RÉCHAUD
col. ; magnifiqae pi. dont le tronc atteint jnsqn'à 7 mètres et porte au sommet 20-24 Aies., k pétiole de 2-3 m. de long, et & limbe de 1 ^It à 2 m. ; l'ean des plnies tombant sur ces files, est amenée, par suite de leur disposition spéciale, dans les graines des pétioles, on elle se conserve fraîche et limpide; se cultive en serre comme les grands Strditsia et Hdioonia ; l'autre esp., du Brésil et de la Guyane, est le R. guia- Beasit (Fhenakospermum guianenae Miq.), III. HoRT. 18d0, p. 2B9; Urania amaeonica Hort.
BavenèUe. Nom vulg. du Cheiranthus Cheiri.
Fig. 755. — Ravbnia 8PKGTABILI8 Engler.
RATENIA Yell. (Butacées.) Arbriss. glabres, à rameaux arrondis ; files, opposées, 1-3 foliolées, à folioles coriaces, lancéolées, très entières et ponctuées ; fi. blanches ou carmin, portées par de longs pédoncules axillaires; sépales inégaux, les 2 extérieurs plus grands et recouvrant le bouton; corolle à ô-lobes obliques, oblongs; disque crénelé, 4-5 lobé ; 5 étamines, dont 2 parfaites et sessiles, les 3 autres sans anthère ; ovaire 5-locnlaire, renfermant 2 ovules par loge ; capsule formée de 1-5 coques à endocarpe élastique. — 2 ou 3 espèces de Cuba et du Brésil.
R. speclabilis Engler. — Cuba. — B. B. 59. — Arbriss. de 60 cm. ; files, trifoliolées, glabres, à pétiole pubescent; fi. charnues, écarlates, en grappes axillaires, pauciflores, de même longueur que les feuilles. [Syn. : Lemonia trifoliata.] {Fig. 755.)
On connaît encore le B. in/dix Veil., du Brésil, et le B. rasea, d'origine incertaine. — Les Lenumia ne sont pas différents.
Boutures à demi-aoutées, sous cloche et à chaud. P. H.
RAVENIA Bouché. (Palmiers.) Palmier des Comores, qu'on ne connaît qu'à l'état jeune et
qui paraît être très voisin des Hyophorbe^ Lbm. III. Hort. 27, t. p. 164. Serre ch. humide. J. D.
RAVENSARA aromatica J. F. Gmel. (AgathophyUum aromaticum Willd.) Arbre de la famille des Laurinées, originaire de Madagascar, dont le fruit, connu sous le nom de Noix de Girofle^ Noix de Bavenaara^ à odeur de Girofie et de Muscade, est employé comme condiment.
Bavet. Voir Blatte.
Bay-Groaa. Le Lolium perenne. Voir Gazon.
RATON. Les pédicelles qui portent les fleurs dans les ombelles ou les ombellules. On anpliqne également ce nom aux ligules des demi-fleurons qui, dans les capitules de certaines Composées, constituent un cercle rayonnant autour du disque (Pâquerette, Aster, etc.). (Planter, semer en Bayons, voir Rigole.)
Bayons tnéduUaire8.Y. Struetnre des végétaux.
Becma. Voir Euehlnaa.
Fig. 766. — Reinwardtia tetragtna Planch.
REGÉPER. Couper un arbre un peu au dessus du point où il a été greffé, afin d'obtenir une pousse vigoureuse. En sylviculture, le recépage consiste à couper à fleur de terre les jeunes arbres endommagés, afin de donner plus de vigueur aux souches et de leur faire produire des rejets sains et robustes.
RÉCEPTACLE. Extrémité du pédoncule sur laquelle s'insèrent toutes les parties qui constituent la fieur. Dans les capitules des Composées, de certaines Ombellifères, etc., on donne le nom de réceptacle au support commun sur lequel sont insérées les fleurs.
