ÆSCHYNANTHUS PULCHRA G. Don
Æ. indica Coler.. M. de l'Inde. [Svn.: Puvia indica Gomb.|]—B. M..t. 5117. — Nord de l'Inde. — 20 à 25 m.. grandes feuilles blanchâtres en dessous. Fleurs blanches, en grandes panicules.
Introduction récente. Très rustique.
Æ.parviflora Michx.. A. à petites fleurs. |Syn.: ZT. macrostachya Michx.; Pavia macrostachya DC.; Macrothyrsus discolor Spach.| — Micax. f. AnB. AMÉR. I, t. 9; Mur. TR. Argn., t. XV. — Carolines, Géorgie. — 1 m. à 1 m. 50. touffu, draoconnant. Folioles 3 à 7. acuminées dentées.
duveteuses en dessus. Fleurs blanches. en longue panicule. Fruit petit, mangeable. Très beau.
Æ. Pavia Michx. Paviu rouge. |Svn.: Pavia rubra; P. Michauxii Spach.] — N. Duran.
HT. t. 19. — Amér. sept., Ohio. — Petit arbre. Folioles lancéolées obovales, pointues. glabres. excepté aux aisselles des nervures; pétioles et jeunes pousses rougeâtres. Fleurs rouge brillant, assez grandes, en grappes paucifiores.
ÆTHIONEMA.
Æ. rubicunda Lois. M. rouge. [Svn.: Æ. carnea Willd.] — B. R.. t. 993. — Patrie inconnue. — 15 à 18 m.; branches un peu retombantes ; bourgeons gris-rougeâtre,nonvisqueux.Folioles 7. vert intense, plissées, clliptiques-lancéolées. Fleurs rouge vif. Fruit spinelleux. Très beau. Très rustique. — Var. flore purpureo ; heterophylla foliis aureis ; variegata ; Watsoniana. etc.
Æ. turbinata Bngc.. M. turbiné. [Syn.: Æ. sinensis Hort.] — KR. H. 1888. — Japon. — Port de l2Æ. hippocastanum. à feuilles grisâtres en dessous, à fruits turbinés ou obovoïdes, verru-
Fig. 28 — ÆTHIONEMA CORIDIFOLIUM DC.
| queux et à graines à’hile blanc, très développé. Très ornemental, récemment introduit.
Les M. demandent, en général, des sols fertiles; ils se multiplient facilement de graines. Les var. horticoles doivent être multipliées de | oreffe. Par |” ÆTHALIUM. (Genre de Champignons Myxomycètes. Voir ce mot.) Une espèce présente un intérêt horticole, lÆthalium septicum (Fuligo varians), qui constitue sur la tannée des serrc:. les mousses dans les forêts. des masses pouvant atteindre la grosseur du poing et même plus. de couleur jaune d’abord, puis grisâtre, qui renferment dans l’intérieur une masse pulvérulente noire constituée par les spores. On a à tort attribué à ce champignon un rôle dans la production de la toile. On a conseillé les soufrages. pratiqués au début de son apparition pour s'en débarrasser, Dr. D.
ÆTHIONEMA Rr.B.(Crucifères.) Plantes annu-
ÆTHIONEMA
elles ou vivaces. suffrutescentes ; pétales entiers; étamines longues. à filets fléchis et portant une dent (ce qui distingue ce genre du g. Thlaspi). sénéralement libres ; silicule orbiculaire. ovale ou obovale. généralement marginée, échancrée au sommet. —— Orient, Europe mérid.. et Bassin méditerranéen; comprend une quarantaine d’espèces dont les plus connues sont:
Æ. coridifolium DC. (Fig. 28.) — Régions alpines calcaires du Liban et de la Cilicie. — Petit arbuste à tiges couchées; flles oblongues linéaires. vert glauque; fleurs d’un beau rose.en srappes serrées et terminales. Mai-juin.
Æ. grandiflorum Boiss. et Hohen. — Caucase.
— Petit arbuste aux tiges dressées, de 10 à 25 cm. de haut ; feuilles oblongues linéaires, d'un vert vlauque; fleurs grandes, rose vif, en grappes terminales. Mai-juillet.
Æ. iberideum Boiss. — Montagnes d'Orient.
— Petit arbuste trainant. à larges feuilles ovales, olauques. à grandes fleurs blanches.en grappes. Mai-août.
On cultive encore les Æ. Buxbaumii Fisch., græcum Boiss., ovalifolium Boiss.. pulchellum Boiss. et saxatile Z. Les Æ. aiment le plein soleil. la rocaille et un sol léger. Ils se multiplient aisément par semis (boutures chez l’iberideum).
