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LABOUR

LACSENALIA.

grande surface, comme il arrive assez souvent pour la pépinière et pour la culture légumière de plein champ, auxquels cas on se sert généralement de la charrue.

Labour à la bêche. — Dans le Labour à la bêche ou bêchage^ on commence par ouvrir un sillon appelé plus spécialement jauge^ d'une largeur de 25 cm. environ, et d'une profondeur égale à la longueur du fer de l'instrument. Cette jauge doit être bien droite et bien nette. La terre qui en est extraite est portée à l'endroit où l'on finira le travail.

L'ouvrier attaque ensuite le sol par bêchées successives, qu'il rejette devant lui, en les renversant et les retournant de telle sorte que la terre du dessous se trouve à la surface, et que celle de la surface se trouve au fond du sillon. En même temps, il brise les mottes avec le fer de la bêche et les pulvérise le mieux possible ; il extrait les pierres et autres corps inutiles et gênants, ainsi que les racines ou les rhizomes de certaines plantes envahissantes, et il nivelle la surface bêchée. Il a soin de tenir toujours la jauge bien ouverte, bien nette et bien régulière, et d'éviter que la partie labourée présente des inégalités et des différences de niveau. S'il y a des engrais ou des amendements à enfouir, il a fallu préalablement les répandre sur le terrain d'une façon bien régulière; on les répartit uniformément au fond des jauges, et, si leur nature le permet, sur la partie inférieure du talus qui vient d'être formé en rejetant la terre dans la jauge précédente. Les mauvaises herbes sont enterrées soigneusement, à l'exception des Liserons, du Chiendent, de l'Achillée Millefeuille, et autres espèces dont les fragments, s'ils restaient dans le sol, l'infesteraient de plantes nouvelles. La dernière jauge est comblée avec la terre extraite de la première.

Labour au trident. — On emploie le trident au lieu de la bêche lorsqu'on a affaire à un sol rempli de pierrailles ou à une terre très compacte et tenace, qui se laisserait difficilement entamer par un fer plein. Il est également d'un bon usage pour les terrains emplantés de végétaux dont les racines se trouvent à une faible profondeur et doivent être ménagées, par exemple pour les plantations fruitières. On risque beaucoup moins de couper ou de blesser les racines avec le trident qu'avec la bêche.

Labour en bHUma. — Labourer en billons, c'est disposer en ados successifs et parallèles la terre qu'on a levée avec la bêche, de manière à ce qu'elle se trouve exposée le plus complètement possible aux influences atmosphériques. C'est en général aux terres fortes que l'on applique ce mode de labour. On le pratique au commencement de l'hiver, pour favoriser l'action des gelées. Les bêchées sont laissées en mottes, et placées de telle façon que l'air circule entre elles aussi librement que possible. Après l'hiver, les billons sont étalés, et la terre est nivelée par un labour ordinaire.

Le Labour en billons est à recommander surtout lorsqu'on a quelque difficulté à obtenir

l'ameublissement du sol. Il présente en outre l'avantage de favoriser grandement l'action des agents atmosphériques.

Labour à deux fers de bêche. — Quand on veut donner plus de profondeur au labour, on pratique un second bêchage au fond de chaque jauge, soit en rejetant la terre par-dessus le premier labour, soit en se contentant de la retourner sur place. Cette sorte de défoncement très imparfait ne peut, dans le premier cas, donner de bons résultats qu'autant que le sol est profond et le sous-sol de bonne qualité; encore faut-il attendre que la couche ramenée à la surface ait eu le temps de subir l'action des agents atmosphériques. Dans le second cas, c'est-à-dire quand on veut laisser le sol et le sous-sol dans leur situation respective, il vaut mieux recourir au procédé suivant.