RÉCHAUD. On nomme ainsi le fumier que l'on dispose autour des coffres, dans les sentiers, pour augmenter ou maintenir la chaleur des couches. On fait aussi des réchauds avec des feuilles ou du vieux fumier; ce ne sont plus alors que de simples Accota, (Voir ce mot) Le forçage en pleine terre^ celui des Acn[>erges,
EÉCHAUD.
RENANTHERA.
par exemple, se fait iil*aide de réchauds établis dans les intervalles des planches creusés k cet effet. Par leur disposition, les réchauds peuvent être facilement remaniés ou renouvelés chaque fois que leur chaleur diminue. J. G.
RECHAUSSER. (Hmir de terre le pied d'une plante accidentellement mis à nu.
Beehsteinera. Voir Gesaera.
RÊGLIHÊ. Dont Textrémité est courbée vers le bas.
RÉGURfÊ. Courbé, avec la concavité en dehors.
Bed Cedar, N. angfl. du Juniperus virginiana,
Bed maroeeo. N. angl. de VAcUmia autumnaiis.
Bedoul. Le Corictria myrtifclia.
RÉFRACTÉ. Brusquement réfléchi dès la base.
BegéUa Hort. Voir Veriohaffeltia.
Begelia Lem. Voir Karatai.
RÉGIME. Inflorescence des Palmiers, des Bananiers et autres gfrandes Monocotylédones.
BégUase. Voir Glyeyrrhiia.
Beine-Claude. Voir Prunier.
Beine des prés. Le Spirœa Ultnaria.
Beiue marguerite. Le CaUistephus cMnensis,
Beinette. Voir Pommier.
REINWARDTIA Dnm. (Linées.) Arbriss. on sous-arbrisB., h. stipules très petites, caduques ; files, alternes, membraneuses, dentées; fi. grandes, jaunes ou blanchâtres, disposées en grappes courtes, axillaires ou en corymbes terminaux; 5 sépales entiers; 5 pétales tordus, fugaces; 5 étamines connées à la base, entremêlés d^autant de staminodes; glandes habituellement au nombre de 2-3, les autres faisant défaut ; ovaire à 8-4 loges renfermant chacune 2 ovules ; 8-4 styles ; capsule globuleuse se séparant en 6 ou 8 coques. — 2 esp. des Indes or.
R. trigyBa Planchon. — B. M. 1100. - Files, entières et stipulées; fl. peu nombreuses, en bouquets ombelliformes, k onglets des pétales soudés en tube.
R. tetragyna Planch. {Fig. 756.) — B. M. 1136 ; Gard. ohr. 1894, H, 90 ; Gartbmfl. 1887, 612. — Files, crénelées-dentées; arbuste plus élevé que le précédent.
B, indica et repens Syn. de B, trigyna.
Bouturage d'extrémités adultes, sous châssis et â Pétouffée. P. H.
Beis, Nom allemand du Bis (Oryza sativa).
REJET. On donne le nom de Bejet ou de Bejeton aux pousses qui naissent de la souche des plantes vivaces ou ligneuses dont la tige a été détruite.
RELEfER. Synonyme d'arracher ou plutôt de déplanter. S'emploie surtout en parlant des plantes mises en pleine terre l'été et qu'on arrache ou déplante â l'automne pour les remettre en pots ou les abriter pendant l'hiver. J. G.
REMANIER. Se dit de tout travail renouvelé: remanier les réchauds d'une couche, c'est remuer â nouveau et recommencer les réchauds; remanier des plantes mises en pleine terre, c'est les arracher et les replanter aussitôt â la même place, soit pour favoriser la production du chevelu, soit pour restreindre une végétation trop vigoureuse, et peu favorable â la floraison.
REMONTANT. Qui fleurit plusieurs fois dans la même année.
