‹ Dictionnaire d'horticultureChapitre 287 sur 341 · STRUCTURE DES PLANTES. - 1187 - STRUCTURE DES PLANTES · texte numérisé non relu

STRUCTURE DES PLANTES. - 1187 - STRUCTURE DES PLANTES

Iules mises boat à bout qai ont conservé leurs cloisons transversales {trachéides des Conifères et d'autres arbres), ou qui les ont perdues {irachées des Dicotylédones et des Monocotylédones i. Les trachées peuvent avoir un diamètre relativt. grand (Vigne, Courge et autres plantes grimpantes). I^s parois des trachées et des trachéides sont toujours pourvues d'épaississements qui en augmentent la résistance: vaisseaux annelés, spirales, ponctués, aréoles, rayés, de la fig. 7. Ces organes appartiennent toujours au bois et servent au transport de Peau et des matières minérales absorbées dans le soL

Les tubes criblés ou cribreux sont aussi formés de cellules allongées à membrane mince et à cloisons transversales percées de nombreux petits trou8.;*de là, leur nom de vaisseaux criblés. Ils sont remplis d'une matière mucilagineuse qui communique à travers les cribles d'une cellule à l'autre. Les tubes criblés se trouvent dans le liber et ils servent au transport des produits les moins diffusibles de l'assimilation et particulièrt. des matières albuminoïdes.

Les vaisseaux laticifères sont propres et un certain nombre de familles de pi. supérieures. Il y en a deux types : les uns dérivent de cellules juxtaposées qui ont perdu leurs cloisons transversales, et ils sont anastomosés (Composées, Campanulacées) (Fig, T). Les autres ne sont pas articulés, existent déjèt lors de la germination, s'accroissent avec la plante et se ramifient sans s'anastomoser (Euphorbiacées , Asclépiadacées).

Les laticifères forment un système continu comparable au système vasculaire des animaux. Ils se rencontrent surtout dans l'écorce, renferment un liquide laiteux, le latex, le plus souvent blanc, paiiois jaune, rouge, formé d'eau et de g^lobules en suspension. Le latex est un liquide nutritif et un milieu d'excrétion comme le sang. Il peut contenir de Tamidon, des alcaloïdes qui le rendent vénéneux (des Euphorbes), du caoutchouc (Heoea, des Ficus^ des Landolphia), de la g:atta-percha (Isonandra), des substances narcotiques (Pavot).

Tissus. — Dans une pi. pourvue de racines, on distingue trois tissus bien distincts: 1^ V épiderme; 20 les faisceaux JUn-o-vasculaires ou libéra-ligneux ; 3^ du parenchyme de remplissage ou tissu fondamental,

L'épiderme est formé d'ane couche de cellules aplaties, serrées, sans intervalles, qui recouvre la surface des tiges jeunes et des feuilles. Il disparait dans les tiges âgées et n'existe pas chez les racines, où la couche extrême constitue la coiffe.

Le plus souvent, les cellules épidermiques n'ont pas de chlorophylle et leur membrane extér. plus ou moins épaisse est subérifiée {cuticule), L'épiderme est percé de petites ouvertures, les stomates, qui facilitent les échanges gazeux entre la pi. et le milieu extérieur. Un stomate est formé par deux cellules arc-boutées l'une contre l'autre, de façon à laisser entre elles un intervalle qui peut être libre ou fermé (voir fig. Ç, B et S). Ils sont souvent plus nombreux à la face inférieure des feuilles qu'à la face supérieure, épars chez les Dicotylédones, en files

DICTIONNAIRB d'HORTICULTUHE.

longitudinales chez les Monocotylédones. Sous l'ouverture du stomate on ostiole^ il y a un espace intercellulaire appelé chambre sous-stomatique.

Les stomates s'ouvrent à la lumière et se ferment k l'obscurité et à la sécheresse.

Les cellules épidermiques, en se développant vers le dehors, deviennent des poils. C'est tantôt une simple cellule très allongée (poils radicaux), ou une seule file de cellules on une masse de cellules différenciées (poils étoiles, Fig. K).

