SERPETTE-BOUTURE
nectif 86 prolonge an dessus des loges de Panthère en nn bec analogue à celni de certains Ophrya, — Env. 4-5 esp. et de nombreuses var. plus ou moins tranchées, habitant la région méditerr. et jusqu'aux Açores.
8. oordigera L — Barla, Iconoor. t. 20, f. 1- 11; B. R t. 1189; B. M. t. 5868 A.
S. lingua L. — Hooker Exot. Flora, t. 11 ; Barla, Ico:«oor. t. 17; B. M t 5868 B.
S. neglecta de Not. -> Barla, le. t. 20, f. 12- 18 et t. 21 , f. 1-14 ; Mogoridqi, Fl. Meih-gn, t. 94.
S. oeculUta Gay. — Barla, Ig. t 22. f. 1-13.
Culture des Éabenaria froids. Ach. F.
SERENJSA Hook. fil. (Palmiers Coryphées.) Palmier petit (2-8m.), cespiteux, à stipe rampant, recouvert des restes fibreux des gaines. File, orbiculaire, plissée, multifide, glauque en dessus, à segm. étroits, bifides ; pétiole plan convexe, à bords serrulés dentés. Spadice allongé, tomenteux: fl hermaphrodites; plusieurs spathes engainant le pédoncule. Fruit noir. — 1 esp. de la Floride et de la Caroline.
G. lermlaU Hook. [Syn. : Sabai R. et S.; Chamaropi Michx. ; Brahea Wendl.] Port du Sabal Adanstmif mais le stipe est épineux, les rameaux du spadice très pubesc ; fruits du double plus gros. Serre fr. ; pleine terre, Midi. J. D.
Fi§. Sia. - Serfouette.
SERFOUETTE. (Fig. 8X9.) Outil à double usage, portant d'un côté une binette, et de Tautre un croc on une lame en forme de langue pointue. De dimensions plus réduites que la binette, elle sert aux mêmes usages, surtout dans les cas où la binette ordinaire serait trop large; le croc sert dans les sols durs ; la lame sert à tracer des rigoles, rayons, etc. Le travail exécuté à la S. est;ie serfouisBoge. J. G.
Sericographia. Voir Jacobinia.
Seringat, N. fr. du FhUaddpJnuH eoranariuë.
Fl§. 818. — Seringue.
ar
SERINOUE. (Fig. 813,) Employée pour les bassinages. (Voir ce mot.) La S. consiste essentiellt. en un cylindre creux, dans lequel court un piston servant d'abord à faire le vide, pour l'aspiration du liquide, puis à le projeter. Ordidinairement chaque S. est munie de deux pommes de rechange à trous de grosseur différente et d*un ou plusieurs jets simples on non. (Voir Ajutage) On emploie beaucoup une S à marche continue, munie d'un tuyau de caoutchouc pour l'aspiration ; sa disposition permet de bassiner jusqu'à épuisement du réservoir (arrosoir ou
seau) dans lequel plonge le tuyau d'aspiratioa. Cette S. peut remplacer le pulvérisateur (système de S. à réservoir portatif). J. G.
SERISSAOomm. (Rubiacées ) Arbrias. rameux. ordinalrt. glabres. Files, petites, opposées, subsessiles, parfois fasciculées, ovales acum., nerviées. Fl. hermaphrod , blanches, axill. ou terminales, 5-6-mère8 ; 4-6 étam. ; ovaire infère, à 2 loges. (Inclus Dyeoda Leur.) — 1 esp. îndig. à Amoy ; cuit, dans llnde, la Chine et le Japon : S. f«tida Comm. [Syn.: Lycium fœMumlu.'^ L. japonicum Thunb., h M. 861 ; Spermaeoee fruHcosa H. Par.] Caractères du genre. On en onltive ordinairt. la forme à fl. doubles dont on obtient un joli buisson par la taiUe. Boutures; serre froide; pleine terre Midi. J. D.
SERPE Instrument tranchant formé d'un manche et d'une lame d'acier. Sert pour les élagages, recépages, etc. La S. dite «couperet» à extrémité droite, est la plus commode; elle est plus employée et plus forte que les modèles à extrémité recourbée en crochet. J. G.
Serpenté. Voir Ophidiens, GcolenTra, Tipère.
Fi§.L8U. — Serpette.
SERPETTE. Outil à lame tranchante, plus oi moins arquée, fermante ou fixe, et àmanche ^roit ou légèrt. cintré en arrière, couramment employé en horticulture et en viticulture {FHgMi),
Indispensable à l'arboriculteur, la S. sert pour la taille des arbres et arbustes, pour Télagage des petites branches, pour les greffages de rameaux, pour aviver ou parer les sections produites par l'égohine, le sécateur ou d'autres outils qui ne produisent pas des coupes bien nettes, etc. Suivant l'usage spécial auquel elle est destinée, la S. est plus ou moins forte. Dans les S. d'usage le plus courant, la lame est fermante et mesure de 8-10 cm. de longueur; elle doit présenter une courbure assez prononcée pour qu'elle n'agisse pas perpendiculairt , mais obliquement sur les parties à couper. Le manche doit être assee gros pour être «bien en main» ; le buis, le poirier et le bufifte conviennent mieux que la corne de cerf, dont les aspérités finissent par fatiguer la main.
Les pépiniéristes emploient une S. dite à désongletter, qui est à lame fixe et très fortement cintrée, et à manche droit et long; on la manie à deux mains.
La S. vigneronne, dite goussoUe enBourgogrne, est aussi à lame fixe et recourbée en croissant Le manche en est court et droit.
Autrefois employée exclusivt pour la taille, la S. a été, sous ce rapport, supplantée ea grande partie par le sécateur. Toutefois, elle doit toujours, lors de cette opération, servir pour les prolongements. L. H
SERPETTE-BOUTURE. Petit instrument nonveUt. imaginé par M. Huré et qui permet de pratiquer sur les pousses de Rosier une pc^te
SBRPETTB-BOUTURB. — 1108 —
SERBES
incision annulaire. Au bont de 25 jours il se forme un bourrelet, et on obtient ainsi d'excellentes boutures à tàUm, Oh. Gr, Serpolet. Nom français du Thymus Seryyllum, SERRES. Les Serres sont des constructions spéciales, permettant de cultiver des végétaux ayant besoin d'une tempérât, super, à celle de notre climat, certains pendant Thiver seult., d'autres pendant toute Tannée.
