‹ Dictionnaire d'horticulture illustréChapitre 1068 sur 1136 · TONDEUSE DE GAZON · texte numérisé non relu

TONDEUSE DE GAZON

ment monté sur roues et servant à couper l'herbe des pelouses. Les T., dont il existe différents systèmes, sont composées en principe d’un bâti léger portant des couteaux hélicoïdes, ou une lame en forme de vis d’Archimède passant à frottement sur une autre lame horizontale, et d’un engrenage commandé par les roues, qui sont très basses, larges et massives. L'appareil porte en outre un manche terminé par une

TORREYA.

T. Fournieri Lind. — B. M. 6747; Izz. H. 1876, 249; Bois, Arc. PL, Jarp. 219. — Cochinchine. — Annuel. Tiges rameuses, angul.; files. cordif., dentées. De juin aux gelées, fl. en cymes à l’ais-

| selle des files.; corolle bleu faïence, à lèvres bleu violacé velouté, à gorge et à centre de la lèvre

inf. jaune.

On cult. quelquef : T. asia

tica L., (Fig. 9083.

B. M. 4249; FL. p. S. IT, 15 .

7; Inde; vivace, fi.

poignée à béquille servant à pousser la T. Le couteau tourne avec une vitesse d'autant plus grande que l’ouvrier marche plus vite, c’est-àdire que les roues tournent elles-mêmes plus rapidt. L'emploi de la T. réalise, sur celui de la faulx, une économie de 40 pour 100, et assure un travail bien plus rapide et plus parfait; il favorise en outre le bon entretien des pelouses et permet de couper l'herbe très courte, que ne pourrait atteindre la faulx ; enfin il n’exige pas, comme le fauchage propremt. dit, un apprentissage spécial. Mais il nécessite une surface très unie, et oblige à des coupes plus fréquentes, parce qu'il ne peut être pratiqué lorsque le gazon est trop long. Li

Fig. 902. — Tondeuse de gazon.

TONNELLE. (Berceau.) Abris en treillage garni de plantes grimpantes.

Topinambour. N. fr. de l'Helianthus tuberosus. + TORCOL (Yunx torquilla). Oiseau de l'Ordre des Grimpeurs et de la faille des Pics, à plu-

etsur les arbres, avec sa longue langue gluante. ILpréfère les larves aux adultes et dévore aussi beaucoup de chenilles qu’il darde avec son bec. L D: Trt.

| Tordeuse. Voir Tortrix.

t Tordeuse de la grappe. Voir Eudemia.

| TORENIA L. (Scrophularinées.) Herbes anuelles ou vivaces, à flles. opposées, entières, trénelées ou dentées. Grappes courtes, pauci- “ores. Calice tubul., plissé ou ailé, bilabié ou a denté. Corolle bilabiée, à lèvre inf. grande, btalée, à 3 lobes, la sup. dressée, concave, émar-

unies d’appendices filiformes ; anthères soudées ar deux, — 16 esp. d'Asie et d'Afrique trop.

Amér. aust.

mage varié de gris, de brun et de roux, comme | lui des Rapaces nocturnes. Le T. se nourrit | principalt. de fourmis qu'il attrape, sur le sol

finée ou bifide; 4 étam. parfaites, les antér. |

| Pourpre violacé. T. flava Buch. (7. Bailloni | Godf.), B. M. 6700; Icr. H. 1878, $4. Cochin- | Chine; fl. jaune d’or. T. Fordii Hook. f., B. M. 6797B ; Chine; fl.jaune paille, maculées de violet. Le T. Fournieri se cult. en potées pour la décoration des serres, l'été ; on en fait quelquef. des massifs à mi-ombre en pleine terre. Mult. par Semis sur couche en mars-avril. J. G.

Fig. 903. — TORENIA ASIATICA L.

Torminaria. Voir Sorbus.

Tornelia. Voir Monstera.

TORREYA Arn. (Conifères-Taxéées.) Genre comprenant 3 ou 4 esp. d'arbres toujours verts, | qui se distinguent des Ifs (Taxus) par les fl.

femelles, accompagnées d’une cupule qui entoure l'ovaire entier et qui finit par être adnée au fruit sec. Les anthères sont unies en demicercle. Les graines ont un albumen ruminé.

T. californica Torr. (7. myristica Hook.) — B. | M. t. 4780 ; Garo. Caron. 1884, XXII, 681, f. 116. — Californie. — Arbre de 8-13 m; filles. longues | de 3-5 em., lancéolées-linéaires, un peu falei- | formes, planes. Fruit (drupe) elliptique, de 3-4 cm. de long.

T. nucifera Sieb. et Zucc. — Japon. — Arbre | de 6-8 m.; files. longues de 2-31/2 em., linéaires, | convexes en dessus. Fruit ovoïde, de 11/, em. : de longueur.

