LIBER
LIBONIA.
existent dans les cloisons transversales et simulant des sortes de cribles à. travers lesquels circulent les matières azotées résultant de Taction chlorophyllienne, lesquelles se dirigent vers les points où elles doivent être utilisées : racines, tiges ou feuilles.
Les fibres libériennes ont les parois très épaisses et sont, dans certains cas, remarquables par leur ténacité et leur flexibilité ; elles constituent la partie textile que Findustric recherche dans le Lin, le Chanvre, etc.
LIBERTIA Spreng. (Iridées.) Rhizome rampant; tige terminale grêle ou dressée; files, imbriquées, distiques vers la base des tiges, équitantes, linéaires ou étroitement ensiformes, à nervures saillantes; infi. en cymes ombelliformes lâches ou en sortes de capitules serrés; fl. pédicellées, non incluses dans les spathes ; étamines et filets libres ou un peu soudés à la base; ovaire à 8 loges multiovulées; style court, à longues branches linéaires filiformes ; capsule à 3 angles ; graines aplaties, anguleuses.
8 espèces, du Chili, Australie, Nlle.-Zélande.
On cultive surtout : L. paniculata Spreng., d* Australie; tige feuillée ;bord des files, scabres ; segments extérieurs de la corolle ovales-oblongs ; étamines à filets soudés jusquVu milieu.
L. pulchella Spreng. (I. Latorencii Hook.), Fl. Tasm. 129; B. M. 6323; tige presque simple; bord des feuilles lisse; segments extérieurs de la corolle ovales-oblongs, les intérieurs obovales un peu onguiculés; étamines à filets distincts.
A citer aussi : L. caerulescens Kth. et Bouché, Gabtenfl. 1873, pi. 759, du Chili et du Pérou; L. formosa Grah., B. M. 8294 ; B. R. 1630, du Chili; L. izioides Spreng., Rchb. Hort. 1ô7.
Plantes de serre tempérée, à multiplier d'éclat. J. G.
LIBOCEDRUS Endl. ; angl. : License Cedar. (Conifères-Cupressinées.) Arbres toujours verts, à port de Thuya, auxquels ils ont été pendant longtemps réunis et dont ils se distinguent surtout par leur strobile, à 4-6 écailles planes ou concaves à l'intérieur : les deux inférieures et les deux supérieures généralement stériles: les deux moyennes à 2 fruits pourvus d'une aile de chaque côté. Tune étroite, l'autre beaucoup plus large, égalant l'écaillé; l'embryon, comme dans les Thuyas, a 2 cotylédons. On en a décrit 8 espèces, dont une du Japon, une de la Chine, 4 d'Amérique et 2 de l'Océanie, mais 3 ou 4 au plus se trouvent dans nos cultures. Ce sont de beaux arbres d'ornement, dépassant souvent sous ce rapport les Thuya, Ils conviennent soit pour faire des avenues, soit pour orner les pelouses, ou même pour faire des massifs.
L. chilensis Endl. [Syn. : Thuya chiîensis Bon.] — Chili 1848. — Dans nos cultures, arbrisseau, mais dans son pays, arbre de 20-25 m., conique, très ramifié, à files, vert glauque, squameuses, soudées entre elles jusque vers le milieu, puis infléchies. Strobiles presque semblables à ceux du Thuya occidentalisa mais à grandes écailles pourvues, au dessous du sommet, d'un court mucron tuberculiforme. Chili austral, vallées froides des Andes. Gèle b, Paris, sauf dans les endroits très abrités.
Var,: viridis, belle forme à feuilles vert clair dépourvues de bandes glauques.
L. decurrens Torr. [Sjrn. : Thuya gigantea Nutt . non Hook.] — Californie 1854. — Grand arbre de 40 m. et plus de hauteur, à écorce brun rougeâtre, largement écailleuse, caduque. Rameaux et ramules nombreux, très comprimés. Files, fortement appliquées, élargies, décurrentes à la base, aiguës au sommet; strobiles solitaires, longs de 20-26 mm., à 8-10 écailles valvaires : les inférieures constituant une sorte d'involucre. Habite les diverses parties de l'Amérique boréale, notamment les montagnes de la Sierra Nevada. Très bel arbre d'ornement, vigoureux et très rustique. Vient sur toutes sortes de terrains calcaires ou siliceux.
L. DoBiana Endl. [Syn.: Thuya Baniana Hook.] — R. H. 1866 et icon. — Nlle.-Zélande 1882. — Arbre de 20-25 m., à rameaux aplatis et feuilles rappelant celles du L chilensis, mais plus rapprochées et dépourvues de bandes argentées. Strobiles à valves pourvues d'un mucron spinescent. Originaire de la Nlle.-Zélande, dans les monts élevés de Nelson. Très belle espèce, mais délicate et, de plus, gelable & Paris.
L. tetragona Endl. [Syn.: Thuya tetragona Hook.] — ChiU 1863. — Arbre de 12-15 cm. ou parfois arbrisseau à, écorce roux-brun se détachant en lames. Ramilles tétragones par l'imbrication et le rapprochement des files., celles-ci petites, ovales, acuminées. Strobiles ovoïdes, composés de 6 écailles coriaces. Originaire du Chili austral et de la Patagonie; cette espèce est très rustique; elle est aussi très ornementale.
Cuit, et Multiplie. — Les Libocèdres sont d'une culture facile ; ils se comportent sous ce rapport comme les Thuya. On les multiplie facilement de graines, que l'on doit semer aussitôt récoltées, en terrine que l'on place sous châssis ou dans une serre. Les brins sont séparés à la fin de Tannée et mis en godets. On les multiplie aussi très facilement de greffe sur le Biota orientalis, mais les individus que l'on obtient s'élancent peu. Enfin, le bouturage comme pour les Thuyas peut être aussi employé. P. M.
LIBONIA C. Koch. (Acanthacées.) Ce genre est compris par Benth. et Hook. dans les JAGO- BINIA (voir ce mot) ; ils y réunissent aussi les Sericographis Nées, Cyrtanthera Nées, Pachystachys Nées, etc. Le LIBONIA C. Koch. se distingue de ces divers genres ou sous-genres par la corolle bien plus courte, et par l'inflorescence qui est en panicule feuillée, assez lâche.
1 espèce, du Brésil: L. floribuada C. Koch. {Sericographis pauciflora Nées ; Jacobinia pauciflara Benth. et Hook.) — Bois, Atl. Pl. Jabd. t. 224. — «Petit arbuste; tige ramifiée dès la base; files, opposées, persistantes, ovales, un peu épaisses et d'un vert foncé; fl. très nombreuses, tubuleuses, & deux lèvres, rouges dans leur moitié inférieure, jaunes au sommet, disposées en petites grappes sur des pédoncules qui naissent aux aisselles des flles. supérieures ; 2 étamines presque aussi longues que la corolle.» (Bois, loc. cit.)
Plante très floribonde, se formant bien en buisson compact, excellent pour orner les serres
LIBONIA