V. nudnm L. — Amer. duNord. — B.M
— Files, ovales, entières ou dentées-crénelées, épaisses; fi. semblables, en cymes; fr. noirs ou pruineux-blenâtres.
V. odoratissimam Ker. — Asie orient. — B. R. 456. — Files, longues, elliptiques cunéiformes, entières, glabres, coriaces; fi. blanches, très odorantes.
V. Opulns L. {Boule de Neige.) — Europe. — Masclep, Atl. PL. 161 ; Engl. bot. 639; Fl. dan. 661. — Rameaux grêles; files, à trois lobes, dentées en scie, duveteuses, puis glabres ; fi. en corymbes globuleux, les extér. stériles et rayonnantes. — La var. aterilis^ à fi. verdâtres, presque toutes stériles, est parti culièrt. désignée sous le nom de Botde de Neige, Base de (ruéidres.
V. plicatum A Gray. — Japon. — B. R. 61 ; ¥l, d. s. 278. — Files, glabres en dessus, plissées, tomenteuses en dessous, ovales, arrondies à la base, grossièrt. dentées; fi. toutes stériles, en corymbes globuL, rappelant ceux du F. Opulua stérile.
V. TÎBus L. (Laurier Tin.) — Europe mérid. - B. M. 38. — Arbuste à files, persist., très entières, coriaces, épaisses; fl. blanc rosé, en corymbes dressés, aplatis ; fr. ovale, bleu-foncé.
Fig. 984. — Victoria hbgia Lindl.
On cultive encore: F. Siéboldi Miq.; rigidum Vent.; prunifolium L. ; pubescens Purs h ; orientaie Pallas; dahuricum Pall., etc. ; arbriss. presque tous rustiques (excepté V. Tinua^ odoratissimum). Boutures de pousses demi-aoutées ou de rameaux ligneux, ou bien marcottes ou encore semis. P. H.
Vicia Faba, N. scientif. de la Fève.
VICTORIA regia Lindl. (Nymphéacées.) {Fig, 934.)— B. M. 4275-4278; Fl. d. S. 521, 596- 604. — Grande et belle pi. aquatique annuelle,
du Brésil. Rhizome charnu. Files, grandes, nageantes, orbiculairespeltées, bullées,ponctuéesperforées, larges de 1-2 m., à bord relevé perpendîculairt.; face infér. réticulée, nervures et pétioles épineux. Hampe unifiore, épineuse. Fl. larges de 30-35 cm., blanches, intér. rose ; 4 sépales; pétales nombr., nmltisériés.Etam.nombr., insérées entre les pétales; filets pétaloïdes; anthères petites. Fr. épineux ; graines sphériques.
Cultiver en aquarium chaud. La tempérât, de la serre et de l'eau doit être de 25-28^ C. Semer en février-mars ; les graines mettent env. 3 semaines à germer. Le compost convenable sera formé de 5 parties de terre franche, 2 de terreau de files., 2 de sable de rivière et 3 de terreau de fumier. Donner beaucoup de lumière. Fleurit dès juillet. Pour obtenir des graines, féconder artificiellt. Le fruit contient jusqu'à 250 graines de la grosseur d'un pois.
On cuit, un nouveau type très vigoureux et très fiorifère, à fi. blanc pur. J. G.
Vidange, Voir Engrais.
Vieusseuxia. Voir Morna.
VIGNE; angl.: Vine\ ail.: Weinstock,(Vitismnifera.) La V. est plus indifférente à la composition du sol qu'aux conditions climatériques.
Les terrains légers, perméables, qui s'égouttent bien, qui s'échauffent promptement et qui conservent leur chaleur, se prêtent à sa culture.
On peut en stimuler la végét. avec un compost de gazons, d'alluvions, de boues de rue, de raclures d'étable, de débris d'animaux et de végétaux, de résidus de cuisine, de cendres, etc.
Comme climat, la V. prospère dans la rég. de rOlivier et, plus au Nord, dans les endroits où l'Amandier réussit en plein air, ainsi que le Pêcher. Notre rég. de l'Epicéa et le climat Vosgien lui fournissent encore des situations favorables, en sol chaud, & bonne exposition.
Dans le Nord, les murs lui serviront en même temps d'abri contre les vents froids et de réfiectenrs de la chaleur solaire.
Nous avons rencontré, dans plusieurs localités montagneuses du Sud-Est, des ceps de V. grimpant sur des arbres, ou montés sur des treilles à 2 et 3 m; de hauteur; la plante est ainsi moins exposée aux gelées blanches, le voisinage du sol étant plus dangereux.
Il sera toujours préférable de cultiver des var. robustes et précoces dans une situation qui n'offrirait pas les garanties désirables de climat.
Variétés, — Nous bornerons notre choix à la sélection des meilleurs raisins de table, les classant dans l'ordre de leur maturité.
Gamay de Juillet. — Grappe assez grosse et compacte ; gr. moyen, rond, noir, fleuri. Bon. Fin juillet (Midi); août (Centre). Cépage vigour., très fertile; parait être la forme la plus précoce du Gamay hâtif des Vosges, dit <Gamay hâtif Dormoy*,
Madeleine angevine. — Grappe assez grande, peu serrée; gr. surmoyen, ovoïde, ferme, passant du vert pâle au jaune doré. Bon. Fin juillet et commeuct. d'août. Cépage assez vigour. et productif. Le raisin voyage facilt., comme le précéd.; k sa maturité, le raisin est recherchée par les guêpes et les abeilles.
Précoce Malingre. — Grappe assez grosse ;
VIGNE
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g:r. moyen, ovalaire; vert d'eau. Bon. Mi-août. Cépage vigoar. et fertile; plein air et espalier.
MorilloB hAtif. — Grappe moyenne, assez compacte; gr, moyen, rond, noir. Bon. Août. Cépage robuste. Treille, air libre ou mur, principalt. en situation chaude.
Précoce musqué Courtilier. — Grappe moyenne, peu serrée ; gr. moyen, arrondi, ambré, musqué. Bon. Mi-août. Cépage assez vigour. et fécond; plein air et espalier. Fruit faiblt. musqué. -— âyn. : Muscat précoce de Saumur.
Madeleine royale.— Grappe assez forte, assez compacte; gr. moyen, sphérique, blanc nacré, très bon. Fin août. Cépage vigour. et de gr. product., même sous un climat froid. Tailler long en plein air, plus court à Tespalier.