Les premières S. furent construites pour conserver, dans les pays du Nord et pendant l'hiver, les pi. du Midi, principalt. les Orangers, d'où le nom d'Orangerie que ce genre de construction porte encore. Lorsque des relations commerciales s'établirent entre l'Europe et les pays tropic, les pi. délicates, curieuses ou ornementales de ces pays, importées'par les explora< teors, ne pur* ent être conservées qu'à la condition d'être abritées par des construct. vitrées, leur donnant à profusion l'air, la lumière et la chaleur.
C'est à la fin du XV* siècle et au début du XYI* que les premières S. furent établies en Belgique et en Hollande. L'usage s'en répandit ensuite dans les autres pays septentr. A l'époque actuelle, on construit un grand nombre de S., soit pour les horticulteurs, les particuliers ou les établiss. des villes ou de l'Etat.
Le principe de la coDStruction des S. est basé non seulement sur l'établisst d'un local clos où les pi. sont abritées et peuvent en outre être artinciellt. chauffées, mais encore sur un arrangt. de dispositions qui permet de recueillir dans ce local le plus et le mieux possible les rayons du soleil et la plus grande somme de lamière,c'est-à-dire que ces constructions doivent présenter, comme il est dit plus haut, la plus gprande surface vitrée possible.
La construction des S. est soumise à des lois
que la règle et la pratique ont défini tivt. fixées.
D'une façon générale, les S. se divisent en S.
adossées ou à un versant et en S. hollandaises
ou & deux versants.
Les S. adossées {Fig. 815) doivent être construites le long d'un mur exposé au Midi, autant qae possible sur un terrain sec ou bien drainé. Cette condition est très importante à observer pour toute S. en général, l'habitation des pi. devant être très saine, et il est plus facile de créer une humidité factice, que de combattre une humidité naturelle permanente, nuisible.
Le choix des matériaux joue égalt. un rôle important et il ne faut pas craindre de les
Sbrrb adossée.
prendre de qualité supérieure, malgré l'augmentation de frais de premier établisst. qui en résulte. Cette augmentation de frais se trouve couverte et au delà par la durée de la construction et la facilité de son entretien.
Le mur d'adossement des S., en moellons, pierres meulières ou briques, peut être enduit intérieurement et maintenu en bon état de propreté par un crépissage plus ou moins fréquent. Les murs de soubassement sur lesquels reposent les parties basses du vitrage se font presque toujours en briques de 22 cm. d'épaisseur, recouverts d'un couronnement en pierres ou en briques (en fonte quelquefois), dont le dessus
est en pente pour faciliter l'écoulement des eaux.
L'ossature de la partie vitrée se fait en fer ou en bois, elle est formée de fermes placées à une distance de l m.
àlm. ôOl'une de l'autre et soutenues par des pannes longitudinales en quantité suffisante pour donner la plus grande rigidité. Entre les fermes se placent les petits bois destin, à recevoir les vitres . Les fermes ont, soit une forme parabolique, dont le point bas, reposant sur la murette s'élève avec une pente très légère pour aboutir par une pente plus accentuée à la partie supérieure de la S. au mur d'adossement, soit la forme d'un angle ouvert ayant une petite branche de 70- 80 cm. reposant verticalt. sur la murette et un grand côté incliné aboutissant égalt au mur d'adossement. Pour l'une ou l'autre de ces formes, la pente du rampant doit être suffisante pour l'écoulement rapide de l'eau et la descente facile des claies ou paillassons.
Les petits bois ont la même forme que les fermes et sont espacés de 20-30 cm.
Les deux pignons sont générait, verticaux, les croupes cintrées ou en pente sont peu usitées maintenant, ils sont formés de petit bois ayant un écartement de 26-36 cm.
L'un ou l'autre de ces pignons et quelquefois les deux sont munis de portes placées au droit du chemin intérieur. LVentrée de la S. se fait aussi par une pénétration faite au milieu de la façade; cette disposition est plus élégante et décorative, mais moins pratique, car elle condamne une partie de la façade la mieux utilisée pour la culture.
Indépendamment de ces ouvertures qui permettent l'accès k l'intérieur, le comble vitré comporte à sa partie infér. et à sa partie super, des châssis ouvrants en plus ou moins grande quantité et alternant entre eux.
SERRES
SERRES
L'ensemble de Tossature reçoit une première couche de peinture dite dMm pression, avant que le vitrage ne soit posé, et denx coaches ensuite.
Le vitrage doit être fait en verre de bonne qualité, générait. i|sdoubie. (V.l'art. CuU, forcée.)
Le mur d'ados est couvert d'une dalle en pierre sur laquelle on peut circuler pour manœuvrer les claies, paillassons, ou toiles. Le rebord du mur du côté de la Serre est muni à cet effet d'une balustrade oii peuvent être attachées les cordes de manœuvre. Dans le même but, le faite de la S. peut être aussi formé d'un chemin bareaudé, garni égalt. d^une balustrade. On accède à l'un ou l'autre de ces chemins par une échelle placée sur l'un des pignons.
Lorsque ce chemin n'existe pas, on attache les cordes de manœuvre à une tringle longitudinale fixée au mur d'ados et un système de poulies de renvoi permet d'enrouler les claies et paillassons au bas de la S.
L'aménagt. intérieur de la S. est constitué : l^ par une tablette ou bâche ayant de 70 cm.
à 1 m de large
(la largeur moyenne de 80 cm. est générait, adoptée) sur 80 cm. k 1 m. de haut ; cette bâche est placée le long de la murette
de soubassement sur la façade et quelquef. sur les pignons, elle est formée d'une sorte de cuvette de 10-15 cm. de
profondeur éloignée de 3
cm. du mur. Le fond de cette cuvette est muni de petits fers k T supportant des tuiles plates posées k sec et laissant passer l'eau d'arrosage en excès Cette cuvette est maintenue au niveau de la partie inférieure du vitrage par des supports ayant une branche verticale scellée dans
Fig. 816. — SBRRE H0LLANDAI8B.
côté sur une barre d'appui longitudinale placée au faîte du dit gradin.
