‹ Dictionnaire d'horticulture illustréChapitre 1028 sur 1136 · SERPETTE-BOUTURE · texte numérisé non relu

SERPETTE-BOUTURE

incision annulaire. Au bout de 25 jours il se | forme un bourrelet, et on obtient ainsi d’excellentes boutures à talon. Ch. Gr.

Serpolet. Nom français du Thymus Serpyllum.

SERRES. Les Serres sont des constructions spéciales, permettant de cultiver des végétaux ayant besoin d’une températ. supér. à celle de notre climat, certains pendant l'hiver seult., | d’autres pendant toute l’année.

Les premières $. furent construites pour conserver, dans les pays du Nord et pendant l'hiver, les pl. du Midi, principalt. les Orangers, d'où le nom d'Orangerie que ce genre de construction porte encore. Lorsque des relations commerciales s’établirent entre l’'Europeetles pays tropic., les pl. délicates, Curieuses ou or- | nementales de ces pays, importées par les explorateurs, ne pur- 'ent être conservées qu'à la condition : d’être abri- |tées par des construct. vitrées, leur donnant à profusion l'air, la lumière et la chaleur.

XVI< que les premières $. furent établies en elgique et en Hollande. L’usage s’en répandit ‘ensuite dans les autres pays septentr. À l’époque

Les établiss. des villes ou de l'Etat. | : Le principe de la construction des $. est basé non seulement sur l’établisst. d’un local clos où es pl. sont abritées et peuvent en outre être brille chauffées, mais encore sur un ar- “angt. de dispositions qui permet de recueillir Hans ce local le plus et le mieux possible les ayons du soleil et la plus grande somme de, ca dire que ces constructions doivent srésenter, comme il est dit plus haut, la plus. srande surface vitrée possible.

La construction des S. est soumise à des lois ue la règle et la pratique ont définitivt. fixées. D'une façon générale, les S. se divisent en S. dossées ou à un versant et en S. hollandaises Lu à deux versants.

Les S. adossées (Fig. 815) doivent être contruites lelong d’un mur exposé au Midi, autant ue possible sur un terrain sec ou bien drainé. ettecondition est très importante à observer ur toute S. en général, l'habitation des pl.

vant être très saine, et il est plus facile de éer une humidité factice, que de combattre e humidité naturelle permanente, nuisible.

| Le choix des matériaux joue égalt. un rôle Aportant et il ne faut pas craindre de les

Fig. 815. — SERRE ADOSSÉE,

SERRES

prendre de qualité supérieure, malgrél’augmentation de frais de premier établisst. qui en résulte. Cette augmentation de frais se trouve couverte et au delà par la durée de la construction et la facilité de son entretien.

Le mur d’adossement des S., en moellons, pierres meulières ou briques, peut être enduit intérieurement et maintenu en bon état de proprété par un crépissage plus ou moins fréquent.

Les murs de soubassement sur lesquels reposent les parties basses du vitrage se font presque toujours en briques de 22 cm. d'épaisseur, recouverts d’un couronnement en pierres ou en briques (en fonte quelquefois), dont le dessus est en pente pour faciliter l'écoulement des eaux.

L’ossature de la partie vitrée se fait en fer ou en bois, elle est formée de fermes placées'àune distance de 1 m.

à 1 m. 50 l’une de l’autre et soutenues par des pannes

longitudinales en quantité suffisante pour donner la plus grande rigidité. Entre les fermes se

C'est à la fin du XV: siècle et au début du | placent les petits bois destin. à recevoirles vitres.

Les fermes ont, soit une forme parabolique, dont le point bas, reposant sur la murette s'élève avec une pente très légère pour aboutir par une

actuelle, on construit un grand nombre de S., pente plus accentuée à la partie supérieure de oit pour les horticulteurs, les particuliers ou la $. au mur d’adossement, soit la forme d’un

angle ouvert ayant une petite branche de 70-

80 em. reposant verticalt. sur la murette et un grand côté incliné aboutissant égalt au mur

d’'adossement. Pour l’une ou l’autre de ces

| formes, la pente du rampant doit être suffisante | pour l'écoulement rapide de l’eau et la descente facile des claies ou paillassons.