Agottenga. — Grappe assez grosse, assez compacte; gr. au dessus de la moyenne, ellipsoïde, à peau translucide, vert jaunâtre, sucré. Bon. Fin août, parfois commenct. de sept, en situation froide. Espalier ou contre-espalier ; à tailler long. Connu encore sous le nom de « Vert de Madère».
Ligaan blaac. — Grappe assez grosse, assez compacte ; gr. moyen ou surmoyen, ovoïde obtus, vert translucide passant au nacré. Bon et très bon, dans sa rég. Fin août et commenct. sept. Cépage de gr. vigueur, fertile, sUi est soumis & la taille longue en situation chaude ; son fruit supporte bien les voyages. C'est le cEientsheim» delà vallée du Rhin, le ^Joannenc» de la vallée du Rhône, le *Luglienga bianea» de ritalie, le *8an Jacobo> de l'Espagne, le €Bona in casa» du Tyrol, V ^Augustaner» de la Transylvanie, etc.
Pii-de-chéyre rouge. — Grappe moyenne, peu serrée; gr. surmoyen, ovoïde, rouge vineux; chair un peu ferme, juteuse. Bon. Commenct. sept. Plein air ou espalier; pour treilles et cordons; le *Kecskecsec8u piros» de la Hongrie.
Chasselas gros Goulard. - Grappe assez grosse ou grosse ; gr. gros, sphérique, ambré, sur fond vert jaunâtre. Très bon. Août et sept. Cépage trapu, fertile, en espalier et en plein air; greffé, il est moins exposé h la coulure. Très avantageux dans le Midi; on le connaît encore sons les noms de ^Cfiasselas Vibert», ^Froc de La Boulaye»^ ^Buc de Malakof», € Diamant Traub*, *Gros Chasselas de Montauban», * Chasselas Duhamel»,
Portugais bleu. — Grappe moyenne ; gr. assez gros, globuleux, noir bleuâtre. Bon et très bon, dans sa rég, Commenct. sept. Cépage vigour. et productif, préférant un terrain sec et caillouteux; recommandé dans la zone nord de la rég. de la Vigne.
Chasselas doré. — {Fig. 9^5.) Grappe grosse; gr. assez gros, rond, blanc nacré, ambré au soleil; délicieux. Commenct. sept. Cépage extra par sa robusticité, sa fertilité, la beauté et la qualité de son fruit, en plein air ou en espalier; cultivé dans le Lyonnais sous le nom de *Mornen blane» et en Suisse sous celui de * Fendant roux». Très apprécié au marché, en toute saison, se conservant tout l'hiver. Les Chasselas Charlerie^ musqué et Michelin sont de bonnes sousvariétés.
Chasselas rose. — Grappe assez grosse ; gr.
.assez gros, arrondi, rose incarnat; saveur ex- I quise. Septembre. Cépage d'une bonne vigueur I et d'une bonne production, en treille de jardin j ou contre un mur. Le * Chasselas rose royal*
est peut-être le plus fin de tous les raisins, quant j au goût. — Plusieurs formes de Chcaseias rose
ou rouge se rencontrent dans diverses localités. Ghasselas^de Falloux. — Grappe assez forte,
peu serrée ; gr. assez gros, sphérique, rose clair.
Très bon. Sept. Plant vigour., très productif; à
tailler court.
Fig. 985. — Raisin Chasselas doré.
Chasselas violet. — Grappe grosse, allongée, peu serrée; gr. assez gros ou moyen, rond, rouge violacé. Très bon. Sept. Cépage vigour , fertile, en plein air et en espalier ; on le reconnaît à son bois pourpre et à son ft-uit déjà violet au sortir de la fleur.
Pineau noir. -• Grappe moyenne, compacte; gr. moyen, presque rond, noir, pruiné. Très bon. 2« quinz. de sept. Cépage vigour., fertile avec la taille à long bois ; il est la base des grands vins fins de Bourgogne 'et des vins mousseax de Champagne. Le JPineau gris ou rose, d'un goût fin et sucré, est une bonne var. d'amatear et qui donne un bouquet aux cuvées où il se trouve associé.
Muscat Boir. — Syn.: cCaillaba». — Grappe moyenne, assez compacte; gr. moyen, à peu près rond, noir, pruiné; saveur musquée. Bon Sepu Vigueur ordin.; très fertile; à planter an soleil Parmi les sous-v'^ar. qui mûrissent à bonne heure, citons : Muscat noir du Puy -de-Dôme, hâtif de Marseille^ Muscat Lierval ; les Muscat noir d'Orange, Muscat rouge ou violet, viennent ensuite,
Gradiska. — Grappe assez grosse, peu serrée; gr. moyen, jaune nacré, croquant, juteux; bon. Pin sept Cépage vigour. et productif à l'espalier, sous un climat temp. ; généreux en cuit, abritée.
Museat blaDC. — Grappe grosse, assez compacte ; gr. gros, rond, blanc nacré, musqué. Boi et très bon. Sept.-octobre. Cépage très vigour., fertile, aimant la chaleur. Dans le groupe des M., le M. blanc est préféré pour la table et les conserves â l'eau-de-vie; les M. bkmc de Jésus^
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OtUmél^ St.'Laurenty sont de bonnes sons-var. à maturité précoce. Plus tardif, le M. d'Alexandrie réclame une exposit. très chaude ; son fruit est très gros, ovoïde, nacré, et recherché pour l'ornement des desserts, pour les conserves, la pâtisserie, la confection des raisins passerillés, dits «de Malaga».
Boudalés; par erreur: «Ulliade». — Grappe grosse, bien paniculée ; gr. gros, ovoïde, ferme, noir violacé. Bon. Sept, et octobre. Cépage bien vigour., très fertile en plein air et en espalier; égalt. connu sons le nom de ^Prunekisy^ <Cinsaûd^ ; raisin de conserve et de voyage; réussit à Tair libre, en situation chaude.
Panse jaune. — Grappe grosse, peu serrée ; gr. gros, ovoïde, vert ambré ; assez bon, et bon en situation ch. Fin sept, et oct. Cépage vigour., productif, cultivé dans le Midi, pour le commerce et Texpédition de beaux raisins blancs.
