STRIÉ
STRIÉ. Marqué de petits sillons ou de lignes parallèles.
STROBILANTHES Blume. (Incl.: Goldfussia Nees) (Acanthacées.) Herbes ou arbriss. glabres, scabres ou velus; files. opposées, très entières ou dentées; fl. bleues, violacées, blanches, très rart.jaunes, solit. et axill., en épis terminaux ou axill., ou bien en cymes paniculées ; bractées foliacées, imbriquées, quelquef. plus courtes que le calice; bractéoles étroites; calice profondt. 5-fide ou 5-partit;, corolle à tube grêle à la base, dilaté dans le haut ou presque dès la base, à limbe étalé, à 5 lobes arrondis, tordus, égaux, ou bien les deux postérieurs soudés ; 4 étamines didynames ou bien les deux antérieures seules fertiles, les postérieures étant réduites à de courts staminodes ; 2-3 ovules par loge; capsule peu contractée à la base, biloculaire, renfermant 4 graines. — 180 esp. de l’Inde orient., quelques-unes de la Chine et du Japon, de la Malaisie, une de l'Afrique trop.
S. glomeratus Nees.(Goldfussia).— Inde orient. — B. M. 38881. — Arbriss. buissonn.; files.
inégales, amples, ovales et membraneuses; fl. d'un beau bleu pourpré et de gr. dimensions.
— Var. à fl. pourpres (v. speciosa, B. M. 4767).
S. anisophylla Nees. — Silhet. — B. M. 3404.
— Files. distiques, longt. acuminées; corolle tubuleuse, pourpre-bleuâtre, veinée etpanachée rouge et jaune.
S. isophylla Nees. — Indes or. — B. M. 4363.
— Files. étroites, lancéolées, acuminées ; corolle penchée, variée de bleu et de blanc.
S. Thompsoni Hook. — Sikkim. — B. M. 5119.
— Flles, acuminées aux deux extrémités; fl. 1-5, au sommet des ramules; corolle à tube grêle, blanche à la base, à lobes pourpre-violacé.
S. Dyerianus Sander. -— Files. oblongues, acuminées, rose lilacé en dessus, plus pâles en dessous ; fl. en épis tétragones, d’un bleu violacé; le feuillage rappelle celui des Bertolonia.
Serre ch. ou tempérée; bouturage. P.H.
Strobile. Synonyme de Cône.
Strobiliforme. En forme de Cône.
STROMA. Organe qui se rencontre chez un grand nombre de Champignons et est constitué par #n lacis de filaments de mycelium, anastomosés entre eux, intriqués, disposés dans toutes les directions. Dr D.
STROMANTHE Sond.(Scitaminées-Marantées.) Voisin de Calathea ; en diffère surtout par l'ovaire
uniloculaire au lieu d’être trilocul.. l’infloresc. |
munie de bractées colorées et portée sur un long pédoncule souvent composé. Les tiges sont dressées, plus ou moins rameuses, les files. à pétioles engaïnants à la base. — 3 esp. du Brésil.
S. sanguinea Sond. (Séromanthe spectabilis Lem.; Marania sanguinea Hort.; Phrynium sanguineum Hook.) — Bor. MAG. 4646 ; FL. nes Serr. 785. — PI. de 2 m. et plus de hauteur; files. allongées oblongues, acuminées au sommet, arrondies à la base, vert sombre velouté, avec une bande vert blanchâtre, à face inf. pourpre foncé; fl. rouge écarlate.
On cult. quelquef, S. lutea Eichler et S. Porteana A. Gris., FL. BRréÉsiL, IL, pt. 3, pl. 42.
STRUCTURE DES PLANTES
STROMATINIA.Genre de Discomycètes(Champignons) dans lesquels un stroma envahit les
fruits qui se dessèchent, tombent sur le sol et donnent plus tard naissance à une fructification ascospore.
L’esp. la plus importante est S. Linhartiana,
qui attaque les Coings et les Nèfles dès leur jeune âge et les fait tomber à maturité. Il est nécessaire de récolter soigneusement et de brûler les jeunes fruits tombés. D: D,
STRUCTURE DES PLANTES. Chez le plus
grand nombre des végét., la matière vivante n’est pas continue, mais répartie en petites masses appelées cellules.
