L. juncea Pourr. — B. M. 606; Red Lil
— Fl. roses, par 3-9, en épi unilatéral. Culture des Ixia J. G.
LAPIN (Lepus cunicuîus). Le Lapin sauvage
est, au point de vue de l'horticulture, un animal essentiellement nuisible, gros mangeur, gaspilleur et se multipliant très rapidement. On sait que dans certains pays, où l'on n'a pas restreint son envahissement par la chasse pratiquée en toute saison, ce Rongeur est devenu un véritable fléau et que l'on a dû avoir recours à des moyens spéciaux (clôtures de fils de fer, maladies microbiennes, etc.) pour s'en débarrasser. Dans notre pays, le fusil et le furet suffisent généralement, et l'on ne doit pas oublier qu'un lapin, qui se vend 1 fr. 50 au marché, commet pour 20 fr. de dégâts annuels.
Dans les jardins qui ne sont pas clos de murs élevés, les lapins pénètrent facilement et commettent, pendant la nuit, des ravages considérables, s'attaqoant aux prairies artificielles, aux céréales, aux légumes, aux racines, à l'écorce même des jeunes arbres. Pour préserver ces derniers, surtout pendant l'hiver, on recommande un mélange de bouse de vache, de chaux éteinte et d'ocre (un tiers en poids de chaque), que l'on arrose de sang de bœuf étendu d'eau, de manière à former une pâte demi-liquide que l'on étend au pinceau et qui s'applique, en automne, à la base des jeunes arbres. On peut employer dans le môme but le coaltar.
Le Lapin domestique, au contraire de son congénère sauvage, est un animal utile et que l'on a nommé le «cheptel du pauvre». Il est facile à nourrir, car tout lui est bon : épluchures de légumes, mauvaises herbes, etc. On peut dire