Intérieurement, les poils ne renferment d'ordinaire plus de protoplasme et sont remplis d'air; parfois ils contiennent des substances urticantes (Orties), des huiles essentielles, etc.

Les poils diminuant la conductibilité pour la chaleur, sont fréquents chez les plantes des pays chauds et secs ; ils préservent les plantes contre leurs ennemis, servent à l'absorption ou à la sécrétion. Chez le Rosier, ils se transforment facilement en aiguillons.

Les glandes sont des masses cellulaires, lacunaires ou non, qui sont le siège d'un dépôt de produits de sécrétion. Les feuilles qui en portent, vues par transparence, paraissent criblées d'espaces clairs (Oranger, Myoporum),

Un faisceau libéro-ligneux comprend des vaisseaux (trachées ou trachéides) et des tubes criblés; les premiers constituent la région vasculaire, ligneuse, ou le bois ; les seconds forment la région libérienne, criblée, ou Uber, Dans le bois, il y a des msseaux, des fibres et du parenchjrme; dans le liber, des tubes criblés, des fibres et du parenchyme. La disposition de ces deux tissas est assez variable; dans les tiges, le bois et le liber sont généralement disposés côte à côte.

Le parenchyme fondamental est formé de cellules vivantes ou qui meurent tardivement, à membranes minces. Parfois celles-ci s'épaississent dans les angles des cellules {coUenchyme) ou se transforment en fibres.

Structure primaire de la tige. -— A l'origine, on distingue dans une tige des faisceaux libéroligneux entourés par du tissu fondamental, enveloppés par un épiderme. Une coupe transversale montre: !<> l'épiderme; ifi du tissu fondamental périphérique ou écorce; 3^ des faisceaux libéro-ligneux avec le liber dirigé vers l'écorce et le bois vers le centre ; 4<> les rayons méduUaires, qui séparent les faisceaux, et ô^ la moelle, située au centre. Celle-ci comme ceux-lèt fait partie du tissu fondamental. (Voir^. B de la pi, B,

Les faisceaux ne sont pas toujours disposés de la même façon dans les tiges : chez les Dicotylédones et les Gymnospermes, les faisceaux sont distribués en cercle dans le parenchyme fondamental {Fig, B), tandis qu'ils sont épars chez les Monocotylédones.

Dans les racines, il n'y a d'abord qu'un faisceau unique, à structure rayonnée, où le bois et le liber alternent autour de l'axe. A l'extrémité de chaque racine, il y a un tissu protecteur, la coiffe ou pilorJUse,

Structure secondaire, Beauconp de végétaux (Fougères, la plupart des Monocotylédones) conservent indéfiniment la structure primaire

STEUCTURE DES PLANTES.

STUABTIA.

de lears tiges et de lears racines ; aacan faisceau noQveaa ne vient s'ajoater aax faisceaux primaires, dont les éléments peuvent cependant se distendre plus ou moins fortement (beaucoup de Palmiers), ce qui augmente la grosseur du tronc.

Mais chez les Dicotylédones et les Gymnospermes, le développement de l'appareil foliaire exige un épaississement régulier de la tige et de la racine: il se produit des formations secondaires. Les unes ont simplement pour but de compléter le système de protection de Técorce, souvent privée avec l'âge de Pépiderme. Il se forme de Técorce secondaire et du liège par suite du fonctionnement d'une assise génératrice spéciale, qui avec le temps se déplace vers l'intér. et envahit même les tissus libériens. Tout ce qui est extér. au liège meurt, faute d'eau, et constitue le rhytidome, souvent déchiré par des crevasses longitudinales.

Les formations secondaires les plus intéressantes sont celles qui naissent entre le bois primaire et le liber primaire et qui résultent du fonctionnement d'une assise génératrice spéciale, le cambium. H produit intérieurement du bois secondaire qui s'ajoute au bois primaire, et extérieurement du liber secondaire qui s'ajoute au liber primaire. Chaque année, chez nos arbres, il y a une nouvelle formation de bois et une nouvelle formation de liber. Les couches concentriques de bois ainsi formées sont facilement distinctes à cause de l'alternance de la saison chaude et de la saison froide dans nos pays tempérés^ de la saison humide et de la saison sèche dans beaucoup de régions tropicales.