30 de tablettes suspendues au piédroit et à l'avant du rampant de la Serre et où Ton place égalt. les pi. ayant le plus besoin de lumière. L'aménagt. intérieur est complété par un ou plusieurs bacs en tôle ou en ciment, plus ou moins enterrés dans le sol et contenant l'eau destinée à l'arrosage. Cette eau, en séjournant dans ces bacs, s'échauffe à la température de la S. et est d'un meilleur emploi que l'eao froide tirée directement de la conduite.
Enfin la S. doit être pourvue d'an bon appareil de chauffage thermosiphon (voir art. Chauffage )y dont les tuyaux circulent soufi les bâches en reposant sur les traverses inférieures de celles-ci, comme il est dit plus haut.
Pour éviter une déperdition inutile de chaleur pendant la nuit, les S se couvrent de paillassons. L'été, ces paillassons sont remplacés par des claies à ombrer formées de petites lames de
bois peintes,
très rappro-
^ chées et réunies
par de petites
chaînettes en
fer.
Les S. hollandaises (jp^.816) ou à deux versants ne diffèrent que par la forme des S. adossées. Leurs dispositions générales sont les mêmes, Taménagt. intérieur varie dans la façon dont sont
placées les bâches qui circulent toat autour de la S. Le gradin à deux versants est au centre et le chemin passant entre la bâche et le gradin permet de faire tout le tour de la S.
Ce gradin, de même que dans la S. adossée, peut être remplacé par une bâche en fer ou en maçonnerie. Cette bâche sert k placer les végé-
le sol et k 10 cm. de retraite du chemin pas- 1 taux de grande hauteur, qui ne trouvent pas de
sant devant la bâche, et deux branches horizont., dont l'une supporte la cuvette et l'autre les tuyaux de chauff. k 30 cm. ou k 15 cm. du sol.
La cuvette de la bâche est remplie de sable fin, quelquef. de tannée, de sciure de bois ou de poussier de charbon, et l'on y place les pi. en pots qui demandent le plus de lumière et une certaine chaleur de fond.
2^ de gradins ou étagères formées de crémaillères supportant des tablettes sur lesquelles se placent des pots. Pour faciliter l'accès à la partie supérieure de ces gradins, sans risquer de déranger ou de détériorer les pi. placées k la partie inférieure, on utilise souvent une échelle mobile, épousant la pente des gradins, reposant d'un côté sur le sol de l'allée et de l'autre
place sur la bâche du devant
La diversité des végétaux a nécessité la construction de S. différentes par leur aménagt intérieur, pour assurer par leurs dispositions spéciales, leur température appropriée et leur organisation particulière, la culture convenant à chacun d'eux. C'est ainsi qu'on divise les S. en S. chaudes^ tempérées^ froides^ à muUipUcaUon^ à forcer, à Orchidées^ a^quariums^ d'appartemeiUij vérandas, jardins (f hiver. Ces S. se subdivisent elles-mêmes suivant les exigences spéciales des pi. qu'on veut y cultiver.
Les S. chaudes sont utilisées pour certains Palmiers Broméliacées, Orchidées, etc. La température moyenne qui doit y être maintenue est de 25-28<> cent. Très fréquemmt. ces S. ne sont garnies que de bâches sous lesquelles ctr-
oËHiJKEib.
ôËIvRËS.
cuient partout les tuyaux de chauffage, pour bien répartir la chaleur et donner aux végétaux qu'elles contiennent la chaleur de fond qui leur est nécessaire. Une partie de ces bâches est quelquef utilisée pour la multiplication ; toute la chaleur est alors concentrée dans le fond, en cette partie, par la fermeture de Tavant, soit par des plaques de tôle, soit par un petit mur. Les S, tempérées^ où Ton ne doit maintenir qu'une température de 1 l-lô^ cent., conviennent égalt. pour les mêmes végétaux, mais pour des esp. demandant moins de chaleur; on y conserve égalt. les Géraniufns et autres pi. de garniture. Les 8. froides n'exigent qu'une température très modérée, comme leur nom l'indique, c'està-dire que l'importance des tuyaux de chauff. doit être simpl. suffisante pour y empêcher la gelée.
Les 8 à muUipîication ou 8. à boutures sont établies spécialt. pour la reproduction des végétaux ; & cet effet, elles sont garnies de bâches fermées, décrites ci-dessus & la partie serre chaude. Les bonnes serres à multiplier se font hollandaises, enterrées et d'une élévation seulement suffisante pour permettre d'y circuler dans une ailée au centre. De cette façon, les bâches se trouvent très près du verre» ce qui est favorable au développt. des boutures.
Des tablettes, au dessus de la bâche, le long du piédroit» supportent les terrines à semis. Les 5. à forcer sont décrites à l'article 8. à forcer les fruits.
Les 8. à Orchidées sont meublées de bâches â étagères ou à claire-voie, sur lesquelles se posent les pots garnis du sphagnum nécessaire à la culture de ces pi. Les fermes sont munies de crochets pour supporter des paniers en bois remplissant le même but. Les tuyaux de chauffage se posent très près du soi et quelquef pour former écran entre eux et le fond de la bâche, on établit une double tablette remplie de débris de charbon que l'on arrose en cas de besoin.
Les 8, ciquariums sont affectées spécialt. aux pi aquatiques, Neîumbium et autres. De grands bassins cimentés, remplis d'eau, servent à la culture de ces végétaux ; des tuyaux de chauffage circulent sous l'eau pour donner à celle-ci une température appropriée, au fur et â mesure de son introduction.
Les 8, d'appartements sont de petites S. portatives, permettant de conserver à l'intérieur ; des habitations les pi. délicates qui ne pour- \ raient y vivre autrement.
Les Jardins d'hiver {Fig, 817) sont des S. de I grandes dimensions, où l'on peut facilement | circuler et dont la disposition intérieure représente, comme leur nom l'indique, de véritables ! jardins. Souvent, le Jardin d'hiver est attenant à une habitation et communique avec un salon \ ou une salle â manger; il faut alors que la tem- i pérature y soit suffisamment élevée pour que l'on puisse y séjourner comme dans une pièce de l'appartement. Pour satisfaire â cette condition, il est nécessaire de garnir le Jardin d'hiver de pi. robustes, pouvant supporter à certains 1 moments une température élevée. Malgré cela, il est utile d'entourer de soins spéciaux ces
DICTIONNAIRB d'hORTIGULTURB.
végétaux; il leur faut des bassinages fréquents et une aération bien comprise.
En prenant ces précautions, on obtient des résultats remarquables de végétation.