Dans une cellule complète, on peut distinguer: 19 le protoplasme ; 20 le noyau ; 30 les plastides ; 40 la membrane; 50 les vacuoles avec le suc cellulaire ; 60 les produits d'assimilation et de désassimilation.
Planche À. (Fig.841-873): Structure des plantes. A. Jeune cellule avant l'apparition du sue cellulaire. — B. membrane, protoplasme, appa-
rition et développement du suc cellu!aire et des
vacuoles. — C. Etat plus avancé. — D. Rupture
des bandelettes, noyau amené dans la couche
pariétale du protoplasme. — E. Cellules polyé-
driques. — F. Cellules sphériques. — G. Cellule :
aplatie, sinueuse de l’épiderme. — H. Cellules allongées et pointues aux deux bouts ou fibres: a. coupe transversale, b. vue de face. — I:
Cellule aplatie en table hexagonale: a. vue de profil, b. vue de face. — J. Cellules étoilées. — K. Cellule rameuse, formant les poils étoilés:
— L. Cellule scléreuse, coupe tranversale: à. |
canalicules. — M. Ponctuations aréolées du bois des Pins. — N. Coupe transversale d’une fibre aréolée pour montrer la constitution de la ponctuation aréolée. — 0. Contenu des cellules: a: grain d’amidon, b grain d’aleurone, c. espace intercellulaire. — P. Cellules contenant des cristaux : 1. raphides, 2, 3. 4. 5. 6. différentes formes de cristaux d’oxalate de chaux, 7. trois cellules de Begonia avec cristaux divers, 8 | Sphérocristal dans une cellule renflée du thalle du Phallus caninus. — Q. et R. Stomates vus | de face. — S. Coupe transversale d’un stomate
avec l'extérieur. — T, Laticifères. — V. Section longitudinale et radiale d’un faisceau libéro-
parenchyme court du liber, 1. tubes criblés, k
et i. parenchyme long du liber ; 20 Bois, h. fibres | ligneuses cloisonnées, g. vaisseaux: ponctués |
aréolés, ouverts, f. fibres ligneuses, e. paren-
chyme ligneux et vaisseaux rayés fermés, € :
vaisseaux spiralés, fausses trachées, b. vails- ! seaux annelés et spiralés, trachées. — U. Sec- |
tion horizontale d’un Erable de trois ans, mOn-
| trant le développement d’un faisceau ligneux: |
1. 2. et 3. couches annuelles; c. cambium; m. | moelle; t. trachées; v. vaisseaux ponctués; £. fibres ; m. e. moelle corticale ; p. l. couches cor-
PI. de serre ch. humide, à feuillage ornemental. | ticales des trois années; s. suber. — X. Section
Cult, des Calathea. J:G.
horizontale d’une tige de Chêne de 20 ans: à:
grossi, montrant la communication des tissus |
ligneux collatéral, pris dans la tige d’une di- | cotylédone: 10 Liber, à. parenchyme interne, | 0. parenchyme externe, n. fibres libériennes, m. !
Lt” Vr
| e > | Q | { AN » | [D
nes ses re CHENE )eS FUCE Rte e GUY
FES DR tre EL AS Ur 1, 2 1S1 le rl k EE este alt sk, Kz2 ©} pi NE LAPS EUR RE ET 2 “| FA \re) Hy= + & ÿ à IWTer te TN NE EUR La DATE O2) De TT 0 Le] Oh (PA
pt 12e
ms
Ein 1 asia ; (opt on
, = z fl
D 45 MIUTE
jan da ele dl
1 ie RE El ll qi :
25 Ke ce DR ALLÉE
Lo Creer } 7
HU Res
Fig. 841 à 873. — STRUCTURE DES PLANTES,
JL. EC
7 2 LE
STRUCTURE DES PLANTES. — aubier; b. bois parfait ou cœur; c. écorce. — Z. x. écorce; m. moelle; p. liber des faisceaux avec les trois faisceaux scléreux externes; b. bois.
Le protoplasme est la matière vivante des pl. et des animaux, le siège de l’activité vitale. Il est formé de substances albuminoïdes. Dans les cellules très jeunes, le protoplasme remplit toute la cellule (Fig. À); plus tard, sa masse se creuse de cavités (Fig. B et C), les vacuoles se remplissent d’eau et finissent par se fusionner. Le protoplasme forme alors une couche assez mince qui tapisse à l’intérieur la membrane de cellulose et dont les diverses portions sont parfois reliées par de fines bandelettes (Fig. D). Au microscope, on peut souvent observer des courants très actifs au sein de ces bandelettes protoplasmiques.
