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SOL

SOL ABTIFICIEL.

pour éviter sa disparition, on est obligé de donner des fnmares abondantes an ftimier de ferme et, faute de celles-ci, remploi des engrais verts s'impose.

Ce terreau on hnmns est l'élément principal de la fertilité des sols ; par son azote il concourt activement k la nutrition azotée des récoltes ; par l'acide carbonique qu'il produit et par ses propriétés dissolvantes propres, il prépare la nutrition minérale du végétal. C'est & l'humus que la terre végétale doit son ameublis sèment ; il a la propriété précieuse de donner k la fois du corps aux terres légères et de la légèreté aux terres fortes.

Un S. qui ne recevrait comme fumure que des éléments minéraux, que des engrais chimiques — comme l'a proposé une théorie exagérée, — marcherait à la stérilité.

La terre arable parfaite est donc un assemblage en proportions convenables de sable, d'argile, de calcaire et d'humus. Dans les terres de culture maraîchère ou horticole, la matière organique est en général abondante. Sur des surfaces restreintes, à production élevée et rémunératrice, on n'a pas k compter avec les fumiers, distribués au contraire avec économie, parcimonie même, aux terres de grande culture. D'une façon générale, on peut dire que les terres de jardins sont abondamment pourvues d'humus, trop abondamment même parfois.

Composition chimique des terres, — Jusqu'à ces dernières années, les notions sur le sol n'allaient pas beaucoup plus loin que celles que nous venons de résumer. Mais depuis 20 ans environ, les savants se sont vivement préoc cupés de rechercher les relations qui pouvaient exister entre la fertilité du S. et sa composition chimique. Eclairés par des données précises sur les besoins des pi , ils ont fait l'inventaire pour ainsi dire des ressources du sol en principes fertilisants, c'est-à-dire en principes nutritifs. On ne s'est plus dès lors borné à analyser le sol au point de vue de sa teneur en sable, argile, calcaire et humus, à en faire ce qu'on appelle l'analyse physique ; on a pénétré dans la constitution intime de la terre arable et on a appliqué l'analyse chimique à la détermination des éléments dont la présence importe le plus à l'alimentation des récoltes. Parmi ces éléments, les plus essentiels et portant au succès sont l'azote, l'acide phosphorique , la potasse et la chaux; l'absence de l'un d'eux frappe le sol de stérilité; l'insuffisance le cohdamme aux médiocres récoltes.

Cette idée, si simple et si féconde, a été le point de départ de progrès énormes ; il convient d'en rapporter tout l'honneur à deux grands agronomes, M. Paul de Gasparin et M. E. Risler. L'application des fumures ne peut être judicieuse et rationnelle, que si elle repose sur une connaissance approfondie des besoins du S. et des récoltes, et c'est seulement lorsque l'agriculteur a été bien pénétré de cette vérité, qu'il a pu se livrer fructueust. à l'emploi des engrais chimiques. Si le S. est riche en potasse, par exemple, pourquoi lui donner des engrais potassiques? N'est-ce pas gaspiller son argent? Si le S. est déjà riche en azote et qu'on lui en apporte à nou-

veau, c'est non seult. perdre son temps et son argent, c'est encore s'exposer à la verse, à la coulure, etc. En un mot, la distribution des engrais est subordonnée entièrement à la richesse ou à la pauvreté du S. en tel ou tel élément. Pour être ^xé sur ce point, il faut avoir recours, soit à l'expérience directe, ce qui est long et difficile, soit à l'analyse chimique qui donne des réponses immédiates et suffisamment précises. L'analyse du S., autrefois si rare et si exceptionnelle, est désormais entrée dans les usages; si l'on compulse les travaux des stations agronomiques, on voit combien se sont multipliées les analyses faites pour le compte des particuliers, des communes, des syndicats, etc.

Il serait vivement désirable que ces notions si simples et si frappantes de logique, soient divulguées dans le monde des horticulteurs. Tous les principes qui s'appliquent à la grande culture s'appliquent aussi à la culture maraîchère et horticole ; nous sommes certain qu'il y aurait grand profit à tirer de l'analyse du sol des jardins. Dans ces terres si abondamment fumées avec des matières végétales, que se produit-il? N'y a-t-il pas, à côté d'une richesse excessive en azote, une pauvreté trop grande en acide phosphorique? Il faudrait que des recherches plus nombreuses se fassent dans cette voie nouvelle. On peut penser que les insuccès obtenus parfois, ou les demi-succès, trouveraient souvent leur explication dans une analyse de sol bien conduite et bien interprétée.

Le cultivateur qui ne connaît pas son sol, qui ne sait pas en discerner les iioints faibles, tant au point de vue de la composition physique que de la composition chimique, est dans un état d'infériorité et d'impuissance. A. C. G.

(Voir aussi les mots Défoncetnenty Drainage^ Engrais, Labours, Plantation, Sol artificiel)

SOL ARTIFICIEL. Ce sont les mélanges composés de toute pièce par lès horticulteurs, suivant les besoins spéciaux des pi., et particnlièrt. employés pour les cultures en pot, bien qu'il soit souvent nécessaire d'en préparer pour des cultures de pleine terre (soit en plein air, soit dans les serres). Ainsi, dans nombre de jardins on ne pourrait jouir de la magnifique iloraison des arbustes de terre de Bruyère (Rhododendron^ Kalmia, Azalea, etc.) ni cultiver les pi. calcicoles, silicicoles, etc., si l'on n'avait d'avance préparé des massifs ou des plates-bandes dont le sol est tout à fait artificiel, et convenant particnlièrt à la catégorie de pi. à cultiver.

Quand les S. artificiels sont préparés en vue des cultures en pot. on leur donne le plus souvent, dans la pratique, le nom de composts, dont la nature et la composition sont extrêmement variables. La terre de bruyère, le terreau de feuilles, le terreau de fnmier. la terre de gazon (ioam), la terre franche, le sable de rivière. la vase argileuse des étangs, les curures de fossés, les fibres de polypode, le sphagnum. le charbon pilé, etc. etc.. sont les ingrédients les plus générait employés. Souvent on ajoute à ces composts les divers engrais minéraux ou organiques (phosphates minéraux, poudres d'os, corne, guano, colombine, noir animal,^élaUne,

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