Et l'on peut aisément calculer l'âge d'un arbre en comptant le nombre de couches de bois qu'il y au bas de sa tige. {Fig. E, F,)

Une autre modification du bois est la production du bois par/ait ou duramen; elle ne correspond pas avec les couche annuelles et est due à des transformations chimiques des membranes cellulosiques. La portion du bois ainsi modifiée n'est plus qu'an appareil de soutien et le transport de la sève se fait alors par les couches de bois les plus jeunes, Vaubier.

La fia. V de la pi A représente une tige au début de la formation secondaire, a est la moelle; bhh le bois; i le cambium; k knïe liber; o l'écorce.

Structure de îafeuiUe. — La structure du pétiole est analogue à celle de la tige ; le plus souvent, un pétiole correspond à une moitié de tige : dey faisceaux libéro-ligneux issus de la tige sont séparés par du parenchyme de remplissage en partie transformé en sclérenchyme et le tout est entouré par l'épiderme.

Quant au limbe, il comprend deux épidermes, l'un à la face supérieure, l'autre à la face inférieure ; le premier est souvent pourvu d'une cuticule épaisse; souvent le second est plus riche en stomates.

Entre les deux épidermes, il y a le tissu appelé mésophyUe^ dans lequel plongent les nervures. Le mésophylle est formé de parenchjrme homogène chez les pi. qui vivent naturellement à l'ombre et chez les plantes grasses ; chez

celles qui vivent en plein soleil, le parenchyme est hétérogène, formé sous l'épiderme super, de cellules allongées perpendiculairt. à la surface et serrées {tissu en palissade)', à la face infér.se trouve le tissu spongieux ou laeuneux, formé de cellules peu serrées.

Les nervures représentent la structure da pétiole, c'est-à-dire des faisceaux libéro-lignem associés à du parenchyme et surtout à da sclérenchyme.

s/ ep

Fig. 874. — Coupe transversale d'une feuille de Houx

La fig. 874 représente une coupe transversale d'une feuille de Houx ; ep. épiderme; p tissu en palissade; v bois et l liber de la nervure; pe. parenchyme spongieux; st stomate, vu en coupe transversale. £. Lt

Struthiopteris. Voir Oaoclea.

Strychnos nux vomica. Nom latin de la Ndx tomique.

STUARTIA L. (Ternstrémiacées.) Arbriss. à files, membraneuses et caduques, à grandes t solit. et axill.; 5-6 sépales; autant de pétales, imbriqués et soudés à la base; étamines eD nombre indéfini, adhérentes k la base des pétales ; ovaire à ô loges ; 2 ovules par loges ; capsule ligneuse-crustacée, à déhiscence loculicide. — 5 esp. de l'Amérique boréale et da Japon.

S. grandiflora Carr. — Japon. ~ Files, caduques, ovales, acuminées: fi. rappelant celles d'un CamdUa, sessiles, très larges, blanc pur, k étamines nombreuses et jaunes.

S. Malacodendron L. — Amer, boréale. — (S. virginica Cav.) — Akdr. Rkp. 397 ; Cav. Diss. 159,f.2; L'Hêr. stirp.TS.^ Files. ovales, dentées en scie, acuminées ; fl. jaunes ou blanchâtres ; filets pourpres et anthères bleuâtres

S. pentagyna LHérit.— Amer, bor.— L'Hêe.

STUABTIA.

SULPOCAEBONATE.

STiRP. 74; N.DuH. 6; B. M. 3918; 8m. kx. bot. 110. — FI blanches; pétales velus en dessus.

Boutures de bois aouté ou marcottes, qui s'enracinent au bout de deux ans. P. H.

STTLE. Partie du piatii (voir ce mot) qui surmonte Povaire et qui se présente sous forme de filet plus ou moins allongé, à l'extrémité supérieure duquel est situé le stigmate,

Styphnoiobium. Voir Sophora

STTRÂX L. (Styracées.) Arbriss. ayant presque tous la face infér. des files, tomentense, raremt. glabre. Files, alternes, entières ou un peu dentées, caduques. FI. en cymes ou en gprappes axill. ou terminales, souvent pendantes; calice campanule; corolle à 5 pétales soudés à la base ou rart. jusqu'au milieu, dressés, étalés ; étam. 10, unisériées. Ovaire générait, libre. Style subulé. — Env. 60 esp. dispersées dans toutes les rég. chaudes.