Les petits bois ont la même forme que les

| fermes et sont espacés de 20-30 cm.

Les deux pignons sont généralt. verticaux,

les croupes cintrées ou en pente sont peu usitées | maintenant, ils sont formés de petit bois ayant | un écartement de 25-35 cm.

L'un ou l’autre de ces pignons et quelquefois

les deux sont munis de portes placées au droit du chemin intérieur. L'entrée de la S. se fait | aussi par une pénétration faite au milieu de la façade; cette disposition est plus élégante et décorative, mais moins pratique, car elle condamne une partie de la façade la mieux utilisée pour la culture.

Indépendamment de ces ouvertures qui per-

mettent l'accès à l'intérieur, le comble vitré

comporte à sa partie infér. et à sa partie supér. | des châssis ouvrants en plus ou moins grande | quantité et alternant entre eux.

SERRES, = L'ensemble de l’ossature reçoit une première | couche de peinture dite d'impression, avant que le vitrage ne soit posé, et deux couches ensuite. Le vitrage doit être fait en verre de bonne qualité, généralt. 1/2 double. (V. l’art. Cult. forcée.) Le mur d’ados est couvert d’une dalle en pierre sur laquelle on peut circuler pour manœuvrer les claies, paillassons, ou toiles. Le rebord du mur du côté de la Serre est muni à cet effet d’une balustrade où peuvent être attachées les cordes de manœuvre. Dans le même but, le faite de la S. peut être aussi formé d’un chemin bareaudé, garni égalt. d’une balustrade. On accède à l’un ou l’autre de ces chemins par une échelle placée sur l’un des pignons.

Lorsque ce chemin n'existe pas, on attache les cordes de manœuvre à une tringle longitudinale fixée au mur d’ados et un système de pou- | lies de renvoi permet d’enrouler les claies et paillassons au bas de la $ L'aménagt. intérieur de la S. est constitué : 19 par une tablette ou bâche ayant de 70 cm.

à 1 m de large (la largeur moyenne de 80 cm. est généralt. adoptée) sur 80 cm. à 1 m. de haut; cette bâche est placée le long de la murette de soubassement sur la façade et quelquef.sur les pignons, elle est formée d'une sorte de cuvette de 10-15 cm. de profondeur éloignée de 3

em. du mur. Le fond de cette cuvette est muni de | gradin à deux versants est au centre et.le, petits fers à T supportant des tuiles plates | posées à sec et laissant passer l’eau d'arrosage |

en excès Cette cuvette est maintenue au niveau de la partie inférieure du vitrage par des sup-

ports ayant une branche verticale scellée dans, le sol et à 10 cm. de retraite du chemin pas-.

sant devant la bâche, et deux branches horizon-

t., dont l’une supporte la cuvette et l’autre les

tuyaux de chauff. à 30 cm. ou à 15 cm. du SOL.

La cuvette de la bâche est remplie de sable

fin, quelquef. de tannée, de.sciure de bois ou de

poussier de charbon, et l’on y place les pl. en pots qui demandent le plus de lumière et une certaine chaleur de fond.

20 de gradins ou étagères formées de crémaillères supportant des tablettes sur lesquelles se placent des pots. Pour faciliter l’accès à la partie supérieure de ces gradins, sans risquer de déranger ou de détériorer les pl. placées à la partie inférieure, on utilise souvent une échelle mobile, épousant la pente des gradins, reposant d’un côté sur le sol de l'allée et de l’autre

Fig. 816. — SERRE HOLLANDAISE.

spéciales, leur température appropriée et leux

SERRES

côté sur une barre d'appui longitudinale placée au faite du dit gradin.

30 de tablettes suspendues au piédroit et à l'avant du rampant de la Serre et où l’on place égalt. les pl. ayant le plus besoin de lumière.

L’aménagt,. intérieur est complété par un ou plusieurs bacs en tôle ou en ciment, plus ou moins enterrés dans le sol et contenant l’eau destinée à l’arrosage. Cette eau, en séjournant dans ces bacs, s’échauffe à la température de la S. etest d’un meilleur emploi que l’eau froide tirée directement de la conduite.

Enfin la $. doit être pourvue d’un bon appareil de chauffage thermosiphon (voir art.