Il existe au moins un noyau dans chaque cellule; parfois il y en a plusieurs, même un grand nombre chez les pl. où il n’y a pas de cloisonnement. Le noyau présente une matière fondamentale, analogue au protoplasme, et un filament pelotonné sur lui-même, constitué par une substance qui se distingue des matières albuminoïdes par sa richesse en phosphore.
Tandis que le protoplasme est le siège des phénomènes de nutrition et d'irritabilité, le noyau joue un rôle important dans la division cellulaire et la fécondation. Quand une cellule va se diviser en deux, le filament nucléaire se fragmente en un certain nombre de segments, qui finissent parseréunir en deux groupes constituant les noyaux des deux cellules nouvelles.
Les plastides ou leucites sont des corpuscules de nature albuminoïde, de forme granuleuse chez les végétaux supérieurs; ils produisent les graines d’amidon et portent diverses matières colorantes, dont la plus importante est la chlorophylle (voir ce mot).
La majorité des cellules végétales sont entourées d’une membranc; elle est formée de cellulose, substance hydrocarbonée comme l’amidon et les sucres. Très mince à l’origine, la membrane s’épaissit par suite de dépôts cellulosiques (Fig. L), qui en modifient l'aspect lorsqu'£n l’examine au miscroscope: elle présente des ponctuations, assez souvent entourées d’une zone claire (ponctuations aréolées des Fig. M et N), ou des raies, ou des anneaux, ou des spires (voir la Fig. V, représentant une coupe de bois). Ces épaississements des membranes en augmentent la solidité.
D’autres modifications peuvent aussi changer la nature de la membrane: elles sont d’ordre chimique. Telles sont la lignification des éléments du bois, la subérisation du liège, la gélification des cellules qui entourent diverses
graines et particulièrt. celles du Lin. Les mem-
branes lignifiées se laissent facilement traverser par l’eau; celles qui sont subérisées sont imperméables pour l’eau, et celles qui sont gélifiées retiennent énergiquement l’eau et se transforment en mucilage.
Fréquemment des matières minérales (silice, carbonate de chaux) incrustent les membranes cellulaires.
Les vacuoles sont remplies par le suc cellu-
STRUCTURE DES PLANTES
laire, qui est de l’eau renfermant en solution diverses substances organiques et inorganiques, parfois des matières colorantes (Betterave à feuilles rouges). |
Parmi les produits d’assimilation, le plus important est l’amidon. Il se présente en granules plus ou moins volumineux, le plus souvent.
sphériques ou ovoïdes. Ils sont formés de couches concentriques disposées autour d’un point appelé hile (voir Fig. O); ce sont les plastides qui les produisent aux dépens des sucres, « dont l’amidon n’est du reste qu’un dérivé déshydraté. Sous l’action de l’amylase, unediastase spéciale ou d’un acide, il reprend l’état de sucre. Chez Les Champignons, l’'amidon est remplacé par un corps analogue, le glycogène, qui forme une sorte d’empois avec l’eau.
Il y à aussi dans les pl. des corps gras, des huiles, à l’état de gouttelettes ; ce sont aussi des matériaux de réserve, D’autres produits de l’assimilation sont à l’état soluble dans le protoplasme et le suc cellulaire:sucres divers, inuline, tanins, glycosides, asparagine, alcaloïdes, etc.
Des produits de désassimilation, le mieux connu dans les cellules végétales est l'oxalate de chaux; il est insoluble dans l’eau et se présente sous l’aspect de masses cristallines plus … ou moins complexes représentées par la Fig. P; en 1, on à figuré les raphides, sortes d’aiguilles d’oxalate de chaux fréquentes dans les feuilles.
Les cellules que ne déforme aucune pression (pl. grasses, fruits charnus) sont sphériques et laissent entre elles des intervalles ou méats bien |! visibles dans la Fig. F. Au contraire, dans les | tissus où elles sontcomprimées, elles deviennent polyédriques et leur section transversale est le plus souvent hexagonale (Fig. E). Ailleurs, ! elles s’aplatissent en forme de table (Fig. L) et : ont parfois des contours sinueux (G); ou bien elles se ramifient et prennent l’aspect étoilé (Fig. J et K).