S. Bensoin Dryand. (Benjoin,) — Java. — Files, oblongues, acuminées, blanchâtres. FI. blanches, en grappes axillaires un peu plus courtes que les flles.

S. officinale L. (Aliboufier,) — Spach, Végét. rX, 186. — Indigène. — Flles. ovales, entières. FL en cymes terminales, blanches, odorantes.

Arbriss. d'orangerie sous le climat de Paris. Le S, Bemoin fournit une résine balsamique à odeur de vanille usitée en parfumerie, servant & fabriquer les cpastiiies du sérail» qu'on brûle pour chasser les mauvaises odeurs. Multipl. par marcottes et par semis. Les marcottes sont longtemps à s'enraciner; les graines mettent pai?0)s deux ans pour germer. Terrains légers ou terre de bruyère. J. G.

SUB. Préposition employée fréquemment en botanique avec le sens de presque: subglobuleux, subspontané, etc.

SUBÉREUX. Qui porte du liège (suber) ou qui a le consistance du liège.

SubUmia. Voir Acanthophttniz.

SUBULË. En forme d'alêne de cordonnier.

Suffruteseent, Synonyme de aaus-fruteseent,

Sugar Cane. Nom anglais de la Canne à sucre (Saccharum officinarum).

Suie. Voir Engrais.

SUJET. En général, ou appelle S. un arbre, an arbuste, un plant complet ; mais dans la pratique du greffage, le S. est la pi. qui reçoit le greffon: c'est le porte-greffe. On dit alors plant- ou arbre-S., s'il est racine ; ou bouture- §., racine-S., s'il se compose d'un simple rameau ou d'un fragment de racine, destinés à prendre chevelu, une fois le greffage terminé et leur mise en terre définitive ou provisoire.

Ch.B.

SULFATAGE des paillassons, tntears, cordes, toiles, etc. On y a recours pour augmenter la durée de cette partie du matériel. On se sert de bassins en pierre ou en ciment, parfaitemt. étanches et sans pièces métalliques,ou encore de grands tonneaux. C'est le sulfate de cuivre qui est employé.

Pour les paillassons, la solution est d'environ 5 kg. de sulfate pour 100 litres d'eau ; on immerge les paillassons et les laisse dans le bain pendant 36 heures en été et 48 h. en hiver. Retirer, mettre égoutter au-dessus du récipient, et faire

sécher. Il est bon de plonger les paillassons dans un lait de chaux, pendant une à deux minutes, lorsqu'ils ont été retirés du bain et k demi égouttés.

Pour les toiles à ombrer, cordes, lattes, tuteurs, planches, etc., on procède de même; mais la durée de l'immersion doit varier selon la nature des objets; elle est indiquée approximativt. ci-dessous :

Toiles et ficelle fine .... 24 heures. Grosse ficelle,cordeaux et corde 80-36 heures.

Baphia 18-30 heures.

Paniers et bourriches . . . 8-12 jours. Tuteurs, piquets et perches en

v«H suivant grosseur . . . 12-15 jours. Les mêmes objets en sec. , , 3-8 semaines. Lattes pour treillages . . . 20-25 jours.

Planches sèches 6-10 semaines.

Crémaillères id.

Sulfate de euiwe. Voir Cuivre.

SULFATE DE FER. Ce sel est utilisé fréquemment en agriculture et en horticulture.

Voici ses principaux emplois :

10 Pour combattre la chlorose. Il a été proposé en badigeonnage sur les pi atteintes, sur les écorces ; ou bien en cristaux ou en solutions au pied des pi. D'après le procédé du D^* Rességuier, le sulfate de fer en solution concentrée est appliqué sur les plaies de taille de la Vigne ; on a obtenu, ainsi, fréquemment l'atténuation, puis la disparition de la chlorose

20 Pour combattre les maladies produites par un certain nombre de champignons ; nous pouvons citer à ce propos l'anthracnose de la Vigne et certaines formes de la gommose bacillaire sur cette même pi., le chancre du Pommier, les plaies des arbres donnant lieu à des écoulements brunâtres, etc.

