SOL
S. elegam Karst — Plaines humides de l'Orénoque et de Maranhao. — Files, pétioiées, longt. engainantes k la base; pinnnles opposées, conéiformes, érodées & lenr extrémité, glauques en dessous.
8. ezorrhiia Karst. [Syn. : Iriartea exorrhùa.] — Mart. Palm. H, t. 33, 34. - Stipe de 26^ cm., soutenu par 8-20 racines, longues de 2-3 m et formant un grand cône. Files, de 6-6 m. de long., & pinnules obliqt. trapézoïdales.
Les 8. Orbignyaoa Karst. [Syn.: lriarUa]y Mabt. Palm. t. 5, f. 1 et t. 19, f. 2, des plaines inondées di TAmazone. et S. philonotis Barb. Rodr., sont des formes d'une seule esp.
Serre chaude humide. J. D.
Soja, Voir Olyciae
SOL. L'étude du S. a pour le cultivateur^ quel que soit le genre de culture auquel il se livre, une importance de premier ordre. Sa constitution physique influe sur les opérations culturales, sur la marche des racines, sur la pénétration, Técoulement ou la conservation de l'eau. De sa constitution chimique dépend la bonne alimentation des récoltes; et c'est pour avoir ignoré les relations qui lient étroitement la composition chimique du sol et son degré de fertilité, qu'on a si longtemps été arrêté dans la voie du progrès. Tant qu'on a considéré le S. simplement comme le support, et non pas comme le réservoir des aliments des pi., toute amélioration sérieuse était impossible à réaliser.
Formation de la terre végétale, — Les particules qui constituent la terre arable proviennent de l'altération des roches, sons l'influence de causes très diverses qui se sont exercées de tout temps et qui continuent encore leurs effets. L'eau, les racines des pi., les végétaux inférieurs, les microbes mêmes, l'acide carbonique, le gel et le dégel, etc., agissant sur les roches tour à tour ou simultanément, ont fini par amener leur désagrégation, leur émiettement, leur transformation par une série de phénomènes dont l'étude serait ici superflue.
Ces débris plus ou moins fins, plus ou moins altérés, sont restés tantôt sur place, à l'endroit on ils ont pris naissance; le plus souvent, ils ont été entraînés par les eaux et déposés en mélange ou par ordre de densité, formant ce qu'on appelle les terrains de transport. Les terres doivent donc avoir une composition en rapport avec les roches qui leur ont donné naissance.
Nous ne croyons pas devoir examiner en détail les roches si nombreuses et si diverses qu'on rencontre; nous dirons simplement qu'elles peuvent se grouper en quelques catégories.
Les roc?i€8 primitives {Grs.mt8. Schistes, Gneis. etc ) donnent soit des terres très légères, des arènes ou des sables, soit des terres au contraire très compactes, très argileuses, soit des terres mixtes où l'argile est en proportion plus ou moins élevée; mais, en tous cas. ces terres manquent toujours de chaux et d'acide phosphoriquc et sont générait, riches en potasse.
Les roches volcaniques (basaltes, trachites, laves, etc.) donnent des terres excellentes et privilégiées, au point de vue de la constitution physique et chimique.
Les roches eàkaireêt comme le nom Tindique, sont essentellt formées de carbonate de chaux et donnent ces sols blancs, dont la Champagne offire le type si accentué, plus ou moins caillouteux , arides et secs , le plus souv. riches en acide phosphorique et pauvres en potasse.
En résumé, les différentes roches, en se décomposant, donnent naissance à 3 élément^ bien distincts : le sable, l'argile, le calcaire.
Le sabîe^ formé de quartz ou de silicates, a des degrés de finesse très différents; mais il donne toujours des terres perméables, se desséchant rapidement, d'une grande aridité.
VargiU, résultat de la décomposition des roches feldspathiques. se présente en parfcienles extrêmement fines, s'agglomérant entre elles pour former des masses plastiques. Les sols qui en résultent sont froids, imperméables, difficiles à travailler.
' Le calcaire donne, comme nous l'avons dit, des sols arides et secs, très perméables, lorsque le calcaire est caillouteux, au contraire compact, quand le calcaire est à l'état fin et pulvé- I rulent. Ces sols, comme les sables, dévorent les engrais, tandis que dans les argiles ceux-ci se conservent et se décomposent lentement.
Mais il est rare qu'on ait à faire à des S. exdusivt. sableux, argileux ou calcaires ; dans ce cas, la culture est des plus ingrates, et il faut combattre les défauts physiques de ces terres par l'application d'amendements appropriés, tels que les marnes pour les terres argileuses, ou le sable, quand on peut les trouver dans le sous-sol ou à proximité.
Les terres arables résultent du mélange de ces 8 éléments, dans les proportions les plus diverses. Un S. ne peut être considéré comme complet, que s'il renferme une certaine proportion des H principes constitutifs, dont chacun apporte son pouvoir fertilisant propre, tout en perdant par le contact avec les autres ses propriétés physiques désavantageuses ; en un mot, les qualités individuelles de chaque terre persistent et leurs défauts individuels disparaisseat
Hum%u. Il est un autre élément, dont Timportance est considérable, qui, lui, ne provient pas de la désagrégation des roches, comme les 3 précédents: c'est l'humus. Celui-ci est d'origine organique ; sa présence caractérise la terre arable proprement dite et sa proportion influe, dans une mesure prépondérante, sur la fertilité. Il provient de la décomposition des résidus végétaux et animaux, sous l'influence des agents chimiques et des micro organismes qui peuplent le sol. Cette décomposition va plus ou moins loin et donne naissance & des produits de composition différente, mais tous contenant de l'oxygène, de l'hydrogène, du carbone et de Tazote. Suivant que ces matières organiques trouvent dans le sol des conditions plus ou moins favorables à leur conservation, elles s'accumulent plus ou moins abondamment. C'est ainsi que l'on rencontre des terres noires, des terres de bruyère, et jusqu'aux terres tourbeuses, où, pour mettre en circulation le stock d'azote, on est obligé de recourir au marnage, an chaulage, au phcsphatage.Dans les terres Itères et calcaires^ l'humus au contraire s'élimine rapidement et