Chauffage), dont les tuyaux circulent sous les bâches en reposant sur les traverses inférieures | de celles-ci, comme il est dit plus haut.

Pour éviter une déperdition inutile de chaleur pendant la nuit, les $S. se couvrent de paillassons. L’été, ces paillassons sont remplacés par des claies à ombrer formées de petites lames de !

bois peintes,

très rapprochées et réunies !

par de petites!

chaïnettes en!

fer.

Les $S. hollan-!

daises (Fig.816) ou à deux versants ne diffè-!

rent que par la forme des $. adossées. Leurs, dispositions gé-!

nérales sont les!

mêmes, l’amé-t nagt. intérieur!

varie dans la façon dont sont,

placées les bâches qui circulent tout au-\ tour de la S. Le

mg

chemin passant entre la bâche et le gradin permet de faire tont le tour de la S. |

Ce gradin, de même que dans la S. adossée.

peut être remplacé par une bâche en fer ou er maçonnerie. Cette bâche sert à placer les végé: taux de grande hauteur, qui ne trouvent pas de place sur la bâche du devant

La diversité des végétaux a nécessité le construction de S. différentes par leur aménagt intérieur, pour assurer par leurs dispositions

organisation particulière, la culture convenans à chacun d'eux. C’est ainsi qu’on divise less, en S. chaudes, tempérées, froides, à multiplication à forcer, à Orchidées, aquariums, d'appartements, verandas, jardins d'hiver. Ces S. se subdivisen” elles-mêmes suivant les exigences spéciales de pl. qu'on veut y cultiver. Fi

Les S. chaudes sont utilisées pour certains Palmiers Broméliacées, Orchidées, etc. L température moyenne qui doit y être maintenu), est de 25-280 cent. Très fréquemmt. ces 5: 1} sont garnies que de bâches sous lesquelles ci

Nr ‘4

SERRES. culent partout les tuyaux de chauffage, pour! bien répartir la chaleur et donner aux végétaux | qu’elles contiennent la chaleur de fond qui leur est nécessaire. Une partie de ces bâches est

|} quelquef utilisée pour la multiplication; toute

| Ja chaleur est alors concentrée dans le fond, en | cette partie, par la fermeture de l'avant, soit | par des plaques de tôle, soit par un petit mur.

Les S. tempérées, où l’on ne doit maintenir qu'une température de 11-150 cent., conviennent égalt. pour les mêmes végétaux, mais pour des esp. demandant moins de chaleur; on y conserve | égalt. les Géraniums et autres pl. de garniture. Les S. froides n’exigent qu’une température | très modérée, comme leur nom l'indique, c’est- | à-dire que l'importance des tuyaux de chauff. | doit être simpl. suffisante pour y empêcher la gelée.

Les S à multiplication ou S. à boutures sont établies spécialt. pour la reproduction des vé-| gétaux ; à cet effet, elles sont garnies de bâches fermées, décrites ci-dessus à la partie serre. chaude. Les bonnes serres à multiplier se font hollandaises, enterrées et d’une élévation seulement suffisante pour permettre d'y circuler dans une allée au centre. De cette façon, iles bâches se trouvent très près du verre, ce qui est favorable au développt. des boutures.

Des tablettes, au dessus de la bâche, le long du piédroit, supportent les terrines à semis. Les S. à forcer sont décrites à l’article S. à forcer les fruits.

Les S. à Orchidées sont meublées de bâches à

Stagères ou à claire-voie, sur lesquellesse posent

es pots garnis du sphagnum nécessaire à la

vulture de ces pl. Les fermes sont munies de rochets pour supporter des paniers en bois remplissant le même but. Les tuyaux de chauf-

-lage se posent très près du sol et quelquef

Jour former écran centre eux et le fond de la

âche, on établit une double tablette remplie

e débris de charbon que l’on arrose en cas de

esoin.

Les S. aquariums sont affectées spécialt. aux - {1 aquatiques, Nelumbium et autres. De grands

assins cimentés, remplis d’eau, servent à la culre de ces végétaux; des tuyaux de chauffage

Lreulent sous l’eau pour donner à celle-ci une Pmpérature appropriée, au fur et à mesure de

n introduction.

{Les S. d'appartements sont de petites $S. poritives, permettant de conserver à l’intérieur.