ÆTHUSA I. (Ombellifères-Sésélinées.) wenre ne renferme qu'une espèce :
Æ. Cynapium L.. Petite ciguë; Faux-Persil; angl.: Lasser Hemlock; Fools Parsley; all:
Hundspetersilie; Gartenschierling. — MaAscLer. ATL. PL. DE FR. t. 152. Plante annuelle d'environ 50 em. de hauteur, vénéneuse et qui cause de fréquents et funestes accidents par la ressemblance de ses feuilles avec celles du Persil. On la distingue cependant à sa tige rougeâtre à la base, à ses feuilles qui exhalent une odeur nauséabonde lorsqu'on les froisse entre les doigts. enfin à ses fleurs, blanches et non jaunes. L’odeur particulière des feuilles permet également de distinguer cette plante du Cerfeuil.
AFFAMER. Expression employée en horticulture pour indiquer qu'une partie d'une plante, de végétation vigoureuse. se développe au détriment d’une autre. qu'elle affame.
AFFINES (Plantes). On se sert de ce mot pour indiquer que des espèces ou des genres ont la plus proche parenté.
AFFINITÉ. En horticulture. ce mot indique qu'une plante présente une telle similitude o7rvanique avec une autre plante qu'il est possible de les unir par la greffe ou de les hvbrider l’une par l’autre.
AFFOLEMENT. Mot qui désigne l’état dans lequel se trouvent, à un moment donné. les plantes soumises à l’'hybridation. Les plantes affolées sont susceptibles de varier dans tous les sens et de donner lieu à des modifications inattendues dans leurs caractères propres qui subissent un profond ébranlement.
AFFRANCHI.Arbregreffé qui prend racine audessus de la greffe. par suite d’une plantation profonde: il vit alors de ses propres forces, S'affranchissant du sujet qui ne tarde pas à disparaitre. On peut aider à cette situation au
Ce
49 AGAPANTHUS.
moyen de petites incisions pratiquées sur le bourrelet de la greffe et d’un apport de terreau. Ch. B.
African Lily. Nom angl. de l’Agapanthus umbellatus.
African Marigold. Nom angl. deTageteserecta.
After-Kamille. Nom all. de Ghrysanthéemum frutescens.
Agalma. Voir Heptapleurum.
AGANISIA Lindl. (Orchidées.) Plantes épiphytes; rhizome rampant; pseudo-bulbes distiques, ovoiïdes comprimés, souvent profondément sillonnés. Feuilles linéaires ou lancéolées. Fleurs généralement grandes, très-ornementales.
A. cœrulea Rchb. — Brésil. — Fleurs grandes.
d’un bleu violacé. à pétales et sépales concaves, à labelle en forme deselle, maculé de violet. Une variété nommée À. éricolor est à peine distincte.
A, cyanea. Voir Warrea cyanea.
A graminea. Voir Kællensteinia graminea.
A. pulchella. Voir Warrea pulchella.
A. tricolor. Voir A. cœrulea.
Originaires des régions chaudes du Brésil ct de la Colombie, les A. demandent une abondante humidité pendant la croissance et un repos peu accentué après la fin de la végét. Cult. sur bois ou en paniers plats, près du vitrage. A. Gy.
AGANOSMA G. Don (Ichnocarpus R. Br.) (Apocynées.) Arbrisseaux élevés, grimpants, tomenteux ouglabrescents ; feuilles opposées. Fleurs en cymes lâches disposées en panicules terminales et axillaires, petites ou même très petites. Corolle en coupe, à tube cylindrique dilaté à l'insertion des étamines, à 3 lobes larges ou étroits et tordus. Etamines à filets très courts; anthères sagittées. Ovaire à 2 carpelles distincts; nombreux ovules. Fruit composé de follicules divergents ; oraines surmontées d'une couronne caduque.
9 espèces des Indes orient., de; l’Asie orient. et de l'Australie trop. Serre chaude ou tempérée. Multiplication de boutures. PE
AGAPANTHUS L'Hér.(Liliacées-Alliées.) Plantes vivaces non bulbeuses. Feuilles radicales. linéaires, hampe simple.aphylle. portantau sommet des fleurs pédicellées. en ombelle munie de 2 spathes caduques et de bractées intérieures linéaires-sétacées. Périantherégulier;tube court, limbe à 6 segments étalés : les 3 internes un peu plus grands. 6 étamines fixées à la base du limbe, Ovaire sessile, à 3 loges; nombreux ovules.
Style filiforme. Fruit (capsule) membraneux. à 3 angles. graines planes. noirâtres, ailées sur l’un des côtés. 3 esp. ou var. bien tranchées.
A. umbellatus L’Hérit.. T'ubéreuse bleue ; angl.: African Lily; all.: Doldenblütige Schmucklilie. — B. M. t. 500; Revo. Lazrac. t. 6; Bois. ATL. Pc. sarD.. t. 282. — Cap de Bonne Esp. — Feuilles longues de 75 em... hampe de 1 m. de haut. portant 20 à 50 fleurs. inodores. longues de 4 à 5 em. d’un beau bleu. Fleurit en juillet-août. — Var.: florib. albidis, à fl. blanches: ménor (A. minor Desf.). plus réduite; maximus: à fleurs pleines ; à feuilles panachées : etc.
