‹ Dictionnaire d'horticulture illustréChapitre 1035 sur 1136 · SOL · texte numérisé non relu

SOL

pour éviter sa disparition, on est obligé de donner des fumures abondantes au fumier de ferme et, faute de celles-ci. l'emploi des engrais verts s'impose.

Ce terreau ou humus est l'élément principal de la fertilité des sols; par son azote il concourt activement à la nutrition azotée des récoltes ; par l’acide carbonique qu’il produit et par ses propriétés dissolvantes propres, il prépare la nutrition minérale du végétal. C’est à l’humus que la terre végétale doit son ameublissement; il a la propriété précieuse de donner à la fois du corps aux terres légères et de la légèreté aux terres fortes.

Un $. qui ne recevrait comme fumure que des éléments minéraux, que des engrais chimiques — comme l’a proposé une théorie exagérée, — marcherait à la stérilité.

| La terre arable parfaite est donc un assem- | blage en proportions convenables de sable, d’ar- | gile, de calcaire et d’humus. Dans les terres de , culture maraïîchère ou horticole, la matière or- ! ganique est en général abondante. Sur des sur- ! faces restreintes, à production élevée et rémunératrice, on n’a pas à compter avec les fumiers, : distribués au contraire avec économie, parci- | monie même, aux terres de grande culture.

1 D'une façon générale, on peut dire que les terres de jardins sont abondamment pourvues d’humus, trop abondamment même parfois.

+ Composition chimique des terres. — Jusqu'à ‘ces dernières années, les notions sur le sol “n’allaient pas beaucoup. plus loin que celles que “nous venons de résumer. Mais depuis 20 ans environ.les savants se sont vivement préoc cupés de rechercher les relations qui pouvaient exis- ‘ter entre la fertilité du S. et sa composition chimique. Eclairés par des données précises sur les besoins des pl, ils ont fait l'inventaire pour ainsi dire des ressources du sol en principes fertilisants, c’est-à-dire en principes nutritifs. On ne s’est plus dès lors borné à analyser le sol au point de vue de sa teneur en sable, argie, calcaire et humus, à en faire ce qu'on appelle l'analyse physique ; on a pénétré dans la constiution intime de la terre arable et on a appliqué l'analyse chimique à la détermination des éléents dont la présence importe le plus à l’alientation des récoltes. Parmi ces éléments, les plus essentiels et portant au succès sont l’azote, ‘acide phosphorique. la potasse et la chaux; ‘absence de l’un d'eux frappe le sol de stérilité; insuffisance le condamme aux médiocres écoltes.

Cette idée, si simple et si féconde, a été le Doint de départ de progrès énormes ; il convient ‘en rapporter tout l'honneur à deux grands gronomes, M. Paul de Gasparin et M. E. Risler. ‘application des famures ne peut être judicieuse t rationnelle, que si elle repose sur une con- \alSsance approfondie des besoins du $. et des coltes, et c'est seulement lorsque l’agriculteur été bien pénétré de cette vérité, qu'il a pu se vrer fructueust. à l'emploi des engrais chiiques. Si le S. est riche en potasse, par exemple, ourquoi lui donner des engrais potassiques ?

<st-ce pas gaspiller son argent? Si le $. est éJà riche en azote et qu’on lui en apporte à nou-

Page 1