S habitations les pl. délicates qui ne pour-

lent y vivre autrement.

Les Jardins d'hiver (Fig. 817) sont des S. de

‘andes dimensions, où l’on peut facilement

culer et dont la disposition intérieure repré-

nte, comme leur nom l'indique, de véritables

mdins. Souvent, le Jardin d'hiver est attenant

ne habitation et communique avec un salon

| une salle à manger; il faut alors que la tem-

l rature y soit suffisamment élevée pour que

|R puisse y séjourner comme dans une pièce

! l'appartement. Pour satisfaire à cette condi-

. 1, ilest nécessaire de garnir le Jardin d'hiver

pi: robustes, pouvant supporter à certains

ments une température élevée. Malgré cela, est utile d’entourer de soins spéciaux ces |

ie «as

La >

DICTIONNAIRE D’LHORTICULTURE,

SERRES

végétaux, il leur faut des bassinages fréquents

| et une aération bien comprise.

En prenant ces précautions, on obtient des résultats remarquables de végétation.

Le sol des allées des Jardins d'hiver est souvent carrelé en carreaux céramiques ou formé de mosaïques, ou bien simplement cimenté.

Les plates-bandes sont garnies d'un rebord

solide pour retenir les terres.

Les tuyaux de chauffage doivent circuler le long des murs; on les recouvre quelquef. d'un treillage en bois pour les dissimuler, On fait aussi circuler les tuyaux dans des caniveaux re-

couverts de grilles. mais cette disposition est

défectueuse, la source de chaleur étant éloignée

du vitrage et la surface chauffante n'étant pas

aussi bien utilisée qu'avec les tuyaux placés hors du sol.

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Fig. 817. — Jardin d'hiver.

Pour les Jardins d'hiver d’une grande élévation, il est utile de compléter le chauffsge par un ruban de chaleur formé de petits tuyaux et placé à la naissance du comble vitré dont il combat les déperditions

Les Jardins d'hiver indépendants, placés au

milieu des jardins, ont les mêmes dispositions

que ceux décrits ci-dessus, la température peut y être moins élevée; on leur donne souvent le nom de serre froide.

Les verandas sont de petits jardins d'hiver attenant aux habitations et faisant généralt.

corps avec une pièce de l'appartement, salle à manger ou salon.

Ventilation des Serres.— La V. des $. consiste à y renouveler l’air suivant les besoins des vé-

gétaux qu’on y cultive. Dans les $S. courantes,

on se contente d'ouvrir aux moments utiles les châssis des piédroits et du faite, de façon à établir un mouvement d'air de l'avant de la $. à la partie supérieure. Ce procédé, très usité pour les S. tempérées et froides et les jardins d'hiver, n’est pas pratique pour les &. contenant des pl. délicates, surtout en hiver; pour celles-ci, il est préférable de ventïler, en établissant des ouvertures réglables au bas des murettes de soubasse-

ment, admettant l'air sous les tuyaux de chauf-

de façon à l’échauffer dès son entrée dans

fage,

SERRES

la $S. L'évacuation se fait toujours à la partie supérieure par les châssis ouvrants ordinaires ou mieux par un chapeau mobile établi sur toute la longueur de la serre. En principe, il faut diviser les entrées et sorties d’air le plus possible, pour obtenirune ventilation bien distribuée et diminuer la vitesse de l’air.

Dans les $. très importantes, telles que les grands jardins d'hiver, l’air de ventilation pris à l'extérieur est amené sur des batteries spéciales, enfermé dans des enveloppes, d’où des conduites appropriées le conduisent en divers points de la S. A. Gn.

Serres à forcer les fruits.