Fort belles plantes à files persist.. rustiques dans le midi de la France. Sous le climat de Paris. rentrer pour l'hiver en orangerie ou dans un local quelconque. mais bien éclairé et sec. É 4
: AGAPANTHUS.
Un mélange de terre franche et de terre siliceuse et de terreau est le meilleur compost pour les . On peut exposer les A. à l’air libre vers la mi-mai et les faire concourir à l’ornementation des corbeilles. Culture facile. Multiplication par division des touffes à l'automne.
AGAPETES (:. Don.(Vacciniées.) Arbrisseaux à feuilles persistantes. Fleurs grandes, en corymbes. rarement en grappes axillaires ou solitaires. Calice à tube cylindrique, articulé sur la pédicelle, en forme de grelotsubglobuleux outurbiné. Corolle tubuleuse, d’un rouge éclatant ou rose, souvent d'un jaune verdâtre au sommet, infundibuliforme ou campanulée. 10 étamines épigynes, aussi longues ou plus longues que le corolle. Ovaire à 5 loges. Style filiforme. Ovules nombreux. Baie globuleuse, polysperme. Environ 25 espèces des régions montagneuses de l'Inde; une des iles Fidji.
A. arborea DC. [Syn.: Vaccinium Leschenaulti Wight.] — Inde. — Couvert de fleurs et de fruits pendant toute l’année. Ses fruits sont comestibles et rappellent ceux de la Myrtille.
On peut citer parmi les espèces les plus intéressantes: À, acuminata D. Don. (Thibaudia acuminata Wall.) ; À. buxifolia Nutt., B. M.. t. 5012; À. grandiflora Hook. f. (Ceratostemma varie gatum Griff.); À. loranthifolia D. Don.(T'hibaudia loranthifolia Wall); À. macrantha Hook. (Thibaudia macrantha). B. M. t. 4566; À. pulcherrima Hook.. B. M. t. 4303; A. setigera D. Don. (Thibaudia seligera Wall.): À. variegata D. Don. (Thibaudia variegata Royle).
Plusieurs pourraient être cultivées à l'air libre dans le midi de l'Europe; exigent la serre froide dans le centre de la France.
Agaric (Agaricus campestris). Voir Champignon de couche.
AGARICUS. (Champignons - Basidiomyeètes, section des Hyménomycètes.) Caractérisés par la présence de lames disposées en général radialement sous le chapeau.
IIS constituent la classe à laquelle le public réserve plus spécialement le nom de Champignons. La partie extérieure: le chapeau avec ses lames et le pied, quand il existe. forment la portion du Champignon destinée à la reproduction. C’est sur les lames qu'on trouve les spores dont Ja germination et le développement ultérieurs reproduisent le Champignon. La partie végétative, Mycélium, n'est pas généralement visible au dehors; elle constitue dans le Champignon de couche ce qu’on appelle le Blanc de champignon.
Les Agaricinés renferment la plus grande partie des Champignons comestibles et aussi des vénéneux. On les a divisés en un grand nombre de sous-genres, en général saprophytes sur le sol, les écorces ou le bois mort. Un surtout est important pour les dégâts qu'il cause : l’'Armillaria mellea. (Voir ce nom.) Br D:
Agathæa. Voir Felicia.
Agatlus. Voir Dammara.
AGATHOSMA' Willd. (Rutacées -Diosmées.) Petits arbrisseaux dressés, rameux. Feuilles à ponetuations pellucides, généralement très petites et alternes, quelquefois opposées. Fleurs en têtes ou en ombelles au sommet des rameaux.
LOS ER en RS LE SR qe RS SR le ES
len deux) dans le bouton de la fleur, plus tard
AGAVE
rarement axillaires: pédoncules uniflores souvent munis de 2 bractéoles dans leur partie moyenne. sépales ; 5 pétales longuement onguiculés ; 10 étamines: 5 stériles, pétaloïdes, opposées aux pétales, 3 fertiles, alternes avec les pétales ; ovaire 2-4 lobé, glabre ; style filiforme. Capsule à 3 coques bivalves, monospermes.
Environ 100 espèces de l'Afrique australe.
A. acuminata Willd. [Syn.: Diosma acuminata Wendl.] Feuilles ovales-cordiformes, acuminées, ciliées. Fleurs bleu pâle.
A. bruniades Loud. [Syn.: Diosma bruniades DC.] Feuilles très petites, linéaires. Fleurs purpurines.
A. ee Link. [Syn.: Diosma ciliata L.] — B. R. 5. t. 366. — Feuilles lancéolées. carénées. ciliées. Fleurs blanches.
A. hirta B.ct W.[Syn.: Diosma hirta Poir.| — B. R. 5. t. 369. — Feuilles linéaires-lancéolées ; imbriquées, canaliculérs, hérissées en dessous. Fleurs purpurines, — Var.: purpurea. [Syn.:
Diosma purpurea Hort.] FI. de couleur pl. foncée.
