LARIX
LASIOCAMPE.
conique allongée. Ecorce largement gerçurée crevassée Files, des pousses de l'année solitaires, colles des rameaux plus âgés fasclculées, ces feuilles, linéaires, vert tendre. Cônes ovales, dressés, longs de 3-5 cm., d'abord violacés, puis vert et brun jaunâtre à la maturité. Habite les hantes régions des Alpes de l'Europe. Fournit un bois rouge-vineux au cœur, résineux, très solide, recherché pour les grandes constructions. poteaux télégraphiques, mâts, etc. Par son port élancé, majestueux, le Mélèze est un bel arbre
Flg. 527. — MÉLÈZE. Larix europjsa DC.
d'ornement convenant pour orner les grandes pelouses et former des avenues II vient sur toutes les formations géologiques ; il demande seulement une terre assez profonde pour lui permettre d'enfoncer son pivot très développé.
Variété. — L. e. sibirica Ledeb., syn. L, dahurica Turcz. Petit arbre tortueux, rabougri, représentant l'espèce dans les hautes régions sibériennes, aux limites de la végétation forestière Peu ornemental. Il existe aussi une variété à rameaux retombants.
L. Grifflthii Hook., L, pendula. — Fl. d. Serr. Xn, t. 1267-1268. — Himalaya. — Petit arbre de 12 à 15 mètres, peu branchu et à rameaux retombants. Files, glaucescentes, brusquement terminées en une pointe courte. Cônes pédoncules, atteignant jusqu'à 7 cm. de longueur sur 2 de large, pourpre rougeâtre lorsqu'ils sont jeunes et remplis de résine blanche. Pas très rustique sous le climat parisien ; d'ailleurs peu élégant.
L. japoBica Carr. [Syn. : L. leptolepis Gord ; Abies ùptclepia Sieb. et Zucc] — Flor. Jap. t. 103. — Japon. — Arbre voisin du L. europœa, \ mais plus petit; cônes plus arrondis, â écailles plus nombreuses, plus minces et repliées sur les bords. Croît au Japon dans les régions froides
oii il s'élève à une grande altitude. Il s'avance jusque sous le 48* degré de latitude.
L, Kœmpferi Hort. Voir Pseudolarix Gord.
L. Lyalli Parlât. — Montagnes rocheuses. — Voisin du L.europaa, dont il peut être considéré comme une variété locale. Arbre de 12 à 15 m., à port pyramidal. Files, arquées, carénées par 40àôO sur le même fascicule. Jeunes pousses à boutons couverts d'un duvet roussâtre. Cônes de ô cm. long sur 2ô mm. de diamètre Habite â une grande altitude dans les Montagnes Eocheuses.
L. microcarpa Forbes. [Syn. : L. amerieana 3Iichx. f. ; L. pendula Salisb. ; L. rubra Marsh.) — MiCHX. F. Arbb. Am. III, t. 4; Lamd. Pinet, édit. 2, t. 39. — Amérique du Nord. — Arbre de 25 à 30 m., formant une pyramide élancée à branches étalées, puis défléchies, et rameaux longuement effilés, souvent pendants. Files, plus courtes et plus grêles que celles du L. europœa. Cônes très petits 10 à 12 mm. Croît au bord des marais. Dans les cultures, généralement moins vigoureux que le L. europœa.
Variété. — L. m. brevifolia^ syn. L. oceidentalis Nutt. — NoRTii. Amer. sylv. II, t. 170. — Arbre pyramidal, à flles. très courtes; cônes plus larges. Croît dans les montagnes du Nord- Ouest des Etats-Unis, à 2000 mètres d'altitude.
Cuit, et Multiplie. — Les 3Iélèzes sont peu difficiles sur la nature du terrain, pourvu qu'il soit profond pour permettre à. leur puissant enracinement de se développer. Quoique des hautes montagnes, ils prospèrent aussi en plaine. On les multiplie de graines semées en terrines ou en terre légère fine. P. M.
Larkspur. Nom anglais des Pieds d'Alouette (Delphinium).
Larmes de Job. \ Noms vulgaires du Coix La-
Larmille. \ chryma,
Larmise. Nom vulgaire de la Tanaisie.
LARVE. On donne le nom de Larve à l'insecte venant d'éclore. Les Larves de certains Insectes ressemblent aux adultes, moins les ailes. Celles du plus grand nombre sont au contraire fort différentes et présentent plus ou moins l'apparence de vers. Parfois, elles sont privées de pattes, d'autres fois, elles possèdent trois paires de pattes thoraciques, ou bien encore, en supplément de celles-ci, des pattes abdominales. Ordinairement la tête est cornée, munie de mandibules permettant de broyer les aliments. Avant d'arriver à. se transformer en nymphes (voir ce mot), les Larves subissent plusieurs mues.
Les Larves vivent sur les feuilles, sur les racines, dans l'intérieur des tiges des plantes, dans les matières animales, dans les tissus des animaux vivants, dans les étoffes, dans l'eau. C'est sous la forme larvaire que les insectes sont surtout nuisibles à l'agriculture. P. Tn.
Larve-Limace. Voir Eriocampe.
Lasiandra. Voir Pleroma.
LASIOCAMPE. (Lasiocampa Boisd.) (Lépidoptères de la famille des Bombycidœ.) Papillons de grande taille, dont les ailes sont étendues au repos, en forme de toit, les inférieures débordant les supérieures. Les antennes sont pectinées dans les deux sexes, moins fortement chez les femelles.