Labour à deux jauges. — Le but est de remuer complètement le sous-sol sans le mélanger avec le sol et sans le ramener pardessus celui-ci. Pour cela, on procède de la manière suivante :

La surface du terrain est divisée en bandes parallèles, tracées au cordeau et larges d'environ 40 cm. On enlève, à la profondeur d'un fer de bêche, le sol des deux premières bandes et on le porte à l'autre bout du terrain. A part, on enlève et transporte de même, sans le mélanger, le sous-sol de la première bande. A la place du sous-sol de la l*" bande, on jette le sous-sol de la 2* bande; par-dessus, on jette le sol de la 3® bande. On jette ensuite le soussol de la 8o bande à la place de celui de la 2e; puis le sol de la 4® à la place du sol de la 2». Et ainsi de suite, de manière à ce que le sous-sol reste en dessous du sol.

Dans l'opération, il faut avoir grand soin de tenir les jauges bien nettes et bien droites. , S'il y a des engrais à appliquer, on les étend entre les deux couches de terre.

t Le Labour à deux jauges est une opération i très recommandable, surtout pour le cas de I sous-sols un peu compacts et de médiocre qua- 1 lité, dont le mélange avec le sol' par un défoncement ordinaire, serait jugé peu avantageux. L. H. Xa6MrnMm.(iï'î^.5i7.Voirp.740.)VoirCytisu8.

LACÉRÉ. A découpures profondes et inégales, j comme déchirées.

I LAGHENALIA Jacq.(Liliacées-Scillées.) Bulbe I tunique; flles. radicales en petit nombre, 2. 3 ou j 5, épaisses, oblongues ou en lanières linéaires ou presque arrondies (rarement maculées ou garnies de pustules) ; hampe simple, sans feuille ; fl. en épi ou en grappe, dressées, étalées ou pendantes; périanthe tubuleux ou un peu campanule, à segments un peu soudés à la base, dressés ou étalés au sommet, les extérieurs souvent libres, les intérieurs plas longs, soudés sur une partie de leur longueur et étalés au sommet ; 6 étamines à filets filiformes, à anthères dorsifixes, introrses; ovaire sessile ou courtement stipité, à 3 loges renfermant chacune de nombreux ovules en 2 séries; capsule membraneuse, incluse dans le périanthe persistant, et à déhiscence loculicide; graines obovoïdes ou globuleuses, à enveloppe noire.

LACHENALIA.

LACHNiEA-

Environ 30 espèces, d'Afrique australe.

L. luUola Jacq. — le. 395; Red. Lil. 5, 297; Herb. Amat. 1, 66 ; Bot. Mag. 1. 1704 et 907. {L. quadricolor îutea, L. îutea.) — Files, lancéolées, inégales, non tachées; hampe dressée; fl. pendantes, périanthe tubuleux, d'abord rouge avant épanouissement, puis jaune orangé pour les sépales qui ont le sommet vert, et jaune p&le pour les pétales qui sont 2 fois plus longs que les sé-

doncule, les sépales jaune citron bordés de>ert, plus courts d'un tiers que les pétales, qui;sont verdâtres avec le bord rouge pourpre. . • ^» ^ On cultive encore d'autres types, notamment L. refleza Andr., Bot. Rbp. 29B ; L. rubida Jacq. , le. 398; B. M. 998; L. X Regeliana (L, refUxa X L. tricolor), Gartenfl. 1891, p 356, ûg. noire 76 ; L. X Comesti (X. refiexa x L. quadricolor), Gartenfl. 1891, p. 358, fig 77, etc.

L. pendula Jacq. — le. 400; B. M. 590; Red. Lil. 1, 62. — 2 feuilles oblongues lancéolées ; hampe tachée de rouge, pourprée au sommet;

Fig. 617. — Cytisus Laburnum L. (Voir p. 419.)

fl. en grappe serrée, pendantes, jaunes, avec les sépales verdâtres au sommet, et les pétales pourpres au sommet ; périanthe tubuleux, cylindrique; les sépales presque aussi longs que les pétales.

L. quadricolor Jacq. — le. 396; B. M. 588. — 2 Aies, linéaires lancéolées, tachées, moins longues que la hampe; fl. en grappe lâche, pendantes; périanthe cylindrique; les sépales, qui sont bien plus courts que les pétales, sont rouges à la base, jaunes vers le milieu, verts à. Textrémité ; les pétales sont verdâtres avec la partie inférieure rougeâtre, et la supérieure noire. On en cultive une variété très méritante, fleurissant en décembre.

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