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ACHILLEA

aromatique, entrant dans la composition du Génipi des Alpes et de la Chartreuse. F1.

blanches. Mai-juin.

A. tomentosa L. — Rcus.. FL. GERM.. t. 6, 1022; B. M. t. 498. — Europe mérid., Orient, Caucase, Sibérie. — Naïine, cespiteuse,rampante.Feuillage finement découpé, tomenteux. Fleurs d’un jaune très vif, réunies en petits corymbes serrés portés sur des tiges de 5 à 10 em. Excellente pour bordures et pour la rocaille ; fleurit d'autant mieux qu'elle est en plein soleil. Mai-octobre.

*A. umbellata Sibt. (Ptarmica.) — Orient. — Plante tomenteuse, cespiteuse, à fleurs blanches. Mai-juillet.

On cultive en outre les À. ægyptiaca L.

asplenifolia Vent. clypeolata Sibt., * Clusiana Tausch, Dumasiana Vatk.. Gerberi Bicb.. *intermedia Schl., Laggeri Schultz., ngulata W.K.. mongolica Fisch., nobilis L., pectinata Willd.. Ptarmica L. et Ptarmica à fleurs doubles, pyrenaica Sibt. *Reichardiana Beck. setacea W. et K. et ianacetifolia All.

Les Achillea se divisent, au point de vue cultural, en deux groupes: le premier comprend les espèces robustes qu'on peut cultiver comme toute plante vivace, dans un bon sol meuble et

Fig. 15. — ACHIMÉNÈS À GRANDES FLEURS.

A. grandifiora DC

sain, plutôt au soleil. Les espèces marquées d’une * sont des plantes naines, sousfrutescentes.

GERM., 16, 1019; JAcQ.. FL. ausTR., 1, 33. — Alpes | à tiges rampantes ou couchées sur le sol, d’ori-

granitiques.

blanches. Mai.

— Plante aromatique, à fleurs | gine alpine ou montagnarde, particulièrement

appropriées à la rocaille. Il leur faut une expo-

* A.nana L. (Ptarmica). — Rcus., FL. 6ERM.. 16, | sition plutôt sèche, le soleil. la terre de bruyère 1021. — Hautes Alpes. — Cespiteuse, velue, très | mélangée de terreau de feuilles et de bonne terre

ACHILLEA. — franche. L’A. macrophylla exige l'ombre et la fraicheur et l’A. tomentosa le sec et le plein soleil.

On multiplie les Achillea par semis et division des touffes. H°C.

ACHIMENES P. Br. (inclus. Trevirana Willd., Locheria Reg. Mandirola Dene.) (Gesnériacées.) Plantes velues, rhizome rampant, émettant souvent des propagules chargés de squâmes; rameaux simples ou à peine rameux; feuilles opposées ; inflorescences axillaires, solitaires ou en cymes ; fleurs blanches, roses, coccinées, lilas ou violacées; corolle à tube cylindrique ou dilaté dans [a partie supérieure, à limbe étalé, oblique. à 5 lobes plans, arrondis, plus ou moins réguliers ; étamines à anthères conniventes par leur sommet ou groupées par 4; ovaire infère. à style allongé.

Ce genre ainsi limité renferme une vingtaine d'espèces de l'Amérique trop. du Brésil au Mexique.

A. longiflora A. DC. À. à longues fleurs. —

B. M.. t. 3980. — Mexique. — Tiges simples, dusirangulaires: feuilles verticillées souvent par trois, dentelées, oblongues ; fleurs d’un

pourpre violet, à tube courbé à la base. A donné naissance à un grand nombre de variétés horticoles:macrantha,rosea,alba, major, flore pleno. etc.

A. coccinea Pers., À. cocciné. — Jamaïque.— Tiges peu élevées, rougeûtres, feuillées ; feuilles opposées, ovales; fleurs rouge écarlate, petites.

Variétés horticoles : picta, pulchella, pygmeæa, purpurea, violacea, autumnalis, carminata. ete. À produit par croisement avec l'espèce précédente la variété Hendersoni.