On emploiera à ce sujet, en badigeonnage avec un pinceau ou un tampon de chiffons attachés au bout d'un bâton, le mélange suivant :

Sulfate de fer 50 parties.

Eau* 100 parties.

Acide sulfurique à 66^ Baume 1 partie.

Verser l'acide sulfurique sur les cristaux de sulfate de fer, puis verser doucement l'eau tiède avec un bâton, en agitant continuellement.

Le même liquide peut être utilisé avec avantage pour détruire les mousses et les lichens sur les troncs des arbres.

11 ne doit, en tous cas, être appliqué qu'en hiver, car il est corrosif pour les organes vivants, bourgeons en développement et feuilles.

Le sulfate de fer en cristaux épandus sur le sol, sert aussi à détruire les mousses qui infestent les gazons.

On se sert d'une solution à 1 ou 2 pour 100 en pulvérisations pour la destruction des Moutardes ou Sauves (Sinapis arvensis) qui végètent abondamment dans les champs de Céréales. La solution caustique tue ces plantes adventices lorsqu'elles sont très jeunes et nuit & peine â la Céréale. D'' D.

SULFOGARBONATE DE POTASSE.; On l'emploie aux lieu et place du Sulfure de Carbone en solution dans l'eau â 1 partie, pour 4 d^eau,

SULPOCAEBONATR

SUTHEELANDIA.

que Ton vene en arrosage an pied des plantes à la dose de 26 litres à pea près par mètre carré. Il se produit par décomposition une certaine quantité de Sulfure de Carbone. D** D.

SULFURE DE CARBONE. Il est utilisé pour la destruction des insectes et d'autres organismes animaux terricoles : larves, telles que celles du hanneton (ver blanc), phylloxéra, anguillules des racines. On se servira d*un pal injecteur et Ton emploiera 20-30 gr. par mètre carré en 2 ou 3 trous. Le trou doit être bouché immédiatement après Topération^pour empêcher Tévaporation du Sulfure de Carbone. D' D.

Stdki. N. vulg. de VHedysarum coronarium.

Sumac. Nom vulgaire des Bhus.

Sunflower. Nom angl. de VHelianthui annuus,

Sun Plant, N. angl du Portulaca grandiflora.

SuperphosphaUë. Voir Engrais.

Sureau. Nom français des Sambueus.

SureUe, Nom français de VOxaiis aeetoseUa,

Surgeon. Synonyme de Drageon.

Fig. 875. — Surgreffage.

SUR GREFFAGE. Le S. consiste à placer une greffe sur un arbre déjà greffé (Fig. 87S). L'opération est nécessaire:

10 lorsqu'on veut transformer un arbre fi^effé, en couvrant son branchage de greffons d'une antre sorte;

20 pour récolter des fruits d'une var. peu vigoureuse, en la greffant sur les branches et les rameaux d'une autre sorte, plus riche en sève ;

30 pour élever à haute tige des var. buissonnantes, en greffant sur le premier sujet une esp. robuste, élancée; celle-ci arrivée à son point et snfôsamt. forte, reçoit en tète le greffage de la var. délicate ;

40 lorsqu'il s'agit de mettre en contact deux genres ou esp. n'ayant entre eux aucune sympathie, comme le fait se présente entre le Poirier et le Cognassier ; on greffe d'abord ce dernier, à rase terre, avec un Poirier qui lui plaise, et l'année suivante ou deux ans après, la jeune tige de Poirier recevra, à 25 cm. au moins du 1" bourrelet, l'écussonnage du type rebelle au Cognassier.

Les fruits y viendront plus beaux, plus sains et de meilleure qualité.

Cet espace nécessaire entre les deux greffes est indispensable, si l'on tient à ne pas fatiguer la pi. par deux bourrelets trop voisins.

50 même observation à l'occasion de l'élevage du Pêcher ou de l'Abricotier, qui ne sympathisent pas avec toutes les races du sujet Prunier.

