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BOURGEON D'APPEL

même ordre que les feuilles (opposés ou alternes). Les B. qui naissent en dehors de cette règle sont qualifiés de B. adventifs.

Il existe plusieurs sortes de Bourgeons: Les uns. B.à bois. ne produisent que du bois (pousses couvertes de feuilles). sans fleurs; d’autres, B. à fleurs où B. à fruits. donnent spécialement

Fig. 143. — Bourgeons du Frêne.

|naissance aux fleurs; enfin une 5° sorte, 2. mixtes, donnent à la fois du bois et des fleurs. Ce dernier cas s’observe sur la Vigne. Les deux premiers sont propres à la plupart de nos arbres fruitiers: Abricotier, Cerisier, Poirier. Pommier, Prunier.

On observe une grande diversité dans l’arrangement des feuilles à l’intérieur du bourgeon. au moment où celui-ci s’entre-ouvre pour donner naissance à la jeune pousse (Préfoliaison, Préfoliation, Vernation). (Voir Préfolhiaison)

Fig. 1414. — Bourgeons de l'Erable Sycomore.

En horticulture, on donne fréquemment Île nom de Bourgeon à la pousse (jeune rameau.

scion, ramule) pendant la première année de son développement et l’on désigne alors les B. proprement dits par les qualificatifs d'Œils, de Boutons (voir ces mots). Cette manière de faire peut entrainer de regrettables confusions.

Bourgeon anticipé. Mot employé en horticulture commesynonyme de Pousse anticipée. (Voir Anticipé.)

BOURGEON D'APPEL. Bourgeon laissé provisoirement sur un arbre, dans le but d'exciter la sève à se porter vers la partie où se trouve ce Bourgeon.

ue 6: de Qi à TT nt à | ZA a),

BOURGEON D'APPEL. On Jui donne quelquefois le nom de #re-sève.

BOURGEON DE REMPLACEMENT. l'out Bour-

eon ménagé en vue de fournir une branche

destinée à être susbtituée à une autre.

Obtenir, dans de bonnes conditions. des Bourseons de remplacement, est, dans certains cas. l’une des principales préoccupations de l'arboriculteur. C’est ce qui a lien notamment pour le Pêcher et la Vigne. D PE » À

Bourrache. Voir Borago.

BOURRE. Terme sous lequel on désigne sou- |

vent l’œil de la Vigne, par allusion à l’espèce de duvet laineux qui enveloppe le rudiment du bourgeon chez cette espèce fruitière.

Den n Bourreau des arbres. Nom vulge. de Celastrus scandens.

BOURRELET. Masse parenchymateuse qui se

développe, avant la naissance des racines, sur la section enterrée des boutures. Bien que cette

production ne soit pas absolument indispen- | des boutures. elle semble contribuer dans une certaine mesure à nourrir |

sable à la reprise

celles-ci, et, dans tous les cas. constitue une protection pour le tissu qui avoisine la partie

sectionnée. Ce nom s'applique aussi aux épais- |

sissements déterminés par suite d’un étranglement pendant la croissance des tiges ou sur les bords de plaies en voie de cicatrisation.

BOURSE. En arboriculture fruitière, on donne ce nom au renflement qui, sur le Poirier et le Pommier, existe à l'endroit où était auparavant attaché le fruit. (Fig. 8.) Ce renflement, qui est charnu, tendre et tronqué à sa partie supér.

se garnit de petits yeux ayant une grande ten-| dance à se transformer en boutons. Les B. sont! donc précieuses pour la product. fruitière. L.H. Bourse à pasteur. Nom vule. de Capsella Bursa-pastortis.

Boursette. Nom vule:.

Bouse. Voir Fumier.

BOUSSINGAULTIA H. B. K. (Salsolacées.) Le B. baselloides Knth.. du Mexique et du Chili. a été préconisé pour ses tubercules et ses feuilles que l’on considérait comme alimentaires. Les uns et les autres ne sont pas mangeables. La plante pourrait être cultivée pour ses tiges | grimpantes pouvant atteindre 10 m. de haut.

garnies d’un feuillage abondant et d’un beau vert. Lesleurs, petites, en épis verdâtres, sont peu ornementales. Cultiver de préférence à bonne exposition. Multiplication très facile par division des tubercules. Dans le midi

de Ja Mâche.(V. ce mot.)

l'hiver. Dans le centre, arracher les tubereules avant les premiers froids et les traiter comme ceux des Dahlias et des Cannas.