A. patens Benth.. À. élalé. Mexique.

Tiges dressées ; feuilles opposées.inégales, ovales aisuës ; fleurs amples, éperonnées, pourpre-violet foncé, à limbe étalé, crénelé. Variétés horticoles: major, albopurpurea, sanguinea, ete.

A. cupreata Benth., À. cuivré. — B. M. t 4312. — Nouvelle Grenade. — Stolons roux ou cuivrés ; feuilles elliptiques, rugueuses.bronzées ; fleurs à lobes ciliés et dentés, rouge écarlate

intense.

A. ocellata Hook.. À. ocellé. — B. M. t. 4359. — Panama. — Feuilles bronzées en dessous ;

fleurs renversées, pointillées de Jaune et de noir.

A. grandiflora DC. À. à grandes fleurs.

(Fig. 15. Noir p. 29.) — Mexique. — Tiges annuclles: feuilles opposées. ronges en dessous : fleurs grandes, pourpres. À donné un certain nombre de variétés.

On cultive encore les À. hirsuta, pedunculata, ignescens ,ete. La floraison varie avec la culture et se produit en hiver, au printemps et en été. — Ce sont des plantes de serre ‘chaude qu’on peut multiplier de boutures ou de fragments de rhizomes. PH:

ACHRAS LE? (Sapotacées.) Ce genre ne renferme qu une espèce, l’A. Sapota ER Sapotillier. originaire des Antilles, cultivé comme arbre fruitier dans les pays chauds. C’est un arbre à suc laiteux. à feuilles persistantes, alternes, entières, coriaces. Les fleurs, axillaires, sont blanchâtres : calice à 6 divisions disposées sur deux rangs; corolle à 6 divisions ; 6 étamines

rouges,

Vacier diffère

—— ACIER

et 6 staminodes pétaloïdes; ovaire à 10—12 loges. Le fruit est slobuleux, charnu et ressemble à une pomme ; il renferme des graines noirâtres, comme vernissées. Le fruit mûr est recherché pour sa pulpe sucrée, fondante, agréablement parfumée.

Achyranthes. Voir Iresine.

ACICULAIRE. Qui est en forme d’aiguille. Ex.: les feuilles de Pin.

ACIDES. Sans entrer dans des détails théoriques qui intéresseraient peu le praticien, nous appellerons acides les corps qui jouissent de la propriété de rougir la teinture de tournesol et de former, en se combinant aux bases, des composés définis appelés sels. Prenons un des acides les plus connus, l'acide sulfurique ou huile de vitriol,versons-en quelques gouttes dans un verre contenant de Peau teintée en bleu par du tournesol, nous verrons immédiatement la couleur bleue devenir franchement rouge; puis dans ce même verre ajoutons une solution d’eau de chaux; la couleur rouge disparaîtra bientôt et si l’on évapore le liquide, on constaterale dépôt de cristaux de sulfatg de chaux ou plâtre, provenant de la combinaison de l’acide sulfurique et de la chaux. Voilà qui caractérise les acides.

Il y a des acides gazeux (a. carbonique, sulfureux), liquides (a. sulfurique, acétique, ete.) ; enfin beaucoup d'acides affectent la forme solide (a. silicique, oxalique, etc.).

Les acides sont très nombreux ; on peut les diviser en deux grandes catégories: les a. minéraux qui dérivent des minéraux; les a. organiques qui dérivent des matières végétales ou animales. A l’article «Composition chimique des végétaux». nous parlerons des a. végétaux (oxalique. tartrique, citrique, etc.). Quant aux a. minéraux (sulfurique, azotique.£carbonique, phosphorique. etc.), nous donnerons, aux mots soufre, carbone. phosphore, ete. les détails nécessaires, en étudiant en même temps, parmi les sels auxquels'ils donnent naissance, ceux qui offrent de l'intérêt pour l’horticulteur. A. C. G.

ACIER. Pendant bien longtemps la fabrication de l’acier, presque empirique. restait le secret de quelques usines ; mais les très grands progrès qu'elle a réalisés ont permis l’introduction de ce précieux métal dans la confection des outils et machines agricoles et ont vulgarisé son emploi; aussi s’est-il en partie substitué au fer pour la confection des fourches, des rateaux, des bêches, des pioches, etc.