Le sol des allées des Jardins d'hiver est souvent carrelé en carreaux céramiques ou formé de mosaïques, ou bien simplement cimenté.
Les plates-bandes sont garnies d'un rebord solide pour retenir les terres.
Les tuyaux de chauffage doivent circuler le long des murs; on les recouvre quelquef. d'un treillage en bois pour les dissimuler. On fait aussi circuler les tuyaux dans des caniveaux recouverts de grilles, mais cette disposition est défectueuse, la source de chaleur étant éloignée du vitrage et la surface chauffante n'étant pas aussi bien utilisée qu'avec les tuyaux placés hors du sol.
Fig. 817. ~ Jardin d'hiver.
Pour les Jardins d'hiver d'une grande élévation, il est utile de compléter le chauffage par un ruban de chaleur formé de petits tuyaux et placé â la naissance du comble vitré dont il combat les déperditions
Les Jardins d*hiver indépendants, placés au milieu des jardins, ont les mêmes dispositions que ceux décrits ci-dessus, la température peut y être moins élevée ; on leur donne souvent le nom de serre froide.
Les vérandas sont de petits jardins d'hiver attenant aux habitations et faisant générait, corps avec une pièce de l'appartement, salle à manger ou salon.
Ventilation des Serres.— La V. des S. consiste â y renouveler l'air suivant les besoins des végétaux qu'on y cultive. Dans les S. courantes, on se contente d'ouvrir aux moments utiles les châssis des piédroits et du faîte, de façon â établir un mouvement d'air de l'avant de la S. à la partie supérieure. Ce procédé, très usité pour les S. tempérées et froides et les jardins d'hiver, n'est pas pratique pour les S. contenant des pi. délicates, surtout en hiver ; pour celles-ci, il est préférable de ventiler, en établissant des ouvertures réglables au bas des murettes de soubassement, admettant l'air sous les tuyaux de chauffage, de façon â l'échauffer dès son entrée dans
SERBES
SERBES
la S. L'évacuation 8e fait toigoors à la partie sapérieare par les ch&ssis ouvrants ordinaires ou mieux par un chapeau mobile établi sur toute la longueur de la serre. En principe, il faut diviser les entrées et sorties d'air le plus possible, pour obtenir une ventilation bien distribuée et diminuer la vitesse de l'air.
Dans les S. très importantes, telles que les grands jardins d'hiver, Tair de ventilation pris à l'extérieur est amené sur des batteries spéciales, enfermé dans des enveloppes, d'où des conduites appropriées le conduisent en divers points de la 8. A. Gn.
Serres à forcer les fruits.
Généralités. — Les S. pour la culture forcée des arbres fruitiers sont |)ermait«n^ ou /îa^, ou bien elles sont mobiles ou volaivtes. Dans ce dernier cas, on les construit, soit devant, soit autour d'arbres en place, en pleine terre, cultivés en espalier ou en plein vent. Leur construction doit être aussi simple que possible et réunir la solidité à la légèreté. Les b. volantes sont très utiles pour forcer sur place des Mûriers, des Cerisiers, des Pruniers et même des Abricotiers en plein vent, à basse ou moyenne tige. Mais cette cuit, n'est pratiquée qu'à titre exceptionnel
Dans les S. permanentes, les arbres sont cultivés de préférence en pleine terre et en espalier. On peut les y cultiver égalt. en pots ou en caisses. La forme des S. que l'on peuc employer en ce cas, est à peu près celle des S. chaudes ordin. Les S. destinées aux cuit, très hâtives sont d'ord. adossées, et la toiture ne présente qu'une pente ou un seul versant ; celles à 2 pentes ne présenteraient aucun avantage, parce que le soleil s'élevant trop peu au milieu de Thiver, ne pourrait les éclairer qu'imparfaitement.
En principe, dans les pays du Nord, les S. de Ir ' saison doivent être à un seul versant. Les arbres y seront conduits en espaliers, parallèlt. au vitrage, et à 4U ou 3U cm. de distance de celui-ci. Ces S. seront orientées de l'Est à l'Ouest, de manière à être exposées en plein Midi.
Les arbres doivent-ils être placés de manière à ce que leur pied se trouve dehors ? 11 vaut mieux qu'ils soient toujours plantés à l'intér., mais de telle manière que leurs racines ne soient pas gênées dans leur développt. A cet effet, le petit mur de devant est bâti sur des voûtes dont la partie super, effleure le niveau du sol.
Les S. ne doivent pas être trop hautes. Ce principe s'applique à toutes les S. destinées au forçage des arbres fruitiers en plein hiver. Celles à z versants, auxquelles on peut recourir pour le forçage de 2» et de 8e saison, doivent toujours être situées dans la direction du Nord au Sud, pour que les deux côtés soient égalt. éclairés.
Il est très bon de faire crépir intérieurt. les murs, afin d'empêcher les insectes de se nicher dans les cavités. Le chaulage annuel des murs est une mesure hygiénique de premier ordre.
Le fer doit être exclu dans la construction des S., sauf pour les S. dont le chauffage a lieu seult. au printemps.
Le choix du verre à. vitres est d'une très grande importance. Le mérite essentiel du verre consiste a laisser passer la plus grande quantité ^
de lumière solaire en l'altérant le moins possible, surtout sans modifier la direction de ses rayons. U faut donc rejeter le verre dont la surfiace ^i plus ou moins ondulée, ainsi que celui qui présente des bulles ou des grains.
Il faudrait n'employer que du verre assez fort, qui est plus avantageux à tous égards.
Des expériences récentes semblent prouver que le verre rayé convient néanmoins aux abris vitrés et aux 8. non chauffées en hiver, car la maturité s'accomplit durant les mois les plus chauds de l'année. Mais en culture avancée, il ne doit pas en être de même.
Les treillages en fil de fer galvanisé sont les seuls convenables et coûtent le moins cher. Ces treillages doivent être placés au moins à HO cm. du verre, et pour la Vigne à 40 cm. ; lorsque cette pi. est vigoureuse, les feuilles prennent qaelquef. un développt de 80-40 cm , et leurs pétioles devenant égalt. très longs, toutes ces files, vont se coller contre le vitrage et risquent ou bien d'être détruites ou endommagées par le froid en hiver ou bien d'être brûlées par le soleiL
Toutes les S. à forcer doivent être munies de gouttières, afin d'évacuer les eaux de ploie et surtout celles provenant de la fonte des neiges. Celles-ci surtout, lorsque les S. sont privées de gouttières, refroidissent le sol au pied des arbres et peuvent faire manquer la récolte.