TORREYA.

T. taxifolia Arn. — Brisswer, Hanppucu, 187, f. 46. — Floride. — Arbre de 12-13 m.; files. linéaires, falciformes, de 2-31/2 cm. de long., convexes en dessus; d’une noix.

Ornement des jardins. On les cultive et on les |

multiplie comme les Cephalotaxus.

TORSION. La T. est pratiquée sur les petites | branches ou brindilles destinées à la frutific. et

rebelles ou lentes à produire. A 15-25 cm. de

sa naissance, le rameau sera tordu à la main | comme s'il s'agissait d’un lien d’osier; cette.

opération est plus facile à la montée de la sève; l'extrémité pendante pourrait être raccourcie au sécateur.

La boucle provoque à son point un arrêt de sève; alors les yeux de la base tournent à fruit ; s'ils bourgeonnent, on les pince comme dans les cas ordinaires.

Une fois la mise à fruit reconnue, on taille en pleine boucle Le brin tordu. Ch. B.

TORTRIX. (Fam. de Microlépidoptères.) Papillons de petite taille, à côte des ailes antér. pl. ou moins arquée à sa base. Les chenilles se construisent une habitation au moyen de files. qu'elles relient avec des fils de soie, les pliant, les tordant, pour former un paquet de forme irrégul. Elles rongent les parties vertes, et à l'exception de quelques-unes qui descendent dans la terre, elles se chrysalident dans leur retraite. Au mois de mai, on peut voir sur les arbres fruitiers pendre ces paquet qu’il faut avoir soin d'enlever et de brûler. Cette habitude leur à fait donner le nom de Tordeuses, bien que des chenilles appartenant à d’autres familles présentent la même particularité et que, au contraire, des esp. de Tortricides vivent dans les fruits, les graines, etc. Les papillons volent le soir et la nuit et se cachent pendant le jour sous les files. Les principaux genres sont : Tortrix Lin., KRetina, Grapholitha Treist., Penthina Treist., Carpocapsa Treist.

Dans le genre Tortrix Lin., les chenilles sont toutes tordeuses des files. Une des plus communes”est la Tortrix verte. T. viridana Lin., aux ailes antér. d’un vert uni et qui attaque le Chêne.

Le T. Bergmanniana L. mesure 15 mm. d’envergure et a les ailes d’un jaune soufre, finement réticulées de rouge brun et traversées par trois lignes argentées ; Les postér. sont noirâtres. Les chenilles, de couleur brun noirâtre ou grise, se tiennent, en avril, à l'extrémité des jeunes pousses de Rosiers, entre les files., qu’elles roulent et lient en paquets, où elles rongent les files. tendres et les boutons en formation. Il faut entr'ouvrir les files. et écraser les chenilles, ou même couper le paquet.

T°. Forskaleana L. mesure 14 mm. d'envergure. Les ailes antérieures sont d'un jaune soufre,

finemt. réticulées de brun rouge et traversées |

par une raie brune élargie vers le milieu du bord interne ; les infér, sont d’un blanc plus ou moins Jaunâtre. La chenille ressemble beaucoup

à celle du 7. Bergmanniana; elle a les mêmes

mœurs et vit comme elle sur les Rosiers. Le

papillon paraït en juin.

T.Hoffmanseggianamesurel4mm.d'envergure.

Les ailes antér. sont d’un jaune fauve, offrant

fr. ovale, de la grosseur |

TORTRIX.

quatre séries transversales de points noirs argentés; les infér. sont noirâtres. La chenille, d’un vert clair, roule et plie en avril l'extrémité des jeunes rameaux de Rosiers et de Pommiers. Elle s’y chrysalide,

T. Rosana Hub... la T'ordeuse des Roses, mesure. 20 mm. d'envergure. Les ailes antér. sont d'un brun grisâtre plus ou moins pâle, traversées. par des petites lignes ou raies parallèles, légèrt. sinuées, d’un brun obscur; les ailes infér. sont d’un jaune d’ocre pâle avec le bord largement noirâtre. Le papillon parait en juin. La chenille attaque les Rosiers. |

T. æylosteana L., La Pyrale du Chèvrefeuille, mesure 20 mm. d'envergure. Les ailes antér.

sont d’un gris roux, soyeux, avec, au milieu, une | large bande transversale d’un brun ferrugineux, se partageant en deux branches avant d'arriver à la côte ; les ailes infér. sont d’un gris cendré. La chenille attaque en mai beaucoup d’arbres fruit, et forest., rart. le Chèvrefeuille, dont elle porte le nom. Le papillon parait en juillet.