Sous le nom de fibres, on désigne des cellules ! plus ou moins longues, terminées en pointe, à membrane fortement épaissie et à cavités très réduites. Elles constituent le tissu appelé sclérenchyme et sont essentiellt. des organes de consolidation, de soutien. On les trouve dans le bois (fibres ligneuses) et dans le liber (fibres, libériennes); celles-ci sont utilisées dans les industries textiles et on les sépare par le rouissage. |
Il n’y a pas, entre les éléments cellulaires,de : matière spéciale qui les unisse; deux cellules. voisines ont une membrane commune par suite ! de leur origine. Cette membrane conserve tou-» jours des propriétés particulières après qu’elle ! a été recouverte de couches nouvelles diverst. L modifiées. Æ |
Les méats intercellulaires résultent de l’accroissement des cellules, dont les angles s’arron-! dissent. ne |
Lorsque des groupes de cellules se détruisent, il se produit des cavités, appelées lacunes, fréquentes chez les pl. aquatiques. |
Vaisseaux.— Cesontles canaux quiservent au !
transport des liquides chez les plantes. On dis-! tingue les vaisseaux propres (trachées et a | ides), les tubes criblés et les vaisseaux laticifères.,
Les vaisseaux propres proviennent de 4
M pe
STRUCTURE DES PLANTES. — lules mises bout à bout qui ont conservé leurs cloisons transversales {érachéides des Conifères et d’autres arbres), ou qui les ont perdues (trachées des Dicotylédones et des Monocotylédones:. Les trachées peuvent avoir un diamètre relativt.
- grand (Vigne, Courge et autres plantes grimpantes). Les parois des trachées et des trachéides sont toujours pourvues d’épaississements qui en augmentent la résistance: vaisseaux annelés, spiralés, ponctués, aréolés, rayés, de la fig. V. Ces organes appartiennent toujours au bois et servent au transport de l’eau et des
| matières minérales absorbées dans le sol.
Les tubes criblés ou cribreux sont aussi formés
de cellules allongées à membrane mince et à
cloisons transversales percées de nombreux | petits trous.; de là, leur nom de vaisseaux criblés.
Ils sont remplis d’une matière mucilagineuse | qui communique à travers les cribles d’une cel-
lule à l’autre. Les tubes criblés se trouvent dans
le liber et ils servent au transport des produits les moins diffusibles de l'assimilation et particulièrt. des matières albuminoïdes.
Les vaisseaux laticifères sont propres à un
certain nombre de familles de pl. supérieures. Il y en a deux types: les uns dérivent de cellules juxtaposées qui ont perdu leurs cloisons transversales, et ils sont anastomosés (Composées, Campanulacées) (Fig. T). Les autres ne sont pas articulés, existent déjà lors de la germination, s’accroissent avec la plante et se ra- |mifient sans s’anastomoser (Euphorbiacées .
| Asclépiadacées).
Les laticifères forment un système continu | comparable au système vasculaire des animaux. Ils se rencontrent surtout dans l'écorce, renferment un liquide laiteux, le latex, le plus souvent blanc, parfois jaune, rouge, formé d’eau et de (globules en suspension. Le latex est un liquide Inutritif et un milieu d’excrétion comme le sang. {IL peut contenir de l'amidon, des alcaloïdes qui | e rendent vénéneux (des Euphorbes), du caoutchouc (Hevea, des Ficus, des Landolphia), de la gutta-percha (Isonandra), des substances narcotiques (Pavot).
Tissus. — Dans une pl. pourvue de racines, on distingue trois tissus bien distincts: 10 l’épi- Werme; 20 les faisceaux fibro-vasculaires ou libéro-ligneux ; 3° du parenchyme de remplissage ou issu fondamental.
1 L’épiderme est formé d’une couche de cellules
tplaties, serrées, sans intervalles, qui recouvre
a surface des tiges jeunes et des feuilles. Il
disparaît dans les tiges âgées et n'existe pas
“hez les racines, où la couche extrême constitue
à Coiffe.