Généralités, — Les $. pour la culture forcée des arbres fruitiers sont permanentes ou fixes, ou bien elles sont mobiles ou volantes. Dans ce dernier cas, on les construit, soit devant, soit autour d'arbres en place, en pleine terre, cultivés en espalier ou en plein vent. Leur construction doit être aussi simple que possible et réunir la solidité à la légèreté. Les $. volantes sont très utiles pour forcer sur place des Müriers, des Cerisiers, des Pruniers et même des Abricotiers en plein vent, à basse ou moyenne tige. Mais cette cult. n’est pratiquée qu’à titre exceptionnel,

Dans les S. permanentes, les arbres sont cultivés de préférence en pleine terre et en espalier. On peut les y cultiver égalt. en pots ou en caisses. La forme des S. que l’on peut employer en ce cas, est à peu près celle des S. chaudes ordin. Les $S. destinées aux cult. très hâtives sont d’ord. adossées, et la toiture ne présente qu'une pente ou un seul versant; celles à 2 pentes ne présenteraient aucun avantage, parce que le soleil s’élevant trop peu au milieu de l'hiver, ne pourrait les éclairer qu'imparfaitement.

En principe, dans les pays du Nord, les $. de 1r: saison doivent être à un seul versant. Les arbres y seront conduits en espaliers, parallèlt. au vitrage, et à 4U ou 30 cm. de distance de celui-ci. Ces S. seront orientées de l’Est à l'Ouest, de manière à être exposées en plein Midi.

Les arbres doivent-ils être placés de manière à ée que leur pied se trouve dehors? Il vaut mieux qu'ils soient toujours plantés à l’intér., mais de telle manière que leurs racines ne soient pas gênées dans leur développt. A cet effet, le petit mur de devant est bâti sur des voûtes dont la partie supér. effleure le niveau du sol.

Les 5. ne doivent pas être trop hautes. Ce principe s'applique à toutes les $S. destinées au forçage des arbres fruitiers en plein hiver. Celles à Z versants, auxquelles on peut recourir pour le forçage de 2: et de 3e saison, doivent toujours être situées dans la direction du Nord au Sud, pour que les deux côtés soient égalt. éclairés. :

IL est très bon de faire crépir intérieurt. les murs, afin d'empêcher les insectes de se nicher dans Les cavités. Le chaulage annuel des murs est une mesure hygiénique de premier ordre,

Le fer doit être exclu dans la construction des S., sauf pour les $. dont le chauffage a lieu seult. au printemps.

Le choix du verre à vitres est d’une très grande importance. Le mérite essentiel du verre consiste à laisser passer la plus grande quantité

SERRES

£ de lumière solaire en l’altérant le moins possible, surtout sans modifier la direction de ses rayons, Il faut donc rejeter le verre dont la surface est plus ou moins ondulée, ainsi que celui qui présente des bulles ou des grains.

Ilfaudrait n'employer que du verre assez fort, qui est plus avantageux à tous égards.

Des expériences récentes semblent prouver que le verre rayé convient néanmoins aux abris vitrés et aux S. non chauffées en hiver, car la maturité s’accomplit durant les mois les plus chauds de l’année. Mais en culture avancée, il ne doit pas en être de même,

Les treillages en fil de fer galvanisé sont les seuls convenables et coûtent le moins cher. Ces treillages doivent être placés au moins à 40 cm. du verre, et pour la Vigne à 40 cm.; lorsque cette pl. est vigoureuse, les feuilles prennent quelquef. un développt. de 30-40 em , et leurs pétioles devenant égalt. très longs, toutes ces files. vont se coller contre le vitrage et risquent ou bien ! d'être détruites ou endommagées par le froid ! en hiver ou bien d’être brûülées par le soleil. |

Toutes les S. à forcer doivent être munies de : gouttières, afin d’évacuer les eaux de pluie et surtout celles provenant de la fonte des neiges. | Celles-ci surtout, lorsque les S. sont privées de gouttières, refroidissent le sol au pied des arbres et peuvent faire manquer la récolte.

L'exposition au plein Midi est la meilleure pour toutes les cult. forcées en général. Celles du Sud-Est et du Sud-Ouest, surtout la première, sont encore bonnes pour des cult. moins hâtives. Cela s'applique surtout aux $. adossées ou à simple versant.

