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STRUCTURE DES PLANTES. — 1136 — STRUCTURE DES PLANTES

aubier; b. bois parfait du cœur; c. ôcorce. — Z. r. écorce ; m. moelle ; p. liber des faisceaux avec les trois faisceaux scléreux externes ; b. bois.

Le protoplasme est la matière vivante des pi. et des animaux, le siège de l'activité vitale. Il est formé de substances albuminoïdes. Dans les cellules très jeunes, le protoplasme remplit toute la cellule {Fig. ^); plas tard, sa masse se creuse de cavités (Fig. B et C), les vacuoles se remplissent d'eau et finissent par se fusionner. Le protoplasme forme alors une couche assez mince qui tapisse à Tintérieur la membrane de cellulose et dont les diverses portions sont parfois reliées par de fines bandelettes {Fig, D), Au microscope, on peut souvent observer des courants très actifs au sein de ces bandelettes protoplasmiques.

Il existe au moins un noyau dans chaque cellule; parfois il y en a plusieurs, même un grand nombre chez les pi. où il n'y a pas de cloisonnement. Le noyau présente une matière fondamentale, analogue au protoplasme, et un filament pelotonné sur lui-même, constitué par une substance qui se distingue des matières albuminoïdes par sa richesse en phosphore.

Tandis que le protoplasme est le siège des phénomènes de nutrition et d'irritabilité, le noyau joue un rôle important dans la division cellulaire et la fécondation. Quand une cellule va se diviser en deux, le filament nucléaire se fragmente en un certain nombre de segments, qui finissent par se réunir en deux groupes constituant les noyaux des deux cellules nouvelles.

Les plastides ou leucites sont des corpuscules de nature albuminoïde, de forme granuleuse chez les végétaux supérieurs ; ils produisent les graines d'amidon et portent diverses matières colorantes, dont la plus importante est la chlorophylle (voir ce mot).

La majorité des cellules végétales sont entourées d'une membrane; elle est formée de cellulose, substance hydrocarbonée comme l'amidon et les sucres. Très mince à l'origine, la membrane s'épaissit par suite de dépôts cellulosiques {Fig. L), qui en modifient l'aspect lorsqu'on l'examine au miscroscope: elle présente des ponctuations, assez souvent entourées d'une zone claire (ponctuations aréolées des Fig. M et N)f ou des raies, ou des anneaux, ou des spires (voir la Fig. F, représentant une coupe de bois). Ces épaississements des membranes en augmentent la solidité.

D'autres modifications peuvent aussi changer la nature de la membrane: elles sont d'ordre chimique. Telles sont la lignification des éléments du bois, la subérisation du liège, la gélification des cellules qui entourent diverses graines et particulièrt. celles du Lin. Les membranes lignifiées se laissent facilement traverser par l'eau; celles qui sont subérisées sont imperméables pour l'eau, et celles qui sont gélifiées retiennent énergiquement l'eau et se transforment en mucilage.

Fréquemment des matières minérales (silice, carbonate de chaux) incrustent les membranes cellulaires;

Les vacuoles sont remplies par le suc cellu-

laire, qui est de l'eau renfermant en solatîoi diverses substances organiques et inorganiques, parfois des matières colorantes (Betterave à feuilles rouges).

Parmi les produits d'assimilation, le plus important est l'amidon. Il se présente en granules plus ou moins volumineux, le plus souvent sphériques ou ovoïdes. Ils sont formés de couches concentriques disposées autour d'un point appelé hile (voir Fig. 0) ; ce sont les plastides qui les produisent aux dépens des sucres, dont l'amidon n'est du reste qu'un dérivé déshydraté. Sous l'action de l'amylase, une diastase spéciale ou d'un acide, il reprend l'état de sucre. Chez les Champignons, l'amidon est remplacé par un corps linalogue, le glycogène, qui forme une sorte d'empois aveo l'eau.

Il y a aussi dans les pi. des corps gras, des huiles, à l'état de gouttelettes ; ce sont aossi des matériaux de réserve. D'autres produits de l'assimilation sont à l'état soluble dans le protoplasme et le suc cellulaire: sUeres dlvers.inaline, tanins, glycosides, asparagihe, alcaloïdes, etc.

Des produits de désassimilation, le mieux connu dans les cellules végétales est l'oxalate de chaux; il est insoluble diins l'eau et se présente sous l'aspect de massps cristallines plus ou moins complexes représentées par la Fig. P; en 1, on a figuré les raphides, sortes d'aiguilles d'oxalate de chaux fréquentes dans les feuilles.

Les cellules que ne déforme aucune pression (pi. grasses, fruits charnus) sont sphériqnes et laissent entre elles des intervalles ou méats bien visibles dans la Fig. F. Au contraire, dans les tissus où elles sont comprimées, elles deviennent polyédriques et leur section transversale est le plus souvent hexagonale (J^. Ej, Ailleurs, elles s'aplatissent en forme de table {Fig. L) et ont parfois des contours sinueux ((?); ou bien elles se ramifient et prennent l'aspect étoile {Fig. J et K).

Sous le nom de fibres, on désigne des cellules plus ou moins longues, terminées en pointe, i membrane fortement épaissie et k cavités très réduites. Elles constituent le tissu appelé sciérenehyme et sont essentiellt. des organes de consolidation, de soutien. On les trouve dans le bois (fibres ligneuses) et dans le liber (fibres libériennes) ; celles-ci sont utilisées dans les industries textiles et on les sépare par le rouissage.

Il n'y a pas, entre les éléments cellulaires, de matière spéciale qui les unisse ; deux cellules voisines ont une membrane commune par suite de leur origine. Cette membrane conserve toujours des propriétés particulières après qu'elle a été recouverte de couches nouvelles diverst. modifiées.

Les méats intercellulaires résultent de l'accroissement des cellules, dont les angles s'arrondissent.

Lorsque des groupes de cellules se détruisent, il se produit des cavités, appelées JoeiMiM, fréquentes chez les pi. aquatiques.

Vaisseaux. — Ce sont les canaux qui servent an transport des liquides chez les. plantes. On distingue les vaisseaux propres (trachées et tradUides), les tubes criblés et les vaisseaux laticifères.

Les vaisseaux propres proviennent de eel-

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