L'intermédiaire choisi dans l'élevage à haute tige doit être d'une adaptation intime, renforcée par une nature robuste an froid, de bonne vigueur modérée, peu ramifié et non sujet aux chancres provoqués par Tétêtage. Chaque genre a des types réunissant ces qualités. Les pépiniéristes savent bien les découvrir.

Par ce procédé, un Pêcher à large envergure peut supporter une collection de variétés à maturité différente, mais d'une végétation moins vive que celle du sujet

Il convient encore que l'entre-greffe ou intermédiaire n'entre pas en sève après son greffon, et que la circulation de la sève ne s'y s'arrête pas trop tôt à l'automne. Cette observation a son importance pour les arbres à cidre, les Noyers et autres arbres à époques de végétation variables. Ch. B.

Surmulot. Voir Rat.

Suspensions, Voir Vases suspendus.

SûsshoUstrauch, Nom allemand de la Béglisse (Glycyrrhiza glabra).

Sûiskirschàibaum. Nom allemand du Merisier (Cerasus Avium).

SûsS'Weidiselbaum. Nom allemand du Guigmer (Cerasus Juliana).

Fig. 876. — SUTHBRLANDIA FRUTBSCBMS R. Br.

SUTHERLANDIA R. Br. (Légnmin.-Papilion.) Arbriss. blanchâtre, à files, imparipennées. à nombreuses folioles entières. Stipules petites, étroites. FI. rouges, très belles, à carène aiguë, k étendard dressé, en courtes grappes axillaires. Fruit membraneux, renfié comme celui des Cclutea, -— 1 esp. de l'Afrique austr.

S. fmtescens B. Br. (Fig, 876.) [Syn.: CduUa, B. M. 181 ; Delbssi^rt, Icoif. III, t. 71.] On décric Ô-6 var. de cette esp., entre autres: tnooM [Syn.: S. ineana E. Mey.]; angustifoUa (Syn.: S mierophyUaBvLTch]; tomentosa [Syn.: S tomentosa Eckl.] ; mais on cultive le plus souvent

SUTHERLANDIA.

SYAGRUS.

ane var. à fl. blanches (S. fr.floribunda Ma) et une antre à grandes fl. (8. grandiflora).

Semer en juillet, hiverner en orangerie,pincer pour faire ramifier Exposition chaude. J. D.

SWAINSONIASalisb.(Légam.-Papilion)Herbes on soQs-arbriss. glabres ou couverts de poils appliqués. Files, imparipennées, à nombreuses fol. entières. Stipules herbacées ou sétacées. Fl. bleu-violacé ou pourpré, raremt. blanches ou jaunes, disposées en grappes axill. pédonc. Style barbu ; fruit membraneux, renflé, stipité. — 23 esp., dont 1 de la NUe.-Zélande et les autres de l'Australie.

S. albiflora Don [Syn. : S. gakgiflora^ v. albiflora Lindl , B. R. 994.1 Fl. blanches, en grappes plus longues que les nies.

S. coroBillafolia Salisb. — B. M. t. 1725. — Australie. — Suffrut. ; flles. à 11 paires de fol. ovales obtuses. Fl. violet pourpré.

Sweet Calabash. Nom anglais du Pasêiflora maliformis.

Sweet Cassava. Nom anglais du Manioc doux (Manihot Aipi).

Sweet Cicely, Nom anglais du Cerfeuil musqué (Myrrhis odorata).

Stoeet Lime. Nom anglais du Oitrua Limetta.

Sweet Pea, Nom anglais du Pois de senteur (Lathyrus odoratus).

Sweet Potato, Nom anglais de la Patate (Batatas edulis).

Sweet Scabious. Nom anglais du Scabiosa atropurpurea.

Sweet Sultan, N. angl. du Centaurea moschata.

Fig. 877. — SwAiNSOMA Oreyana Ilook.

s. galegifolia R. Br. [Syn.: Vida, Amdr. Ri:p. BOT. 189 ; Colutea, Siws. B. M. 792.) — Australie.

— Suffr.: flles. à 9 paire.s de fol. ovales, snbémarginées ; fl. rouges.

S grandiflora R. Br. — Australie. — Pubescent; flles. à 8-10 paires de fol. blanchâtres toment, oblongues, obtuses ou rétuses. Fl. à calice blanc laineux, en grappes multiflores dépassant les flles.