Au point de vue des qualités extérieures, l’acier se distingue du fer pur ou fer doux par sa plus grande dureté et par son élasticité; il permet d'obtenir des parties tranchantes quis’émoussent moins facilement. Si par sa dureté, l'acier offre plus de durée que le fer, il est par contre plus cassant.

Au point de vue de la composition chimique.

du fer, en ce qu'il contient du charbon dans la proportion de 0.6 à 1.8 pour 100 ; c’est en réalité une combinaison de fer et de carbone.

L’acier s'obtient soit en décarburant incomplètement la fonte, au moyen d’une insufflation d'air dans la fonte en fusion, en lui laissant assez de charbon pour qu’elle conserve les pro-

at ‘ou 6 De pe à no PPS 7.

ACIER. — 31 — ACONTTUM.

priétés de l'acier, c’est alors l'acier de forge; soit, d'or tacheté pourpre foncé; séraminea, jaune au contraire en introduisant du charbon dans | paille pâle, taches peu nombreuses. — Nouv. du fer en fusion à l’abri de l’air; c’est alors l’a-| Grenade. cier de cémentation. Les produits de ces deux| Espèces rares: À. Hrubyana Rchb.. fleurs jauopérations sont en général peu homogènes; pour | nes; A. sulcata; A. Wrightii Fras [Syn.: Laleur donner une qualité supérieure. on les sou-| cæna spectabilis Rehb.] met à la fusion dans des creusets et on a alors! Le mode de développement des hampes, qui. l'acier fondu, auquel on donne la forme désirée | aussitôt leur sortie à la base des bulbes, plongent par la lime et le marteau. C’est alors qu’on pro-| en dessous, nécessite la culture en paniers à cède à la trempe, opération délicate qui consiste | mailles larges, à travers lésquelles les fleurs peuà refroidir brusquement dans un bain l'acier | vent se faire jour. Serre tempérée de 8 à 12 deporté à une haute température ; la trempe com-| grés centigrades. Rempotages aussitôt la floraimunique à l’acier ses propriétés distinctives de |-son, repos absolu dès la formation complète des dureté et d’élasticité et toutes les qualités qui | bulbes. | A. Gy. le font rechercher. ACIOTIS Don.(Inel. Spennera Mart.) (Mélasto- La trempe, surtout quand elle a été trop pro-| macées.) Plantes herbacées simples ou rameuses. longée, donne souvent au métal de l’aigreur.| glabres ou poilues. Feuilles généralement péc’est-à-dire qu'elle le rend trop dur et trop cas-|tiolées, ovales ou lancéolées, membraneuses. sant. On fait disparaitre ces défauts. en recuisant | Fleurs petites, disposées en épis dans les rameaux l'acier après la trempe à une température plus | d’une panieule grêle et terminale. Calice glabre ou moins intense, suivant sa destination. ou poilu, à tube globuleux ; 4 pétales, lancéolés, Les qualités de l’acier dépendent à la fois de | aigus; 8 étamines ; ovaire libre, globuleux. bilola trempe et des proportions de carbone qu'il! culaire surmonté par un style filiforme; fruit renferme ; plus la proportion de celui-ci est éle-! capsulaire, membraneux, indéhiscent ; graines vée. plus la dureté et la ténacité sont grandes ; | réniformes fovéolées.

mais en même temps la malléabilité diminue. 26 espèces des Antilles et de l'Amérique trop. Certains outils n’ont que la partie tranchante| A. paludosa DC. À. des marais. — Brésil. en acier, le reste étant en fer ; les hâches par | — Traçant; tiges grosses, hérissées sur deux

exemple, les faux quelquefois, sont constituées | rangs ; feuilles ovales, dentelées, ciliées ; fleurs

en majeure partie par du fer doux, auquel on | roses.

soude de l'acier destiné à former la partie! A. rubricaulis Mart.. À. à tiges rouges. —

coupante. A:,C; G. Guyane. — Dressé; tiges ailées ; feuilles acu- ACINETA Ldl. (Orchidées.) Plantes épiphytes ou | minées ; fleurs blanches ou roses. Floraison en

semi-terrestres, croissant sur les branches, au | automne et hiver. Serre chaude ou tempérée. Bou-

pied des arbres ou sur les roches en plein so-| turage à l’étouffée sur couche chaude. P. H.

leil. Pseudo-bulbes charnus renflés, portant 1! Acis. Voir Leucoium.

ou 2, rarement 3 feuilles. lancéolées, membra- Ackerwinde. Nom allemand du Liseron.

neuses, nervées ; hampes retombantes, rarement! Acmena. Voir Eugenia.