REMPOTAGE. Les plantes cultivées en pots demandent des vases proportionnés à leur vigueur et â leur tempérament Les rempotages se font dès la reprise de la végétation, c'est-àdire généralement au printemps. Puis l'opération est renouvelée au fur et à mesure du développement des plantes, en employant des pota d'un diamètre de 2-4 centimètres plus grand. Les
Slantes végètent mieux ainsi qu'en les mettant e suite dans des pots très grands. Les pots destinés aux rempotages doivent être soigneusement lavés à l'intérieur comme à l'extérieur, afin d'en enlever la terre durcie des rempotages précédents et la mousse qui s'y est formée. Pour procéder au rempotage, il âtut d'abord drainer convenablement le fond des pots, en mettant sur le trou un tesson large, puis un lit de tessons plus petits, de façon à garnir entièrement le fond sur une épaisseur d'un onde deux centimètres; on met ensuite sur les tessons une mince couche de terre légèrement appuyée; la plante est alors placée bien au miUeu du pot, le collet un peu en contrebas du bord; on garnit le tour de la motte avec la terre que l'on fait descendre par petite quantité jusqu'au fond, en l'appuyant à l'aide d'une spatule de bois mince, afin de ne pas laisser de vides entre la motte et les parois du pot; la surface doit toujours être un peu plus basse que le bord du pot, pour pouvoir arroser suffisamment. En rempotant les plantes en pleine végétation, il faut éviter de défaire les mottes et de meurtrir les jeunes racines. Au contraire, pour les plantes dont les racines sont en mauvais état et la terre décomposée, on doit, à l'aide d'un petit tuteur, faire tomber tonte celle-ci, détacher et couper net tontes les mauvaises racines, rempoter dans des pots plus étroits avec de la terre légère, et donner aux plantes une chaleur de fond modérée pour activer la reprise.
La terre employée généralement pour les rempotages de plantes de serres, est la terre de bruyère, sablonneuse ou tourbeuse, pure ou mélangée, soit avec du terreau de feuilles, soit avec de la terre végétale ou du terreau de couche, selon le tempérament des plantes à cultiver.
Les Fougères, les Gesnéracées, les Azalées, etc., et les plantes â racines fines et tendres, préfèrent la terre de bruyère mélangée de ter> reàu de feuilles; tandis que les Palmiers et les plantes à grosses racines et k végétation rapide seront plus vigoureux dans la terre de bruyère additionnée de bonne terre végétale et de terreau de couche et placés dans des pots profonds. Les plantes de serre chaude humide, telles que Broméliacées, Aroïdées, Orchidées, demandent une terre tourbeuse et fibreuse en même temps, grossièrement concassée, mélangée de sphagnnm et de fragments de briques ou de charbon de bois» et des pots peu profonds et fortement drainés, pour laisser écouler facilement l'eau des arrosements fréquents que ces plantes réclament pendant la période de v^ét. A. P.
RENANTHERA Leur. (Orchidées -Vandées.) [de renés, reins, et anthera^ anthère, allusion à la forme soit de l'anthère, soit du pollen.] PL épiphjTtes k tige dressée, garnie dana toute sa
RENANTHEBA.
EEPEODUCnON.
longaeor de files, distiques, loriformes, coriaces. Inflorescence latérale, très longue, ramifiée on non, dressée. FI. moyennes, écartées, à bractée petite, longt, pédicellées, écartées. Sépale postérieur et pétales libres, presque semblables; sépales latéraux plus grands et plus colorés, qnelquef . cohérents par leur bord moyen interne, libres à Textrémité. Labejle très petit, trilobé, en forme de sac ou d'éperon court ; lobes latéraux petits, presque réduits à des auricules, dressés ; lobe médian court.rétréci & la base,récuryé à l'extrémité. Colonne courte, épaisse, soudée à sa base avec le labelle. Ciinandre convexe, recouvert par l'anthère imparfaitement bi-loculaire. Pollinies 2, cireuses, fendues, fixées à un rétinacle plat terminé par une glande circulaire ; l'enlèvement du poUinaire laisse à la partie antérieure du rostellum un vide circulaire de même forme que la glande. — £nv..5 esp., habitant l'Asie trop, et l'Archipel Malais. Les plus cultivées sont:
R. cocoinea Lour. — B. B. t. 1381 ; B. M. t. 2997-2998; Warnbr, Sel. orch H, t. 87. — FI. assez grandes, roses^ barrées d'écarlate; sépales latéraux beaucoup plus développés et plus foncés. Grande esp. & magnifiques fi. éclatantes.