Fig. 936. — RAism Frankëntual.
Frankenthal ou Black Hamburgh. (Fig. 936,) — Grappe magnifique par son développt. ; gr. très gros, arrondi, faiblemt. ovoïde, noir bleuâtre; très bon. Octobre. Cépage très vigour. et fertile en espalier ou en plein air ; l'oïdium l'envahit particnlièrt.; précieux pour les desserts de luxe et pour la cuit, forcée, sous verre.
Variétés mixtes. — En général, tous les raisins sont des fr. de dessert et en même temps R. de cuve, propres à la vinification. Toutefois, si la liste précéd. est plus spécialt. consacrée aux R. de table, nous pouvons y ajouter un certain nombre de cépages cultivés dans le vignoble, fruits â deux fins ; par exemple :
le Qamay^ du Beaujolais;
le Pineau, de Bourgogne;
les Meslier, Chardonnay, Aligoté^ Melon, Savagnin, Ploussard dit Foulsardy raisins blancs de la Franche-Comté et rég. jurassienne;
la Mondeuse, du Sud-Est ;
les Aramon, Carignane, Olivette, Spiran^ Terret- Bourret, Ulliade^ du Sud ;
les MaXbeck, SémUlon, Petite- Malvoisie^ du Sud-Ouest;
les Mourvèdre et Clairette^ rég. de l'Olivier;
les Saint-Jacques et Malvoisie^ des Pyrénées.
Culture, — La V. est l'arbre fruitier soumis aux méthodes de culture les plus variées. En parcourant no^ rég. viticoles, on rencontre les souches libres du Languedoc, la culture â pied ou en foule de la Bourgogne, les cordons du Bordelais, les buissons du Beaujolais, les courgées de la Franche-Comté, les hautains du Dauphiné, les pyramides dressées sur perches en Alsace, les jouelles de la Provence, les treillons provignés de la Champagne, le cuveau de Lorraine, les chaintres du Centre, les buissons de l'Ouest, l'arquet des rives de la Loire, la vineuse de l'Auvergne, les ceps pittoresques à grande arborescence, non loin des Alpes et des Pyrénées, grimpant sur des arbres plantés exprès : Erable champêtre, Prunier, Merisier, etc.
Dans un même département, souvent dans une même commune, la méthode de cuit, diffère suivant le cépage, le climat, différents milieux et plus encore l'habitude.
Pour la cuit, jardinière, nous préférons les systèmes de treilles basses et de treilles élevées.
La cuit, de la V. en treille, en plein air ou en espalier, la plus facile â opérer, procure un sarment mieux constitué, une Aructific. généreuse et soutenue, et donne aux raisins un coloris et une saveur plus accentués.
La plantation s'opère au moyen de jeunes pi. racines d'un an ou de simples rameaux-boutures mis en place définitive, ou de pi. greffés sur cep américain résistant au phylloxéra.
Les sujets marcottés en panier souffirent moins de la transplant, et peuvent produire plus tôt; mais, dans une plantât, importante, le pi. à racine nue est suffisant. Avec des sarments non racines, on rapproche les pi. sur la ligne, parce que la réussite en est moins certaine; plus tard, on enlèvera les plants superflus.
Multiplication. — Pour reproduire un plant de V., il faut employer le bouturage ou le marcottage; le semis donne des var. qui s'écartent du type.
Les souches sur lesquelles on s'approvisionne de boutures et de marcottes doivent être vigoureuses et fertiles ; le fruit en sera beau, bon et d'une maturation facile.
La marcotte est le résultat du couchage en terre d'un sarment adhérent à la souche et taillé à deux yeux hors terre. On le sèvre après une année de végét. Le plant sera arraché et mis en jauge dans du sable, en attendant sa plantation définitive.
Le brin couché nu dans le sol on dans un petit panier en osier est préféré par la culture jardinière.
Le couchage à long bois ou mtdtip^e s'obtient au printemps (voir Marcottage).
La bouture est un fragment de rameau de 20 (i 30 cm. avec on sans le talon de son empâtement. Pour faciliter la sortie des jeunes chevelus, on prépare les boutures en hiver, et on les enterre au Nord d'un bâtiment, couchées horizontalt. dans une petite fosse.
Un autre moyen consiste à les faire tremper dans l'eau pendant huit jours, avant leur plantation.
La plantât, des brins de sarment se fait en place ou en pépinière. Le terrain, bien préparé,
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sera légèrt. tassé et affermi ; la bouture peut y être enfoncée complétemt. ou maintenue avec un œil dehors, ensuite buttée jusqu'au sommet; on paille le sol et on arrose.
Les esp. ou var. rares sont quelquef. propagées par la bouture «d'yeux» (voir Bouturage ,
Quel que soit le système adopté, ou ne conservera, par rébourgeonnt. en vert, qu'un seul rameau & chaque plant.
L'arrachage du plant se fait en hiver, après la chute des Aies, et au moment de la plantation définitive.
Depuis l'invasion phylloxérique, on a recours aux plants greffés sur sarments boutures ou sur racines réfractaires au puceron souterrain, ayant passé préalablt. une année au moins en pépinière. La greffe anglaise est le procédé le plus générait, adopté (voir Greffe). l
(Disons à ce sujet que, par l'effet du greffage sur | plant résistant au phylloxéra — que nous avons j recommandé depuis 1869 — la culture exten sive des Vignes & raisins de table s'est reconstituéOy prenant une extension plus considérable { encore).
en rencontre dans la Lombardie et la Suisse italienne.
La direction à imprimer aux ceps de plein air ne comporte guère une charpente symétrique; VécentaU^ le cordon horisontal, fixe oo renouvelable, sont plutôt acceptés. L'espacement des ceps est basé sur la richesse du sol et l'envergure projetée du branchage. Une distance de 1 à 2 m. est la moyenne adoptée.
Treilles en Espalier. — La treille en espalier comprend un treillage en bois ou en fer adossé contre un mur, un bâtiment, une construction quelconque.
La forme appliquée aux ceps est subordonnée à la hauteur de l'espalier. Les plus bas sont disposés en évetitail, plus ou moins irrégulier; c'est la forme la plus simple et la plus répandue.
Les treilles horizontales et superposées, dites «à la Thomery», sont applicables aux vastes surfaces, aux murs élevés. {Fig. 938 et 939.)