A.hispida B. et W.[Syn.: Diosma capensis L.]
Feuilles triquètres. étalées. hérissées. Fleurs blanches.
A. imbricata Willd. [Syn.: Diosma imbricuta DC.; À. vestita Willd.] — B. R. 5, t. 369. —
Feuilles ovales, acuminées, imbriquées, ciliées. Fleurs purpurines.
A. obtusa Rœm. et Sch. [Syn.: Diosma rugosu Link. ; D. ciliata Lamk.| Feuilles lancéolées, obtuses, ciliées. Fleurs purpurines.
A. prolifera B.et W. Feuilles en paquets. lancéolées, poilues, barbues au sommet. Fleurs blanches.
A. villosa Willd.. A. Zasiophyla G. Don. | Diosma Wendlandiana DC. Flles en paquets, linéaires lancéol., canaliculées, velues. FI. lilacées.
A. virgata B. et W. [Syn.: Diosma virgatu Thunb.| Feuilles alternes, triquètres. obtuses, glabres. Fleurs blanches.
Elégantes plantes à port de Bruyère; de serre froide dans le centre de la France; cultiver près des vitrages et pincer pour leur donner un port de buisson. Exigent la terre de Bruyère, une exposition mi- -ombragée. beaucoup d'air ct des arrosements fr équents pendantla végét. Multiplic. par boutures à l’étouffée et de marcottes. P. M.
Agathophyllum Juss. Voir Ravensara.
Agati Desv. Voir Sesbania.
AGAVE L.. Agave. (Amaryllidées.) Plantes vivaces. acaules, plus rarement caulescentes, de dimensions quelquefois gigantesques. Feuilles sessiles, disposées en rosette, persistantes, lancéolées. généralement charnues, de contexture fibreuse. le plus souvent dentées-épineuses sur les bords, et terminées par une pointe rigide ct piquante.
Périanthe tubuleux ou campanulé, régulier, à 6 divisions en forme de valves. Etamines 6. insérées sur le tube. filiformes, infléchies (pliées!
longuement exsertes. Anthères linéaires, versa tiles. Ovaire infère, triloculaire. Style renfié à son extrémité, trilobé. Capsule coriace, loculicide, trivalve. Graines discoïdes, comprimées. noires.
Les fleurs, de couleur généralement indécise
tes Me- Date #01 LEE 4 7
AGAVE
"AGAVE
livide, verdâtre, jaunâtre, ou brunâtre, sont | dents. Hampe florale de 8 à 12 m. de l'auteur:
portées sur une hampe florale, haute de un à plusieurs mètres, et sortant du centre même de la rosette formée par les feuilles.
L’inflorescence affecte trois formes différentes, qui ont servi à diviser le genre Agave en trois sections ou sous-genres:
1° Agaves singuliflores (sous-genre Manfreda). Epi lâche, fleurs solitaires à l’aisselle des bractées. Ex.: Ag. virginica L.. maculosa Hook., etc.
29 Agaves géminiflores (sous-genre Lattæa).
Epi dense, fleurs géminées. Ex.: Ag. geminiflora Gawl.. filifera Salm., heteracantha Zucc.. densiflora Hook., attenuata Salm.. etc.
3’ Agaves proprement dites (sous-genre Æuagave). Panicule thyrsoïde, à rameaux multiflores. Ex.: À. americana L., Salmiana Otto.
rigida Haw., mexicana Lamk., applanata Lemaire, etc.
Toutes les Agaves sont d’origine américaine.
Elles habitent principalement le Mexique, le Sud des Etats-Unis, l'Amérique centrale et les Antilles. Elles ne se rencontrent pas au Sud de l’Equateur. Une espèce (Ag. americana) est naturalisée depuis trois siècles dans toute la résion méditerranéenne.
Le genre Agave renferme plus de cent espèces, dont un grand nombre sont cultivées dans les jardins comme plantes ornementales, d’un effet très pittoresque. Leur culture est facile. La plupart d’entre elles se contentent de la serre tempérée ou de l’orangerie. Elles se multiplient par les rejets souterrains qu’elles produisent, ou par graines.
Dans leur patrie, certaines Agaves sont d'une utilité immense. Dans l’intérieur du Mexique, plusieurs grandes espèces (principalement |A. Salmiana)., désignées sous le nom de Maguey, fournissent une liqueur fermentée, le Pulque, et sont l’objet d’une culture extrêmement étendue. Le tronc de quelques autres espèces fournit par la distillation l’eau-de-vie commune du pays. le Mescal. La fibre textile de plusieurs Agaves est analogue à celle du chanvre, et forme l’objet d’un commerce consi-
dérable. Le Chanvre du Yucatan (en anglais
Sisal hemp) n’est autre chose que la fibre du Henequen (A. rigida) ou de ses congénères, cultivés dans les Terres chaudes du littoral. Sur les plateaux de l’intérieur, la Lechuguilla (A. heteracantha) fournit une fibre plus courte, dont des quantités énormes sont exportées en Europe sous le nom de Tampico et employées en remplacement du crin de cheval pour la fabrication de la brosserie ou la confection des matelas. Enfin la partie inférieure du tronc de certaines petites espèces (À. heteracantha. A. Saponaria, etc.) fournit le savon du pays, qui se vend sur tous les marchés mexicains sous le nom d’'Amole, et renferme une forte proportion de saponine. : var
À. americana [. — Bor. Macs 6e 8654 :— Espèce gigantesque; feuilles glauques, lancéolées, atteignant 2 m. de longueur sur 25 em. de largeur; épine terminale brune, longue de5 em.; dents marginales deltoïdes, implantées Sur une base charnue; les bords des feuilles Sont charnus. et concaves dans l'intervalle des
fleurs en panicule ramifiée.