S. Greyana Hook. (Fig. 877.) — B. R. 82, t. 36; B M. 4416. — Flles. à 6-9 paires de fol. blanches, toment., ovales oblong,, obtuses ou faiblt. échancrées. Fl. lilas clair ou rose lilacé.

S. Osborni Moore. — Lem. Jard. Fl. 8, t. 8C4.

— Voisin du S. coroniUœfolia; fl. plus foncées Boutures de jeunes bourgeons sous cloche

pour les var. Cuit, des Sutherlandia J. D.

Sweet Amber, Nom anglais de VHypericum Androsamum.

Fig. 878. — Syringa Brbtschnkideri L. H.

Sweet William. Nom anglais de VCEiUet de poète (Dianthus barbatus).

SweetWoodruf. N. angl. de VAsperula odorata.

Swietenia Mahogany. Nom latin de VAeqjou.

STA6RUS Mart. (Palmiers-Cocoïnées.) Très voisin des Cocos, auxquels plusieurs auteurs le réunissent, ce genre s'en distingue par les fl. 9 plus petites que les fl. Si nn disque annulaire urcéolé et quelq. caract. du fruit. Amer équat.

S. amara Mart. [Syn. : Cocos Jacq.] — Martinique — Tronc élevé; flles. très denses, gracieuses, à pinnnles linéaires, acuminées.

S. cocoides Mart. — Para, rives de TAmazone.

— Tronc de 3 m. 50 ; flles de l m. 50 à 2 m., portant 50-60 paires de pinnules étroitemt. linéaires, crispées, scabres sur leurs bords. On en connaît une var. à pinnules lisses (var. linearifolia Barb. Rodr.).

S. comosa Mart. fSyn. : Cocos Mart.] — Brésil.

— Tronc dépasst. raremt. 3 m. 60. Flles. courtes, gracieuses, à pinnules rapprochées, linéaires lancéolées.

S Sancona Karst. — Fl. Colomb. H, t. 177. —Vallée de laMagdeleine.— Tronc de 30-36 m.; longues flles. de 3 m., portant 180 pinnules de 60 cm., fasciculées par 4-5.

SYAGRUS.

SYMPHORICARPOS.

C'est dans ce genre que doivent rentrer les Cocos Mikaniana Mart., C. botryophora Mart. (Y. Cocos.) Cuit, des Coco$. J. D.

Sycomore, N. fr. de VAcer FseudoplatantM.

STLVIADÉS. Famille de Passereaux à bec fin voisine des Merles (Turdidés) et comprenant toutes les petites espèces insectivores, telles que les Fauvettes, les Pouillots, les Rossignols, les Tithys, etc. D' T.

SYLVICULTURE. Partie de Tagriculture qui se rapporte à la culture et à l'exploitation des forêts.

Sylvie Nom français de V Anémone nemorosa.

SYMBIOSE. Ce terme désigne un fait biologique déterminé par la vie en commun de deux êtres, différents par leur structure, leurs fonctions ; le but de l'association est un bénéfice pour les deux consorts, mais le bénéfice est parfois inégal et la symbiose évolue alors vers le parasitisme.

L'exemple le plus connu de symbiose est donné par les Lichens. D' D.

STMPHTANDRA A. DC. (Campanulacées.) PI.

vivaces, voisines des Campanules, à calice quinquéfide, à corolle tubuleuse-campanulée, 5lobée ; filets des étamines libres ; anthères soudées en long tube; capsule triloculaire,s'ouvrant par 8 trous latéraux. — 7 esp. de l'Orient.

S. HofhnaBni A. DC— Balkans. — FUes. larges, molles, ovales-lancéolées; tige de 20-60 cm., divisée, portant une pyramiae de fi. blanches, penchées, grandes Juillet-octobre Mi-ombre.

S. pendnla A. DO. — Caucase. — PI. couverte de poils grisâtres, à tige dressée, haute de 15 à 80 cm.; files, retombantes, grandes, dentéescrénelées, ovales-cordiformes ; fi. à corolle longue et étroite, d'un blanc jaunâtre, en thyrse. Juillet-septembre. Soleil ; rocaille.

