit en pied, soit en tête du sujet. Le greffage en pied est appliqué aux sauvageons rachitiques ou tortueux. Le greffage en tête

est nécessaire aux var. peu vigoureuses, comme les Mirabelliers.

Pour l'écussonnage, on a la précaution de faire lignifier les rameaux greffons, en pinçant leur extrémité 15 jours & l'avance.

Le greffage en fente se pratique au printemps; on choisit le moment où la sève commence à dilater les tissus et à gonfler les bourgeons. On réussit encore à l'automne, an déclin de la sève.

Quand le sauvageon est rabougri et la var. & propager délicate, on a recours au greffage intermédiaire d'une var. très vigoureuse,comme Belle de Louvain, Mitchelson^ Reine-Claude de Bavay ^ Damas de Monaeron,

Formes. — Toutes les var. réussissent en haute tige. L'arbre provient alors d'une greffe faite en pied ou en tête, & moins que ce soit un sujet de pied franc. La flèche ou tige centrale n'en sera pas moins coupée à la hauteur fixée pour la tête de l'arbre, et le développement des bourgeons du sommet sera le commencement du branchage.

3 ou 4 rameaux, bien placés, sont conservés et taillés à 26 cm. ; le nombre des branches se trouvera doublé ou & peu près par la pousse des bourgeons résultant de cette \*^ taille; cela devra suffire pour la charpente de la tète. Toutefois, si ces nouveaux rameaux étaient trop allongés, il conviendrait, à la taille suivante, de les arrêter à la moitié environ de leur longueur. L'essentiel est qu'ils se ramifient.

Au lieu d'une forme évasée, le branchage pourrait être disposé en pyramide plus ou moins régulière, s'il en a les dispositions naturelles; dans ce cas, les branches de la base seront taillées assez long, et la flèche également. Le P. en demi-tige est cultivé de la même façon.

Les opérations de la taille du P. sont peu importantes pour la mise à fruit; Féquilibre des branches s'obtient presque touj. naturels

La place des sujets à tige est au jardin, au verger, dans le clos, en avenue, disséminés dans les vignes, etc.

Au jardin, il pourrait être planté an milieu de Groseilliers ou de Fraisiers, ou d'espèces naines qui ne lui portent pas d'ombrage.

La distance entre deux arbres montés sur tige est 5m, au minimum. Avec des cultures intercalaires, cette mesure pourrait être augmentée.

Le P. en basse tige, franc de pied ou greffé, s'obtient comme le précédent, à la différence que la couronne de branches commence à 20 cm. ou 80cm du sol; le branchage prendra une tournure buissonneuse, évasée ou aplatie.

Le buisson est spécial au Mirabellier, parce que cette var. se ramifie facilement et reste naine sans que la serpette l'y oblige. Le buisson se prête aux plantations commerciales, à titre de sujet définitif, en ligne, ou provisoire entre les grands arbres. Une distance de 8 m. suffit aux buissons ordinaires.

La pyramide convient aux Grosse Mirabelle^ MirabeUe tardive, Reine-Claude, des Bcjonnières^ de KirhCf Monsieur hâtif, Monsieur jaune. Favorite de RiverSy Coé, qui se prêtent à la ramification des branches, sans nuire &la fertilité. Elle

PRUNIER

PRUNIER

a sa place au jardin, en plate-bande ou en groupe. On peut distancer les arbres de 3 m.

Les pàlmettes et candélabres conviennent à ces mêmes var Au mur, nous avons vu à Lyon des P. de Beine-Claude superbes et exquises. En Belgique, climat plus froid, on élève à Tespalier des P. d^apparat, recherchées pour les desserts.

L'intervalle des arbres est subordonné au développement qui leur est réservé, les étages de branches étant écartés de 2h cm.

Les éventails seront à 4 m. Tun de l'autre. Si le mur est bas, on porte la distance & 5 m. En haie on en rideau, un espacement de 1-2 m. sera suffisant.

TaiUe. — En général, il faut éviter les mutilations réitérées au branchage.