Cette Agave est, de toutes, la plus connue et la plus anciennement introduite en Europe.
Elle est naturalisée dans le midi de la France, en Algérie, en Italie, en Espagne, où elle est plantée en clôtures. Les auteurs lui ont attribué, à tort, toutes les propriétés et tous les usages qui rendent certaines Agaves si utiles dans leur patrie. Var. variegata. (Fig. 29.) — Plusieurs variétés, à feuilles marginées ou striées de jaune, sont fréquement cultivées dans les jardins.
Fig. 29. — AGAVE AMERICANA L., VARIEGATA.
À. applanata Lemaire, 1861. — HorrT. Bor.
Panorm. t. 30. — Espèce de grandeur moyenne, remarquable par l'extrême rigidité et la couleur cendrée de ses feuilles. Hampe florale haute de 2 à 3 m.; fleurs en panicule. Plante très ornementale.
A. attenuata Salm. 1834. [Svn.: À. glaucescens Hook.] — Bor. Mac. t. 5333. — Espèce caulescente; la rosette foliaire est portée sur une tige lisse qui atteint jusqu’à 2 m. de hauteur. Feuilles glauques, molles, cnarnues, ovales, non dentées, terminées par une pointe faible. non piquante. Inflorescence en épi dense long de 3 m., recourbé.
A. Gelsiana Hook. — Bor. MaAc.. t. 4934. — Acaule; de grandeur moyenne. Feuilles glauques, dentées etterminées par une pointe peu piquante. Inflorescence de 1 !/2 à 2 m. de hauteur; fleurs en épi compact.
A. Consideranti Duchartre, Journ. de la
AGAVE. — 52 Soc. d’hort. de Paris, 1872. — [Syn.: À. Victoriæ Reginæ Moore, Gard. Chron. 1875.] — ILLUuSTR.
HORT., n. s. t. 4138. — Forme une rosette ou boule compacte. de 30 em. de diam. Feuilles 100 à 200, imbriquées, lancéolées ou plutôt triangulaires, épaisses, vertes, entourées d’une bordure blanche, et terminées par une épine noire, courte, contournée en tir-bouchon, et accompagnée à sa base de plusieurs autres épines semblables plus petites. Inflorescence en épi dense, de 3 m. de hauteur.
Très curieuse espèce, originaire du N. E. du Mexique, et décrite pour la première fois par M. le prof. Duchartre en 1872. Encore rare dans les collections. Ne donne pas de rejetons, et ne peut guère se multiplier que de graines.
A. densiflora Hook. — Bor. Mac. t. 5006. — Espèce de grandeur moyenne. Feuilles vertes, lancéolées, rigides, bordées de dents deltoïdes brunes, et terminées par une pointe piquante. Inflorescence en épi compact. haute de 2 à 3 m.
A. filifera Salm, 1834. — ILLUSTR. HORT.. t.
243. — Petiteespèce,formantune rosette touffue, composée de 50 à 100 feuilles rigides, vertes. lancéolées, longues de 20 à 30 em.. larges de 3 cm. filifères sur les bords, et se terminant en une pointe solide grise ou brune. Hampe florale de 2 à 3 m.; fleurs géminées, disposées en épi compact; étamines pourpres; anthères jaunes.
Cette espèce est une des plus jolies et des plus répandues dans les jardins, en plusieurs variétés plus ou moins filifères, dont la plus connue est l'A. schidigera Lemaire, remarquable par ses filaments plus larges semblables à des copeaux. Elle ne donne que rarement des drageons souterrains, mais se multiplie facilement de graines.
A. geminiflora Gawl., 1817. [Syn.: Litiæa geminiflora Tagl. ; Bonapartea juncea Willd.] — BorT.REG., t. 1145. — Petite espèce. cultivée dès la fin du siècle dernier sous le nom de Yucca Boscii Desfont., ou Dracæna Boscii Hort. Cels. — Désignée plus tard par erreur sous le nom de Bonapartea juncea, sous lequel elle se trouve encore dans beaucoup de jardins.
Remarquable par ses feuilles nombreuses, linéaires, junciformes, flexibles, vertes, quelquefois filifères sur les bords, terminées par une pointe faible. Inflorescence en épi d'environ 2 à 3 m.,de hauteur; fleurs géminées, à segments révolütés.