BOUTON. (Fig. 145.) Ce nom ne doit s'appliquer qu’à la fleur avant son épanouissement. lorsque les enveloppes florales abritent les organes de la reproduction incomplètement développés.

improprement, sous le nom de Bouton à fleur, le Bourgeon à fleur, et sous celui de Bouton à

bois ou œil, le Bouryeon à bois. (Voir Bourgeon.

Bouton d'argent. Nom vulg. de Achillea Ptar-

mica et de Raqunçulus aconitifolius floribus plenis.

2 9 tou le TA

de la.

France, couvrir de paille ou de feuilles pendant

En horticulture, on désigne souvent

BOUTURAGE. *

Bouton d'or. Nom vule.

bulbosus et Corn .

BOUTURAGE. Procédé de multiplication qui consiste à obtenir. de nouveaux exemplaires d'un végétal par l’enracinement de parties de celui-ci, après leur Séparation d'avec ce végétal.

de Ranunculus acris,

H Gi

— Boutons de Cerisier,

Toutes les plantes ne se prêtent pas également au Bouturage : chez les unes, l’enracinement est facile; chez d’autres il s'obtient plus | difficilement ; enfin, il en est. surtout parmi les | Monocotylédonées, qui-paraissent tout à fait rebelles à ce procédé de multiplication.

Diverses conditions sont nécessaires à la réussite du Bouturage. Les unes tiennent à la nature mème du fragment bouturé, les autres se rapportent au milieu dans lequel on opère:

température, humidité, lumière, sol, etc.

Nature de la Bouture. — Le plus souvent la | Bouture est un rameau ou un fragment de rameau, pourvu soit de plusieurs yeux. soit d’un seul œil. Suivant la nature de la plante, le ra- | meau peut d'ailleurs être herbacé ou ligneux. Mais les tiges aériennes ou leurs ramifications ne sont pas les seules parties des végétaux capables de donner de nouveaux individus par le Bouturage. Les tiges souterraines, les feuilles et même quelquefois les fruits (dans quelques Cactées. par exemple) peuvent. chez diverses espèces, se bouturer avec succès. Enfin pour un certain nombre de végétaux dont les racines émettent des bourgeons, c’est aux parties souterraines que l’on a recours pour le Bouturage.

Le choix des parties à bouturer dépend.des espèces et quelquefois des conditions dans lesquelles on se propose d'opérer.

Température. — En général.les espèces indiœènes et un certain nombre d'espèces exotiques provenant d’un climat analogue au nôtre réus- | sissent de Bouturage à la température ordinaire: tels sont le Peuplier, le Saule, le Sureau., la Vigne, etc. Cependant il en est qui demandent,

pour s’enraciner, une température plus élevée: telle est l’'Aubépine.

D'ailleurs, une élévation de température de quelques degrés au-dessus de la moyenne nécessaire à la vie de la plante est toujours favorable à l’enracinement. C’est pour cela que l’on a souvent recours aux couches et aux serres spéciales, dites Serres à multiplication.

La chaleur artificielle devient indispensable dès qu'il s’agit de plantes venant de contrées plus chaudes que le pays dans lequel on bouture.

Humidité. — L'humidité est de rigueur pour combattre le desséchement produit par l’évaporation et maintenir autant que possible la tursescence des tissus jusqu’an moment où les ra-

cines se sont développées. Il n’en faut pas trop.

cependant, parce qu'alors la pourriture serait à craindre.

Le degré d'humidité à fournir varie suivant.

les espèces : celles dont les feuilles sont charnues et persistantes demandent moins d’eau

que celles à feuilles caduques et molles. Lors-!

qu’on bouture certaines plantes gorgées de sucs (Opuntia, Cereus,etc.).il est bon de ne les mettre

en terre qu'un jour ou deux après leur sépa-

ration, afin de leur faire perdre une partie de l’eau contenue dans leurs tissus et de permettre aux plaies de se ressuer, Ces sortes de Boutures n’ont généralement pas besoin d’être arrosées pour s’enraciner.

Atmosphère. — Une atmosphère confinée est utile dans les premiers temps du Bouturage. et cela d'autant plus que la reprise est moins facile. C’est pourquoi l’on bouture souvent sous cloche ou sous châssis. Mais dès que l’enracinement est assuré, on aère peu à peu, Jusqu'à enlever définitivement le vitrage.

Lumière. — La pleine lumière a pour effet

d'activer l’évaporation ; elle n’est donc pas très |

favorable à la reprise des Boutures, surtout

lorsqu'on les fait dans leur période de végéta- |

tion. Aussi opère-t-on souvent à l'ombre ou à

une lumière diffuse obtenue au moyen d'écrans. | toiles, paillassons, claies, etc., ou d’un enduit.

de blanc d’Espagne appliqué sur le vitrage.