L'exposition au plein Midi est la meilleure pour toutes les cuit, forcées en généraL Celles du Sad-Est et du Sud-Ouest, surtout la première, sont encore bonnes pour des cuit, moins h&tives. Cela s'applique surtout aux S. adossées ou à tiimple versant- La situation des S. doit être aussi abritée que possible ; la proximité de gr. arbres ou de bâtiments élevés n'est cependant pas favorable, à moins qu'ils ne soient situés au Nord ou à une distance suffisante pour que l'ombre qu'ils projettent ne puisse être nuisible. Cette sitoacioii ae doit pas être basse, c'est-à-dire humide, à moins que le sol ne puisse être assaini par le drainage. Il faudra toujours donner la préférence â un sol plutôt sec. Lq& arbres y développent des fi. en bien plus grande quantité et les ànits y sont toujours plus savoureux, plus délicats que dans les terrains humides.
Les villes ne sont guère favorables à l'installation de forceries, pas plus qu'à la campagne le voisinage des fabriques.
La chaleur, — Lorsqu'elle agit dans des limites convenables, la chaleur stimule l'activité vitale des végétaux. Elle accélère la circulation de la sève \ elle augmente la transpiration en même temps que l'absorption des racines; elle favorise la fio raison, la fécondation et la maturation des fruits, enfin elle aoûte le bois et prédispose qd grand nombre d'yeux à se transformer en boulons à fieurs. Cette dernière propriété est d'une importance capitale dans le traitement préparatoire à faire subir aux arbres destinés au forgage. Les arbres à fruits à noyau se couvreit, en effet, d'une infinité de fieurs après les éiés chauds. Il en est de même de la Vigne ; les sarments sont ordinairt. munis d'yeux mixtes qal développent des grappes abondantes lorsqu'ils sont complètement aoûtés, notamment soos
SERBES
SERBES
arbri vitré, mais sans ombrage permanent, car oeloi-ei entrave] l'action directe de la lamière. C'est poar ce ^motif qu'il est toujours mauvais de badigeonner les vitres des S.
L'action de la température sur la végétation est nuisible quand elle n'agit pas dans les limites déterminées par la nature des pi. Une tempérât, trop peu élevée diminue l'excitabilité vitale, la végétation languit ou sommeille. Une tempérât, trop élevée produit des effets différents, suivant qu'elle coïncide ou non avec une humidité proportionnée. Si la sécheresse accompagne un excès de chaleur, les organes tendre! se flétrissent, les fl. tombent sans être fécondées, les Aies, jaunissent et se couvrent d'insectes ; les fruits, s'ils ont noué, sont arrêtés dans leur accroisst. et se détachent de l'arbre ainsi que les flles., lorsque cet état se prolonge, et bientôt la végét. cesse complètemt. Accompagnée d'une grande humidité, la chaleur fait pousser aux pi. des jets longs et grêles, dont le tissu reste mou et aqueux, parce que les aies, tendres, étiolées, sont incapables de décomposer assez rapidité l'acide carbonique et de leur fournir le carbone indispensable ; de là, un dérangement dans les fonctions vitales qui amène la chute des fruits.
M. Gasparin, dans son Cours d'itgriculture^ donne un tableau de la tempérât, moyenne exigée par les arbres fruitiers dont nous étudions la culture artificielle.
En voici quelques extraits :
Foliation. "^^0^^'
Groseillier épineux 5^
» ordinaire 6<>
Cerisier et Figuier 8^
Mûrier couvert de bourgeons . . . 9^
Pousse de la Vigne 10> 6
Mûrier développant ses feuilles . . 12^
Floraison.
Pêcher 60 4
Abricotier 6«
Cerisier 8<> 4
Vigne 18«
Maturité.
Cerises hâtives 16^
Groseilles, Framboises, Cerises ordinaires 170 8
Abricots, Prunes 18<>
Pêches 20»
Prunes de Beine-Claude 21<>
Raisins 220 ô
En suivant à la lettre, autant que possible, ces indications obtenues par l'observation de ce qui se passe dans la nature, les écarts et l'insuccès ne sont jamais k craindre sous ce rapport.
Il est égalt. nécessaire de connaître la somme totale de chaleur indispensable pour accomplir entièrt leurs phases végétatives et aux fruits pour arriver k une maturité complète. Pour produire des grappes bien mûres sous notre climat, la Vigne exige, pendant toute sa période active, c'est-à-dire depuis le lô avril jusqu'au 16 octobre, une température moyenne de i^ 83, qui se subdivise mensuellement ainsi ^ :
» W. Lboblbh, Die Treiberei.
15 OU 80 avril environ 11® 5 pendant la journée.
Mai . ...» 1604
Juin .... » 180 4 » »
Juillet . . . > 23'»
Août . ...» 200 6
Septembre . . » 16" 2 »
Octobre . . . » 140 2
Cependant, si l'on veut tirer de ce fait une conclusion pratique pour la culture forcée, il faut étudier égalt. l'intensité de chaleur qui convient le mieux à la nature particulière de chaque arbre fruitier, intensité qui est fort variable. Ainsi, on a observé que pendant les étés particulièrt. chauds, la qualité du Raisin est super., tandis que les Abricots et les Fraises paraissent avoir moins de saveur qae dans les années ordinaires. Les Pêches égalt , qui mûrissent plus tôt à l'air libre que les Raisins, ne s'obtiennent que difficilt. mûres, dans les S. à forcer, à la même époque que ceux-ci. Cela provient de ce que la Vigne supporte sans danger une chaleur assez élevée, tandis que le Pêcher y est au contraire très sensible, ainsi qae les autres arbres à fruits à noyau. Pour ces esp., on doit donc provoquer autant que possible la tempérât, moyenne des époques de l'année où leurs fruits se développent, fleurissent et mûrissent à l'air libre.
Quant à la tempérât, pendant la nuit, elle doit, dans les S., être moins élevée que celle du jour.
Tout ce qui vient d'être dit de la température dans les cuit, forcées, prouve que la direction d'un établisst. de quelque importance est assez compliquée. Dans chaque Serre ou dans chaque compartiment, à côté du thermomètre, toujours indispensable, on pend une ardoise sur laquelle se trouve indiquée la tempérât, qu'on doit y maintenir pendant chaque période de la végétation. Voici le tableau pour la Serre à Pêchers:
IbtM.
