SEPTEMBRE
SERAPIAS.
terrain sain, le Cerfeuil balbeux, la Carotte grèlat et la ScorsoDère, et pour commencer la coït dn Champignon en cave. Dans ce but, on prépare le fnmier par des manipulations successives et on amoncelé celui destiné à la confection des couches. C'est l'époque de commencer le buttage du Céleri et l'empaillage des Cardons pour les faire blanchir; de récolter les Pommes de terre, les Oignons, les Choux-fleurs, et vers la fin du mois les tubercules de la Patate.
La plantation des filets de Fraisiers se pratique avantageuse au comjnenct. de ce mois. A l'approche des premières gelées d'automne, abriter les Haricots destinés à être mangés en vert, soit à l'aide de châssis, soit par des paillassons placés la nuit sur de simples traverses.
Jwrdin fruitier, pépinière — Les principaux travaux de S. au jardin fruitier sont la récolte d'une assez grande quantité de fruits, tels que Poires, Pêches, Prunes, Pommes et Raisins. Pour les Poires et les Pommes d'été, il faut avoir soin de les entrecueUUr^ de ne pas attendre qu'elles mûrissent sur l'arbre. Dans ce but, on les récolte quelques jours avant leur maturité absolue, en détachant d'abord les fruits situés sur la partie basse de l'arbre, puis plusieurs jours après, ceux de la partie médiane, et enfin en dernier lieu ceux du sommet. Sur les treilles et SOT les Pêchers, on effeuille, de manière à dégager le ûruit avec modération pour qu'il puisse se colorer et prendre de la saveur. Pour le Raisin, et surtout celui destiné à la conservation, cette opération consiste simplement à supprimer les files, qui touchent la muraille et à réserver celles situées en avant et qui forment écran; c'est égalt. le moment de le mettre en sac pour le protéger des oiseaux, des mouches et des premières gelées.
On continue le dressage et l'onglettage des jeunes sujets, on termine l'écussonnage à œil dormant du Pêcher sur Amandier et on pratique la greffe en fente du Cerisier sur Merisier.
Jardin d'agrément j pépinière — On continue la tonte des gazons, l'enlevage des feuilles mortes que l'on met soigneust. en tas, la suppression desfieurs passées, notamment sur les Géraniums, et la récolte des graines, soit d'arbres d'ornement, soit de pi. annuelles, au fur et à mesure de leur maturité. Un bon nombre de ces dernières peuvent être semées dans le courant de Sept, mais à bonne exposition et en sol sain, ce sont: Clarkia, Coquelicots, Oodetia, Œillets de Chine, Scabieuses, Soucis, Bleuets, etc.
On continue le repiquage en pépinière des pi. bisannuelles semées en Juillet, c'est-à-dire : Bases 'trémières. Giroflées, Pensées, Myosotis, Campanules, Digitales, etc. C'est aussi l'époque favorable pour le bouturage du Rosier sous cloches à froid, au Nord, en sol sableux. Sous châssis on peut encore préparer les dernières boutures de Géraniums, Anthémis, Verveines, etc.
Serres et Orangerie,— Dans les premiers jours de ce mois, il est prudent de rentrer les pi. de serre chaude qu'il a été possible de laisser quelque temps en plein air. On active le rempotage des pL d'Orangerie ou de serre firoide, de manière qu'elles soient reprises avant la rentrée; on leur donne au besoin une taille
appropriée à leur développt. au moment de cette opération. Pendant ce mois, les arrosements se font de préférence le matin. Ch. Gr. Septicide (Déhiscence). Voir Fruit.
Septifrage (Déhiscence). Voir Fruit.
SEQUOIA Endl. (Conlfères-Sequoiées.) Arbres gigantesques, originaires des montagnes calîtorniennes, à branches éparses, rapprochées. Files, persistantes, raides, en alêne et adhérentes à la base. FI. monoïques Chatons mâles terminaux, subsphériques Chatons femelles séparés sur desramules différents du même arbre. Strobiles peu volumineux, ovales, plus longs que larges, obtus. Ecailles coriaces, élargies, ridées et mucronées, recouvrant chacune ô graines aplaties et ailées. Maturation annuelle ou bisannuelle. — 2 esp.
S. gigaateaEndl. — Dcne.BuLL. Soc. Bot. Fr. I, p. 70; Rev. Hort. 18ôô, p. 9; Sarg Rep. 0!f THE For. op n. Amer. p. 184. WeUingtonia gigantea Lindl. Bot. Mag. 1854, T. 4777-4778; Naudin, Ret. Hort 1854 p. 166; Carr. Conip. 2o éd. p. 217. Taxodium Tra^^itt^ontonum Hort. Amer. Washingtonia càlifomica Winslow. - Californie, 1854. — Le plus grand arbre connu, pouvant atteindre, au dire des explorateurs, 110 m. de haut, et 11 m. de diam. à la base. Prend une forme pyramidale parfaite. Ecorce du tronc épaisse et spongieuse, de couleur brun-rouge contrastant avec la verdure pâle et glauque tendre du feuillage. Bel arbre à isoler sur les pelouses dans les grands parcs. Demande un sol profond, argilo-siliceux, un peu frais. — Var. 5. g. pendula, forme très originale; S, g, aureo variegata; compacta, et pyramidalis glauca,
S.sempervireBsEndl.— Dcne. Bull Soc. Bot.
Fr. I, p. 70; Carr. Conif. 2* éd. p. 210. S. taxifolia de Eirwan, Conif. t. U, p. 46. Taxodium sempervirens Lamb., Pinbt. éd. II, 107, t. 48. Gigantabies taxifolia Nelson. — Californie, 1840. — Grand arbre de 60-80 m., tout à fait distinct du précédent par sa plus petite taille et par son feuillage rappelant celui de l'If. Ecorce très épaisse, fibreuse, gris-rougeâtre. Sous le climat du Centre et du Nord de la France, il vaut mieux le placer en sol sec et sableux qu'en terrain riche et fertile, où ses pousses vigoureuses s'aoûtent mal et souvent du froid. Cette esp. peut se recéper, elle donne des rejets de souche, à l'inverse des autres Conifères. — Var. S, s. adpressa, gracilis, et variegata aU)a.
Multiplication. — Les S. se propagent par le semis. On peut aussi les bouturer, surtout le S. sempervirens, en utilisant comme boutures les sommités des branches et non les ramifications latérales de celles-ci. Les var. se greffent sur le type, en placage, fin d'août. Ch Gr.
SERAPIAS Linné (Orchidées-Ophrydées.) (De Sérapis, divinité égyptienne.),Herbes terrestres ; tubercules entiers. Tige fouillée, dressée, terminée par une grappe de fl. médiocres. Pétales et ' sépales libres ; labelle dressé. Colonne terminée par une anthère â 2 loges distinctes, renfermant I chacune une masse pollinique ; chaque masse I formée de grains de pollen groupés en un candicule commun ; les deux caudicules se réunissent à leur extrémité et se fixent à une glande unique ' commune, enfermée dans un sac unique ; le con-
SERAPIAS.