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ROUGE-GORGE

son de vers, de larves et d'insectes de toute espèce. La plupart de ceux qui émigrent passent l'hiver dans le Midi de l’Europe. DET:

ROUGET. On désigne sous ce nom et sous celui d'Aoûtat, Vendangeur, Bête rouge, Lepte automnal, ete. (Fig. 779), Suivant les pays, la larve hexapode d’une ou de plusieurs espèces d’Acariens du genre Trombidion. (Voir ce mot.) C'est un très petit animalcule rouge, à six pattes, qui pullule en été dans l’hérbe des prairies sablonneuses et s'attache à la peau de l’homme

et de tous les animaux qui traversent ces prai- |,

ries ou y stationnent plus ou moins longtemps, | enfonçant son rostre dans le derme et y produisant un bouton érythémateux, cause de démangeaisons insupportablés.

Fig. 779. — ROUGET.

Ces habitudes parasitaires sont propres à la jeune larve, car l'adulte mène une vie errante, se nourrissant d'insectes et d’acariens de plus petite taille. La femelle pond ses œufs sur les plantes basses qui poussent dans les terrains

| vinaigrée que l’on évitera d’essuyer, et quiseront

ROUPALA.

précédemment à sécher des gousses de Haricots.

Les Rougets envahissent tout le corps, remontant des jambes jusqu'au cou: il est plus rare de les voir sur la tête et surtout au cuir chevelu, bien que le cas se présente quelquefois. La piqûre produite, envenimée par la salive de l’acarien, est une véritable pustule dont la base enflammée a un centimètre de diamètre.“ La démangeaison est insupportable, surtout la nuit, et provoque l’insomnie pendant plusieurs jours. Le grattage ne fait qu'augmenter le mal, car l’acarien se détache en laissant généralement. son rostre enfoncé dans la plaie, et la guérison n’a lieu qu'après l'élimination de ce corps étranger, constituant un véritable bourbillon.

Il est plus facile de se défendre contre l’attaque des Rougets que de s’en débarrasser rapidement. Lorsque l’on devratraverser une région infestée par ces animaux, il sera bon de faire matin et soir, sur tout le corps et particulièrement sur les jambes, des lotions avec de l’eau

suivies, le soir, d’une application de poudre d’amidon. Ce traitement est à la fois préventif et curatif. On recommande, dans le même but, l'huile d'olive additionnée de baume du Pérou, la teinture de pyrêthre, l’eau phéniquée (à 10/;),. la benzine, l'huile de pétrole, etc. Dr ROUILLES. On désigne sous ce nom les maladies produites par les Urédinées. (Voir ce mot.) On distinguera les Rouilles orangées, produites par les formes Æcidium, Ræstelia, Uredo (voir ces mots),dontlessporessontjaune-orangé, et les Rouilles noires, produites par des formes téleutospores à spores brunes. D: D.

ROULEAU A GAZON. (Fig. 780.) Sert à af-

d’alluvions au bord des rivières. À peine sorties | de l’œuf, les jeunes larves courent de tout côté | et s’attachent au pelage des mammifères, au |

plumage des oiseaux,aux vêtements del’homme, cherchant ensuite à gagner la peau, où elles se fixent, généralement à la base d’un poil follet, enfonçant leur rostre dans le derme pour sucer

les liquides du sang. J’ai décrit (Bulletin de la |

Société Entomologique, 1897 p. 97), le méca-

nisme de cette succion, dans laquelle la langue

de l’Acarien joue le rôle de piston.

C'est pendant l’été(août-septembre) que l’on observe ce parasite, particulièrement dans les régions centrale et occidentale de la France (bassin de la Loire). IL attaque non seulement les faucheurs, les faneurs, les rouisseurs, les pêcheurs, en un mot, tous ceux qui fréquentent les prairies basses au bord des rivières, mais encore les jardiniers et les chasseurs qui habitent ou passent au voisinage de ces rivières. Dans les jardins, les Rougets se trouventsouvent sur les Haricots et l’on à vu des personnes atteintes par le parasite, simplement pour avoir couché dans une mansarde où l’on avait mis

Fig. 780. — Rouleau à gazon.

fermir le sol après les semis, ou à plomber le gazon. On emploie ordinairement des rouleaux de fonte dont l’intérieur est creux et contient un cylindre de fonte, destiné à augmenter Je | poids du rouleau. Les rouleaux à gazon ne sont jamais assez lourds pour exiger une traction animale nuisible aux planches.

ROUPALA Aubl. (Protéacées.) Arbres glabres

ou ferrugin.-tomenteux. Flles.alternes, coriaces, | entières ou imparipennées, très polymorphes. | FI. hermaphr. régulières; androcée isostém. | Anthères sessiles | sur les lobes du périanthe. Ovaire | 1-loculaire, bi!

ovulé. Fruit folli- | cul, (Rhopala Schreb.) — 30 esp.

de l'Amérique

trop.

R. coreovadensis LPar Brésil. — Files. pennées, longues de 40-50 cm, | couvertes, ainsi que les rameaux et les jeunes | pousses, d’un duvet velouté, rougeâtre. Fol:| irrégul., coriaces. On en cultive une var. glabra. |

R. heterophylla Pohl. [Syn.: R. glaucoplylla Hort.] — Brésil.— Flles. pinnées, à fol. coriaces, | luisantes en dessus; dents obtuses, espacées.— | Var.: pinnata, files. de 70 em.,à 5-6 paires de, fol. oblong-lancéol. falciformes.

ROUPALA.

Hort.] — Brésil. — Files. pinnées, à 5-7 paires de fol. "ovales-oblong. (20-25 mm.x10), brièvemt. pétiolées, à grosses dents, d’un vert brillant en dessus, ferrugineuses en dessous. Port du À. corcovadensis ; très ornementale, se rami-

| fiant facilement.

R. montana Aubl. [Syn.: R.elegans Hort.; R.

frondosa L.] — Guyane. — Files. entières, simples, ovales elliptiques, coriaces, raides, longues de 7-9 em. sur 4-5. F1. blanchâtres.

R. princeps Lind. — Cordillière de Popayan. — Files. pennées, de 50-75 em., à fol. lisses, profondémt. échancrées.

On cultive encore d’autres esp., qui ne sont peut-être que des formes horticoles: R. aurea Lind., de Ste-Catherine; R. australis Hort. ; etc.

Boutures ou mieux'£reffe sur R. corcovadensis. Bien qu'habitant l’Amér. tropic., ces espèces, toutes montagnardes, s’accommod. mieux d’une

serre tempérée et froide pour quelques-unes.

Le R. austrahs est particulièrt. rustique ; supporte plusieurs degrés sous zéro. HD

Roure des Corroyeurs. Le Rhus coriaria.

Kouvre. Voir Chêne.

Roxburghia. Voir Stemona.

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Fig. 781. — ABBÉ ROZIER.

français, né à Lyon en 1734, mort à Lyon en 1793. Il s’adonna presque exclusivement aux études d'Agriculture et de sciences naturelles. Il remplaca Bourgelat, pendant quelque temps, Comme professeur à l’Académie royale de Lyon, puis vint à Paris, où il fut employé à la rédac- De du Journal de physique et d'histoire nalurelle. L exécuta plusieurs voyages. agronomiques à l'étranger, après lesquels il fut nommé au pri- Puré de Nanteuil-le-Hardouin, situation qui lui ermit de se livrer à ses études favorites. On qu doit un certain nombre d'ouvrages, notam-

| | | ROZIER. (L'abbé) (Fig. 781) — Agronome |

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