SOL ARTIFICIEL
veau, c'est non seult. perdre son temps et son argent, c'est encore s’exposer à la verse, à la coulure, etc. En un mot, la distribution des engrais est subordonnée entièrement à la richesse ou à la pauvreté du $. en tel ou tel élément. Pour être fixé sur’ce point, il faut avoir recours. soit à l’expérience directe. ce qui est long et difficile, soit à l'analyse chimique qui donne des réponses immédiates et suffisamment précises. L'analyse du $S., autrefois si rare et si exceptionnelle, est désormais entrée dans les usages; si l’on compulse les travaux des stations agronomiques, On voit combien se sont multipliées les analyses faites pour le compte des particuliers, des communes, des syndicats, etc.
Il serait vivement désirable que ces notions si simples et si frappantes de logique,soient divulguées dans le monde des horticulteurs. Tous les principes qui s'appliquent à la grande culture s'appliquent aussi à la culture maraïchère et horticole ; nous sommes certain qu’il y aurait grand profit à tirer de l’analyse du sol des jardins. Dans ces terres si abondamment fumées avec des matières végétales. que se produit-il ? N'y a-t-il pas, à côté d’une richesse excessive en azote. une pauvreté trop grande en acide phosphorique ? Il faudrait que des recherches plus nombreuses se fassent dans cette voie nouvelle. On peut penser que les insuccès obtenus parfois, ou les demi-succès, trouveraient souvent leur explication dans une analyse de sol bien conduite et bien interprétée.
Le cultivateur qui ne connaît pas son sol, qui ne sait pas en discerner les points faibles, tant au point de vue de la composition physique que de la composition chimique, est dans un état d’infériorité et d’impuissance. À::C.-G.
(Voir aussi les mots Défoncement, Drainage.
Engrais, Labours, Plantation, Sol artificiel.)
SOL ARTIFICIEL. Ce sont les mélanges composés de toute pièce par les horticulteurs, suivant les besoins spéciaux des pl., et particulièrt. employés pour les cultures en pot, bien qu'il soit souvent nécessaire d’en préparer pour des cultures de pleine terre (soit en plein air, soit dans les serres). Ainsi, dans nombre de jardins on ne pourrait jouir de la magnifique floraison des arbustes de terre de Bruyère (Rhododendron, Kalmiu, Azalea, etc.) ni cultiver les pl. calcicoles, silicicoles, etc. sil’on n’avait d’avance préparé des massifs ou âes plates-bandes dont le sol est tout à fait artificiel, et convenant particulièrt. à la catégorie de pl. à cultiver.
Quand les $. artificiels sont préparés en vue des cultures en pot, on leur donne le plus souvent, dans la pratique, le nom de composts, dont la nature et la composition sont extrêmement variables. La terre de bruyère. le terreau de feuilles. le terreau de fumier, la terre de gazon (loam), la terre franche, le sable de rivière. la vase argileuse des étangs, les curures de fossés, Les fibres de polypode, le sphagnum. le charbon pilé, ete. ete. sont les ingrédients les plus généralt employés. Souvent on ajoute à ces composts les divers engrais minéraux ou organiques (phosphates minéraux, poudres d'os, corne, guano,colombine, noir animal, gélatine,
SOL ARTIFICIEL. sang desséché, etc. etc.) que l’on sait être particulièrt. favorables à une culture déterminée.
Tous ces $S. artificiels doivent être préparés assez longtemps à l’avance, et présenter une homogénéité parfaite dans leur composition; autrefois on attribuait à la composition de ces mélanges une valeur plus grande qu’on ne le fait de nos jours, certaines formules de terres spéciales (terre à Oranger, terre à Camellia, etc.) | étaient tenues secrètes avec un soin jaloux considéré maintenant comme excessif. * J.G.
SOLANDRA Swartz. (Solanacées.) Arbriss.
grimpants, glabres: files. très entières, coriaces, luisantes ; fl. très grandes, blanches, portées par des pédoncules solit., épais; calice tubuleux, allongé, 2-5 fide au sommet, membraneux quand il est fructifère; corolle en entonnoir, à tube} cylindrique, campanulé à la gorge, à lobeslarges. imbriqués, étalés pendant l’anthèse ; 5 étamines; | ovaire à 2 loges, à 4 fausses cloisons impar-| faites, à nombreux ovules ; baie globuleuse, pul-! peuse, à demi saillante hors du calice. — 10. esp. de l'Amérique trop.
Fig. 821. — SOLANUM LACINIATUM Ait.
S. grandiflora Sw.—-Jamaïque. — B. M. 1874 ; JAcQ. Scu. 45; Rous. ExorT. 134. — FI. à calice long de 10 em ; corolle blanchâtre. longue de 20-25 em., à lobes ondulés; fr. verdâtres, doux et acides à’la fois.
S. guttatr Don. — Mexique. — B. R. 1551. — FI à corollef jaune pâle, maculée de pourpre à la gorge; files. duveteuses en dessous.
S. longiflora Tussac. — Jamaïque. — B. M.
4345 ; Tuss. Awr. 12. — Calice à deux lobes; corolle odorante. longne de 30 cm., à limbe blane, crispé; files. petites et pâles à la'face inférieure. Le S. lævis Hook. est identique
Les S. viridiflora Sims et longipes Sendt. sont des Dissochroma.
Boutures à’chaud, prises autant que possible sur des tiges florifères. PEL
fITE
ou herbes oulianes, très divers d'aspect, inermes || ou aiguillonnés, glabres, tomenteux-étoilés ou.