— Cochinchine.
R. matutina Lindley. — Xbnia, t. 85; Lin- DBN, Pkscatorba, t. 12. — Esp. moins grande que la précédente, k feuillage court et foncé, vert bleuâtre; grappes souvent très longues, lâches, de fi. petites, rouge brique, tachées de cramoisi.Les sépales latéraux souvent cohérents entre eux, du moins pendant fort longtemps.
— Java.
Culture des Aerides et Angrœcum, Ach. F.
Eencaûaer, Voir Baes, Caisses à fleurs, Rempotage.
RÉNIFORME. En forme de rein (de rognon).
REHOHGULAGÉES. (Dicotylédones • Polypétales Thalamifiores.) PI. herbacées, rart. Ûgnenses, parfois grimpantes, à files, alternes, opposées dans les ClemaHs ; â fi. régulières ou irrégulières. Le calice est à 8 ou â un plus grand nombre de sépales libres, générait, à ô, souvent pétaloïdes. La corolle a un nombre de pétales égal à celui des sépales ou un plus grand nombre, quelque! très réduits comme dimensions ou déformés, dans certains cas, nuls. Les étamines sont nombreuses, libres, hypogynes. Le gynéoée est ordinairt. constitué par plusieurs carpelles, rarement par un seul. Ces carpelles sont à une seule loge; ils sont habituellt. libres, parfois cohérents, et contiennent an ou plusieurs ovules anatropes. Le fruit est composé, soit d'achaines Indéhiscents, soit de follicules libres ou soudés en capsule ; c'est dans certains cas une baie à une ou plusieurs graines. Les graines ont l'albumen généralement corné, avec un très petit embryon. — 5 tribus : CUmatidées^ Anémanées, BewmcuUes, HeUéborées. Paoniées,
Benoncule. Voir Ranuaculus.
Setumée. Voir Polygoaum.
RENARD {Vulp€8 vulgaris). Le Benard se distingue facilement du Loup à sa taille plus faible, son corps plus allongé, son museau plus pointu, sa queue plus touffue. Il se creuse un terrier â
Slusieurs issues, généralement placé sur le fianc 'une colline. La nuit seulement il se met en chasse, détruisant lièvres, lapins, perdrix, cailles et leurs œufe ; s'introduisant dans les poulaillers, dont il étrangle tous les habitants. Il faut aller l'attaquer avec des chiens dans son terrier, de préférence quand la femelle a ses petits, c'està-dire vers la fin d'avril ou le commencement de mai. D' T.
RENTRÉE des plantes en Orangerie et en serres. La rentrée des plantes d'Orangerie et de serre froide doit se faire avant l'arrivée des gelées et des pluies froides d'automne. C'est généralement du 1er au 15 octobre que cette opération doit être faite, et autant que possible par un temps sec. Les plantes doivent être rempotées un mois environ avant la rentrée.
Les plantes herbacées et celles dont la végétation se continue en hiver, sont placées sur des gradins ou des tablettes, près du jour. Les arbustes plus rustiques, â feuilles caduques et à bois dur, peuvent être placés dans les endroits les moins éclairés de l'orangerie ou de la serre, les plus hauts en arrière et les plus bas sur le devant, de façon à ce que toutes les pi. forment le gradin et profitent ^^alement de toute la lumière possible. Les endroits les mieux éclairés sont réservés aux plantes délicates. Les soins consistent alors à donner de l'air autant que la température extérieure le permet, à nettoyer les files, mortes et à arroser modérément. A. P.