A. heteracantha Zuccar. 1833. [Syn.: À, Poselgeri Salm. À. Lechuguilla Torrey.| — GARTENFLORA. t. 639. — Petiteespèce.en rosette; 20 à 30 feuilles rigides. ensiformes, longues de 80 à 50 em... larges de 3 à 5 em., vertes ou glauques, marquées d’une ligne longitudinale plus pâle. Bordure marginale cornée, garnie de dents rapprochées, crochues, brunes, inégales. Epine terminale droite, subulée. Hampe florale de 2 à 3 M.; fleurs g’éminées, en épi.
Cette espèce. à laquelle on peut rattacher les A. lophantha Schiede, cœrulescens Salm., etc. est extrêmement répandue dans le Nord du Mexique, où elle porte le nom de Lechuguilla. Sa fibre textile est connue en Europe sous le nom du port mexicain T'ampico et remplace le erim de cheval. Son tronc souterrain fournit le savon indigène appelé Amole, dont le principe parait |
AGAVE
analogue à celui du bois de Panama. I v a du reste plusieurs autres espèces saponifères.
A. maculata Regel, 1856. [Syn.: A. maculosa Hook.]— Bor. Mac. t. 5122. — Texas. — Petite espèce; tige souterraine; feuilles presque herbacées., lancéolées. ondulées.recourhées, vertes. maculées de taches brunes, bordées de dents cartilagineuses. terminées en pointe molle.
Hampe florale d'environ 1 m.;fleurs en épi lâche, isolées, d’un vert purpurescent; segments étalés ; étamines courtes, pourpres.
A. mexicana Lamarck (Encyclop.) — Espèce très ancienne, voisine de l’Ag. americana, mais plus petite, à feuilles nombreuses, dressées. planes. coriaces, longues de 60 em. à 1 m., d’un vert pâle glaucescent, rougeâtres sur les bords, qui sont garnis de dents serrées, et qui se terminent en une pointe brune subulée. Fleurs disposées en panicule thyrsoïde de 6 m. de hauteur.
A. rigida Miller, 1768. [Syn.: À. Ixtli Karw., angustifolia Haw.. Karwinskii Zucc., ixtlioides Hook.. sisalana Engelm., Houlletiana Lemaire.etc.|-- Bor.M4G..t. 5893. — De grandeur movenne.-Feuilles ensiformes, longues de 40 à 50 cm., larges de 4 à 6 cm., rigides, glauques, bordées de dents courtes. brunes ou noires, terminées par une pointe piquante. Hampe florale de 4 à 5 m.; inflorescence en panicule ramifiée, produisant tantôt des fruits, tantôt des bulbilles.
Il existe plusieurs variétés cultivées sur le littoral du golfe du Mexique; les unes ont les feuilles plus longues. les autres sont dépourvues de dents marginales (A. sisalana) et paraissent au premier abord être des espèces distinctes.
Cette Agave porte au Yucatan le nom de Henequen ; elle fournit la belle fibre textile appèlée Sisal hemp ou Chanvre du Yucatan, dont l’exportation annuelle se thiffre par une somme supérieure à 15 millions de franes.
A. Salmiana Otto.1842. — REVUE FORT. 1872.
t. 40, 41. — Espèce gigantesque, la plus grande du genre. Feuilles très massives et rigides, atteignant 2 et même 3 m. de longueur, épaisses, surtout à la base, d’un vert sombre grisâtre, dentées sur les bords, sauf à la partie supérieure qui est atténuée et munie d’une bordure cornée et se termine en une longue pointe acérée, brune. Hampe florale haute de 8 à 10 m., ramifiée en forme de candélabre.
C’est cette espèce, très différente de l’Ag. americana. qui est cultivée sur de vastes étendues dans l’intérieur du Mexique. pour la production du pulque où vin d'Agave. Elle y porte le nom de Maguey manso fino.
A. Scolymus Karw., 1834. [Syn.: À. Vers schaffelti Lem., Saundersii Hook., crenata Jacobi, amæna Lem.| —- ILLUSTR. HoRT.. t. 564; Bor. MAG. t. 5498. — De petite taille; feuillés en roz sette, courtes et spatulées, glauques, épaisses, très rigides; dents marginales très grandes, cornées, deltoïdes, séparées par des crénelures®!
profondes ; épine terminale forte, piquante, quel-.
quefois tordue en tire-bouchon. Hampe florale! ramifiée; rameaux généralement courts. quel-? quefois très courts; dans ce dernier cas l’inflorescence est intermédiaire entre la panicule et l'épi.
Cette espèce, à laquelle ilfaut peut-être ratta-
très nombreuses. linéaires. rigides, vert-glauque.
AGAVE
cher |A. potatorum Zucc.. forme de nombreuses variétés. Elle est une de celles qui sont employées au Mexique pour la distillation de l’eau- ‘de-vie de Mescal.