Le plus souvent, les cellules épidermiques
ont pas de chlorophylle et leur membrane xtér. plus ou moins épaisse est subérifiée (cuvcule). L'épiderme est percé de petites ouverures, les stomates, qui facilitent les échanges azeux entre la pl. et le milieu extérieur. Un omate est formé par deux cellules arc-boutées une contre l’autre, de façon à laisser entre elles h intervalle qui peut être libre ou fermé (voir 4: Q, R et S). Ils sont souvent plus nombreux la face inférieure des feuilles qu’à la face su-
Î s, * | eure, épars chez les Dicotylédones, en files |
STRUCTURE DES PLANTES
longitudinales chez les Monocotylédones. Sous l'ouverture du stomate ou ostiole, il y a un espace intercellulaire appelé chambre sous-stomatique.
Les stomates s'ouvrent à la lumière et se ferment à l’obscurité et à ia sécheresse,
Les cellules épidermiques, en se développant vers le dehors, deviennent des poëls. C’est tantôt une simple cellule très allongée (poils radicaux), ou une seule file de cellules ou une masse de cellules différenciées (poils étoilés, Fig. K).
Intérieurement, les poils ne renferment d'’ordinaire plus de protoplasme et sont remplis d'air; parfois ils contiennent des substances urticantes (Orties), des huiles essentielles, etc.
Les poils diminuant la conductibilité pour la chaleur, sont fréquents chez les plantes des pays chauds et secs; ils préservent les plantes coutre leurs ennemis, servent à l'absorption ou à la sécrétion. Chez le Rosier, ils se transforment facilement en aiguillons.
Les glandes sont des masses cellulaires, lacunaires ou non, qui sont le siége d’un dépôt de produits de sécrétion. Les feuilles qui en portent, vues par transparence, paraissent criblées d'espaces clairs (Oranger, Myoporum).
Un faisceau libéro-ligneux comprend des vaisseaux (trachées ou trachéides) et des tubes criblés; les premiers constituent la région vasculaire, ligneuse, ou le bois; les seconds forment la région libérienne, criblée, ou 4ber. Dans le bois, il y a des vaisseaux, des fibres et du parenchyme; dans le liber, des tubes criblés, des fibres et du parenchyme. La disposition de ces deux tissus est assez variable; dans les tiges, le bois et Le liber sont généralement disposés côte à côte.
Le parenchyme fondamental est formé de cellules vivantes ou qui meurent tardivement, à membranes minces. Parfois celles-ci s’épaississent dans les angles des cellules (collenchyme) ou se transforment en fibres.
Structure primaire de la tige. — A l’origine, on distingue dans une tige des faisceaux libéroligneux entourés par du tissu fondamental, enveloppés par un épiderme. Une coupe transversale montre: 10 l’épiderme; 2° du tissu fondamental périphérique ou écorce; 39 des faisceaux libéro-ligneux avec le liber dirigé vers l'écorce et le bois vers le centre; 4° les rayons médullaires, qui séparent les faisceaux, et 50 la moelle, située au centre. Celle-ci comme ceux-là fait partie du tissu fondamental. (Voir fig. B de la pl. B.
Les faisceaux ne sont pas toujours disposés de la même facon dans les tiges: chez les Dicotylédones et les Gymnospermes, les faisceaux sont distribués en cercle dans le parenchyme fondamental (Fig. B), tandis qu'ils sont épars chez les Monocotylédones.
Dans les racines, il n’y a d’abord qu’un faisceau unique, à structure rayonnée, où le bois et le liber alternent autour de l’axe. A l'extrémité de chaque racine, il y a un tissu protecteur, la coiffe ou ptlorhize..
Structure secondaire. Beaucoup de végétaux (Fougères, la plupart des Monocotylédones) conservent indéfiniment la structure primaire
STRUCTURE DES PLANTES
de leurs tiges et de leurs racines; aucun faisceau nouveau ne vient s'ajouter aux faisceaux primaires, dont les éléments peuvent cependant se distendre plus ou moins fortement (beaucoup de Palmiers), ce qui augmente la grosseur du tronc.