Cette privation de lumière, utile au début, doit

cesser progressivement, de manière à être remplacée peu à peu par un éclairage complet, dès que la reprise est assurée.

Sol. — Une terre poreuse, légère, s’échauffant | Des branches bien droites et âgées de deux ou

facilement, bien perméable à l'air et à l’eau. est ce qui convient le mieux pour les Bouturages : Le terreau, la terre de bruyère et le sable siliceux sont dans ce cas. La sciure de bois

blane et le sphagnum haché, qui remplissent également ces conditions de porosité et de lé-!

wèreté, rendent aussi de grands services dans des cas particuliers. Enfin, certaines Boutures n’ont besoin, pour émettre des racines, d'aucune espèce de sol naturel ou artificiel; tels sont le Laurier-rose, le Saule, le Tamarix, dont on peut provoquer l’enracinement en maintenant simplement dans l’eau la base de leurs rameaux ; tels sont aussi les Nepenthes, qui s'enracinent facilement dans l'air chaud et humide d'une serre, sans substratum d'aucune sorte.

Procédés employés pour favoriser l’enracine- ment des Boutures. — Les artifices usités pour

2 PBOUTURAGE.

provoquer la sortie des racines adventives sur les Marcottes, ont aussi leur utilité pour les Boutures : la décortication, la torsion et les incisions sont les préparations auxquelles on a le plus souvent recours.

En opérant dans des conditions particulières: en faisant intervenir la chaleur artificielle ; en se servant de cloches, de châssis, d’un sol approprié, etc., les spécialistes parviennent à réussir les Bouturages les plus difficiles et à reproduire rapidement Les espèces qu'ils ont intérêt à propager. Ces résultats s’obtiennent dans les serres dites Serres à multiplication.

Divers modes de Bouturage.

Les modes de bouturage les plus usités et les plus pratiques peuvent être réunis sous quatre titres principaux :

1° Boutures de rameaux ;

2° Boutures d’yeux ;

3' Boutures de feuilles ;

. . La

4 Boutures de racines et rhizomes.

Ces divers modes de Bouturage se pratiquent soit en plein air, soit en serres.

Bouturage en plein air.

1° Section. — Boutures de rameaux.

On emploie tantôt des rameaux dépourvus de feuilles, tantôt des rameaux feuillés, et on les place en terre. ou plus rarement dans l’eau.

I. Bouturage de rameaux dépourvus de feuilles. — Ce mode s'applique exclusivement aux espèces ligneuses à feuilles caduques, et particulièrement aux végétaux indigènes ou acclimatés.

[Il a lieu lors du repos de la végétation à la

fin de l’automne, pendant l'hiver et surtout aux premiers beaux jours, alors que la sève est sur le point de se mettre en mouvement,

Il peut porter :

Sur une forte ramification ou branche. qui prend alors le nom de Plançon ;

Sur un rameau ordinaire ;

Sur un rameau détaché avec son empattement ou talon ;

Sur un rameau portant un fragment de vieux bois, le tout désigné sous le nom de Crossette.

A. Boutures-Plançons. (Fig. 146. Voir p. 202.)

trois ans sont coupées à la serpe. débarrassées de leurs brindilles et conservées à une longueur de 2.à 3 m. Leur base est taillée en biseau bien net. On les enfonce en terre, soit simplement en les piquant, soit, lorsque le sol est résistant, en faisant d’abord, au moyen d’un avant-pieu, un trou que l’on a soin de refermer ensuite bien exactement en y glissant de la terre on en appuyant avec le pied.

Ce procédé ne réussit qu'à un petit nombre d'arbres éminemment propres au Bouturage; de plus, il ne donne généralement de bons résultats que si l’on opère dans un terrain assez frais. I est surtout usité pour les Saules, les Peupliers, que l’on plante aux bords des rivières et dans les endroits marécageux; il peut aussi s’appliquer au Sureau.

B. Boutures de rameaux ordinaires. Choisir des pousses d'un an bien aoûtées et bien

saines ; les couper nettement au-dessous d’un

œil et tout près de celui-ci. mais sans l’endommager; les raccourcir à une longueur

pouvant varier entre 10 et 30 em. ou un peu

Fig. 146. Fig. 147. Fig. 148.

RTS de rameaux dépourvus de feuilles.

Fig. 146. — Bouture-Plançon.

Fig. 147. — Bouture avec talon.

Fig, 148. — Bouture-Crossetle.

plus; mettre dans un sol meuble et conve-

nablement fumé, en laissant un ou deux yeux au dehors; bien serrer la terre avec le pied ; pailler et arroser chaque fois qu’il en est besoin: telle est, en quelques mots, la manière de bouturer les rameaux non feuillés.