érigées, fleurs globuleuses, à segments charnus.| ACOKANTHERA G. Don. (Toxicophlæa Harv.).

à sépales beaucoup plus grands que les pétales, | (Apocynées.) Végétaux arborescents ou arbris-

à labelle charnu non articulé. — Sud et centre | seaux, inermes ; feuilles opposées, épaisses et de l'Amérique. coriaces, à nervures pennées ; inflorescences en A. Barkeri Paxt. [Syn.: Peristeria Barkeri.]| — | grappes serrées, sessiles et axillaires ; fleurs

B. M, t. 203; PaxrT. Mac. XIV, 145; IL. H., t. 44; BarTem.. ORcH. MEx.. t. 8. — Mexique. — En été. hampes retombantes, fleurs globuleuses, très odorantes, jaune doré avec nombreuses taches rouge foncé au centre du labelle.

A. chrysantha Ldl. — Mexique. — Fleurs jaunes, en épis retombants, odorantes. colonne cramoisie ; mai-juin.

A. densa Ldl. [Syn.: À Warcscewiczii.] — FL.

Mac. t. 16; PaxT. FL. GaRD., 1, 91, 63. — Costa Rica. — Fleurs jaune pâle, légèrement tachetées de cramoisi sur la face externe; labelle jaune à la pointe. maculé largement de cramoisi foncé sur les lobes latéraux; épis retombants. très longs.

A. Humboldtii Ldl.[Syn.: Peristeria Humboldtii

blanches ou roses extérieurement., odorantes, à corolle en forme de coupe, à 5 pétales. Etamines insérées au dessous du sommet du tube; ovaire biloculaire, surmonté par un style filiforme. Fruit bacciforme renfermant 1—2 graines.

Ce genre renferme 3 espèces africaines; 1 de l’'Abyssinie, les 2 autres des régions australes. Il a été créé pour le Cestrum venenatum. avec lequel les Hottentots empoisonnent leurs flèches. On cultive particulièrement une dé ces espèces:

A. (Toxicophlæa) spectabilis Bnth.. À. remarquable. — B. M. t. 6359; R. H. 1879, p. 270. — Parties occid. de l'Afrique austr. — Très bel arbrisseau glabre, à feuilles oblongues. acuminées ; à fleurs d’un beau blanc, disposées en erappesaxillaires etsubterminales.rapprochées. Reg.. Anguloa superba Humb. et Bonpl.| (Fig. 17.| Plante de serre chaude. introduite en Angleterre Voir p. 32.) — Vénézuela. — La plus belle du | en 1872. Multiplication de boutures sur couche genre, fleurs globuleuses ; sépales très dévelop- | chaude et sous cloche. | PE pés. brun chocolat tacheté de plus foncé. pétales | ACONITUM L.. Aconit. (Renonculacées.) Planchocolat rougeâtre très foncé, labelle plus clair | tes vivaces. herbacées ; tige dressée; feuilles palavec une zône Jaune foncé sur sa nervure dor-| mées, alternes; fleurs en grappes terminales. à Sale et sur le bord supérieur, colonne blan-|5 sépales colorés. le plus grand concave. en châtre ; mars-avril. — Var.: fulva Hort.. fleurs | forme de casque. les autres ovales ou oblongs: Jaune tan, tacheté de pourpre, labelle jaune | pétales 5, dont 2 développés dans le casque

ACONITUM. ER er

en longs filets terminés ‘par un limbe en cornet, les 3 autres linéaires, très petits, souvent nuls. Akènes 3 à 5, oblongs, libres, terminés par le style. Environ 20 espèces et un très grand nombre de formes et variétés.