REPIQUAGE, REPIQUER. Opération qui consiste â mettre en pépinière, en pleine terre, en pots ou en terrines, des jeunes plantes provenant de semis. S'emploie couramment comme synonyme de fianter, lorsque cette opération se fait au plantoir. Suivant la taille des jeunes plantes, le repiquage se fait au plantoir ou au doigt. C'est une opération très délicate lorsqu'il s'agit de certaines plantes de serre, telles que semis d'Orchidées, etc. ; elle demande au contraire, dans d'autres cas, des soins bien moins minutieux, par exemple pour les plants de Poireau, Choux, etc. Certaines plantes ayant la racine pivotante très longue et à peine ramifiée, supportent très difficilement le repiquage, si ce n'est dans leur tout jeune âge ; ex. : Beseda, Carottes, Pavots, etc. ; pour les végét. de cette catégorie, on sème directem. en place. J. G.
REPRODUCTION. La reproduction est osexuelle^ lorsqu'une partie quelconque d'un organisme se sépare et devient un individu nouveau, qui nécessairement a tous les caractères de celui qui lui a donné naissance. Au contraire, elle est sexueUe, quand l'organisme nouveau provient de la réunion de deux cellules spéciales, appelées gamètes. Dans ce cas, il ne ressemble pas complètement à l'être qui l'a produit, surtout si les deux gamètes appartiennent â deux plantes ou â deux animaux différents. Il y a variation. C'est le point de départ de la formation de variétés nouvelles. La variation est même l'un des facteurs principaux de l'évolution.
D'une manière générale, les individus issus d^une même plante par reproduction asexuelle sont identiques : tels sont tous les pieds d'une même variété de Bosier ou de Poirier. Cependant, on connaît des exceptions à cette.règle et
BBPEODUCnON.
- KMO —
HÉSERVOm.
les horticnltenrs les désignent sons le nom de $port.
Dans la natnre, quantité de plantes se reproduisent sans fécondation : production de stolons, de bulbilies, de caïeux, etc. Artificiellement, l'homme multiplie beaucoup de végétaux par des procédés analogues. (Voir bouturage, marcottage, greffage.)
Quel qu'en soit le mode, la reproduction contrarie Taceroissement et réciproquement. Il y a antagonisme entre ces deux grandes fonctions, surtout chez les arbres dicotylédones et gymnospermes Aussi longtemps que leur végétation est vigoureuse, nos arbres fruitiers restent stériles ou donnent peu de fruits. Abandonnés k euxmêmes, ils doivent avoir dépassé leur grande période de croissance pour produire des boutons floraux en abondance. Aussi les arboriculteurs ont-ils imaginé toute une série de tortures pour provoquer chez les arbres fruitiers un ralentissement de la végétation et leur fructification prématurée (taille des tiges et des racines, décortication annulaire, arcure des branches, culture en pots, greffage sur si^ets faibles, etc.).
Chez les Phanérogames, les fleurs sont des rameaux dont les feuilles sont transformées en organes sexuels et en enveloppes protectrices. Celles-ci, tout au moins la corolle, présentent souvent des couleurs très voyantes, afin d'attirer les insectes qui interviennent dans lapollination, le transport du pollen sur le stigmate.
Le pollen se forme dans des tissus spéciaux, les sacs poUiniques, dont chaque cellule se divise en quatre. Chez beaucoup de plantes, les grains de pollen ainsi produits se séparent par suite de la destruction des membranes des cellules mères. Ailleurs ces membranes persistent et le pollen est composé, c'est-à-dire formé d'un certain nombre de cellules agglomérées. Dans beaucoup Orchidées et d'Asclépiadées, toutes les cellules d'un même sac pollinique restent adhérentes et constituent les poUinies,
A la suite de la déhiscence de l'anthère, le
{ pollen est mis en liberté et est transporté sur e stigmate, soit par les mouvements propres des étamines (Epine- Vinette), soit par le vent (arbres des forêts), ou, ce qui est fréquent chez les Phanérogames, par les insectes et parfois par d'autres petits animaux. Souvent des structures très curieuses ou le défaut de concordance entre le moment de l'ouverture des anthères et la maturité du stigmate rendent nécessaire l'intervention des insectes dans les fleurs hermaphrodites. Les croisements entre les plantes sont ainsi très fréquents (voir Hybridation).