Les rameaux d’un an. c’est-à-dire les pousses de la dernière période de végétation, sont en général les plus propres à l’enracinement, à la condition de s'être développés normalement et

d’être bien lignifiés. Il faut se servir, pour faire les sections, d’un outil bien tranchant.

En général, la coupe inférieure doit être faite.

LOL ir PA LE à me TU

Le plus souvent. il convient de faire ces sortes de B. dans un endroit un peu ombragé; cependant cette condition n'est pas indispensable ; pour certaines espèces, telles que la Vigne, ilesttout aussi bon, de bouturer au soleil,

Pour un bon nombre de nos arbres et arbustes indigènes ou acclimatés, les Boutures de rameaux non feuillés peuvent se faire en plein air : c'est le cas de la Vigne, du Groseillier, du Coignassier, du Figuier, “du Platane, du Sering'at, du Deutzia, du Daervilla, etc. etc. Pour d’autres telles, que le Rosier. il vaut mieux bouturer sous cloches.

C. Boutures avec talon. — Le renflement de la base des rameaux, à leur insertion sur l& tige ou sur une branche plus âgée. donne plus facilement des racines que les autres parties ; aussi, lorsque cela se peut, est-il bon de détacher les Boutures avec ces renflements ou talons (Fig. 147) On les éclate, lorsqu'on ne craint pas de nuire au pied-mère, par la production d’une plaie souvent large et profonde, ou bien. dans le cas contraire, on les détache au moyen du greffoir en entamant le support; il suffit d’ailleurs d’une très faible épaisseur de vieux bois. Il faut avoir soin de parer la plaie avec ‘un instrument bien tranchant. Les Boutures de

ce genre, dites à talon. donnent notamment de bons résultats pour le Groseillier et la Vigne.

. D. Boutures-Crossettes. — Les Boutures-Cros- | settes ne diffèrent des précédentes que par la longueur du talon, qui comprend un petit | tronçon de bois de deux ans. long de deux ou trois centimètres. (Fig. 148.)

Le Bouturage en Crossettes est surtout em-.

| ployé pour la Vigne, mais beaucoup d'espèces ligneuses s'en accommoderaient également ; dans le Midi. on y a recours pour l'Olivier.

IT. Bouturage de rameaux feuillés. — Contrairement aux Boutures dépourvues de feuilles. les B. de rameaux feuillés se font pendant Ja période de végétation; elles s'appliquent aussi bien aux plantes herbacées qu'aux plantes ligneuses. : À. Plantes herbacées. — Autant que possible, | il faut choisir des rameaux déjà un peu durcis ; on les coupe de manière à conserver leur bourgeon terminal, à moins qu'ils présentent des | bourgeons latéraux en bon état de développe- | ment, auquel cas on peut les tronconner à différentes hauteurs. La section inférieure se fait au-dessous d’un nœud; elle doit être bien franche et nette, Supprimer les feuilles sur la partie à enterrer.,en coupant leur pétiole avec le greffoir; si la surface foliacée était trop grande et faisait craindre le flétrissement par excès d’évaporation, il serait utile de couper les feuilles d’extrémité par le milieu ou au tiers de leur limbe.

La longueur des Boutures herbacées (Fig. 149. Voir p. 203) peut varier de 5 à 10 cm. et plus,suivant les plantes ; en général, les B. trop longues donnent de moins bons résultats que les courtes.

On les met dans un sol poreux et léger. terre de bruyère, sable fin de rivière. terreau, etc., en les enfonçcant de 3 à 4 em. et les bornant

| soigneusement avee le doigt ou un petit plantoir.

En serres. ces Boutüres peuvent se faire toute

sous un œil et tout près de celui-ci, sans cepen- | l’année ; autrement, elles se pratiquent pendant

dant l’atteindre.

Ja saison chaude, de fin mai à septembre.

BOUTURAGE.

A cause de l’évaporation et du desséchement | sistantes :

BOUTURAGE.

Buisson-ardent. Cotoneaster. Buis.

qui en est la suite, on opère généralement à | Laurier-sauce, Laurier-amandier, Laurier-Tin. mi-ombre.par exemple le long d’un mur ou d’un Fusain du Japon, Troène, Houx, (Fig. 151. abri à l'exposition du Nord. Les Boutures sont Voir p. 204.) Aucuba. etc. etc. On réussit égale-

mises soit en plein air, soit sous cloche ou sous châssis, c’est-à-dire dans une atmosphère con-

ment diverses Conifères, notamment les Thuya et Cryptomeria. Choisir suivant les espèces. soit

finée que l’on peut à son gré maintenir humide. | généralement des rameaux déjà durcis à leur | base, soit des extrémités tout à fait tendres.