A. striata Zuccar.. 1833. [Syn.: À. stricta Salm.. hystrix Hort. recurva Zucc… falcata Engelm.|— BorT. M1G..t. 4950. — Petite espèce. en rosette touffue.en forme de porc-épic: feuilles
striées longitudinalement, nues sur les bords pointe rigide. piquante. Hampe florale de 2 à 3 m.; fleurs géminées. en épi.
A.univittata Haw.. 1831. — Bor. Mac. t. 6655. — En forme de rosette; feuilles rigides. ensiformes, longues de 50 à 75 em. vert foncé avec une bande longitudinale plus pâle. Fleurs jaunâtres. géminées, disposées en épi dense. — Espèce très voisine de l’A. heteracantha.
A. virginica L. — Bor. MacG. t. 1157. —— Virginie. Missouri. Texas. — Petite espèce. type des Agaves herbacées, déjà décrite par Linné. Feuilles peu nombreuses. molles, ondulées, recourbées. vertes. finement denticulées sur les bords, et terminées par un mucron herbacé. Inflorescence en épi lâche; fleurs éparses.solitaires. verdâtres, à segments étalés.
A. vivipara L. [Syn.: Fourcroya Cantula Haw.. A. Rumphii Hassk. À. Cantula Jac.| Espèce très ancienne. originaire du Mexique ou des Antilles, naturalisée dans l'Inde. Feuilles vertes, atteignant 1 m., peu épaisses, coriaces; dents marginales crochues ; pointe terminale peu piquante. Hampe florale de 3 à 5 m.. ramifée, souvent vivipare. €. à d. produisant des bulbilles au lieu de fruits.
A. xylinacantha Salm., 1859. — Bor. Mac. t.
9660. — Feuilles peu- nombreuses, ensiformes, divariquées, longues de 40 à 80 cm.. d'un vert glauque. remarquables par leurs larges dents marginales qui semblent découpées dans du bois. Inflorescence en épi. de 3 à 4 m. Fleurs géminées, jaunâtres.
A. yuccæfolia DC. — Repouré. Lir.. t. 328- 29; Bor. M46..t. 5213. — Feuilles vert-glauque. allongées - linéaires, recourbées, canaliculées, denticulées en scie; pointe terminale grêle, brune. Hampe de 2 à 3 m.. terminée par un épi court et dense. Fleurs d’un vert jaunâtre.
Dr. W.
AGERATUM L.. Agérate. (Composées.) Plantes cultivées commes annuelles, mais vivaces et Suffrutescentes en serre. Feuilles opposées, les Supérieures alternes. Inflorescences en corymbes denses, ou en panicules lâches ; capitules homogames, de petite taille; fleurs tubuleuses. hermaphrodites. Réceptacle nu ou muni de paillet-
tes. Akènes anguleux à 5 côtes saillantes. surmontés d'une aigrette en couronne, plus ou moins dentée. Environ 16 espèces. (Inclus Cælestina, Oxylobus, etc.)
À. cœruleum Desf.. Agérate bleu. [Syn.: À. meæicanum Sims.; À. conyzoides L., var.; À. cœlestinmum Sims.; À. Wendlandi Hort.] — B. M. t.
1730 et 2524; Bois, ArL. PL. D. JaARD.. t. 131. — Mexique. — Tiges hérissées rameuses dès la base, hautes de 40 à 50 cm.; feuilles velues. ovales ; fleurs bleues de juin en octobre. Bor-
‘dures, corbeilles, plates-bandes, balcons. bou-
"AGONTS.
quets. ete. Var. à fleurs bleu foncé#bleu clair. blanches, naines, compactes. Précieuses et cultivées dans tous les jardins; viennent partout. ne craignent pas la sécheresse. Multiplication par boutures.en serre ou sous chassis, prises sur des pieds hivernés sous chassis, plantation en Mai; ou semis sur couche, en mars-avril, repiquage sur couche, plantation en mai-juin; ou encore semis en pleine terre en avril, en pépinière. floraison à partir de juillet. Le bouturage. plus coûteux que le semis. est surtout utile pour conserver franches les variétés naines, compactes ; il donne des plantations plus régulières.
A. Lasseauxi Carr. Agérate de Lasseaux. — K.
H.1870. p. 90. — Montevideo. — Moins répandu; mêmes emplois. Fleurs roses, très ornementales. Culture de l'A. cœruleum. J. CG.
AGGLUTINE. Se dit de parties réunies par une matière collante comme de la glu.
AGLAIA Lour. (Méliacées-Trichiliées.) Arbres à feuilles alternes. trifoliolées ou imparipinnées. à folioles opposées. Fleurs petites. en panicules axillaires, rameuses, polygames dioïques ; 5 sépales ; 3 pétales: 5 étamines connées en tube subglobuleux ou urcéolé. Ovaire à 1—2 loges 1—2 ovulées. Baie cortiquée. Environ 18 espèces de la Chine. de l’Archipel malais et des iles de l'Océan pacifique. L'une des mieux connues est l’A. odorata Lour.. de 8 à 10 mètres, à fleurs jaunes. odorantes.employées en Chine pour parfumer le thé.