S, Wanneri Heuf. Yoir Campannla WaBneri.

Excellentes pi. der écailles ; multiplie, facile de graines. H. C.

SYMPHORICARPOS. Symphonne. (Caprifoliacées.) Arbriss. ou arbustes non volubiles. Bourgeons écailleux. FUes. opposées, entières ou faiblemt. dentées, ou sinuées, courtemt. pétiolées. FI. petites, 2-bractéolées, régulières ou subrégful.; calice cupulif. 5-denté; corolle infùndibul. ou campannlée, 5-lobée; étamines 5, épigynes. Ovaire infère, 4 loges, dont 2 plus grandes 1-ovulées, fertiles, et 2 plus petites stériles. Fr., baie spongieuse.— 6 ou 6 esp., dont les plus intéressantes sont:

S. vnlgaris Michx. — Flom. bgr.^Amer. — [Sy n. : S. parviflora Desf. ; S, orbictUatus Mœnch. ; etc.] — Amer. sept. — Arbuste buissonn. d'env. 1 m., très touffu. Rameaux grêles, érigés, brunâtres ; jeunes pousses rougeâtres,pubescentes. Files, petites, ovales-ellipt., mucronées, molles, vert gai en dessus, velues et glauques en dessous. FI. en août, petites, en glomérules axill. capités, blanchâtres ou rosées. Fr. rougeâtres, de la grosseur d'un grain de chènevis. Jolie esp.; convient pour terrains secs. Yar. à files panachées jaune (S, v. foliis aureis).

S. raoemosus Michx. {Fig. 879,) — Fl. non. Amer. — [Syn. : S. leucocarpa Desf.] — Amer, sept., Canada. — Arbuste touffu, de 1-2 m.; rameaux grêles, brunâtres; jeunes pousses

glabres, vert glauque. Files, plus grandes qie dans l'esp. préoéd., plus fermes, vert ploe foncé en dessus, glabres, ovales-orbicul., mocronées, entières ou quelquef. grossièrmt. dentées, ou sinuées. Fl. de juin à sept., petites, blanches intérieurt., rosées extérieurt , très velues à la gorge; boutons roses. Inflor. terminales, en grappes interrompues. Fr. gros comme un fort grain de raisin, et même une cerise, d*un beau blanc laiteux, luisant, persistant tout l'hiver. Compte parmi nos meilleurs arbustes d'ornement, surtout pendant la mauvaise saison. Convient surtout pour les pentes. Plusieurs var., notammt. à fruits ovoïdes {d.r, ovicarpa)\ à gros fruits {S, r. maerocarpa) ; k files, panachées (S. r. fol. varieg.).

Fig. 879. — Symphorinb.

SYMPHORICARPOS RAOEMOSUS Micbx.

S. ocoidentalis R. Br. — Le Jabdin, 1894, p. 199, fig. 101. - Amer. N.-O. - Introduit oo réintroduit par le Muséum de Paris, en 18S9. Arbriss. touffu, de 80 cm. à 1 m. Rameaux divariqués, souvent arqués ou horizont., brun roux ; jeunes pousses vert glauque ou un peu rongeâtres, glabres. Files, plus grandes, plus épaisses, plus coriaces que celles du S, racemota, à bords ordinairemt. sinués ou grossièremt. dentés, vert foncé, un peu luisantes, et glabres en dessus , glauques et un peu velues en dessous. Fl. en grappes courtes, ou en glomémles axillaires ou terminaux, généralemt. tournées en dessous et masquées par les files., relativemt grandes, blanc légèremt. camé, avec revers rosé, très velues k la gorge, un peu odorantes. Fr. de la groM. d'un pois, blanc laiteux, moins ornementaux que ceux du S. raeemosa,

S. moBtanus H. B. et E. — Nov. Gen. Ub.896. — [Syn.: S. mexicanus Lodd.] — Mexique, à 2500m. d'altit.— Arbuste de 80 cm. à 1 m.,touif!i. Rameaux dressés, grêles. Files, petites, fermei. lisses, glauques en dessous. Fl. lavées de rose

SYMPHORICARPOS.

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