Nous avons dit comment on obtenait le commencement de la couronne de la haute tige. En même temps que l'on taille les rameaux de charpente, on écoarte les ramilles latérales destinées à porter fruit.

A la 4* année, on peut abandonner l'arbre à lui-même. La fructification devant ralentir l'allongement des membres de charpente, on se bornera à écimer dans Tété ou avant la chute des ûles,, ou même après l'hiver, les rameaux qui se jettent mal ou qui s'allongent au détriment de leurs voisins.

Quelques coups de sécateur — & la main ou au bout d'une perche — donnés dans l'intérieur, aèrent les parties diffuses et excitent la végét. des brindilles sans nuire k leur fructification.

Les branchages disposés en pyramide plus ou moins conique demandent quelques soins de dressage ou de taille des branches. On pourrait se borner à des pincements ou rognages d'été sur les branches secondaires, la flèche et quelques rameaux principaux plus forts étant soumis à une taille suivie, pendant les premières années. Plus tard, un écimage assez allongé, d'été on d'hiver, suffira.

Les P. en basse tige, surtout quand ils sont en buisson ou disposés en haie, ne réclament pas plus de soins que les grands arbres.

Quant aux formes symétriques de palmette, de candélabre et de pyramide, le point ^essentiel est d'éclaircir ou d'aérer le branchage et d'obtenir un nombre suffisant de brindilles fluettes, pouvant fructifier.

On y parvient au moyen de l'espacement et de la taille longue des rameaux de charpente, de l'ébourgeont. des pousses latérales qui menacent de devenir trop fortes et du pincement des scions destinés k devenir des ramilles fructifères.

Les ramilles trop longues seront écimées; cette taille du sommet se renouvellera snr les rameaux ayant fructifié, soit & la chute des files., soit au printemps, avant la montée de la sève.

Par le palissage des branches et des rameaux, et avec quelques pincements en vert, on dresse facilement un éventail et on arrive à le mettre à fruits, sans lui faire sentir trop souvent le fer de la serpette.

Le P accejpte la taille lors de la plantation et souffre toujours lorsqu'une mutilation rigonreuse touche aux grosses branches.

BécoUe. — La Prune annonce sa maturité par un parfum prononcé et par la chute des fr.,

lorsqu'on ébranle légèrement l'arbre. On ramasse les P. avec soin, en séparant les fr. détériorés. La corbeille, le panier & vendange conviennent à cet usage.

La belle P. sera cueillie & la main, en évitant le froissement de la peau et la rupture de la queue.

En supposant une seule var. de P. ou des var. différentes mûrissant en même temps, voici quel serait l'ordre de récoite du fr , suivant son emploi, ou plutôt voici l'ordre de l'emploi du fr., suivant son état de maturité.

n faudrait récolter la P. qui doit être conservée à l'eau-de-vie, puis la P. à conserve Appert, celle à glacer au sucre, le fruit à confiture, la P. à faire cuire en marmelade ou en pâtisserie, enfin le fruit à pruneau. La récolte de la P. à consommer à l'état naturel, représente la moyenne de cette période, qui commencerait encore par le fruit destiné aux voyages.

Il est préférable de cueillir la P. au moment de son emploi. En séjournant trop longtemps mis en tas, des fr. à chair molle comme les P. entreraient en fermentation. Un degré de température trop élevé en précipiterait la maturaration ; une atmosphère froide dérangerait l'élaboration de leurs sucs. Le fruit à distiller est récolté mûr, lors de sa chute naturelle.

Les P. destinées aux conserves et au séchage sont récoltées avec d'autant plus de soins que le fruit doit rester entier. Dans l'Agenais, tout en secouant l'arbre pour aider à la chute*' du fr., on laboure préalablement le champ, s'il y reste debout les chaumes des céréales ; souvent l'on y étend des toiles ou une couche de feuillage.

Nous avons indiqué précédemment le mode d'emballage des prunes. Oh. B.