Mais chez les Dicotylédones et les Gymnospermes, le développement de l’appareil foliaire exige un épaississement régulier de la tige et de la racine: il se produit des formations secondaires. Les unes ont simplement pour but de compléter le système de protection de l’écorce, souvent privée avec l’âge de l’épiderme. Il se forme de l’écorce secondaire et du liége par suite du fonctionnement d’une assise génératrice spéciale, qui avec le temps se déplace vers l’intér. et envahit même les tissus libériens. Tout ce qui est extér. au liége meurt, faute d’eau, et constitue le rytidome, souvent déchiré par des crevasses longitudinales.
Les formations secondaires les plus intéressantes sont celles qui naissent entre le bois primaire et le liber primaire et qui résultent du fonctionnement d’une assise génératrice spéciale, le cambium. Il produit intérieurement du bois secondaire qui s'ajoute au bois primaire, et extérieurement du liber secondaire qui s'ajoute au liber primaire. Chaque année, chez nos arbres, il y a une nouvelle formation de bois et une nouvelle formation de liber. Les couches concentriques de bois ainsi formées sont facilement distinctes à cause de l’alternance de la saison chaude et de la saison froide dans nos pays tempérés, de la saison humide et de la saison sèche dans beaucoup de régions tropicales.
Et l’on peut aisément calculer l’âge d’un arbre en comptant Le nombre de couches de bois qu'il y au bas de sa tige. (Fig. E, F.)
Une autre modification du bois est la production du bois parfait ou duramen; elle ne correspond pas avec les couche annuelles et est due à des transformations chimiques des membranes cellulosiques. La portion du bois ainsi modifiée n’est plus qu'un appareil de soutien et’le transport de la sève se fait alors par les couches de bois les plus jeunes, l’aubier.
La fig. V de la pl. À représente une tige au début de la formation secondaire. «a est la moelle; b à h le bois; : le cambium, Æ à n le liber; o l'écorce.
Structure de la feuille. — La structure du pétiole est analogue à celle de la tige ; Le plus souvent, un pétiole correspond à une moitié de tige:
des faisceaux libéro-ligneux issus dela tige sont séparés par du parenchyme de remplissage en partie transformé en sclérenchyme et le tout est entouré par l’épiderme,
Quant au limbe, il comprend deux épidermes, l’un à la face supérieure, l’autre à la face inférieure; le premier est souvent pourvu d’une cuticule épaisse; souvent le second est plus riche en stomates.
Entre les deux épidermes, il y a le tissu appelé mésophylle, dans lequel plongent les nervures. Le mésophylle est formé de parenchyme homogène chez les pl. qui vivent naturellement à l'ombre et ehez les plantes grasses; chez
celles qui vivent en plein soleil, le parenchyme est hétérogène, formé sous l’épiderme supér. de cellules allongées perpendiculairt. à la surface et serrées (tissu en palissade); à la face infér. se trouve le é/ssu spongieux ou lacuneux, formé de cellules peu serrées.
Les nervures représentent la structure du pétiole, c’est-à-dire des faisceaux libéro-ligneux associés à du parenchyme et surtout à du sclérenchyme. |
d’une feuille de Houx ; ep. épiderme; p tissu er palissade; + bois et / liber de la nervure; pe parenchyme spongieux; sé stomate, vu en coupe transversale.
comique.
files. membraneuses et caduques, à grandes f| solit. et axill.; 5-6 sépales; autant de pétales imbriqués et soudés à la base; étamines & nombre indéfini, adhérentes à la base des péta les ; ovaire à 5 loges ; 2 ovules par loges; Cap sule ligneuse-crustacée, à déhiscence loculicidi — 5 esp. de l'Amérique boréale et du Japon. |
ques, ovales, acuminées: fl. rappelant celle d’un Camellia, sessiles, très larges, blanc pur,N étamines nombreuses et jaunes. |
(S. virginica Cav.) — Apr. Rep. 397; Ca. Dis, 159, f.2; L'Hér. srirp.78.— Files. ovales, dentét! en scie, acuminées; fl. jaunes ou blanchâtres filets pourpres et anthères bleuâtres.
va © STUARTIA.
La fig. 874 représente une coupe transversale!
E. Lt.
Struthiopteris. Voir Onoclea.
Strychnos nux vomica. Nom latin de la Moss
STUARTIA L. (Ternstrémiacées.) Arbriss. |
S. grandiflora Carr. — Japon.— Filles. cadu
S. Malacodendron L. — Amér. boréale.
S. pentagyna L'Hérit.— Amér. bor. — W'HË
STUARTTIA. — sriRP. 74; N. Dus. 6; B. M. 3918; Su. ux. Bor.