La situation des $S. doit être aussi abritée que possible ; la proximité de gr. arbres ou de bâti- ! ments élevés n’est cependant pas favorable, à , moins qu'ils ne soient situés au Nord ou à une distance suffisante pour que l’ombre qu'ils projettent ne puisse être nuisible. Cette situation » ne doit pas être basse, c'est-à-dire humide, à L moins que le sol ne puisse être assaini parle drainage. Il faudra toujours donner la préfé- ll rence à un sol plutôt sec. Les arbres y développent des fl. en bien plus grande quantité et les » cuits y sont toujours plus savoureux, plus dé-, licats que dans les terrains humides. 7 |

Les villes ne sont guère favorables à l'instal-W lation de forceries, pas plus qu’à la campagnew le voisinage des fabriques. À

La chaleur. — Lorsqu'elle agit dans des limites w convenables, la chaleur stimule l’activité vitale des végétaux. Elle accélère la circulation de la sève ; elle augmente la transpiration en même) temps que l'absorption des racines; elle favorises la floraison, la fécondation et la maturation dess fruits, enfin elle aoûte le bois et prédispose un wrand nombre d’yeux à se transformer en bou:

cons à fleurs. Cette dernière propriété est d'une importance capitale dans le traitement prépar ratoire à faire subir aux arbres destinés au {07 cage. Les arbres à fruits à noyau se couwreil; on effet, d’une infinité de fleurs après les étés, chauds. Il en est de même de la Vigne; les Sal, ments sont ordinairt. munis d’yeux mixtes qui] développent des grappes abondantes lorsqu ile.

s AUS { sont complètement aoûtés, notamment SOU)

SERRES. — arbri vitré, mais sans ombrage permanent, car celui-ci entrave} l’action directe de la lumière. C’est pour ce motif qu'il est toujours mauvais de badigeonner les vitres des $.

L'action de la température sur la végétation est nuisible quand elle n’agit pas dans les limites déterminées par la nature des pl. Une températ.

trop peu élevée diminue l’excitabilité vitale, la | végétation languit ou sommeille. Une températ. |

trop élevée produit des effets différents, suivant | qu’elle coïncide ou non avec une humidité proportionnée.Sila sécheresse accompagne un excès de chaleur, les organes tendres se flétrissent,

les fl. tombent sans être fécondées, les files. Jaunissent et se couvrent d'insectes; les fruits, |

s'ils ont noué, sont arrêtés dans leur accroisst.

lorsque cet état se prolonge, et bientôt la végét.

cesse complètemt. Accompagnée d’une grande humidité, la chaleur fait pousser aux pl. des jets

longs et grêles, dont le tissu reste mou et aqueux, parce que lesfiles. tendres, étiolées, sont incapables de décomposer assez rapidité l’acide carbonique et de leur fournir le carbone indispensable ; de là, un dérangement dans les fonctions vitales qui amène la chute des fruits.

exigée par les arbres fruitiers dont nous étudions la culture artificielle.

En voici quelques extraits :

L À Foliation. moyenne.

| Groseillier épineux . 30 | > ordinaire ï 60 Cerisier et Figuier . . . . 8° Mürier couvert de bourgeons 90 |Pousse de la Vigne. . . . . 100 5 Mürier développant ses feuilles 120 | 2 Floraison.

|. - . 50 4 \Abricotier , 60 Cerisier . . Lù | Maturité.

ES . . . . . . 160 Groseilles, Framboises, Cerises ordinaires . ECTS 170 8 Abricots, Prunes D 1. .,.t0 . . … - . 209 Prunes de Reine-Claude . chu 0 RAISINS : . . . D 1,220 à

En suivant à la lettre, autant que possible, es indications obtenues par l'observation de ce jui se passe dans la nature, les écarts et l’insuccès ne sont jamais à craindre sous ce rapport. . Ilest égalt. nécessaire de connaître la somme ‘otale de chaleur indispensable pour accomplir

luire des grappes bien mûres sous notre climat, k Vigne exige, pendant toute sa période active, )est-à-dire depuis le 15 avril jusqu’au 15 ocbbre, une température moyenne de 190 83, qui F subdivise mensuellement ainsi 1 :

! W. LEGELER, Die Treiberei.

et se détachent de l’arbre ainsi que les files.

M. Gasparin, dans son Cours d'agriculture, | | donne un tableau de la températ. moyenne

Température |]

ntièrt. leurs phases végétatives et aux fruits. pourarriver à une maturité complète. Pourpro-.

— SERRES

115 ou 80 avril environ 110 5 pendant la journée. | Ma: cn 150 4 » » FJuin . =. 0 AISNE » »

Eheiles . .""3 2 » »

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