Mais l'esp. la plus commune est la Pyrale de la Vigne, T. Pilleriana, rangée dans le genre Œnophthira, caractérisée par la longueur des … palpes et par les chenilles qui, au lieu de rouler les files, enlacent de leurs fils de soie les files. les grappes, arrêtant ainsi la fructific. Les chenilles sont connues des viticulteurs sous les noms de ver blanc. ver de la Vigne, ver de lété, ver de la vendange, Couque Babote. Le papillon mesure de 20-24 mm. d'envergure. Les ailes antér. sont jaune fauve, avec des reflets métalliques dorés, traversées par trois bandes étroites, brunes. Les ailes infér. sont gris violacé, Des var. nombr. se remarquent dans cette esp., partout où la Vigne est cultivée. Les chenilles qui ont éclos au mois d’août et sept., passent l'hiver | entre les écorces des ceps, dans les fissures des échalas, où elles se filent un petit cocon. A la fin d'avril elles sortent de leur abri et commencent à entourer de soie les jeunes bourgeons et à les ronger,ne dédaignant pas d'attaquer les grappes: Vers la fin de juin, elles se chrysalident. Cette, période est courte et au bout d’une quinzaine de jours apparaissent les papillons.

Dès le XVIe siècle, on signale les dégâts | | de la Pyrale de la Vigne, mais c’est surtout en 1830-1840, que le mal acquit une intensité considérable. Pour détruire cette esp., on emploie des. grands feux ou des lampes auxquels les papile lons viennent se brüler, le clochage. De nombreux produits ont été essayés. Mais le procédé. le plus efficace est l'échaudage ou l’ébouillans, y | tage des ceps et des échalas pendant l'hiver, ! Des expériences récentes viennent d'en con:

sacrer l'efficacité. En voici les résultats: |

L'ébouillantage détruit 80 °/, des Pyrales l

existant sur les souches. |

Le Bichlorure de mercure 7701 !

L'Hypochlorite de soude . 64 lo L’Acide nitrique . 60 Vo | | Le Chaux et l’Huile lburde 450% :

L’Acide sulfurique . 44 00 Le Chlorure de chaux . 29 0

| Le Clochage . .

L’Hyposulfite de soude et l'acide sulfu- | rique . rire

TORTRIX. —

Tortrix du Cerisier. Voir Teras.

> du Rosier. Voir Cochylis.

» des pousses de Sapin. Voir Retina.

» des Vignes. Voir Eudemia.

» du Prunier. Voir Penthina.

» des Pois. Voir Grapholitha.

» des Pommes. Voir Carpocapsa. P. Tn.

TORTUE. La seule espèce de ce genre qui soit indigène dans notre pays, est la Cistude d'Europe (Cistudo europæa), qui habite les étangs et qui est très commune surtout dans ceux de la Brenne (Indre). Le mâle est plus petit que la | femelle: il dépasse rarement 8 em. de long, tandis que la femelle atteint près de 10 cm.

Cette espèce se nourrit de vers, de larves d’in- } sectes aquatiques, de mollusques et de têtards, rarement de poissons: c’est pour cette raison que l’on en place souvent dans les jardins pour détruire les Escargots et les Limaces. D° Trt.

Tourbe. Voir Sol.

Tournée. Voir Pioche.

TOURNEFORTIA L. (Boraginées - Héliotropiées.) Voisin de Heliotropium ; n’en diffère que | par le fruit à 2 carpelles bilocul. à 2 loges ou | 4-locul. à 1 loge, au lieu d’être à 2 carpelles d'abord soudés, puis se séparant ensuite. — Env. 100 esp. des rég. chaudes.

T. heliotropioides Hook. — B. M. 3096. — Mexique. — Vivace. Tiges étalées- dressées, ra- | meuses. Files. ovales lancéolées, obtuses. Inflor. comme dans Héliotrope, mais inodore. Convient | pour la décoration des rocailles. Abriter pendant l'hiver ou rentrer en orangerie. J.G:

Tournesol. L’un des noms français de l’Helianthus annuus.

TOURNIQUET HYDRAULIQUE. Appareil d’arrosage automatique composé d’un tuyau de forme variable, mobile autour d’un axe et pourvu d'un ou 2 ajutages qui lancent l’eau en pluie fine, L'appareil est porté sur un trépied, et alimenté par un tuyau amenant de l’eau sous oression; au moyen des ajutages, l’eau, en

Arroseurs de Gazons.) « Tourteaux. Voir Engrais.

TOURTERELLE. Granivore, comme tous les

Sortant, met en mouvt, la partie mobile. (Voir EH

Volombins, cet oiseau (Zurtur auritus) figure |

Lans la liste des oiseaux nuisibles. Cependant £s naturalistes compétents considèrent cette pinion comme trop absolue. En effet, la T. se

tourrit surtout de semences de pins, de graines

terbes : elle dévore beaucoup de petits limaçons.

es services compensent le tort qu'elle peut.

aignée des véritables chasseurs. Dr Trt.