Les hauteurs moyennes permettent le cordon vertical, avec 70 cm. ou 1 m. d'un plant à l'autre.
Les espaliers élevés exigent une double série de cordons verticaux espacés à 40 cm. La moitié
La plantation de la Y, en treille (Fig 937,) est j des ceps — de deux l'un — garnit la base, tandis préférable à la plantation en foule «ou en que les autres montent sur une tige nue pour désordre» ; le soleil et l'air frappent mieux le | garnir le sommet de l'espalier. Le branchage
sarment et le raisin, et les
travaux de
culture s'y
pratiquent
plus librement.
La distance d'une treille &
l'autre doit être suffisante pour qu'elles
ne s'ombragent pas entre elles.
Il n'y a aucun inconvénient à les espacer beaucoup, le terrain pouvant être consacré à des cuit, d'autres plantes basses.
La direction des treilles est du Nord au Sud, autant que possible ; si le terrain est en pente, elles suivent la déclivité du sol.
Les treilles de V. en plein air sont isolées ou groupées: Isolées^ en plates-bandes, le long des allées du jardin ou du verger; Groupées, par lignes parallèles.
Sous un climat brûlant, il n'y aurait pas d'inconvénient à doubler la treille par des rangs de ceps se réunissant à un fil de fer commun.
Plus le terrain est froid ou gelif, plus la treille doit être élevée au dessus du sol. Les hautains du Dauphiné en fournissent l'exemple.
Les treilles en hautain sont assez souvent supportées par des arbres à feuillage clair, comme l'Amandier, leMirabellier,rErable champêtre. Lorsque la végét. do la V. est luxuriante, on peut tirer en avant des sarments vigoureux et les attacher à une série de pieux, reliés entre eux par un fil de fer à leur tète. Il en résultera une sorte de berceau très productif, comme on
Fig. 937. — Vigne bn thbillb.
des cordons verticaux est charpenté et dressé en manière d'arête de poisson.
TaiUe. — Le jeune plant est taillé court
jusqu'à ce qu'il soit assez fort et ramifié pour constituer la charpente du cep et fructifier. U subira, chaque année, les opérations de taille, d'ébourgeonnt., de pincement, de palissage, d'épamprage, etc., que nous indiquons ici d'une façon générale,
TaiUecPhiver. — Les rameaux destinés à constituer la charpente du cep seront taillés assez long; dès que leur parcours est atteint, ils seront taillés plus court, et même remplacés quelquef. à leur sommet par un nouveau sarment bien aoûté.
Quant aux antres rameaux, on les taille assez court pour la fructifie. A Thomery, tous les rameaux à fruit sont taillés à un œil ou à deax yeux.
Cependant, avec un cépage vigour., et lorsque la forme du sujet le permet, on conservera un long bois sur le crochet du courson. Après la fructifie, lors de la taille suiv., on retranchera net le long bois avec ses sarments, tandis que les deux nouveaux jets du courson seront, à leur tour, l'un taillé long, l'autre taillé court Cette méthode devient la base du système Guyot La branche fruitière taillée long, palissée horizontalt. ou parallèlt. au sol, développera
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ses pampres fructifères qai seront accolés an fil de fer placé an dessus. A la base de cette branche, une coursonne donnera naissance à deux bourgeons, dits rameaux de remplacement. Pendant Tété, ces deux scions seront dressés verticalt. et palissés au tuteur.
A la taille suiv., Tun deux sera taillé long, pour remplacer la branche fruitière primitive retranchée, tandis que l'autre scion, taillé à 2 yeux, fournira la nouvelle coursonne de prévision.
Si le courson ne fournissait pas de sarments assez forts pour le remplacement, on les prendrait à la base de la branche fruitière, et l'on aurait eu le soin, pendant Tété, de les pincer long dans ce but. bailleurs, le long bois n^est pas indispensable, surtout lorsqu'on préfère la beauté du fruit à la quantité. Il est des circonstances où ce long boia peut être réduit à une longueur double de la coursonne.
Fig. 988. — VlONBS EN CORDON VERTICAL SIMPLE.
Dans les formes symétriques, la combinaison de la taille longue et de la taille courte nVst pas toujours réalisable.
Avec le système mixte, on peut tailler les coursonnes en février ou mars, et les longs bois en avril ou mai.
Une taille tardive partielle, appliquée aux longs sarments à fruits, ne saurait fatiguer le cep.
Il est nécessaire de palisser les longs bois, au moment de la taille, en leur imprimant une direction horizontale, inclinée, arquée ou sinueuse. On pourrait même en piquer le sommet en terre au moment de la taille; il fructifiera et sera retranché Tannée suivante. Ces arquets peuvent supporter Vincision annulaire^ avec la pince & inciser, on pratique une légère entaille circulaire tranchant Técorce à la base du sarment; cette opération se fait au début de la floraison de la V. et entrave la coulure du raisin. '
On conservera un sarment près du sol, toutes les fois que ce sera possible ; ce brin, dit sarment de précaution, laissé en liberté ou couché en terre, sera utilisé si les bourgeons des autres sarments étaient gelés à la première sève. C^est avec des sarments semblables et recouchés en terre que Ton renouvelle les treilles qui s'épuisent.
Fig. 989. — VlONKS KN GORDON VERTICAL COMBINÉ.
Ebourgeonnement^An début de la végétation, on supprime les bourgeons qui semblent inutiles. Èetrancher préférablt. les bourgeons stériles ou peu fructif., sans enlever le tout à la fois; l'opération peut être définitive lorsqu'il n'y a plus de gelées à craindre; et encore convient-il de couper le jet superflu à un œil de son point de naissance, au lieu de l'arracher jusque dans son empâtement.
Fincement. — Il se pratique au moment de la floraison, plutôt avant qu'après; on coupe la sommité du brin à ôO cm. environ au dessus de la grappe super. ; les scions plus trapus sont réservés pour être pinces, quelque temps après, lorsque les 50 cm. seront atteints. Un rognage plus court ne laisserait pas assez de flles. à l'élaboration de la sève.
Le bourgeon terminal du sarment pincé est
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lui-même soumis à un nouveau rog^nage, en septembre, s'il a une tendance à s'emporter.
