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VILMORIN

de terre franche un pea argileuse ou mieux de gazon décomposé, 2 p. de terreau de fumier de cheval et Vt P- de poudre d'os. Bien soigner le drainage; la tempérât, de la couche sur laquelle les pots seront enterrés ne doit être que de 26 à 26^. Celle de Tair ne varie pas.

Lorsque la longueur de la tige aura dépassé 2 m., il faudra Parrêter et ne plus toucher aux bourgeons latéraux. Arroser de temps en temps avec de l'engrais liquide.

En mai, il faut enlever par ci par là quelq. files, pour mettre la tige en contact avec la lumière et avec Pair. Aux premiers jours de juin, la tige commencera à prendre une teinte plus foncée. Les pi. seront transportées alors hors de la serre pour aoûter complètemt. le bois à Pair libre; les pots serpnt enterrés dans un lit de m&che-fer.

Fin sept., si le temps est pluvieux, il faut coucher les pots sur le sol pour en dessécher la terre. Le mois suiv., on taille les tiges sur 9, 10 ou 12 yeux; on place les pi. ensuite sous un hangar bien aéré, jusque vers la fin de nov., époque du forçage.

Si un bourgeon développe 2 ou 3 grappes, il ne faut en laisser qu^une seule.

On a obtenu, dans la cuit, en pots, des résultats remarquables par l'addition d'une certaine quantité de cendres de bois à l'eau employée pour les arrosements.

La récolte achevée, ces petits arbres seront plantés en pleine terre en bonne exposition. On pourra les forcer de nouveau deux ans plus tard, ce qui se pratique rarement en Angleterre. (Voir aussi Serres- Vergers.) E. P.

Vigne noire. N. vulg. de la Bryone (Bryonia).

Vigne vierge. Voir Ampélopsis qainqaefolia.

Villarsia. Voir LimnaBthemnm.

VILMORIN (Lévèque de). (Fig, 940.) Famille comprenant plusieurs générations successives d'honorables et savants cultivateurs, grainiers et horticulteurs.

Philippe-Victoire Lèvèque de Vilmorin, né h Landrecourt,près Verdun, en 1746, décédé à Paris le 6 mars 1804, était le plus jeune fils de Nicolas L. de Vilmorin, chef d'une ancienne famille appauvrie par les guerres des XVII» et XVin« siècles. Envoyé très jeune à Paris, il s'adonna avec ardeur à l'étude de la médecine et des sciences naturelles, et se trouva en rapport avec le botaniste du roi Louis XV, Pierre Andrieux, qui, attiré par sa vive compréhension des questions botaniques et agricoles, l'associa à ses études et à ses travaux pratiques ; plus tard, il lui donna sa fille en mariage. A la mort de son beau-père, Philippe- Victoire devint le seul propriétaire de la maison, qui prit en 1781 le nom de Vilmorin-Andrieux, qu'elle porte encore aujourd'hui.

Du vivant de P. Andrieux, la maison avait commencédéjàaveclacollaborationdeDnchesne, l'auteur de V Histoire naturelle des Fraisiers et du Manuel de Botanique, la publication de catalogues raisonnes de graines, plantes et arbres, les premiers de ce genre en France; ces catalogues (1778) présentent encore aujourd'hui de l'intérêt tant au point de vue des questions pomologiqoes que de l'histoire des pi. cultivées, céréales et légumes. On peut dire que le premier des

Vilmorin fut le créateur du commerce de graines basé sur des données scientifiques. Membre dès 1791 de la Soc. d'agricult. de la Seine (devenue plus tard Société centrale, puis Société Nationale d'agriculture) et membre du Comité d'a^culture, où il rendit de grands services à TBtat et & ses concitoyens, pendant la Révolution, importateur et vulgarisateur de végétaux utiles, il collabora au Bon Jardinier, à la FeuiUe du Cultivateur, aux Annales de VagricuUure fr^mçaise.

Fig. 940. — Lévêque de Vilmorin. (Pierre-Philippe- André.) ^'

Pierre Philippe André Lévéqoe de Vilmoria né à Paris le 30 novembre 1776, mort aux Barres (Loiret le 31 mars 1862; il prit, à la mort de son père, dont il continua les études, la direction du commerce et de la culture, organisant la station expérimentale de Verrières-le-Buisson, où forent créées ou améliorées des var. intéressantes de légumes et de fi. de pleine terre. Plusieurs voyages qu'ilfità cette époque, en Angleterre, le mirent an courant de l'agriculture et de l'horticulture dans ce pays. Il suivit minutieusement les études sur les Graminées, et, de retour dans son pays, organisa des cuit d'essai, dans le but de déterminer la valeur des différentes pi. fourragères et leur meilleur mode de cuit. C'est de cette époque que datent ces Instructions si précieuses sur la composition et la création des prairies, qui mirent un terme à la pratique alors si répandue en France, d'employer pour leur ensemencement ce que l'on appelait la cgraine de foin». Il publia, en collaboration avec Thonin, Bosc, Tessier et autres, plusieurs importants ouvrages d'agriculture, et c'est à loi que l'oo

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