PRUNIER. Culture artificielU et sous verre. — Le P. est un des arbres les moins difficiles & forcer; aussi le nombre de ses var. qui peuvent être cultivées avec succès en serre, est-il très grand ; celle que l'on force le plus générait, est la Grosse mirabelle.

Opérations préparatoires. — On peut forcer le P. à peu près comme le Cerisier et l'Abricotier, mais comme il est moins sensible, on accélère davantage la maturité des fruits.^De même que le Cerisier, il produit davantage *en haut vent» en pleine terre surtout dans les forceries de 3* saison ; cependant, on choisit encore, avec des chances de succès, des individus de 10-12 ans cultivés contre un mur, et on les transplante dans des serres permanentes, fin d'octobre, avant la formation des fibrilles. Les arbres en pyramide doivent être empotés un an d'avance.

Pour la culture forcée en pleine terre, on lui donne un sol composé de 2 parties terre franche un peu calcaire, 1 p. terreau de fumier de vache, 1 p. terre argileuse et ^n p. gros sable.

Pour les individus en pots, elle doit être un peu plus légère; on y ajoute 2îparties de terreau de feuilles et on double la proportion de sable.

Pour les Irot saisons, on choisit les arbres qui n'ont pas été forcés l'année précédente; pour les suivantes, on peut les prendre parmi ceux qui ont été soumis au forçage l'année précédente, mais ils doivent avoir des pousses vigoureuses.

PRUNIER

PRUNUS.

Variétés recommandables: Beine-Claude verte, Royale de Tours, Monsieur liâtive^ P. Brugnon^ Washington, Impératrice, Kirk^s plum, Coe's golden drop, Ste, Catherine jaune, Impératrice rouge. Diaprée violette, Violette hâtive.

Traitemeat en serre. — Les arbres pinces et taillés ne sont pins soumis àancnn traitement en serre. Ceax qui n'auraient pas été taillés auront tous leurs rameaux mixtes et ceux de prolongement raccourcis environ d'un quart.

Le forçage de 1* saison commence ordinairement dans la seconde moitié de novembre, dès que le thermomètre est descendu à 3^ ou 4^ au dessous de zéro.

Les tiges et les fortes branches des gros arbres pourront être enveloppées de mousse humide.

Température avant la floraison: jusqu'à 18^ ; au bout de six semaines, dans la première saison, de cinq, et de quatre dans les forceries subséquentes, les l'"* fl.commencent à s'ouvrir; la température peut descendre alors à 12^ ou lf>^. Après la fécondation, le thermomètre peut remonter de nouveau jusqu'à 18®, pour redescendre encore à 15^ pendant tout le temps de la formation du noyau. Vers la maturité, 20® ou 22^. La chaleur des rayons solaires peut faire monter le thermomètre jusqu'à 26®, sans nécessiter une trop grande ventilation, si ce n'est durant la floraison et la maturation.

Pour les arrosements, l'ombrage et les autres opérations, voir ce qui en a été dit an Pêcher.

Culture en pots. — Cultivé en pots dans la serre, le P. est, plus qu'en plein air, sujet aux attaques des insectes nuisibles ; il exige une ventilation très active, mais il peut donner de fort bons résultats. En serre- verger, les var. précoces commencent à donner leurs 1 ^^* récoltes au mois de juillet, et les plus tardives, simplement enveloppées d'une toile ou canavas. pourront y conserver sur pied, jusqu'en novembre, leurs excellents fruits sucrés.

Les var. hâtives et les tardives seules doivent mûrir sous verre. On observe que la qualité des var. de moyenne saison, c'est-à-dire mûrissant en août-septembre, est perfectionnée par le séjour des arbres à l'air fibre à l'époque de la maturité.

On choisira comme sujet de culture le P. de Saint-Julien et le Prunellier ou Epine noire (Prunus spinosa).

Variétés recommandables : Coe^s golden drop, Cœ's late red. De Mofitfort, Hâtive de Bivers, Ickuxfrth Impératrice, Jefferson, Late black Orléans, Beine-Claude hâtive. — verte, — de Bavay, — diaphane, — violette.