A. Anthora L. (Fig. 16.) — Montagnes de l'Europe centrale et Sibérie. — Tige de 30 à 60 cm.; feuilles palmatiséquées, à lanières étroites ; fleurs en grappes oblongues et courtes, d’un jaune d’ocre. Juillet-septembre.

A. cernuum Wulf. RcHB.. FL. GERM.. 4, 85. — Alpes. — Tiges de 60 à 80 cm.; fleurs violettes. disposées en une grande panicule dressée. Juinjuillet.

A. japonicum Thunb. — Japon. — Feuillage large, d’un vert clair; fleurs grandes, bleu foncé. Juillet-septembre.

| Lee AE

, HGillet®

#Fig. 16. — ACONXITUM ANTHORA L.

A. Lycoctonum L. — JAcQ.. FL. AUSTR..4. 380. — Régions montagneuses de l’Europe. — Tige de 60 cm. à 1 m. 20, rameuse. souvent velue; feuilles palmatipartites, profondément incisées ; fleurs en grappes terminales, petites, à casque allongé. obtus. un peu resserré au milicu. 1’ À. septentrionale Koell. est un A. Lycoct. à fleur couleur lie de vin. Juin-août.

A. Napellus L. — Mascier. Ars. PL. FR. t. 15. — Europe et Sibérie. 830 à 80 cm. ; feuilles palmatiséquées; fleurs bleu foncé en grappes compactes et dressées; 3 akènes seulement.

Juillet-octobre. Nombreuses variétés, dont une à fleurs blanches, très recommandable.

A. orientale Mill. — Caucase et Géorgie. — Tiges élevées et paniculées, feuilles amples,

ACORUS.

palmatipartites ; fleurs jaune d’ocre. à casque étroit-cylindrique.’ allongé ; capsules glabres. Juin-août.

A. paniculatum Lam. — HERB. AMAT.. 5,327. — Alpes centrales et occid. — Tiges très rameuses. formant une panicule élevée ; feuilles à lanières plus larges que dans le Napel; fleurs d’un beau bleu. Juillet-septembre.

A. rubicundum Fisch. — Sibérie. — Tiges rameuses, de 80 cm. à 1 m.; fleurs couleur lie de vin. Juillet-août.

A. variegatum L. — Bois, ArTL. P£. Janp.. t. 12. — Europe mérid. et Orient. — Diffère du Napel par ses tiges paniculées, ses fleurs blanches striées et bordées de bleu et Ia position parallèle de ses carpelles à l’état jeune. Juillet-août.

| : H Gillet,

Fiz. 17. —- ACINETA HUMBOLDTII Ldl.

On cultive en outre les À. ambiguum Reich.

autumnale Lindl., biflorum Fisch.. delplunifolium DC. Fischeri Reich. Kusnetzowii Reich. pyrenaicum L.. Stoerkianum Reich. toxicum Reich.

uncinatum L., volubile Pall.

Les Aconits sont d'excellentes et solides plantes vivaces, recommandables pour l’orne-

|mentation des plates-bandes, des massifs d’arbustes. des parterres, ete. Sol frais, profond, riche en humus; mi-soleil (plein soleil pour l'A. variegatum). On les multiplie aisément d’éclats; leurs oraines prennent un certain temps pour lever; en les semant en oct.-nov. elles lèvent en maijuin. Ce sont des plantes vénéneuses. H. C.

Acontias. Voir Xanthosoma.

ACORUS L. (Aroidées.) Herbes vivaces, rhi-

ACORUS.

zome traçant; feuilles ensiformes; hampe cylindrique, terminée en forme de lame. portant sur le côté la spathe, sessile, peu visible. Fleurs hermaphrodites; ovaire à 2—3 loges; fruit en forme de baie, ovoïde; graine oblongue cylindrique. 2 espèces.

A. Calamus IL. ExGL. Bor. 5. 356. Acore odorant. — France. — Rhizome très odorant; feuilles de 80 em. à 1 m. de hauteur; spathe jaune verdâtre; fruits rouges. Rustique. Ornement des lieux humides, bord des eaux. Multiplication au printemps par division des rhizomes.