Toute-bonne. Nom fr. du Salvia Sclarea.

\ Toute-saine. Nom fr. de l'Hypericum Androemum.

| Toxicophlæa Voir Acokanthera.

|TRACHELIUM L. (Campanulacées.) Herbes vi- | ces, parfois sous-arbriss. à tiges glabres ou. Spides. F1. en panicules corymbiformes, très meuses ou en fausses ombelles termin. Corolle | eue. — 4-5 esp. de la rég. médit.

Teæruleum L. — Eur. mér., Afr. sept. — (les. ovales lancéol. dentées; corolle longt.

(buleuse, à limbe petit, étoilé, 1-lobé. Style

'Euphorbe et de beaucoup d’autres mauvaises |

re par ailleurs. Comme gibier, elle est dé-|

TRACHYCARPUS.

très longt. exsert. Inflorescence en corymbe simulant une ombelle.

. Semer fin juillet pour fleurir l’année suiv. en juillet-août. Murs, rocailles, lieux frais et humides. J. D.

TRACHELOSPERMUM Lemaire. (Apocynées.) Arbustes grimpants, à files. opposées. Cymes termin, ou axill. Calice à 5 divisions glandul, ou écailleuses. Corolle à 5 lobes oblongs; tube renflé au dessous du limbe. Etam. 5, insérées vers le sommet du tube. Disque tronqué ou 5lobé. — Env. 4-5 esp. de l'Asie orient.

Le T.jasminoides Lem. (Rhynchospermum jasminoides Lindl.), Fc. p. S. 615 ; B. M. 4737, de la Chine, est le plus cult. F1. blanches nombr., à odeur de Jasmin. Nombr. var,: T°. variegatum, T. varium, T. angustifolium, etc., moins florif. et moins cult. que le type.

Serre temp. Garniture des colonnes, treillages, etc. Boutures. J. G.

TRACHYCARPUS. Wendl. (Palmiers - Coryphées.) Stipe inerme, entouré comme d’un réseau par les gaines fibreuses. Files. orbiculaires ou semi-orbic., profondt. plissées, multifides, à divisions étroites, courtemt. bifides.Pétiole biconvexe, à gaine entièrt. formée de fibres denses entremêlées.Spadice entouré de plusieursspathes persist., insérées sur le pédoncule. FI. jaunes, monoïques, accidentellt. hermaphrodites. — 4 esp , 2 des montagnes de l’Inde boréale, 1 de la Chine, la 4° du Japon.

{| \ | * N ll Ÿ \ NA LL à ŸS QE Sp à WA WW RS

Fig 904. — TRACHYGARPUS EXCELSA Wendl.

T.excelsa Wendl. (Fig. 904.) — Kercu. Paz.

fig. 27. — [Syn.: Chamærops Thunb.; C. chinensis Hort.] — Chine. — Tronc atteignt. 8-10 m.

| Flles. à pétiole denté, serrulé sur les bords, à

gaîne fibrilleuse ; limbe atteignt. 70 cm. de large, à divisions rétuses ou très brièvt. bidentées ; liguie transversalt, ovale. FI. jaunes. Baie noirbleuâtre, nettemt. réniforme, en gros régimes simulant d'énormes grappes de raisins. C’est l'esp. la plus rustique du genre, elle supporte 120 sous zéro.

TRACHYCARPUS.

— Chine sept. Japon. — Ne diffère de lp)

précédente, dont elle n’est qu’une forme, que par Terre légère, sableuse, bien drainée.

ses pétioles plus longs et plus gros et les divisions du limbe plus larges.

T. khasyana Wendl. — B. M. 7128. — [Syn.:

1879, f. 43; Chamærops khasyana Griff.; C. Griffithii Hort.] — Col de Khasia, Bengale orient. Alt. 1300 m. — Tronc droit, élancé. Files. à LE tiole épineux sur ses bords, élargi - à la base, à gaine fibreuse, gris-blanchâtre; limbe glauque, à divisions étroites, raides, larges de 1 m. 90.

T. Martiana Wendl. — ENG. £T Ranx, PALM.

f. 25. — Syn.: Chamærops Wall. ; Ch. tomentosa Morr.] — Haut-Népaul. Alt. 1600-1700 m. — Tronc de 12-15 m., légèrt. renflé — conique à la base. Pétiole légèrt. denté sur ses bords et couvert d’écailles furfuracées, blanches; ligule arrondie; gaine cylindr. réticulée. Baies jaunâtres, 2 fois plus petites qu’une olive, mais de même forme.

Serre froide, rég. de l’Oranger ; le T. a CA est rustique dans la rég. de l'Olivier ; passe à Paris sous abri. J. D.

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