Période it iwfÊifit,
{ U jeir. I de It iiit.
1« semaine . . .
Jusqu'à la floraison Floraison . . .
Après la floraison Pendant la formation
du noyau . .
Après la formation
du noyau . .
Maturation . . .
Quant au mode de chauffage des Serres, le plus recommandable est celui au thermosiphon (v. Chauffage), qui permet, à la rigueur, de supprimer la couche de famier à l'intér. des S.
Les S. doivent être couvertes chaque soir à la brune, non seult. pour économiser le combustible (voir ce mot), mais surtout pour empêcher une trop grande condensation de lavapeur atmosphérique. Toutefois, il est de la plas haute importance de les découvrir au point du jour, même lorsqu'il gèle.
SERRES
SÉSŒ.
Les meilleorcs couvertores pour les S. sont les toiles en tisnu dejute^ qui sont économiques et d'un usage commode et avantageux.
Les Serres- Vergers.
Les Serres- Vergers proprement dites sontspécialt. affectées, dans les régions froides tempérées de TEurope, à la cuit, des essences fruitières en pots, notammt. des Pêchers, des Abricotiers et des Vignes. Les 9 premières fleurissent de trop bonne heure, et leurs fr. sont souvent détruits par les gelées tardives ; la dernière pousse tard, mais ses fruits mûrissent difficilt. sous le climat du Nord, si les branches ne sont pas palissées contre un mur ou bien exposées au soleil ; encore Tété doit-il être favorable.
La Serre- Verger peut être à pente simple ou à double versant Les Anglais ont des constructions qu'ils désignent sous le nom de hotfumses far the miUian. La toiture, formée de châssis semblables aux châssis de couche ordinaires, repose sur une charpente en fer qui porte deux de ces châssis. La charpente elle-même est supportée par des colonnes en fer creuses reliées ensemble par une sorte de corniche formant gouttière, et servant ainsi égalt. à Técoult. des eaux de pluie. La longueur et la largeur d^une serre pareille sont indéterminées ; si l'on veut établir des compartiments à Tintérieur, il suffit d'y mettre une cloison en verre. Les 4 côtés verticaux de la construo. sont munis de châssis vitrés mobiles, afin de pouvoir aérer à volonté.
Les Serres- Vergers n'ont pas besoin de chauffage ; une chaleur modérée n'y produira cependant que de bons effets ; pendant la floraison, son action sera des plus utiles. Ces Serres conviendraient surtout pour avancer^ par la chaleur artificielle, la végétation, et par conséquent la maturation des fruits d'arbres élevés en pots.
Les S. à une pente doivent toujours être exposées vers le Midi ou le Sud-Est; celles à deux pentes, autant que possible dans la direction du Nord ou Sud, afin que les deux côtés soient égalt. éclairés par les rayons solaires. On doit aussi donner aux constructions vitrées une situation abritée, afin de les mieux défendre contre les variations trop brusques de tempérât. Du côté du Midi, le voisinage de grands arbres ou de bâtiments élevés est défavorable, à cause de l'ombre projetée par ceux-ci.
Si le sol est sujet à l'humidité, on doit l'assainir par le drainage; on donnera toujours la préférence & une situation sèche.
Des soins généraux de culture en Serre- Verger, — Outre les soins généraux, qui sont les mêmes que pour la culture à l'air libre, il y a quelques conseils à donner eu ce qui concerne la ventilation et les arrosements.
Dès que la végét. commence, les arbres fruitiers cultivés sous verre exigent une ventilation constante L'aérage doit être d'autant plus actif que la tempérât s'élève davantage. On ne pouiTa recourir à l'ombrage au moyen de claies ou de stores mobiles, que dans les cas exceptionnels où la tempérât serait trop élevée ; l'ombrage permanent, quel qu'il soit, doit être absolument rejeté.
Les arrosements proprement dits no diffèrent
pas notablement de ceux que les arbres exigent à l'air libre, à moins que la tempérât de la Serre ne soit maintenue & un degré plus élevé qu'à l'air libre; dans ce cas, les arrosements devront être plus abondants, à moins de recourir aux seringages. Les seringages ou bassinages sont d'un grand secours pour obtenir une bâle végét et tenir éloignés les pucerons et tonte autre engeance nuisible. Matin et soir, pendant les fortes chaleurs, on ne devra pas hésiter à mouiller abondamment toutes les parties de la Serre- Verger, pi., sol, murs. etc.
Dans la Serre- Verger, aussi bien qu'en plein air, on pourra enterrer les pots aux ^.a. L'emploi des engrais liquides sera indispensable ; si l'on tient à éviter toute odeur désagréable, on fera usage d'engrais minéraux, notamment de l'engrais spécial pour arbres fruitiers de G. Ville, délayé dans de reau à raison de Vs kilogr. par hectol. d'eau. Un pareil arrosement pourra être donné une fois par semaine.
Dans les pays tels que la Belgique, le Figuier et le Miirier pourront être tenus tonte l'année en Serre- Verger, ainsi que les var. tardives de Pêchers, de Poiriers et de Pruniers. L'Abricotier, l'Amandier, le Cerisier devront en être sortis de bonne heure.
Après maturité, on mettra aussi au dehors les Vignes, les Pêchers, les Pruniers, les Pommiers et les Poiriers, de var. hâtives. Ed. P.
Serre Word, Voir Caisse Ward.
SERRULË. Très finement denté.
SERTULE. Ombelle simple.
Sésame. Voir Sesamum.
SESAMUM L. (Pédalinées.) Genre de pi. comprenant une dizaine d'esp. de l'Afrique trop, et auetr., dont une est quelquef. cultivée, S. iadicam DC, Bot. Mao. 1688, Inde. On extrait de sa graine une huile alimentaire, mais plutôt employée dans la fabrication du savon. Les tourteaux entrent dans l'alimentation du bétail. Voir pour plus de détails, Babral et SAOïuEn,
DiCT. D^ORICULIURB. J. G.