On cultive une variété panachée en long de blanc jaunâtre, plus Jolie que le type.

A. gramineus Ait.. Acore à feuilles de graminée. — GuiL. ARC. 1, 3. — Chine. Japon. — Souche grêle ; feuilles très étroites. linéaires. de 15 à 20 em. de hauteur. On en fait des bordures au nord; se multiplie d’éclats; aime un sol frais et la terre de bruyère. La variété panachée a le même emploi; est plus délicate, doit être abritée l'hiver avec des feuilles sèches. J.-G.

ACOTYLÉDONE. Sans cotylédons. Les Acotylédonées constituent l’une des 3 grandes divisions de la méthode naturelle établie par de Jussieu pour le Règne végétal. Cette division correspond aux Cryptogames (voir ce mot). Il existe exceptionnellement parmi les Phanérogames quelques plantes à embryon dépourvu de cotylédons ; on peut citer comme telles: les Orchidées, les Burmaniacées, les genres: Cuscuta, Hydnora, Mono-

tropa, Rafflesia.

ACRIDOCARPUS Guill. et Perr. (Malpighiacées.) — Arbres ou arbrisseaux, quelquefois

grimpants; feuilles alternes, rarement 0pposées, très entières. sans stipules, souvent glanduleuses en dessous; inflorescences en grappes. quelquefois en corymbes terminaux et latéraux. fréquemment en panicules ; fleurs jaunes très odorantes, à pétales inégaux, onguiculés, glabres. à peu près entiers ; 10 étamines ; ovaire à 3 loges. velu, ailé, surmonté de 2 styles larges et diversents. Le fruit est une samare dilatée au sommet en une aile droite ou courbée. Graines habituellement anguleuses.

12 espèces de l'Afrique tropic. et centrale, de Madagascar, de la Nouvelle-Calédonie.

Plantes de serre chaude; multiplication de boutures. 2, à © à

Acroclinium. Voir Helipterum.

ACGROCOMIA Mart.(Palmiers-Cocoïnées.) Stipe élevé, épineux, souvent renflé à sa partie moyenne. Feuilles longuement épineuses sur le dos du pétiole et du rachis, pinnatiséquées, à segments étroitementlinéaires lancéolés.longuement et obliquement acuminés. 2 spathes: l’inférieure ouverte à son extrémité, la supérieure fusiforme. ligneuse, hérissée d’épines. Spadice simplement rameux, pédonculé, également épineux.Rameaux épaissis, monoïques. fleurs mâles très nombreuses. petites. rassemblées à l’extrémité des rameaux. les femelles peu nombreuses, srandes, insérées à la base des mêmes rameaux. 8 à 10 espèces de l'Amérique tropicale.

A. sclerocarpa Mart. [Svn.: Cocos aculeata Jacq.; Cocos fusiformis Sed.|— Manr. Hisr. Nar. Pam. t. 56. — Arbre de 7 à 10 m. à feuilles longues de 3 à 5 m. Drupe vert olive. pulpe muci-

ACRONYCTA.

lagineuse, graine oléagineuse. Bourgeon terminal estimé comme chou palmiste. — Serre chaude. J. D.

ACRONYCTA Ochsh. (Insectes Lépidoptères ; famille des Noctuelles.) Papillons à antennes courtes, cylindriques, filiformes dans les deux sexes; spiritrompe longue; thorax convexe; abdomen long, velu latéralement. Chenilles courtes. obtuses, se métamorphosant dans des coques entre les mousses et les écorces. L'Europe en possède une quinzaine d'espèces.

A. aceris L. (Noctuelle des Erables.) Cette espèce se trouve dans toute la France. Sa chenille, de couleur jaune, porte des touffes de poils jaunes sur les côtés et présente sur le dos une série de taches blanches entourées de noir. Elle est commune, en juillet et août, sur les Erables, les Ormes, les Tilleuls, mais principalement sur les Marronniers d'Inde. Certaines années, elle est si abondante sur les Marronniers plantés dans les villes qu'elle les dépouille complétement de leurs feuilles.

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