LASIOCAMPE.
LATHYRUS.
Les chenilles, allongées, sont pourvues de chaque côté d'appendices pédiformes, hérissés de poils. Deux des premiers segments portent un ou deux colliers d'un bleu foncé ou jaune d'or. Les cocons sont soyeux, mous, allongés.
Les chenilles du Lasiocampa piniLinn, (Bomb^'x du pin) attaquent les sapins, les pins sylvestres et les pins maritimes. Les dégâts causés dernièrement par cette espèce dans les plantations résineuses de la Champagne ont été considérables.
Pour détruire ce Bombyx, il faut recueillir les chenilles en secouant les branches ; rechercher celles qui hivernent au pied des arbres ; enlever les cocons. Un antre procédé consiste à creuser, autour des groupes d'arbres attaqués, des fossés de 50 cm. de profondeur et de 50 cm. de largeur. Les chenilles tombent dans ces fossés.
Les chenilles du Lasiocampa quercifolia Linn. ou Feuille morte, ainsi nommé à cause de sa très grande ressemblance, à. l'état de papillon, avec un paquet de feuilles sèches, attaquent presque tous les arbres fruitiers.
Le meilleur moyen de destruction est évidemment de ramasser les chenilles et les cocons. P. Tn.
LATANIÂ Comm. (Palmiers.) Stipe inerme, dressé, solitaire, robuste, annelé. Files, amples, longuemt. pétiolées, suborbiculaires, palmées flabelliformes, plissées, multifides; pétiole trigone, concave en dessus. Spadices très longs, enveloppés par les spathes imbriquées. Fleurs dioïques.
8 espèces des Iles Mascareignes.
L, barbonica Lamk. Voir Livistona chiBensis.
L. Gommersonii L. — Mart. Palm. 154, 161 et W. — [Syn. : L, rubra Jacq., Fragm. 40, t. 8.] — Files, d'un vert foncé en dessus, plus pâle en dessous, avec une teinte rougeâtre plus foncée sur les nervures, les bords des lanières et du pétiole.
L. Loddigesii — Mart. Palm. 161. — [Syn. : L. glaucophylla Hort.] — Feuilles semblables au précédent, mais à limbe glauque; nervures légèrement tomenteuses et teintées de rouge.
L. Verschaffeltii Lem. [Syn. : L, aurea Hort.] Pétiole jaune orangé brillant, limbe vert pâle, à segments légèrement teintés de jaune et tomenteux sur les bords.
Ces splendides Palmiers demandent la serre chaude humide et de fréquents arrosages. Terre argileuse très riche. J. D.
Lastrea. Voir Aspidium.
LATEX. Liquide opaque, laiteux, jaune ou verdâtre que l'on observe chez certaines plantes (Euphorbes, Figuiers, Laitues, Eclaire, Artichaut, diverses Apocynées et Asclépiadées,etc.), parfois très abondant, ayant dans certains cas des propriétés dues à son état physique et chimique; c'est le cas du suc de certains Ficus, de VHevea, de plusieurs espèces de Landolphia^ qui, concrète â l'air, constitue le Caoutchouc. La Gutta-Percha, VOpium^ sont aussi tirés du Latex.
LATHTRUS L. (Légumineuses-Papilionacées- Viciées ) Gesse. Herbes tantôt basses, humbles, tantôt grimpantes au moyen de vrilles. Files.
paripennées, à pétiole ordt. terminé en vrille rameuse, quelquefois élargi foliacé et dépourvn de folioles et de vrilles ; stipules le plus souvent semi-sagittées ; nervures des folioles naissant ordinairement toutes de la base des folioles, comme parallèles (caractère qui sert à distinguer facilement les Gesses et les Vesces indigènes : dans ces dernières, les folioles ayant une nervure médiane d'où naissent les nervures secondaires); û. rappelant celles des Pois, mais le style est aplati comprimé d'avant en arrière, ensiforme; il devient dur, rig^ide, et porte des poils sur toute sa face supérieure.
Environ 17 espèces décrites, des divers pays de l'hémisphère Nord, et de l'Amérique du Sud.
Genre très important au point de vue agiicole et économique, surtout pour les espèces indigènes suivantes :
Kig. 528. — Pois de senteur. Lathyrus odoratus L.
L. sativus L., vulg. Gesse cultivée. Pois de brebis, Lentille d'Espagne, etc., Sibth Fl. Gr. t 695, excellente plante fourragère, et utilisée aussi comme grain alimentaire dans certaines parties du Sud de la France; L. tuberosus L., vulg. Macusson, Gland de terre, Bot. Mag. t. lU, dont les nombreux petits tubercules sont estimés dans le Nord-Est de la France, cuits sous la cendre ; ont le goût de châtaigne.
Au point de vue horticole, les Lathyrus intéressants sont:
L. latifolius L., Fois vivace. Gesse à bouquets; angl. : Everlasiing Pea; ail.: BreUblàtterige Platterbse, du Sud de la France ; plante vivace, glabre; tiges grimpantes, ailées, atteignant 1 m. 6(» à 2 m.; files, très amples, à 2 folioles munies de nervures saillantes et blanchâtres; fl. inodores, rose purpurin, rarement blanchâtres, en gros bouquets sur des pédoncules plus longs que les feuilles.
Très rustique ; ornement des treillages, pied des murs, base des arbres, etc.
L. odoratus L., Gesse odorante. Pois de senteur, Pois fleur; (Fig 528); angl.: 8u>eet Pea-
LATHYEUS.