SÉSIE. (SesiaY^h.) (Lépidoptères-Hétérocères de la fam. des Sphingidœ.) Les S. sont de petits papillons aux ailes allongées et générait transparentes. Leur aspect les ferait prendre ponr des Hyménoptères ou des Diptères. Par certains caractères, ces insectes sont très voisins des Sphinx, mais ils s'en éloignent par les mœurs toutes différentes des chenilles ; celles-ci vivent à l'intérieur des tiges et du tronc des végétaux qu'elles rongent
S. (TrochUium) apiformis Linn ressemble par la taille et les couleurs à un Frelon. La chenille attaque les Peupliers et les Trembles. L'adulte se trouve, de la fin de mai au milieu de juillet, sur les troncs de ces arbres. Les dégâts sont sensibles, car leurs longues et profondes galeries affaiblissent la tige et l'exposent à être brisée par un coup de vent
S. asiliformis Bott ressemble assez à ui Asile. Tout le corps est d'un noir bleu, avec quelques traits et points blancs ou jaunes. La chenille creuse ses galeries dans le Peuplier.
La chenille de S. tipnliformis Linn vit dans les rameaux du Groseillier. En 1896, dans le
SÉSIE
SILENE.
départ, du Nord, cette espèce a causé de nombreux dég&tB. P. Tn.
SESSILE. Qui est dépourvu de support. Une (euiWe est aessile, lorsqu'elle s'insère directement sur la tige: elle est par conséquent dépourvue de pétiole. Une fleur est sessilCf lorsqu'elle n'a pas de pédoncule.
SËTAGÊ. Se dit des organes qui sont ténus et roides comme une soie de porc.
Setaria itaîica Beauv. Nom latin du MiUet des Oiseaux.
Sève. Voir Nutrition.
Sevenbaum. Nom allem. du Juniperus Sabina.
Sevrtige. Voir Mareottage.
Shaddok. Nom anglais du Citrus decumana.
ShaUot. Nom anglais de VEcfialotte.
SHEPHERDIA Nutt. (Eléagnées.) Genre voisin des Elaagnus et Hippophae. S'en distingue par les flles. opposées, les fl. unisexuées, dioïques, et les étamines, au nombre de 8. Deux esp.
S. argeatea Nutt. — North-Amer. Svxv. I, tab. 86 ; Gartenplor A, 1889, 626 f.— [Syn. : Hippophae argentea Pursh; Lepargyrea argentea Greene] — Amérique sept. — Arbre de 4-6 m dans son pays d'origine., buissonnant et ne dépassant pas 2-3 m. dans nos cultures; extrémités des rameaux épineuses. Jeunes rameaux, jeunes pousses et bourgeons argentés. Flles. caduques, ovales-oblongues, molles, vert pâle en dessus, parsemées sur les deux faces, et surtout en dessous, d'écaillés argentées. Fr. subglobuleux, rouge, acidulé, agréable.
S. canadeDsis Nutt. — A. Bigh. Monoqr. tab. 24. — [Syn : Hippophae canadensis L. ; Ddham. édit. nov. VI, p. 266; Lepargyrea canadensis Greene] — Amer, sept.— Arbriss.de 1 m. ôo à. 8 m. buissonnant, inerme. Branches brun rougeâtre ; bois à moelle brune et à odeur de violette; jeunes ponsses roussfttres & extrémités argentées, parsemées d'écaillés ferrugineuses; bourgeons rouilleux. Flles ovales-oblongues ou lancéolées, le dessus vert foncé, luisant et parsemé de poils étoiles et blanchâtres ; le dessous argenté grisâtre, couvert de poils étoiles argentés, entremêlés d'écaillés ferrugineuses. Fl. en avril, très peu apparentes, verdâtres, avec tube rouilleux, à 4 divisions ; disposées par deux (opposées) sur de petites brindilles. Fruit olivaire. jaune orangé, parsemé d'écaillés rousses, sucré, fade.
A l'état spontané, les S. croissent sur le bord des eaux. Dans les cultures, il leur faut un teiTain siliceux, frais, un peu tourbeux de préférence Multiplication par semis de graines et plus souvent par marcottage. L. H.
Shortia californica. Voir Actinolepis.
SIDALGEA A. Gray. 'Malvacées.) Herbes à port de Mauves. Files, générait, lobées Fl. courtement pédicellées ou sessiles, en grappes on épis terminaux; bractées nulles. Calice 5-fide; colonne staminalo double: l'intér. â filaments très divisés, l'extér. formant 5 paquets Ovaire à 5-9 loges uniovulées. Carpelles nombreux, sans bec. — 8 esp. d'Amer, boréale
On cultive S. candida A. Gray, B. H. 1891, p. 356, fig 85. Montagnes Bochcnses. Vivace. Files, radicales réniformes, les cauUnaires palmatiséqnées. Tiges 60-80 cm. Fl blanches
S. malvaeflora A. Gray {Sida midoœflijra
Lindl.) {Fig. 818.) — Box. Bbg. 1036. — Mexique.— Vivace. Tiges de 60-60 cm. Fl. pourprerouge. Cuit, et emploi des Delphinium vivaces. Mult. par graines et divis. des touffes. J. G.
SIÈGES DE JARDINS. Peuvent contribuer à la décoration et à l'originalité d'un jardin, si le choix en est bien fait. Indépendamment des chaises, bancs, etc , ordinaires, en menuiserie ou en fer, à dossier droit ou cintré, ou sans dossier, on peut les fabriquer en bois rustiques ; le Chêne, par ses branches coudées et tortueuses, convient le mieux pour cet usage ; on peut laisser l'écorce, ce qui augmente encore l'originalité. Les rocailleurs fabriquent depuis quelque temps des S. en ciment, très ornementaux La carcasse est en fer et recouverte de ciment simulant des branches d'arbre, ou autres objets. Dans ce genre, on fabrique des troncs d'arbres-bancs, de gigantesques champignons-chaises, etc. On peut citer aussi les S. en vannerie etc. J. G.
Fig. 818. — SiDALCBA MALV^PLOiiA .\. Gray.
SILENE L. (Caryophyllées-Silénées.) Herbes annuelles ou vivaces, dressées, cespiteuses ou décombantes Fl. solitaires ou en cymes. souvent en épis unilatéraux, formant des thyrses en paniciiles terminales. Calice enflé, ovoïde, campanule, en massue ou allongé tubuleux, à 5 dents. Pétales 5, étroitement onguiculés ; limbe entier, bifide ou rart lacinié, portant souvent 2 écailles à sa base. 10 étam. Ovaire unilocul. ou divisé à la base; ordt. 3 styles. Capsule s'ouvrant en 6 valves. — Env. 400 esp. pouvant être réduites à 200. 12 esp. d'Afr. aust., 18 d'Amer, bor., 2 très dispersées, les autres principalt. d'Europe aust.. Afriq.bor et Asieextratrop.