110. — FI blanches; pétales velus en dessus. Boutures de bois aouté ou marcottes, qui | s’enracinent au bout de deux ans. PU.
STYLE. Partie du pistil (voir ce mot} qui sur- monte l'ovaire et qui se présente sous forme de ) filet plus ou moins allongé, à l'extrémité supérieure duquel est situé le stigmate.
| Styphnolobium. Voir Sophora STYRAX L. (Styracées.) Arbriss. ayant presque tous la face infér. des files. tomenteuse, 1 - raremt. glabre. Files. alternes, entières ou un | = peu dentées, caduques. FI. en cymes ou en 1 grappes axill. ou terminales, souvent pendantes; 1 calice campanulé; corolle à 5 pétales soudés à | la base ou rart. jusqu’au milieu, dressés, étalés ; | étam. 10, unisériées. Ovaire généralt. libre. Style subulé. — Env. 60 esp. dispersées dans toutes les rég. chaudes.
S. Benzoin Dryand. (Benjoin.) — Java. — ) Flles. oblongues, acuminées, blanchâtres. FI. blanches, en grappes axillaires un peu plus courtes que les files.
S. officinale L. (Aliboufier.) — Spacn, VÉGÉT. IX, 136. — Indigène. — Files. ovales, entières. FI. en cymes terminales, blanches, odorantes.
Arbriss. d'orangerie sous le climat de Paris. Le S, Benzoin fournit une résine balsamique à odeur de vanille usitée en parfumerie, servant à fabriquer les «pastilles du sérail» qu’on brûle pour chasser les mauvaises odeurs. Multipl.
par marcottes et par semis. Les marcottes sont longtemps à s’enraciner; les graines mettent parfois deux ans pour germer. Terrains légers ou terre de bruyère. J. G.
SUB. Préposition employée fréquemment en botanique avec le sens de presque: subglobuleux, subspontané, etc.
SUBÉREUX. Qui porte du liège (suber) ou qui a le consistance du liège.
Sublimia. Voir Acanthophænix.
SUBULE. En forme d’alène de cordonnier.
Suffrutescent. Synonyme de sous-frutescent.
Sugar Cane. Nom anglais de la Canne à sucre (Saccharum officinarum).
Suie. Voir Engrais.
SUJET. En général, ou appelle S. un arbre, un arbuste, un plant complet; mais dans la pratique du greffage, le S. est la pl. qui recoit le greffon: c'est le porte-greffe. On dit alors { plant- ou arbre-S., s’il est raciné ; ou bouture- S, racine-S., s’il se compose d’un simple ra- | meau ou d’un fragment de racine, destinés à | prendre chevelu, une fois le greffage terminé Let leur mise en terre définitive ou provisoire. | Ch. B.
SULFATAGE des paillassons, tuteurs, cordes, toiles, etc. On y a recours pour augmenter |la durée de cette partie du matériel. On se sert
de bassins en pierre ou en ciment, parfaitemt. létanches et sans pièces métalliques,ou encore de Srands tonneaux. C’est le sulfate de cuivre qui est employé.
Pour Les paillassons, la solution est d'environ .|5kg. de sulfate pour 100 litres d’eau ; onimmerge les paillassons et les laisse dans le bain pendant 36 heures en été et 48 h. en hiver. Retirer, mettre égoutter au-dessus du récipient, et faire
LA
SULFOCARBONATE.
sécher. Il est bon de plonger les paillassons dans un lait de chaux, pendant une à deux minutes, lorsqu'ils ont été retirés du bain et à demi égouttés.
Pour les toiles à ombrer, cordes, lattes, tuteurs, planches, etc., on procède de même; mais la durée de l'immersion doit varier selon la nature des objets; elle est indiquée approximativt, ci-dessous :
Toiles et ficelle fine 2 Grosse ficelle,cordeaux et corde ADRIL, LT, Paniers et bourriches :
Tuteurs. piquets et perches en
vert suivant grosseur .
Les mêmes objets en sec.
Lattes pour treillages 20-95 jours.
Planches sèches .. . 6-10 semaines.
C'ÉMAILIÈrES . ::L CUS id.
À Pre © à
24 heures.