Les scions destinés & continuer la charpente du cep ne sont point pinces. Toutefois, un rognage assez long ou écimage ne saurait leur être nuisible, à partir du mois d*août, pour aider à la lignification des tissus.
Soufrage. — La V. est exposée aux dégâts causés par divers Champignons parasites, que Ton combat par le soufrage répété des ceps, au début de la végét, au moment de la floraison et & la véraison du fruit.
Il y a aes soufflets projecteurs à manches longs qui conviennent à cet usage; on emploie le soufre sublimé et Ton opère dès le matin ou dans la journée, par un beau temps.
En hiver, on doit nettoyer les tiges et bras chargés d'écaillés et laver ensuite avec une solution cuprique.
Epamprage, ■— Les bourgeons anticipés, dits «entre-cœurs», qui se développent sur les jeunes scions, seront coupés à 1 ou 2 flles. et non arrachés. A Tépamprage d'été, on coupera plus long le jet super, des rameaux pinces antérieurt. sur certaines var. plus vigoureuses que fécondes; ce faux bourgeon peut donner naissance à des raisins.
La suppression des vriUes se fait en même temps; ces appendices nuisent au développt. du raisin.
Paiissaae. — On attache les brins au fur et à mesure de leur élongation, en évitant de les hoUder, On profite de ce travail pour réparer les oublis de Tébourgeonut et du pincement, en supprimant les rameaux superflus et en étêtant les rameaux qui s'emportent.
Il est prudent d'éviter le palissage au moment de la floraison ; plus tard, il faudra avoir le soin de ne pas exposer brusquemt. en plein soleil les grappes qui se trouveraient ombragées.
Ciselage du raisin. — Ciseler le raisin, e'eet éclaircir avec des ciseaux sécateurs les grappes trop compactes; on choisit le moment ou le grain a déjà la grosseur du chènevis.
Le pincement ou écimage de la grappe (axe et ailerons) en fleur entrave la coulure et contribue à la régularité de la véraison.
EffeuiUaae et hassiyiage du raisin, — Dès que le grain s'éclaircit et se dispose à «prendre couleur», on peut retrancher quelques flles. autour de la grappe. On commencera par celles qui sont placées immédiatement au dessous de la grappe; un peu plus tard, on supprimera celles qui touchent au fruit, mais il convient de conserver une ou deux flles., formant parasol sur le raisin. Il faut opérer graduellt., avec précaution, et par un temps couvert; la flle. sera coupée sur son limbe ou son pétiole.
Aussitôt l'efifeuillage terminé, et à chacune de ses phases, on bassinera la treille avec un arrosoir ou une pompe & main. — L'effeuillage est moins nécessaire aux raisins noirs.
La maturation du raisin peut s'achever en plein air, si on a la précaution de le mettre en sac sur le cep, ou de couvrir l'espalier avec une toile canevas qui Tisole de l'approche des oiseaux et des insectes. Le sac de papier non fermé en dessous, est un moyen efficace et éco-
nomique ; en plein air, lorsque l'on redoute encore les rosées froides et les givres, on couvrira la treille d'un abri de paille, claie de bruyères ou de roseaux.
En principe, quand le raisin est mur, il faut le cueillir.
RécoUe, — Les grappes venues au sommet du cep étant générait, plus belles, on les cueille à part pour les rentrer à la fruiterie.
La récolte se fait à la main, à la serpette, on avec de petites cisailles, par un beau temps et après la rosée.
Le panier dit de Bourgogne, les paniers à Pêches, conviennent à la cueillette du raisin de choix et à son transport à la fruiterie ou à l'atelier destiné aux emballages.
Le raisin plus ordinaire est placé dans de petites corbeilles dites maniveaux, avec un simple emballage de feuilles de V. recouvertes d'une toile. (Voir Emballage des fruits.)
Conservation du raisin, — Le raisin destiné à la conservation est choisi le plus beau,, ayant été «travaillé» et arrivé à point de maturité. Os a constaté une supériorité aux grappes récoltées sur des ceps plus âgés ou plantés en sol argilocalcaire, sinon composé d'éléments riches en potasse et en acide phosphorique.
A l'exception des raisins â maturité précoce, toutes les var. que nous avons décrites et celles de V. de gr. culture sont de conservation facile.
Un beau temps calme, plutôt chaud et sec, est indispensable le jour de la cueillette. En travaillant de onze heures à quatre heures, on évite la rosée du matin et la fraîcheur du soir.
Le degré de maturité du fruit se reconnaît à l'aspect diaphane, au coloris doré on jaune ambré dans le raisin blanc, à la couleur uniformément sombre dans le raisin noir. Eviter de toucher ou de froisser la pellicule du grain, «fleurie» ou «pruinée».
On peut conserver le raisin dans une pièce de l'habitation, à température modérée et régulière; on l'accroche â des cerceaux suspendus au plafond.
Un autre mode, moins primitif^ consiste à le placer dans des tiroirs superposés, remplis de poussière de liège ou de son, bien fine, installés dans une chambre ordinaire.
Dans les pays renommés pour leur cuit, perfectionnée, il y a 2 systèmes princip. de conservation: i^ à rafle sèche; 2« â rafle verte.
La conserv. à ro/Ze sèehe offre plus de garantie dans une chambre spéciale, saine, d'une aération facile, ni froide, ni humide, lambrissée de bas en haut avec des planches â parqueL Les tablettes ou claies, superposées à BO cm. dHntervalle, sont tapissées d'un lit de paille bien nettoyée, sèche, ou de fougère.
Le raisin muni de son pédoncule en entier, est placé sur cette couche, côte à côte, sans toucher à son voisin. On pourrait même étendre le raisin sur un clayon ou dans une sorte de tiroir de 60-80 cm. avec 12 cm. de profondeir et qui serait placé sur le rayonnage.
Il suffira d'aérer pendant le premier mois, de tenir ensuite la chambre close, demi-obscure, et de surveiller les grappes en enlevant les grains avariés, sans froissjerles autres.
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Brûler quelques mèches àsoufrerles tonneaux, c'est prévenir le développement des moisissures.
Le raisin conservé à rafle verte réclame plus d'attention. D'abord la tempérât, de la chambre doit être régulière, de -♦- 4® à 60. La pénétration du froid est combattue s'il le faut par des bouches de chaleur ; on l'éviterait encore par de doubles cloisons en bois, séparées de 15 cm., l'intervalle étant bourré de sable fin, de sciure de bois ou autre matière isolante. Une porte et une fenêtre suffisent, au Nord, autant que possible ; mais il leur faut double volet et capitonnage. Le plafond et le plancher seront matelassés, s'ils présentent quelque défectuosité.