Arrivé sur le stigmate, le pollen y est retenu par le liquide visqueux qui imbibe cet organe, ainsi que par les papilles qui recouvrent sa surface. Bientôt il émet un tube qui s'insinue entre ces papilles et pénètre dans le style, où il s'accroît jusqu'à ce qu'il parvienne dans l'ovaire.
La cellule femelle, VoospJière^ apparaît dans l'ovule à l'intérieur d'une cavité cellulaire appelée 8ac embryonnaire. Le sommet du tube pollinique vient se mettre en contact avec la paroi de cette cavité et y laisse passer une
partie de son contenu après la perforation des membranes. Les remarquables travaux de M. Guignard ont montré que la fécondation consiste dans la réunion de l'un des noyaux du tube pollinique avec le noyau de l'oosphère, n en résulte un noyau unique, celui de la cellule embryonnaire ou œuf, qui, en se développant, deviendra l'embryon. K Lt.
REPTILES. Classe de Vertébrés à sang froid caractérisés par une peau couverte d'écaillés et par l'absence de métamorphoses, ce qui distingue les Reptiles des Amphibiens ou Batraciens. Tous sont ovipares ou ovo-vivipares. On les divise en plusieurs ordres, qui sont : les ChéUmiens ou Tortues; les OrocodHiena; les Sauriens ou Lézards; les Ophidiens ou Serpents. A l'exception des Crocodiliens, tous ces ordres ont des représentants dans notre pays. Tous les Beptiles se nourrissent de proies vivantes et comme tels peuvent être considérés comme utiles à l'horticulture. Les Ophidiens seuls ont quelques espèces venimeuses. (Voir fipére.) Dr T.
RESEDA. (Bésédacées.)Type de la famille dee Bésédacées. Herbes dressées ou couchées, glabres ou poilues; flles. entières, lobées ou
Sinnatiséquées ; fl. en grappes terminales ; cace à 4-7 divisions; pétales 4-7, inégaux, bi- ou multifides; réceptacle subsessile, urcéolé, dilaté à sa partie inférieure: étamines 10-40; ovaire trilobé au sommet, multiovulé.— Env. 26 espèces, d'Europe australe (surtout d'Espagne), d'Afrique boréale, Syrie, Perse et Arabie.
R. odorata L. ; angl. : MignoneUe ; alL: Besede. — B. M. 29 ; Bois, Atl. Pl. Jaro. t. 33. {Migwh nette,) — Egypte. •— Annuel, vivace en serre ; tiges rameuses, étalées ou dressées ; flles. alternes, oblongues, entières ou lobées; fl. verdfttres, en grappes terminales allongées; étamines à anthères rouges; fl. agréablement odorantes.
Nombreuses variétés: grandiflora auper^ (Eéséda double), plante robuste à flles. amples, lobées, doquées, à fl. très grandes, en grappes serrées; pyramidàUs^ rameaux tous dressés, grappe compacte, fl. très grandes; rouge nom compact, pl. de 20 cm. de hauteur, à rameaux dressés, très florifères; Machet, amélioration de la var. pyramidalis^ à port rigide, à flles. larges, à fl. très gr. ; grappes souvent rameuses.
Cultiver en massifs, plates-bandes, bordures ; les variétés pyramidaiis et Machet conviennent surtout pour faire des potées. Pour culture en pleine terre, semer en place en mai, ou encore en godets sous châssis froid, dès fin marsavril (5-6 graines par godet de 6-8 cm.), et mettre en place mai-juin, sans trop déranger les racines. Pour culture en potées, semer en godets, rempoter en pots de 14-16 cm., en bonne terre de jardin et terreau. Pour obtenir une floraison hivernale, semer en mai sous châssis, cultiver sous verre, rempoter suivant le besoin, aérer fortement, pincer les fleurs hâtives ; de cette façon, on a une belle floraison d'octobre à janvier et février. J. G.
Besede, N. ail. du Reseda (Beseda odorata).
RÉSERVOIR. Construction en maçonnerie ou en forte tôle, destinée à contenir l'eau nécessaire aux arrosages.
RÉSERVOm.