‹ Dictionnaire d'horticultureChapitre 6 sur 341 · HARDY · texte numérisé non relu

HARDY

H. eommun, MéldLontha vuîgaris (Fabr.).

Longueur 20 à 27 mm.; noir; velu; élytres marron-rouge, portant quatre côtes élevées ; abdomen avec des taches triangulaires blanches, sur les côtes. La plaque anale est prolongée en pointe dans les deux sexes. L'éclosion a lieu le soir, elle se prolonge du mois d'avril à la fin de mai ; Tinsecte vole sur les arbres, où il reste accroché aux feuilles pendant le jour; la femelle fécondée s'enterre à 15 ou 20 cm. de profondeur, pour pondre 20 à 40 œufs, blanc jaunâtre, de la grosseur d'une graine de radis, qui éclosent au bout de cinq à six semaines; les larves, connues sous les noms vulgaires de Vers blancs, Mans, Turcs, Métis, Meuniers, etc., sont oblongues, charnues, courbées en deux, elles ont 6 pattes ; elles se nourrissent de la racine des plantes, qu'elles coupent sous terre. Aux premiers froids (fin septembre), elles cessent de manger, s'enfoncent en terre, jusqu'à «lO à 60 cm. de profondeur, y pratiquent une loge pour y passer la mauvaise saison. Au printemps, elles se rapprochent de la surface du sol pour se nourrir, et ainsi de suite. Tout leur accroissement, y compris la nymphose jusqu'à la sortie de l'insecte, exige trois années en France, 4 années en Allemagne et les pays plus froids.

Les ravages causés par les vers blancs sont incalculables. M. Grandeau, dont la compétance en la matière est incontestable, évalue à trois cents millions de francs les pertes causées annuellement par les hannetons

Tous les moyens préconisés jusqu'ici pour détruire les vers blancs n'ont été que de bien légers palUatifs. Il n'existe qu'un procédé pratique, pour combattre cette bestiole: le hannetonnage opéré avec ensemble, le matin, d'avril à la fin de mai, pendant une douzaine d'années, c'est-à-dire durant quatre générations. Un insecte, gros, qui pond en moyenne 20 à 30 œufs et demande trois années pour être apte à se reproduire, ne saurait résister an hannetonnage fait sérieusement dans toutes les communes. H y résistera d'autant moins, qu'il a un assez grand nombre d'ennemis naturels de toutes sortes: les petits oiseaux diurnes et les oiseaux de proie nocturnes, l'engoulevent, l'étourneau, les grives, les merles, l'alouette, les corbeaux freux (Corvus frugilegus), qui suivent les charrues pour ramasser les larves de hannetons qu'elles mettent à jour en retournant la terre. Le renard, la martre, la fouine, la belette, le hérisson, s'en nourissent à l'occasion. Les taupes, les carabes et bien d'autres le guettent sous toutes ses formes. Si on ajoute les intempéries, l'humidité, les maladies naturelles à tous les insectes, on peut s'étonner que l'homme ait laissé multiplier et envahir ses récoltes par un ennemi aussi facile à combattre.

H existe plusieurs moyens préventifs pour éloigner les vers blancs d'une récolte qu'on veut protéger; les plus sûrs sont : jLa fleur de soufre répandue sur la terre et enterrée ensuite à la bêche ou à la charrue; le ohififon ou la mousse de tourbe, imbibés de lO^fo de pétrole et enfouis comme engrais à raison de 4 à 5000 kil. à l'hectare.

H. du Marronnier, Melolontha hippocastani (Fabr.), ressemble au précédent en plus petit. Le corselet est rougeâtre; le prolongement anal est plus obtus Ses mœurs sont les mêmes, il est moins répandu et ne se trouve qu'à la lisière des bois.

Hanneton de la St-Jean. Voir Phyllopertha.

Hanneton de Juin. Voir Rhyzotrogue.

HARDENBERGIA Bnth. (Légumineuses-Phaséolées.) Herbes ou arbrisseaux volubiles à feuilles uni-trifoliolées. Fleurs petites, en longues grappes axillaires ou en paniculcs terminales.

4 espèces de l'Australie.

H. GomptoniaaaBnth. [Syn. : Kennedya Compioniana Link. ; Glycine; Bot. Reg. 298.] Feuilles trifoliolées, à ifolioles ovales-oblongues, obtuses, mucronées; la terminale plus large et plus longue. Stipules ovales, aristées acuminées. Fleurs bleu pourpré, tachées de blanc au milieu de l'étendard, en grappes multiflores, compactes, plus longues que le pétiole.

H. maorophylla Bnth. — Paxt. Mag. 8, 267. — [Syn.: Kennedya macrophyUa Lindl.; Bot. Reg.22, 1862.] — Feuilles trifoliolées, largement ovales, rétuses, égalant le pétiole. Fleurs bleu violacé, en panicules multiflores.

H. monophylla Bnth. (Fig. 461.) — Maund. Bot. 2, 84; Bot. Reg. 16, 1336. — [Syn.: Kennedya monophylla Vent.; Malm. t. 106; Lodd. Cab. 1658; Glycine bimaculata Cmt.; Bot. Mag. 263.] — Tiges volubiles atteignant plusieurs mètres, feuilles simples, réticulées, glabres, lancéolées-oblongues, parfois échancrées en cœur à la base; stipules lancéolées. Fleurs d'un rouge violacé, en grappes axillaires.

Var. alba, à fleurs blanches.

Var. longeracemosa; Bot. Reg. 1336. [Syn.: Kennedya longeracemosa Lindl.] ; Lodd. Bot. Cab.

H. ovata Benth. [Syn.: Kennedya latifolia Lindl. ; K. ovata Sims.J — Bot. Mag. 2169 ; Lodd. Cab. 1009. — Feuilles simples, ovales aiguës ; stipules lancéolées; fleurs pourpre violacé, en grappes axillaires de la longueur du pétiole. Var. à fleurs roses et blanches.

Ces plantes fleurissent l'hiver. Orangerie et serre froide. Pleine terre (terre légère) sous le climat de l'Oranger. Multipl. graines ou couchages. J. D.

HARDY (Julien-Alexandre). Né le 23 mai 1787 à Brus (S.-et-O.), décédé le 15 septembre 1876, à Soisy-sous-Etiolles, même département. Fils de jardinier, il travailla d'abord chez un maraîcher et un fleuriste de la banlieue parisienne, puis à l'établisst. Cels, de Montrouge, où il resta trois années. A 19 ans, il fut appelé sous les drapeaux; sergent. et blessé à la bataille de Dresde (1813), il fut décoré. Tour à tour jardinier et soldat pendant les Cent-Jours, il rentra une 3* fois chez Cels ; celui-ci le fit admettre garçon jardinier au Luxembourg en 1815, et le 1<"* janvier 1817 il acceptait le poste de Jardinier en chef, dignement occupé par son oncle Michel-Christophe Hervy, dont le père avait été jardinier aux pépinières des Chartreux.

Hardy put rassembler et augmenter les col-

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