Fig. 149. — Bouture herbacée, Pelargonium.

Les cloches sont laissées tout l'hiver sur ces Boutures ; les seuls soins à prendre consistent

| à les couvrir de feuilles ou de long fumier en cas de trop forte gelée. et à les soulever de

Le Bouturage estival sous eloche à mi-ombre

convient à beaucoup de plantes vivaces d’orne- |

ment: Verveines. Héliotropes, Anthémis frutescent, Œillets. Alternanthera, Lantana. l'oleus, Gnaphalium. etc. A la rigueur on pourrait se passer de cloches pour plusieurs de ces plantes. Un certain nombre d’espèces. telles que Pelar-

temps à autre pour enlever les feuilles moisies ou les B. pourries. Au printemps, on les relève

pour les mettre en pots ou en pleine terre.

IT. Bouturage dans l'eau. — On peut bouturer dans l’eau certaines espèces qui émettent facilement des racines adventives, Pour les

Fig. 150. — Bouture simple pourvue de feuilles.

unes, telles que le Saule etle Tamarix. on emploie des rameaux dépourvus de feuilles ; pour d’autres, comme le Laurier-rose.les Fieus. ete.

on se sert de rameaux feuillés. Ces B. se font

gonium, Chrysanthèmes d'été, etc. s'enracinent |

même en plein air et en plein soleil.

Pendant l'hiver. et au commencement

du:

printemps, on est obligé de recourir à la cha-

leur artificielle. (V. Bouturages en serres.)

B. Plantes ligneuses. — Les Boutures feuil-

lées de plantes ligneuses (Fig. 150) se font tou-

jours sous verre, soit à froid vers la fin de l'été. et le commencement de l’automne. soit à chaud

pendant toute l’année. (Voir Bouturages en serres.)

A froid, il faut opérer sous cloche et à l'ombre, dans du sable fin ou de la terre de bruyère. à même le sol ou en godets enterrés. On peut

ainsi bouturer de rameaux feuillés un très grand

nombre d'espèces d'ornement à feuilles caduques : Rosiers, Fuchsia, Grenadiers, Spirées. Chèvrefeuilles, Negundo. ete. ; on à feuilles per-

en serre ou dans un local quelconque. en plein soleil. Quel que soit l’endroit où l’on opère, il faut. dès que l’enracinement est en bonne voie. mettre les B. en terre douce et tenir aux arrosages.

2° Section.— Boutures d’yeux.— Dans le Bouturage, la portion de rameau supportant l'œil destiné à se développer peut être extrêmement réduite et ne dépasser qu’à peine la longueur de cet œil. Les B. de cette nature sont dites B. d’yeux.

De même que les B. de rameaux, les d'yeux se font soit pendant le repos de la sève. soit pendant la période de végétation. c’est-à-dire qu’elles peuvent ou non être pourvues de filles.

A. Bouture à un œil non pourvu de feuille.

— Ce procédé s'applique particulièrement à la Vigne. On coupe un troncon de sarment muni d’un œil. de manière à lui conserver environ 1 em. de chaque côté. L'onglet inférieur est taillé en biseau. puis piqué dans un sol bien meuble.

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de telle sorte que l’œil soit enterré à moitié on aux deux tiers.

Une modification de cette B. consiste à la tailler en biseau de chaque côté. à enlever l'écorce à l'opposé de l'œil et à la mettre à plat. en appuyant de manière à enterrer le bois et à laisser sortir la bourre. Cette B. (Fig. 152 et 153.) est dite Bouture anglaise. Elle est préconisée pour la multiplication rapide de la Vigne.

Fig, 151. — Bouture ligneuse pourvue de feuilles.

Ces B. de Vigne à un œil se font pendant l'hiver ou au printemps. avec le secours de la chaleur, artificielle. La serre chaude con-

vient mienx que la couche ; elle permet d’obte-|

nir en très peu de temps des ceps capables de fructifier.

Fig. 152. — Bouture anglaise de Ja Vigne.

B. Bouture à un œil pourvu de feuille ou bouture-éeusson. -— Le bouturagé à un œil muni de feuille est peu employé; il donne cependant de bons résultats pour diverses plantes. telles que le Rosier.la Pivoine en arbre ‘la Bignone, etc.

En juin pour la Pivoine, en juillet et août |

pour le Rosier et la Bignone, sur des rameaux bien durcis et bien aoûtés, on lève des yeux

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