Le drainage des pots doit fonctionner toujours régulièrement, car les prunes perdent beaucoup de leur saveur lorsque les arbres ont été tenus trop humides. A l'époque de la maturité, il faudra modérer les arrosements et cesser complètement l'usage des engrais liquides. E. P.

Prunier de Madagascar. C'est le Flacourtia Bamontchi.

Prunier Monhin, C'est le Spondias lutea.

PRUNUS L.(Rosacées-Prunées.)Vulg : Prunier. Arbres ou arbriss.; Aies, alternes, simples, fréquemment dentées en scie, à préfoliaison condu-

pliqnée on convolutée ; fl. solitaires, fascieulées, en corymbcs ou en grappes, blanches on roses; calice caduc, à tube obconique, urcéolé ou tabuleux, à lobes au nombre de cinq et imbriqués; 5 pétales insérés à la gorge du calice; 15-20 étamines insérées avec les pétales, à filets filiformes et libres ; carpelles solitaires, an nombre de 2 ou plus ; style terminal ; stigmate peltè ou tronqué; 2 ovules; drupe charnue, lisse ou pabescente, à noyau osseux, lisse ou rogriem. indéhiscent ou bivalve, monosperme; graines à tégument membraneux, sans albumen on n'en présentant qu'une couche ténue; fruits fréquemment comestibles — Env. 100 esp.. la plupart de l'hémisphère nord tempéré ; quelquesunes dans l'Amérique trop. ; très peu dans l'Asie trop. ; aucune dans l'Afrique trop, et australe. l'Amérique australe froide, l'Australie et la Polynésie. Ainsi considéré, le genre P. comprend : Armeniaca, Amygdalus, Cerasus, Laurocerasus. Persica (voir ces mots et Amandier, Abricotier, Cerisier^ Pêcher et Prunier).

Fi p. 788. — Prundb TRiLOBA Lîndl.

l^ Amygdalus L. (incl. Persica Toum.) - Calice court ou allongé ; drupe veloutée, à chair dure dans les fruits non cultivés, à noyau rugueux, marqué de fentes nombreuses et profondes ; Aies, à préfoliaison condupliqnée; fl. subsessiles paraissant avant les Aies. — 10 esp des rég. chaudes de l'Europe et de l'Asie.

^ Armeniaca Juss. — Calice court ou campanule ; drupe veloutée, à chair pulpeuse^ à noyau lisse, sillonné ; Aies, à vematlon convolutée; fl. paraissant avant les feuilles. — 2-3 esp de l'Asie tempérée et une américaine.

3<* Prunus Juss. — Calice court, obconique ou hémisphérique; drupe glabre, souvent glauque^ à noyau lisse ou rugueux; vernation convolutée; fl. solitaires ou géminées, paraissant avec ou avant les Aies — 20 esp. de l'hémisphère boréal tempéré.

PRUNUS.

PTELEA.

4^ Cerasus Juss. — Calice court, obconiqne ou cylindrique; drupe jamais glauque et noyau lisse ou rugueux; vernation condupliquée ; il. solitaires, fasciculées ou en ombelles, naissant avant ou avec les files. — 2U esp. de Thémisphère boréal tempéré.

50 Laurocerastts Tourn. — Drupe petite, très glabre; vernation condupliquée; fl. en grappes axillaires ou terminales. — 50 esp. des rég. tempérées et trop., la plupart américaines.

IjAmygcUUopsis Carr. = Pmnus triloba Lindl. (Fig, 738.) \ le Ceraseidos rufa Wall, est un Cerasus sans pétales. P. H.

Psamma. Voir Ammophila.

Pseudagle sepiaria. Voir Citrus triplera.

PSEUDOBDLBB. Rameau renflé constituant une sorte de tubercule aérien. (Voir Orchidées.)

