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TAUPE

T. galHca L. — Ëorope, Asie. — Sibth. Fl. o. 291; Lam. Enc. 218; Wight, III. 24; N. Duh. 7, 59. — Fl. blanches ou roses, en épis longs de 3 cm. ; étamines saillantes ; files, triang^nlaires, carénées, non membraneases transparentes; rameaux dressés.

Le T, anglica Weeb., de TOuest de la France, n'en diffère que par les fl. ovoïdes dans le bouton et par Tinseï tion différente des étamines.

T. indica Willd. {T. elegans Spacb) — Indes. — Files, serrées, amplexic, foncées ; fl. à lobes du disque entiers.

Fig. 882.— Taobtbs sionata Bartl.

T. hispida Willd. (T. kaahgarica Hort.) — Asie centrale, Oural. — R. Hort. 1894, 852. — Fl. rose vif, en épis compactes ; files, glauques, plus ou moins pubescentes.

T. tetrandra Pall. — Caucase. — Fl. d S. 9, 898; R. Hort. 1855, 21. — FL roses, en grands épis latéraux ; files, transparentes sur les bords.

Le T, odesaana Bunge, est très voisin de cette dernière espèce. Le T. mannifera Ehr. fournit un exsudation à laquelle on a rapporté la manne des Hébreux.

Boutures au printemps, en pleine terre, sauf pour le T, indiea. P. H

TANAGETUM vulgare L., Tanaisie; ail.: Bainfam. (Composées ) Grande pi. vivace. indigène, à odeur forte et pénétrante comme l'Absinthe, et dont les capitules entrent dans la composition de certaines poudres insecticides. Une var. de cette pi., le T. r. crispum^ est remarquable par ses files, élégamment découpées et crépues, rappelant les frondes de certaines Fougères. Cette pi. à feuillage ornemental est d'autant plus précieuse qu'elle prospère dans tous les terrains, même dans les plus arides. On la multiplie par division des touffes

Tanghinia. Voir Gerbera.

Tangue. Voir Engrais.

Tanne. Nom ail. des Sapins (Abies).

Tannin. Voir Gomposition chimique des végétaux.

TAPHRINA. Genre d'Exoascées àasques octospores. Produit des cloques sur les files, vivantes. Les esp. les plus connues sont:

T. aurea, produit les cloques des files, do Peuplier.

T. buUata, produit des cloques blanchâtres sur les files, de Poirier. Maladie rare qui doit être dififerenciée de la Cloque très fréquente due à TAcarien (Phytoptus Pyri). D*^ D.

TaraxfUMm Voir Pissenlit.

TARENTULE. L'Araignée que Ton désigne sous ce nom en Italie {Lycosa tarentula), n'est pas plus venimeuse que les autres Araignées (voir ce mot), et son venin est sans danger pour l'homme. Les accidents nerveux que l'on a attribué h la morsure de cette Araignée, et que l'on désigne sous le nom de tarentismiy doivent être attribués à une autre cause, et sont considérés aujourd'hui comme une forme particulière d'hystérie. D' Trt.

Tarier. Voir Traquât.

Taro Nom vulgaire du Cciocasia esciUenta,

Tarragon, Nom angl. de VEstragon (Arteniisia Dracunculus).

TAUPE. Cet Insectivore (Talpa europœa)^ que tout le monde connaît, est trà commun dans toute la France. On en distingue 2 esp. ou plutôt 2 races : la véritable T., dont l'oeil est petit mais encore bien visible, au moins à la loupe, et qui possède des paupières; et la T. aveugle (Tiipa ccsea)^ dont l'œil est recouvert par la peau et privé, par conséquent, de paupières. Cette dernière habite le Sud de la France, mais on trouve dans la même région, notamment dans la Gironde, tous les passages entre les 2 races. Les mœurs diffèrent très peu«

La T. vit sous terre dans des galeries qu'elle creuse avec une grande rapidité, et qui loi servent à la fois de demeure et de terrain de chasse. Elle se nourrit ordinairt. de vers de terre, d'insectes et de larves, mais elle tue et dévore égalt. les mulots, les campagnols et les musaraignes qui s'égarent dans ses galeries. La grenouille qui se pose sans méfiance sur une taupinière est souvent saisie par la patte et entraînée sous terre. La T. s'attaque même aux serpents et aux individus de sa propre esp.. car elle a besoin, chaque jour, d'une quantité de nourriture an moins égale à son propre poids.

Le terrier est très compliqué: on y distingue le gîte proprt. dit et le terrain de chasse, celoici beaucoup plus étcnda, variant et s'augmentant par le travail de chaque jour. Les galeries sont à différentes hauteurs et descendent jusqu'à 50 cm. et plus au dessous de la surface du sol. L'habitation centrale, gîte ou donjon, présente une disposition toute spéciale : c'est une chambre mollement tapissée de substances végétales, et dans laquelle débouchent 7 à 8 galeries divergentes destinées à assurer la fuite de l'animal en cas de surprise. Ces terriers communiquent entre eux par des couloirs qui sont fréquentés par plusieurs taupes, car on en prend jusqu'à 15 ou 20 dans une même galerie, tandis qu'on n'en prend jamais qu'une adulte dans le donjon. Ces galeries sont de 2 sortes: les unes font communiquer ^^les gîtes entre eux; leè

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