Pas de lumière. On combattra l'humidité, qui favorise le développement des moisissures, par l'emploi, dans une caissette ouverte, de chlorure de calcium en morceaux secs, ou de chaux vive en poudre, déposés dans la fruiterie et renouvelés dès qu'ils seront saturés d'eau. L'hygromètre ne doit pas marquer plus de 670 & 7^.
L'aménagement intérieur comprend un rayonnage de tringles parallèles espacées de BO à 35 cm., horizontalt., et un peu inclinées en avant, formant râtelier sur toutes les parois de la pièce.
8i la chambre est large, on l'entrecoupe de cloisons longitudin. ou de bâtis composés de tringles-râteliers semblables, pour le support des flacons de raisins.
Ces flacons, à large goulot, ont à peu près 15 cm. de profond, sur 5 cm. de diam.; un bourrelet facilite leur attachement au râtelier par un fil de fer. Ils sont espacés de 12-15 cm., et préalablt. remplis d'eau ordinaire; pour éviter la putréfaction, chacun d'eux recevra un petit morceau de charbon de bois ou une pincée de sel gris.
Le bois de V. portant une ou 2 grappes sera coupé par un temps sec, le raisin étant bien sain. La section se pratique & 12 cm. au dessous de la grappe inférieure et à un œil au-dessus de la grappe super. ; les flles. sont retranchées.
Le jour même, on transporte les sarments à la fruiterie, couchés sur des claies tapissées de feuillage, ou debout dans un panier; 2^ ou 8 sarments peuvent être introduits dans chaque flacon.
Une inspection, hebdomadaire au moins, se fait avec une lumière portative. Armé de ciseaux courts, on coupe et on détruit tout grain atteint ou menacé de pourriture. On remplit en même temps les flacons où l'eau a baissé.
Avec de pareils soins, on peut garder les fruits jusqu'au printemps.
Les raisins rouges ou noirs sont conservés par les mêmes procédés. En général, le raisin noir se conservera plus longtemps que le raisin blanc.
Emploi des raisins. — Le raisin est le fruit le plus recherché par le consommateur.
Le Chasselas pressuré fait un vin agréable à boire, se conservant assez bien.
Le Miiscat donne son nom au vin qu'il produit; avec le frait de ces deux var., on obtient de la confiture de raisins et du vin cuit.
Le Muscat est en outre employé à la confection de ratafias et de conserves à l'eau-de-vie.
Le verjus est utilisé en sirop et en suc conservé par le procédé Appert.
Le raisiné et le séchage au four du raisin à épiderme assez ferme sont connus dans les pays vignobles.
Le séchage ou passerillage des gros raisins, dits Malaga^ est l'objet d'une exploitation qui prend chaque jour du développt. La France rivalise déjà avec l'Espagne, l'Egypte et l'Italie pour la confection des raisins secs de dessert; les Muscat d'Alexandrie, Malvoisie, Panse, Caminada, Fasserille, SanAntoni, Ecisakif ont réussi dans le Bordelais et en Provence.
La Corse fait sécher les taisins Malvasia et Vertnentino. Le canton de Sari pratique cette opération depuis longtemps. L'Algérie commence à l'imiter.
Le raisin de CorintJief qui arrive par cargaisons de l'Orient, est employé dans les pâtisseries. La Grèce compte 150.000 hectares de V., dont 7]o &a moins est afifecté à cette variété.
Les vins rouges, les vins blancs, les vins rosés, les vins mousseux, produits directs de la V., sont une des richesses de l'agriculture française.
Le «Cognac» est un produit de la FcUeblancke, l' «Armagnac», du Terret bourret. Quant au vinaigre d'Orléans, sa «mère» est un ferment du Meslier,
Les eaux- de- vie et les vinaigres deviennent, à leur tour, la base de nombreuses combinaisons. Ch. B.
VIGNE. — Culture artificielle et sous verre. — Sous le rapport de la tempérât, la cuit, de la V.en serre est beaucoup moins difficile que celle des arbres & fruits & noyau ; la récolte en est plus régulière et manque rarement. Lorsque le bois est bien aoûté, qu'il a été exposé aux rayons solaires durant toute la saison, les boutons à fl. sont régulièrt. assez nombreux et la fécondation s'opère pour ainsi dire toujours ; il est assez rare de voir couier le raisin dans les serres, sauf pour certaines var. qui nouent difficilt., par exemple : Alnwiek seedUng^Black MoroccOy Chaouch ou Chavousk, Diamant-TraubCf Eldorado, etc. Sa culture forcée peut faire l'objet d'une spéculation plus lucrative encore que celle du Pêcher.
Opérations préparatoires. — % \, Des serres et des bâches à forcer. — Pour les cuit, très hâtives ou de !« saison, donnant du fruit fin mars ou au commenct. d'avril, les serres à V. doivent être & un seul versant et exposées en plein Midi. Les V. seront conduites parallt. au vitrage.
%.)i. De la plantation et du sol. — La plantation de la V. a presque toujours lieu au printemps. Lorsque le terrain est bien assaini et le sol à l'abri des pluies, on peut planter dès la fin d'octobre, comme cela se pratique en Angleterre.
Les plantations faites immédiat, après la chute des feuilles principales, réussissent toigours parfaitemt., si on a soin d'enlever les autres flles. et les parties vertes. Ce fait aune grande importance dans la cuit, artificielle ; pour les V. cultivées en pots, la plantation peut se faire en toute saison.
Il y a grand avantage h planter des pieds de V. spécialt. élevés en pots, de ^ré^r^nj^i^ ^ des
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ceps de pleine terre.La transplantatn^occasionne aucun arrêt dans la croissance et dès la 1* année de vég:ét en serre, les sarments atteignent plusieurs mètres de hauteur. De bons pieds provenant de boutures d'yeux vigoureux, et dont le bois est bien aoûté peuvent donner plusieurs grappes de raisin au bout de quelq. mois de plantât.