PSBUDOLARIX. (Conifères-Abiétinées). Démembrement du genre Larix, créé par Gordon. Une espèce:

P. KaBmpferi Gord. (L. Kœmpferi Fort.) — Gard. Chron , 1884, XXL 584, f. 113 et 1884; XXn, 238, t 48. — Japon 1856. — Arbre de première grandeur et d'une grande beauté, appelé a/rhre d'or par les Chinois à cause de la teinte dorée de son feuillage. Feuilles molles, caduques, beaucoup plus larges que celles du Mélèze d'Europe. Caractère distinctif et tranché : caducité des écailles du cône.

Arbre toujours rare, difficile à multiplier même par le grel^ge sur le Mélèze d'Europe.

Ch. Gr.

PSBUDOPANAX C.Koch. (AraUacées.) Arbres ou arbriss., glabres, à flles. digitées ou simples, à folioles coriaces, souvent denticulées; stipules nulles ou peu proéminentes. 4 espèces du Chili et de la Nouvelle, Zélande, ne différant des EUutherococcus que par le port et la patrie.

On cultive quelquefois :

P. craBsifoliam C. Koch., Nlle. Zélande (connu également sous le nom de Panax crassifoiium Dec. et PL), et P. Lessonii C. K., de la même région. Cette dernière esp. = Aralia trifclia B. et Sol. non Dec. et PI.

Serre froide; culture des Aralia. P. H.

Fseudophœnix. Voir Sargentia.

PSBUDOTSUGA. (Conifères-Abiétinées.) Démembrement du grand genre Ahies, créé par Carrière. Semble en effet tenir l'intermédiaire entre celui-ci et le genre Ficea. Se rapproche du premierpar ses flles. aplaties, non aciculaires, et du second par ses cônes pendants, à écailles persistantes. Une espèce:

P. Douglasii Carr. — Beissner, Handb. 418, f. 115. — (A Douglasii Lindl.) — Grand arbre des montagnes Rocheuses, pouvant atteindre jusqu'à 50 m. de hauteur. Branches plus rigides que celles du T. canadensis. Flles linéaires, persistantes, longues de ^Vs à 8 cm. Cônes pendants, longs de 8 cm , à écailles persistantes, brun cendré, accompagnées de bractées saillantes triangulaires, qui donnent à ces cônes on aspect tout-&-fait distinct. Var. P. D. glauca, du plus bel effet pour l'ornement des parcs.

Cette superbe esp. demande un sol profond, sablonneux, frais mais non humide. Multiplication de graines et sa var. de greffe sur le type. Ch. Gr.

PSIDIUM L. (Myrtacées.) Vulg.: Goyavier.

Arbres ou arbriss., rarement sous-arbriss., à flles. opposées, pennatinervées ; fl. habituellement grandes, en cymes, ou bien portées sur des pédoncules axillaires ou latéraux; baie ovoïde, globuleuse ou pyriforme, nue ou couronnée par le limbe du calice ; graines subréniformes, à téguments durs. — Environ lOU esp. de l'Amérique trop, et subtrop. ; une esp. est cultivée dans toutes les régions trop, du globe. Le genre P. est intéressant à cause des fruits qu'il produit et qui servent à l'alimentation dans les pays chauds. Les Goyaves sont fournies par les P. piriferum L. et pomifernm L^, var. du P. 6aayava L. Serre tempérée; boutures sous cloche; greffe sur Mvrte ou semis sur couche chaude.

PSTLLE. (Psylla Geoff.) (Hémiptères-Homoptères du groupe des Phytophthires ou Poux des pkintes.) Ces insectes sont souvent appelés faux pficerons,]^o\iT les distinguer des Aphidiens ou véritables pucerons. On les désigne sous le nom de Puces des feuilles^ à cause de la disposition des pattes postérieures propres au saut; les ailes servent alors de parachute. Ce sont des petits insectes très nuisibles, moins cependant que les vrais pucerons, car ils ne pondent qu'une ou deux fois par an et les éclosions sont moins nombreuses.