S. acaulis L.— Indigène. —Vivace. Tiges nombr., courtes, formant tapis. En juin-août, fl. rouges, solit., termin. ; pétales ovales ou échancrés.
S. Armeria L. — Bo»8, Atl. Pl. Jard. t 41. — Indigène. — Annuel. Tige dressée, haute de 40-50 cm . rameuse. Fl rouges ou blanches,
SILENE.
SILTHIUM.
en corymbes terminaax; pétales échancrés. Calice coloré. Fleurit en juin-août.
S. compacta Bieb., Silène d'Orient. — Orient. — Annuel ou bisannuel. Tige dressée, haute de 50-60 cm., rameuse. FI. nombreuses, encor3rmbe ou panicule. rose carminé; pétales non échancrés. S. Elisabeth» Jan.—CoRRBVON.FL. des Alpës, 82; Gtfl. 1880, t. 1009, f. 2. — Italie. — Touffe de 10-12 cm. de hauteur. Tiges florifères nombreuses ; fl. de 4 cm. de large, rose vif; pétales cordiformes, dentées sur tout leur contour.
S. fraticosa L. (S. nitida Lagas.) — Sicile. — | Sous-arbriss. atteignant 50-60 cm. de haut., ' Aies, lancéolées spatulées. En juin-juillet, panicules de fl. rouges apétales bilobés. Orangerie. S. pendnla L., Silène de Crête.— Bois, Atl Pl. Jard. t. 42; Bot. Mac. 114. — Grèce, Crête. — Annuel etbisannuel.Tlges étalées, très rameuses, velues. Files, velues ; fl. en grappes dichotomes, axillaires, dressées; fruits pendants. Calice renflé, légèrt. coloré; pétales à limbe bilobé. Var. Ma, fl. blanches ; var. ruberrima, tiges purpurines, fl. rose carminé, pl. très florifère ; var. ruberrima Bonetti, pl. glabre, toutes parties pourpres, fl. rouge pourpre; var. eompacta, plante basse, très étalée, à tiges nombreuses, serrées. De toutes ces var., il existe des formes de coloris différents, variant du blanc au rose et au rouge pourpre, et des formes à fl. pleines.
Cette esp. et ses nombreuses formes constituent une des pl. des plus employées à la décoration printanière des corbeilles, plates-bandes, etc. Les formes naines et compactes conviennent particulièrt. pour la formation des bordures.
Semer en juillet-août, repiquer en pépinière, à 10-15 cm. de distance. Mettre en place en octobre ou au printemps, en espaçant de 20-80 cm. n est bon de les abriter, en hiver, à Paide de paille ou de feuilles. On peut aussi les hiverner plus sûrement sous châssis froid, en aérant autant que possible.
Les S. acaulis et Elisàbethœ sont des pl. alpines convenant pour la décoration des rochers ombragés. Semer en avril-mai, en terrines, repiquer en pots, hiverner sous châssis froid, mettre en place au printemps.
Tous se multiplient facilt. par semis ; les esp. vivaces peuvent être divisées. J. G.
Siiiee, siliceux. Voir Sol.
SILICULE. Silique dont la longueur est inférieure â quatre fois sa largeur.
SILIQUE. (Fig. 819.) C'est le fruit des Crucifères ; il est formé de 2 carpelles et présente 2 loges séparées par une cloison portant les deux placentas auxquels sont attachées les graines, et de laquelle se séparent, pour la déhiscence, 2 valves réunies à la partie super, ou à la base. SILO. Fosse plus ou moins profonde, dans laquelle on conserve des légumes-racines (Carottes, Pommes de terre, etc.), en les recouvrant de terre pour empêcher Taction delà gelée.
Les meilleurs S. sont ceux qu'on établit sur un sol un peu en pente, dans le sens de cette pente, qui ont leur base à fleur de terre ou peu enterrée, ont une section triangulaire, sont munis de place en place de cheminées d'aérage, et sont recouverts assez pour empêcher rentrée de la gelée. La terre qui les recouvre est bien
battue extérieurt, Peau gUsse et est entraînée, ainsi que celle provenant des terrains super., au moyen d'un fossé faisant le tour du silo, et plus profond que la base de celui-ci.
Dans la gr. culture, on établit des S. pour conserver les grains, les fourrages verts, etc. Nous n'avons pas à nous en occuper ici. J. G.
SILPHES. Fam. de Coléoptères formée d'insectes qui vivent dans les matières animales en décomposition. Doués d'un odorat subtil, ils arrivent au vol auprès des cadavres. Les larves sont aplaties et se trouvent dans les mêmes matières que les adultes. Les principaux genres sont : Necrophoruê Fab. (voir ce mot). SUpka Lin.
Les S. propremt dits (SUpha Lin.), appelés vulgairt. Boucliers, sont de forme ovalaire, de couleur sombre. La tête est inclinée sous le corselet. Us laissent écouler par la bouche et l'anus un liquide nauséabond. Ib n'enterrent pas les cadavres comme les Nécrophores.
Pif. S19. — Silique.
S. quadripuBCtata Lin., le Bouclier jaune à taches noires, diffère de ses congénères pour la la nourriture : il vit exclusivt. de chenilles vivantes. Le corps est noir; le corselet et les élytres d'un jaune pâle avec une tache noir« sur le corselet et deux autres sur chaque éi3rtre.
Une autre esp., le S. obscura L., présente ub changement de régime complet. A l'état de larve^ il ronge les flles. et les racines de divers végétaux, notamment des Betteraves, et cause, dans certaines années, des dégâts considérables Pour le détruire, on conseille l'emploi en arrosages d'un liquide composé de : 2 Ml. de savon noir. 2 litres d'alcool amylique, 100 litres eau. Deux autres insecticides, le vert de Paris ou vert de Scheele, et le pourpre de Londres, mélangés aree du plâtre, de la farine ou en suspension dans de l'eau, ont été égalt. préconisés. P. Tn.
SILPHIUH L. (Composées - Hélianthoîdée&l Herbes vivaces, dressées, couvertes de poils plus ou moins rudes, rart. glabres, à suc rési-