RESTAURATION
Les R en maçonnnerie se font ordinairt. en terre ou & niveau da sol ; ils n^ont d^autre but que d'être uneréserve; on les place dans la partie La plus élevée du jardin, afin que Teau puisse s'écouler sans aide dans toutes les directions.
Les R. de tôle, ordinairt. d'une moins grande capacité, sont élevés sur une charpente ou construction spéciale. Leur élévation au dessus du niveau du sol permet d'obtenir une pression suffisante pour l'arrosage à la lance.
Les R. peuvent être alimentés par les eaux de pluie recueillies sur les habitations, ou à l'aide de machines élévatoires prenant l'eau dans des puits ou des rivières. J. G.
RESERRE. Construction foisant le plus souvent corps avec la maison du jardinier, ou en étant très proche, destinée à conserver les lég^umes pendant l'hiver, les fruits, les graines, les bulbes et oignons, abriter les instruments et le matériel de culture, etc., possédant des pièces séparées, aménagées spécialement suivant la nature des produits ou des objets à conserver. La R. doit se composer d'un hangar plus oa moins vaste pour abriter les gros outils, les instruments de transport, paillassons, les terres et mélanges de terre pour les rempotages, la poterie, etc.; une pièce fermée et saine pour ranger tous les menus outils, arrosoirs, cloches, matériel d'étiquetage, etc. ; une autre pour la conservation des graines, bulbes et une place suffisante pour la préparation (battage, vannage, etc.) des porte-graines; une pièce organisée comme fruitier; une cave voûtée, bien saine, à l'abri de la gelée sans être trop chaude, munie de soupiraux pour l'aérer, destinée à la conservation des légumes. Dans cette cave, on conservera la provision des légumesracines récoltés à l'automne (Pomme de terre. Carotte, Navet, Chou-navet, etc.); une provision de légumes laissés ordinairement en pleine terre, afin d'en pouvoir disposer pendant les gelées très fortes (Scorsonères, Salsifis, Panais, etc.) ; de légumes herbacés et des salades, qui périraient en plein air (Céleri, Cardons, Chouxtienrs, Choux pommés, têtes d'Artichaut, etc.); les racines mises de côté pour être replantées an printemps comme porte-graines, et enjaugées dans du sable sain ; on y établira aussi, dans un coin spécial, les cultures de barbe de capucin, et étiolages divers, culture de Champignon.
Les légumes, tels que Oignons, Echalotes, Ail, et les légumes secs, seront conservés dans une des pièces du rez-de-chaussée, où la gelée ne pénètre pas. J. G.
r£SINEUX. Nom sous lequel on désigne parfois l'ensemble des Conifères.
RESPIRATION. Tous les êtres vivants respirent, c'est-à-dire, dégagent de l'anhydride carbonique; le plus grand nombre absorbent en même temps de l'oxygène; ils sont aérobies (Pasteur). Ils trouvent dans ce phénomène une source d'énergie nécessaire à la vie.
Pour mettre la respiration en évidence, il suffit de placer des graines en germination, de l'orge, par exemple, dans un bocal fermé ; au bout de peu d'heures, il y a absorption de tout l'oxygène de l'air et il est remplacé par un volume à peu près égal d'anhydride carbonique. Faute
DICTIONNAIRB d'hORTICULTURB.
d'oxygène, les graines ainsi enfermées ne tardent pas à périr d'asphyxie.
Dans les organes les plus riches en tissus jeunes, très actifs, comme les graines, les organes floraux, les phénomènes respiratoires sont très intenses. On peut même montrer qu'ils dégagent de la chaleur en même temps que de l'anhydride carbonique. C'est ce qui permet de i comparer la respiration à la combustion.
Fig. 757. — Rhaphiolbpis saucipolu Lindl.
Il est des êtres qui résistent plus ou moins longtemps à l'asphyxie en l'absence d'oxygène. Telles sont les Levures, qui peuvent alors décomposer le sucre glycose en alcool et anhydride carbonique (vie anaérobie de Pasteur). L'alcool est donc un produit de la vie qui se continue en l'absence de l'oxygène. A la longue, les Levures alcooliques se fatiguent de vivre à l'abri de l'air et ne peuvent retrouver une nouvelle vigueur qu'au contact de l'oxygène de l'air. On connaît néanmoins des Bactéries pour lesquelles ce gaz est un véritable poison et qui sont absolument anaérobies. Ë. Lt.
RESTAURATION. Restaurer un arbre, c'est lui procurer une existence nouvelle par l'amélioration du sol qui le nourrit, par la toilette de ses tiges et branches couvertes d'écaillés, de mousses, refuges d'insectes, par le rajeunissement des branches au moyen d'un «rapprochement» ou taille radicale, laissant seulement un moignon adhérent au tronc. Sur ce tronc, on peut espérer des pousses nouvelles. Il est préférable d'y introduire des greffons, soit de la même var., soit d'autre sorte: la végétation nouvelle sera plus certaine.
(Juand il s'agit d'une R. partielle, il convient d'appliquer une taille courte aux parties non restaurées et d'entretenir l'équilibre de la végétation lors des opérations d'été.