P. piri Linn., PsyUe du Poirier. Les larves et les nymphes sucent le parenchyme des flles., l'esp. disparait en juin en laissant sur les flles. des cicatrices, prises souvent pour un effet de la grêle. Les œufs sont pondus sur les flles.

P. pirisuga Tœr., ou aurantiaca Gour., la P. orangée^ pond ses œufs sur les bourgeons que les larves et les njrmphes continuent ensuite de sucer.

P. oie» Fort., ou P. de VOlivier. La larve sécrète une enveloppe sous laquelle elle se cache et qui entoure la fl. de l'Olivier.

P. buxi Fœrt , ou P. du Buis. Les larves habitent les bourgeons du Buis et déterminent des esp. de boutons globuleux à l'extrémité des tiges.

Pour détruire ces insectes, on saupoudre les flles. avec de la cendre, de la poudre de Pyrèthre ou bien l'on fait des vaporisations de nicotine.

PsyUe du Sapin. Voir Adelges. P. Tn.

Ptarmica. Voir Aohillea.

PTELEA L. (Zanthoxylées.) Jusqu'à présent, l'esp. suivante est la seule du genre :

P. trifoliata L. — Nouv. Duham. I, tab. 57. - Vulg.: Orme de Samarie. - Amer. sept. — Arbriss. ou petit arbre de 4-6 m. ; diffus. Flles. à 8 (ou rarem n) folioles sessiles, ovales-lancéolées ; les deux de côté, inéquilatérales ; à bords sinués ; luisantes en dessus, plus pâles en dessous. Fl. en juin-juillet ; diclines ou polygames, verdâtres,peu apparentes, en panicules terminales : les mâles à 4-ô étamines ; les femelles à 4-5 étamines abortîves ; ovaire comprimé, 2 locul. Fr. samare renflée au centre, orbiculaire, largement ailée, jaunâtre, mûre en sept.octobre. Toutes les parties de la plante et surtout les fr., sont douées d'une amertume rappelant celle du Houblon; aussi, le P. est-il indiqué

PTELEA.

PTERIS.

comme un succédané pour la fabrication de la biëre. Jolie esp. Sols de toute nature, de préférence silico-argileux. Multiplication facile par semis, aussitôt la récolte des graines. L. H.

PTERIS L. (Fougères, Pàlypodiacées.) PI.

à frondes entières, pinnées ou pinnatifides, portant des sores marginaux linéaires, recouverts par le bord plus ou moins membraneux de la fronde, formant ainsi une sorte dMndusie.

P. aquillBa L. — Zone tempérée. — Rhizome allongé, souterrain, brun&tre, émettant à ses extrémités une seule fronde pinnatifide, haute parfois de 2 m. ; à stipe brunâtre, lisse (la base de ce stipe, tranchée obliquement, laisse voir un aigle à deux têtes simulé par la coupe du faisceau vasculaire, d'où le nom de Tespèce) et à pinnules égales, lancéolées, coriaces, raremt. fertiles ; les sores sous le rebord des pinnules extérieures. Fougère de plein air, employée à divers usages, surtout pour l'emballage des fruits. Se cultive diffîct. en terre sablonneuse. Peut se reproduire de spores en serre tempérée: les jeunes rhizomes ont une tendance marquée à sortir du pot qui les renferme pour s'enfoncer dans les pots voisins.

P. arguta Alton. — Portugal, Iles Açores. — Frondes bipinnées, àstipe dressé, lisse, brunâtre, à pinnules divisées en lobes linéaires, allongés, en nombre égal de chaque côté, à texture molle; les sores linéaires bordent les lobes sur moitié environ de leur longueur. Serre tempérée.

Fig. 739. — Pteris ahoyrba Moore.

P. argyrea Moore (P. tricobr Linden.) — - (Fig. 739.)— Bois, Atl. pl.jard.p1.316. — Zone tropicale. — Frondes bipinnées, à stipe dressé, lisse, d'un rouge brunâtre, à pinnules divisées en lobes oblongs, parallèles, parcourus par une bande blanche qui se détache sur le vert gai de la fronde ; les sores en ligne continue au bord des lobes fertiles. Serre chaude.