De plus, une serre plantée de pieds vigoureux peut être soumise à la cuit forcée immédiatemt. après la plantât., si le bois en est parfaitemt. aoûté et si les V. ont pu jouir de 2 à 3 semaines de repos complet. Mais il vaut mieux attendre, un an lorsque les plantes ne sont pas dans de très bonnes condition.
En règle générale, il faut planter à rintérienr des serres. L^humidité du sol influe principait. sur la qualité du raisin; dans les terrains compacts et humides en même temps, la V. pousse avec vigueur, mais ses fruits sont aqueux et fades. Le sol doit être bien aéré; le cas échéant, il faudra le drainer ou planter la V. sur butte.
La V. supporte les engrais sous toute forme. Dans les sols où le calcaire manque, il faut ajouter des plâtras ou do la chaux. On mélangera celle-ci avec les gazons mis en tas qui doivent entrer dans la formation des composts. On obtiendra les résultats les plus remarquables par remploi des engrais chimiques.
Les cendres de houille* brisées et tamisées, peuvent être utilisées avec avantage dans la formation du compost pour V. On a observé que celles dont les racines s^étendent dans les chemins cendrés poussent à merveille.
§ B. Des variétcê. — On peut citer parmi les var. les plus recherchées pour la cuit, en serre:
Raisins blancs : BicanCf blanc de Caiahre^ Buckland Sweet water^ Chasaéla» de Fontainebleau, Dukeof Bucdeugh^ Faster'e white seedling^ Muscat d^Alexandrie^ Bowood^ Canon HaU, MuecaJt Champion^ Syrian^ Bayai Vineyard, Trebbiano, WhiteNice,
Raisins Boirs : Black Hamburgh ou Frankenthaï, AJnvnck seedling^ Black Alieante, Dodrdabi ou Oro8 Colman, Gros OuiUaume, Lady Downe^s seedling, MiU ÉiU Hamburgh, Milton, Muscat Fintindo, Madresfield Court, Mistress Pince, GEiUade noire, Boyal Ascot, Ribier du Maroc, Wesfs St.'Peiers,
% 4, Delà conduite et de la formation delaV, — La seule forme recommandable est le cordon vertical. Dans les serres très vastes, où le cordon devrait avoir plus de 8 m. de long., on plantera alternative un cordon à basse tige et un cordon à haute tige. La distance des pieds, qui variera de 1 m. à 1 m. 20 pour le cordon vertical simple, pourra être dans ce cas réduite de moitié.
Traitement préparatoire.— Il ne faut pas laisser fructifier, l'année précéd., les V. destinées au forçage. Le pincement doit se faire scrupuleust. ; au mois de sept., par un temps sombre et pluvieux, on enlève par ci par là quelques Aies., afin d'aoùter plus complètemt. le bois. Ce résultat s'obtient encore plus sûrt., en recouvrant de panneaux, dès le mois de mars, les arbres destinés à un forçage très hâtif Tannée suiv., et en chauffant légèrt., si le soleil est trop rare; mais sous nos climats il faut les découvrir vers '
la fin de mai et les exposer an plein air: le bois s'auûte complètemt dans le courant de Tété, et la végétât, s'arrête plus tôt à l'automne.
% \, Delà taille, — Traitement en serre. — Les arbres que l'on se propose de forcer en novembre doivent être taillés à La fin d'oct. Les arbres forcés altemativt., qui se reposent on an ou deux et qui ont le temps de se faire du jeune bois par une taille très courte après le forçage., sont taillés sur une bonne bourre fructifère on bouton, sans tenir compte de leur éloigut. de la base ; ce sont ces bourgeons qui produisent ordinairt. les grappes les plus volumineuses.
Si l'on veut obtenir de beaux produits, il ne faut par trop charger la V. On appliquera la taille â long bois chaque fois que les circonstances le permettront, surtout dans les vignobles vitrés et dans les cuit de V. sous verre non cultivées à contre-saison. Ce système consiste à provoquer le développt de sarments vigoureux, de longs bois, lesquels sont inclinés l'année suiv. sur une ligne horizontale ou un peu en dessous, et donnent alors un produit considérable.
§ 2. De Vépoque du forçage. — Pour la l*saison, on commencera vers la mi-novembre on même 8 â 10 jours plus tôt; on peut compter alors sur une belle récolte pour le milieu ou la fin de mars.
Forçage proprement dit. — 1^ période. Mise en végétation. —Plus le forçage commence de bonne heure, plus la végétât est lente et plus il faut de temps pour amener la maturité.
Le début du forçage doit être lent. Cependant, la tempérât, peut dépasser la moyenne qui détermine la pousse de la V. au printemps, et qui est de 10 à 11^; mais il est bon de ne pas la laisser dépesser 16 à 17^, aussi longtemps qu'on ne voit pas les bourgeons se gonfler; une fois ce moment arrivé, la tempérât, doit s'élever insensiblt.En commençant avec 10<> par exemple, on augmente chaque semaine de 1 à 2^ tout au plus.
Avant le développt des flles., un seul arrosement très copieux suffit; rien n'est plus efficace que l'engrais liquide, purin ou autre, mêlé à son volume d'eau bouillante. Ceux qui sont en
gots doivent être arrosés selon l'état de la terre. >ans les forceries très hâtives, on enveloppe souvent de mousse les grosses tiges et les branches mères. Tous les jours, à 2 ou 3 reprises, ou mouille toutes les branches au moyen de la seringue; les jours de soleil, une fois de plus. Arroser égalt. les murs, le sentier, et les conduits de chaleur.
Inutile de donner de l'air, à moins qu'il ne se produise des moisissures sur les branches et les rameaux ; dans ce cas, on chauffe un pen plus et on laisse fonctionner les ventilatenn pendant quelq. heures.
2* période. Depuis le bourgeonnement jusqu'à la floraison. — Quand les flles. commencent à se montrer, on donne un nouvel arrosement avec l'engrais liquide étendu d'eau chaude ; le renouveler, au fur et â mesure des progrès de U végétât Continuer â soringner à l'eau tiède sur toutes les parties ; augmenter graduellu la tempérât jusqu'à 20 ou 22® en moyenne, pendant le jour.
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Sur chaqae coursoa, on ne conservera qu'an seul bourgeon ; cet éclaircîsst. se fera graduellt., au fur et à mesure du développt. des bourgeons.
