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BOUTURAGE.
comme pour l'écussonnage, mais en laissant adhérer une esquille de bois et en conservant le limbe de la feuille, soit en totalité s’il est petit. soit en partie seulement s’il présente une trop grande surface d’évaporation.
Chaque fragment ainsi levé est posé à plat sur du sable fin on de la terre de bruyère très
Fig. 153. — Bouture anglaise enracinée et poussée.
siliceuse, puis recouvert de telle sorte que le | pointe de l'œil soit à fleur du sol ou à peine cachée.
Ces B. se font en godets, ou en terrines. ou à mème le sol, sous cloches, à mi-ombre et généralt. le long d’un mur à l'exposition de l'Ouest ou du Nord; elles sont laissées ainsi jusqu’au | printemps, époque à laquelle elles peuvent être | transplantées. Les soins à prendre sont d’arroser au besoin. pendant la saison chaude, d’en- | lever les files. moisies et les yeux pourris.-et pendant l'hiver, d’'entourer les cloches d’une couverture de feuilles sèches. Un bourrelet.se forme en-dessous de l'œil. des racines se développent et l’on obtient des sujets vigoureux. 3° Section. — Boutures de feuilles. (Voir Bou- |turage en serres.) 4e Section.— Boutures de racines et rhizomes. | — Le Bouturage de racines et rhizomes consiste à diviser ces parties souterraines en tronçons d'environ 10 cm. de longueur, à placer les fraoments en terre, soit à plat, soit oblique-
BOUTURAGE LR
ment, et à les recouvrir d'une épaisseur de 3 à 6 em. de terre meuble.
Les rhizemes n'étant autre chose que des!
tiges souterraines, leur bourgeonnement n’a rien que de très naturel et de normal; celui: des racines proprement dites, bien que moins!
fréquent, n'est pas rare cependant. Un assez grand nombre d'espèces peuvent se multiplier
de la sorte; ce sont en général celles qui dra-! geonnent facilement: citons l’Aïlante, le Ce-
drela, le Coignassier du Japon, la Bignone de Virginie, le Calycanthe, le Paulownia. etc.
Ce genre de Bouturage rend de grands ser-
vices quand il s'applique à des espèces qui ne | peuvent se multiplier autrement. Il se pratique | pendant le repos de la végétation.soit en pleine |
terre ou mieux sur couche pour les plantes
rustiques, soit en serre pour les espèces plus | délicates.
Bouturage en Serres,
Le Bouturage en serres s'emploie généralement pour la multiplication des plantes de serres chaude et tempérée. L'époque la plus favorable pour cette opération est du mois de novembre au mois de mai, parce qu'alors on peut obtenir plus facilement une température uniforme au moyen du thermosiphon, on n’a pas à redouter l’ardeur du soleil, puis les plantes sont aoûtées et mieux disposées à la reprise. Les boutures
herbacées, celles de plantes délicates ou à re-! prise lente et difficile.,se font en terre de bruyère bien tamisée et très sableuse. Elles sont re-| piquées séparement en petits godets de 3 à 5 em. de diamètre, que l'on enterre dans la tannée
d’une serre à multiplication et que l’on recouvre
de cloches. Ces cloches doivent être enlevées !
tous les matins. afin de renouveler l'air; elles sont essuyées soigneusement pour enlever la buée formée à l’intérieur; on profite de ce moment pour nettoyer les feuilles gâtées, mouiller les boutures à l’aide d’un petit arrosoir à bec très fin. Si le temps est sombre, on laisse les
boutures découvertes pendant quelque temps.
afin d'enlever l'excès d'humidité ; si au contraire | le temps est clair, on replace les cloches aussi- |
tôt essuyées, on ombre dans le milieu du jour à l'aide de feuilles de papier étendues sur chaque cloche. ou avec des toiles déroulées sur la serre. Dans les établissements marchands, où il est nécessaire de produire une grande quantité de boutures en peu de temps, on emploie des serres à multiplication à double vitrage ; par ce moyen on obtient une température intérieure plus révulière et une atmosphère toujours saturée d'humidité ; la main-d'œuvre se trouve ainsi simplifiée, en supprimant les cloches ou les petits châssis. On fait alors les boutures à l'air libre de la serre; les soins à donner consistent simplement en bassinages fréquents et en nettoyages jusqu’au moment de la reprise. Les boutures sont piquées directement dans le sable de rivière très fin, dans la sciure de bois blane, dans le sable siliceux. dans la tannée consommée ou le poussier de charbon. Ces différents matériaux peuvent s'’employer indifféremment. attendu
BOUTURAGE,
qu'ils agissent surtout comme point d'appui. car
| la réussite de boutures dépend en grande partie de l’humidité et de la chaleur distribuées con- | venablement. Comme preuve, il n’est pas rare. dans une série de boutures, d'en trouver quelques-unes qui. avant été dérangées. et dont le talon pose à peine sur le sol, forment le bourrelet et émettent des racines quelquefois plus tôt que celles qui sont enfoncées d’un ou deux | centimètres. Dans la plupart des cas, on peut | donner la préférence à la seiure de bois, à la | condition qu'elle provienne absolument de bois | blane. le chêne doit être sévèrement exclu. |
comme contenant trop d'acide. Avant d'y placer les boutures, cette sciure est mouillée fortement. et remuée à la main en la divisant le mieux possible, puis on recommence jusqu'à ce qu'elle soit bien humectée dans toutes ses parties. Il faut alors l’étendre sur le plancher de la | bâche. sur une épaisseur de 8 em. environ, et | la tasser légèrement à l’aide d’une petite planchette. afin d'en niveler la surface. et lui donner plus de consistance pour maintenir les boutures. Cette opération préparatoire s'applique également aux différents matériaux employés comme sol.
Le seul inconvénient que l’on peut reprocher à la seiure, c’est de donner parfois naissance à ce qu'on appelle vulgairement la toile : filaments ténus et très serrés qui se développent à la surface et détruisent très rapidement les boutures qu'elles atteignent, surtoat les boutures ‘herbacées. Mais il est facile d'éviter cet inconvénient, en avant soin de remuer la sciure de temps à autre, ce qui permet en même temps de se rendre compte de l'état des boutures et d’empoter celles qui ont des racines. Le sable de rivière peut aussi s'employer avantageusement : Pexcès d'humidité est moins à craindre, mais comme il déssèche plus facilement, un seul mo- |ment d’oubli peut compromettre la réussite de toute une série de boutures.
| Uncertain nombre de plantes de serres peuvent se bouturer absolument dans l’eau et émettre | facilement des racines; tels sont les Dracæna. les Ficus, les Nerium. Cyperus, ete. Il est indispensable pour le beuturage des plantes deserres, de choisir toujours des sujets sains et vigoureux. de laver les feuilles, de couper les boutures horizontalement et immédiatement au dessous d’une feuille. de faire la coupe très nette avec un greffoir ou une serpette bien affilée pour éviter les déchirures. Les boutures ainsi préparées sont piquées près à près, dans le sol de la serre à multiplication disposé comme il a été dit. en ne les enfoncant que juste ce qu'il faut pour les soutenir. Les p. molles ou herbacées seront enfoncées d’un demi-cm. et celles à bois semi-ligneux de 1 ou 2 cm.
Les boutures faites ainsi doivent être empotées aussitôt que les racines ont un ou deux centimètres de longueur. car elles ne trouveraient pas longtemps la nourriture nécessaire à leur développement. et l’empotage deviendrait plus difficile si les racines étaient par trop longues. On les rempote dans des godets aussi petits que possible, on les laisse quelque temps dans la serre à multiplication pour activer la reprise
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