P. biaurita L. — Afr. du Sud, Inde, Océanie. — Frondes grandes, bipinnées, à stipe dressé, lisse, verdâtre, à pinnules découpées en lobes oblongs-lancéolés, atténués vers le sommet.

assez coriaces; les sores assez larges, brunâtres, bordant les lobes. Serre chaude.

P. creBata Sw. (P. ensifarmis Burm.) — Inde.

— Frondes assez courtes, pinnées, & stipe dressé, lisse, à pinnules assez coriaces, dont la plus longue terminale avec 2-4 paires latérales, les stériles dentées, les fertiles & sor^ marginaux, b'néaires. Serre chaude.

P. eretica L. — B. M. t. 5191. — Europe mérid. — Frondes pinnées, assez courtes, à stipe lisse, brunâtre, à pinnules au nombre de 2 à 6 paires opposées sur le rachis, coriaces, les stériles spinuleuses-denticulées, les fertiles à sores , recouverts par un rebord membraneux. Serre tempérée.

P. grandifolia L. — Amer, tropicale. — Frondes de 40 cm., pinnées, à stipe lisse, dressé, â pinnules linéaires, sessiles, entières, allongées, i coriaces, présentant les sores disposés en ligne j continue sur toute leur longueur. Serre chaude. \

P. heterophylla L —Brésil. — Frondes d'environ 20 cm., bipinnées, â stipe lisse, plus on moins dressé, â pinnules de forme triangtilaire, divisées en lobes ovales-cunéiformes dentés, les fertiles ayant des sores recouverts par un rebord linéaire, membraneux. Serre cliaude.

P. longifolia L. — Zone tempérée. — Frondes assez hautes, pinnées, â stipe dressé, pfile, écailleux, â pinnules sessiles, au nombre d'environ 20 paires latérales, linéaires, entières, tronquées à la base, assez coriaces, avec les sores recouverts par un bord membraneux. Serre tempérée.

P. marginata Bory (P. tripartUa Sw.) — Inde, Océanie. — Frondes tripinnées, d'environ 40 cm., à stipe lisse, dressé, à pinnules divisées en nombreux lobes linéaires, le terminal plus grand, les stériles dentés, les fertiles portant des sores n'atteignant pas leur sommet Serre chaude.

P. mutilata L. — Antilles. — Frondes assez courtes, pinnées, à stipe lisse, brunâtre, à pinnules de formes diverses, les terminales lancéolées, les latérales linéaires, mucronées, les fertiles portant les sores recouverts par un rebord cartilagineux. Serre chaude.

P. palmata Will. — Hook. Qard. Ferns, t. 82.

— Amer, tropicale. — Frondes assez courtes, lobées, â stipe lisse, brun, portant 4-7 lobes triangulaires, le terminal plus large, les frondes fertiles découpées en lobes linéaires, dont les sores se trouvent en bordure jurqu'à leur sommet Serre chaude.

P. pedata L. — Amer, tropicale. — Frondes pinnées, courtes, â stipe lisse, noirâtre, les fertiles à pinnules super, linéaires et entières, 1^ infér. plus larges et la dernière plurilobée; les stériles divisées en lobes latéraux, semblables. Sores atteign. le sommet des pinnules. Serre ck

P. pellueida Presl. (P. venusta Kunze) — Inde. — Frondes de 80 cm., pinnées, à stipe brunâtre, à 4-6 paires de pinnules sessiles, linéaires, entières ou denticulées, la paire infér. souvent fourchue ; sores recouverts par le rebord membraneux, brunâtre, des pinnules. Voisin du P. eretica. Serre chaude.

P. semipinnata L. — Hook. Gard. Ferns, t. 59.

— Inde, Japon. — Frondes de 40 cm,, pinnées. à stipe brun, dressé, lisse, à pinnules découpées

PTERIS.

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