LIÈVRE
tempérées ; fleurit en automne et en hiver; veut beaucoup de lumière, et doit être mis à Pair libre Tété; cultivé en grand à Paris pour les marchés.
On cultive aussi L. Penrhisiana Hort., R. H. 1876, 60, syn. : Sericobonia ignea Andr., III. Hort. 1875, t. 198. {L.floribunda x Sericographis Ghiesbreghtii.) Voir Journ. Soc. d'Hort. de France, 1875, p. 200 et 204. J. G.
LICHENS. Végétaux cryptogames très répandas à la surface du globe, sur le sol, les rochers, les écorces des arbres, produits par Tassociation pour ^existence en commun d^une Algue verte ou bleue et d'un Champignon ascomycète, dont ils possèdent les modes de multiplication par asques produisant leurs spores.
Les Lichens se développent parfois avec abondance sur les troncs d'arbres cultivés, dont ils ne laissent pas de gêner parfois notablement la végétation. On les détruit facilement par le grattage et une application subséquente d'une solution concentrée de sulfate de fer pendant rhiver. D-- D.
Licoche. Voir Limace.
LIGUALÂ Thnnb. (Palmiers.) Palmiers frutescents à stipe solitaire ou cespiteux, annelé inférieuremt. et revêtu dans sa partie supérieure des vestiges des gaines foliaires. Files, âabelliformes à segments allongés, cunéiformes, tronqués, lobés, dentés ou lacérés à. leur extrémité. Pétiole court, grêle, muni de plusieurs spathes bifides enveloppant le pédoncule.
30 esp. de l'Asie orient, trop., Archipel malais, Nlle. -Guinée, Australie.
L. elegans Blume. — Bumph. 90; Mart. Palm. 238. ~ Sumatra. — Frondes palmées, flabelliformes, suborbiculaires peltées ; partie connexe ovale, segments acuminés, uninerviés, à pointe bifide ou bidentée; pétiole armé d'épines droites.
L. graadis H. Wendl. - B. M. 6704. - [Syn. : Fritchardia grandis H. Bull.) — Nlle.-Bretagne. — Plante remarquable, à files, vert foncé brillant, rondes, plissées, à segments bidentés.
L. peltata Roxb. — Mart. Palm. 134-162; Grii^fith, Palms, 222; Kerchqve, Palm. f. 1 13. — Indes orient — Files, flabelliformes, peltées, à larges segments cunéiformes terminés par de larges dents triangulaires, bifides; pétioles fortemt. épineux.
Le L. Veitehii Hort. [Syn. : Fritchardia grandis H. Veitch.] est une espèce peu vigoureuse réclamant la haute serre chaude très humide.
On cultive encore: L. ampiifronsMiq., de Sumatra; L. horrida Blume, Rumph. 89, de Java; L. Rumphii Blume. Mart. Palm. 237-4 [syn.: L. «p»>t05aBlume],desMoluques;L.8piB08aWurmb., Mart. Palm. 135, Z, fig. VI; Kbrchovi, Palm. t. 35 [syn. : L. acutifida Mart], de l'Inde gangétique. Ce dernier demande un sol calcaire.
Serre chaude humide; terre substantielle; arrosages très abondants. J. D.
Liebesapfel. Nom allemand de la Tomate, Liebstôcicel. Nom allemand de VAcfie de montagne (Levisticum officinale).
Liège. Voir Tige.
Liège, Chêne-Liège. Voir Quercus suber.
LIENS. En jardinage, les L. sont nécessaires pour attacher aux tuteurs les tiges et pousses
I de plantes ligneuses ou herbacées, les portegraines, etc . qui ont besoin de supports ; pour palisser, sur les treillages, les branches des es- I paliers et contre-espaliers, pour maintenir rap- , prochées, dans le but de les étioler, les feuilles ' de Laitue romaine. Chicorée et Scarolle, Céleri, Cardon, etc.; pour botteler certains légumes: Radis, Carottes, Asperges, etc
Lorsqu'il s'agit de branches ou de tiges de végétaux ligneux d'une certaine force, on se sert de brins d'osier, refendus ou non; quelquefois on emploie de la ficelle ou de la corde ou du liber de tilleul, etc.; dans certains cas, où les parties attachées offrent une grande résistance, on a recours à des fils de fer : il importe alors d'empêcher la pénétration ou le déchirement de l'écorce, en interposant, entre celle-ci et le lien, un fragment d'étoffe ou de cuir ou un tampon de paille, et de veiller à desserrer les attaches dès qu'il est nécessaire.
Pour les pousses herbacées, on prend des
liens plus souples et plus légers : brins de Jonc,
brins de Chanvre étiolés, brins d'Alfa, feuilles,
1 divisées en lanières, de Spargaine et de Mas-
sette, de Phormium tenax, de Tritoma^ enve-
I loppes d'épis de Maïs, écorce de Saule, etc. Le
I Raphia est, dans les mêmes cas, d'un très bon
usage.
Dans les vigfnobles, on attache généralement les jeunes sarments au moyen de paille de seigle préalablement ramollie dans l'eau; en pays de vannerie, on la remplace par de l'écorce de Saule.
C'est aussi de paille de seigle que les maraîchers se servent le plus souvent pour serrer et maintenir les feuilles des plantes herbacées à étioler et pour mettre les légumes en bottes ; ils emploient aussi les brins de jonc, l'osier fin et tendre, les menues tiges de chanvre, etc. , Le jonc destiné aux attaches doit être récolté en juin-juillet, et mis à l'ombre, de manière à se dessécher lentement; si la dessiccation avait lieu rapidement et en plein soleil, il deviendrait cassant. On le fait tremper dans l'eau froide un jour ou deux, avant de s'en servir; si l'on est pressé, il suffit de le plonger dans de l'eau chaude. Les autres L., de même nature, s'emploient aussi après ramollissement dans l'eau.
Lierre. Nom français des Hedera.
Lierre-terrestre, Nom français du Nepeta Gleehoma.
LIËVRE (Lepus timidus). Le Lièvre ne se creuse jamais de terrier (garennes) comme le Lapin : son gîte est toujours simplement une excavation légère, au ras du sol, sous un buisson, au pied d'un arbre ou dans un sillon. D commet des dégâts analogues à ceux du Lapin, mais comme il est plus sauvage et moins répandu, ne vivant pas en société, il est rarement dangereux pour les jardins. Le Lièvre changeant (Lepus variabilis) remplace l'espèce précédente dans les montagnes : en hiver il devient entièrement blanc, sauf le bout des oreilles qui reste noir. La chair du Lièvre est plus goiitée et plus estimée que celle du Lapin de garenne, et sa valeur marchande est beaucoup plus considérable, le Lièvre atteignant d'ailleurs une taille notablement plus élevée. D' T.