3'' période. Floraison, — Cesser les bassinages, mais veiller à ce que l'air soit sufifisammt. humide. Ventiler une fois que les files, ont pris tout leur développt. Pendant la floraison et principait. dans les forceries de 2^ et de 3« saison, il faudra placer des claies ou des lattis roulants sur la serre pendant les heures les plus chaudes. Maintenir la tempérât, entre 26 et 28^ pendant le jour et 18 à 21^^ pendant la nuit.
4* période. Depuis la floraison jusqu'à la maturation,^ Pincer et supprimer au fur et à mesure des besoins. Tous les bourgeons qui ne pjortent pas de fleurs peuvent être enlevés.Les fertiles seront palissés sans les serrer, et arrêtés à deux files, au dessus de la grappe. Toujours enlever les vrilles.
Le fruit formé, seringuer de nouveau toutes les parties aériennes, régulier t. 2 fois par jour. Quand les raisins atteignent le volume d'un petit pois, ciseler (voir ce mot).
Aussitôt que la fécondation est opérée et que Le grain commence à grossir, il faut enlever les grappes surabondantes et procéder à l'éclaircissage.
Tout en continuant à palisser, on ébourgeonne les faux bourgeons. A mesure que l'époque de la maturité approche, la tempérât, peut descendre légèrt. à 22^ ou 24^^; pour cela, il faudra ouvrir les ventilateurs ou soulever les châssis. En mai ou juin, on devra donner beaucoup plus d'air; en mars, une plus grande ventilation produirait un refroidisst. trop considérable.
5<' période. Maturation, — Ne plus mouiller les grappes lorsque les grains commencent à devenir transparents, h se colorer, de peur d'enlever la pruine; cesser en même temps les arrosements pour les arbres en pleine terre et les diminuer graduellt. pour ceux en pots.
Enlever de temps en temps quelques flles. ; les dernières, quelques jours avant la maturité complète.
Si on s'aperçoit de' la présence de VOtdiumf il faut répandre de la fleur de soufre sur toutes les parties de la pi. non mouillées.
On a expérimenté depuis longtemps que l'Oïdium ne se produit jamais dans les serres chauffées où l'on a déposé de la fleur de soufre sur les tuyaux de chauffage.
Dans la culture des V. en serre, deux maladies se présentent parfois: la coloration imparfaite des grains et le dessèchemt. des pédicelles. Le premier accident est produit par une production exagérée; le second est souvent dû à une cause analogue. Ainsi, ^rop de fruits, trop peu de feuilles, des racines malades ou des engrais niai appropriés, peuvent être la cause de cette maladie des pédicelles. Moyens préventifs : l" ne pas allonger la taille du bois à fruit; 2^ enlever une grappe sur chaque production fruitière d'une V. formée et régulièrt. chargée, partout où il s'en trouve deux; 3^ pratiquer sévèrt. Tégrainage; 4^ ne pas faire de plantations trop rapprochées et pincer beaucoup plus long qu'oD ne le fait actuellt. ; 6^ rendre le sol perméable, y mélanger beaucoup de matières minérales et ^
DICTIONNAIRE d'hORTICULTURB.
des substances très riches; 6o ne pas construire des serres en terre, mais au dessus du niveau ou tout au moins au rez du sol, leur donner une forte pente, les munir de gouttières pour que les eaux pluviales ne s'assemblent pas sur les racines, soigner particulièrt. l'aérage et l'éclairage ; 7^ ne pas perdre de vue que les pots garnis de Fraisiers ou de pi. d'ornement que l'on place sur les plates-bandes où sont plantées les V., entravent le libre accès de Tair et de la chaleur solaire.
Traitement après le forçage, — Le fruit récolté, on découvre les serres permanentes à panneaux mobiles vers le 15 mai. pour celles qui ont été forcées en l***^ saison. Dans les serres spéciales, on recouvre le sol, au pied des ceps, d'une bonne couche de fumier de vache qu'on n'enterrera qu'à l'automne. Au mois de février suivant, on rabat tous les coursons sur un œil.
Forçage de la Vigne en pots, — En Angleterre, quelques cultivateurs préconisent un procédé qui exige beaucoup d'habileté et dont les résultats pratiques ne répondent cas toujours à la dépense. Il consiste à élever déjeunes pieds de bouture par yeux et à les faire fructifier en moins de seize mois. Les var. qui ont le mieux réussi sont: Frankenthal, Muscat d^ Alexandrie et Boyàl Ascot,
Au commencement de janvier, on choisît quelques sarments bien aoûtés et on en détache les yeux les mieux constitués. Il ne faut pas que les yeux soient munis de trop de bois. Le fragment de bois est taillé & une longueur de 8 cm. On coupera les sarments, quelques semaines à l'avance, pour les mettre en stratification dans du sable ou de la terre légère, à l'air libre.
On plante les boutures dans des pots ou mieux dans des terrines remplies de terre franche et de terreau de flles., mélangés par parties égales et additionnés d'une certaine quantité de charbon de bois pulvérisé. Les pots sont enterrés sur couche tiède & 30 ou 8*^<>, ou dans la tannée d'une serre chaude bien éclairée.
Quelques semaines plus tard, les boutures peuvent être transplantées, chacune dans un pot de 10 à 12 cm.; cette fois, on ajoute à la terre Via de terreau bien consommé. Après cette opération, les pots doivent être de nouveau enterrés dans la couche; mais la température de l'air pourra monter cette fois jusqu'à 25 et même 300. Pendant la nuit, elle doit être toujours moindre de 6 à 8». Les jeunes pi. exigent impérieust. un renouvellt. suffisant de l'air pour ne pas s'étioler. Il faut aussi les seringuer tous les jours.
Vers le milieu de mars, les pousses auront atteint une longueur de 50 à 60 cm.; il faudra les rempoter dans des pots de 25 cm. ; la terre peut encore être un peu plus substantielle que la fois précéd. On enterre les pots dans une couche de 30 à '^b^ de chaleur; la tempérât, aérienne ne doit être que de 22^ env. Tuteurer bientôt, pincer les bourgeons anticipés sur un nœud et supprimer entièrt. les vrilles.
Un mois plus tard, lorsque les sarments auront une longueur de 1 m. 25 à l m. 50, il faudra rempoter pour la dernière fois dans des vases de 30 à 40 cm. La terre sera composée do 6 parties
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