AGLAONEMA Schott. (Aroïdées - Philodendrées.) Herbes à tige dressée ou couchée. Feuilles oblongues-lancéolées, engainantes presque jusqu'au sommet du pétiole. Spathe dressée. un peu convolutée inférieurement, à partie supérieure formant un limbe ovale. ouvert ou elos. Spadice de même longueur que la spathe ou plus court. rarement plus long, androgyn. portant les organes des deux sexes sans solution de continuité. sans prolongement terminal stérile. Fleurs sans périanthe. Etamines 2—4 distinctes. Ovaire 1—2 loculaire à loges uniovulées. Baie monosperme.
A. commutatum Schott. [Syn.: À. marantæfolium Blume.] — GarTENFL. 1865, 470 ; B. M.
t. 500. — Moluques. — Feuilles oblongues.
Spathe jaune-verdâtre.
A. costatum N. E. Br. — Perak. — Feuilles largement ovales, d’un vert foncé, ponctuées de blanc d'ivoire.
A. Mannii D. Hook. — B. M.. t. 5760. — Afr.
trop. oceid. — Tige de 50 à 60 em. de haut.
Feuilles coriaces, elliptiques obtuses, longues de 15 à 18 cm. larges de 8 à 10; spathe blancverdâtre; spadice !/, plus court que la spathe. à portion inférieure (femelle) rouge; la supérieure (mâle) blanche.
A. pictum Kunth. — Moluques. — Caulescent.
Feuilles brièvement pétiolées, ovales-oblongucs avec des nuances différentes dans la couleur. Spathe plus courte que le spadice qui est renflé en massue avec la partie supérieure (mâle). 8 à 4 fois plus longue que l'inférieure (femelle).
De serre chaude. culture des Dieffenbachia.
Aglei. Nom allemand de l’Ancolie (Aquilegia). Agnostus. Voir Stenocarpus.
AGONIS DC. (Myrtacées.) Arbrisseaux ou pe-
AGONTIS.
tits arbres; feuilles alternes, serrées sur les rameaux, petites, étroites et coriaces, très entières. Fleurs sessiles, en capitules denses, arrondis, axillaires et terminaux, chaque fleur entourée de deux petites bractées. Pétales 5, étalés. Etamines 10—20 et plus. Ovaire triloculaire. Fruit capsulaire.
10 espèces de l'Australie occid. Genre intermédiaire par ses caractères entre les Bæckea, Leptospermum et Melaleuca. Arbrisseaux d’oranserie susceptibles d’être cultivés comme les autres Myrtacées de la Nouvelle-Hollande. Multiplication de boutures faites à l’étouffée sur couche tiède. PTE
Agraphis. Voir Scilla.
AGRÉGÉ. Groupé en masse.
AGRESTE. Champêtre. Des champs. Plantes agrestes.
AGRICULTURE. Agronomie. —- Les définitions qu'on a données de l’agriculture sontnombreuses; celle de Barral nous semble la meilleure: «[/acriculture est l’art de tirer de la terre, de la manière La plus économique, la plus grande quantité possible des produits utiles à l’homme et dans les conditions qui conviennent le mieux à la consommation.» Dans cette définition se trouvent comprises la production végétale et la production animale ; cette dernière a souvent à tort été mise à part sous le nom de Zootechnie.
Pour simplifier l’étude de l’agriculture, on la divise en plusieurs branches; l’horticulture est une des principales, elle peut elle-même se subdiviser en culture fruitière ou arboriculture, culture maraiïchère, culture florale ou foriculture. «L'horticulture, dit Boitel, diffère de l’agriculture proprement dite par la nature de ses produits qui sont des légumes, des fruits ou des fleurs, par ses procédés qui sont des travaux à main d'homme, et par l’étendue limitée des surfaces cultivées.» Il n’en est pas moins vrai que les principes généraux sont les mêmes, qu'ils’agisse de la production des fruits et des légumes, ou de la production des céréales et des fourrages : il ya un ensemble de règles, de lois, de préceptes et de vérités qui dirigent le cultivateur, quelle que soit la spécialité à laquelle ils’adonne. L’horticulture y obéit comme l’agriculture; elle se confond avec elle sous ce rapport; elle ne s’en éloigne que pâr les détails opératoires. L’horticulteur n’a pas besoin, par exemple, de savoir labourer à la charrue comme lagriculteur, mais les principes du labourage, ceux des fumures ete. sont identiques dans les deux cas ; l’oignon, le rosier, le poirier obéissent aux mêmes règles de physiologie végétale, que la betterave, le blé, ou la vigne.
L'A. est aujourdhui devenue une véritable science; toutes les pratiques qu’elle met en œuvre sont raisonnées, sont rattachées à une théorie ; pour faire de l'A. rationnelle, on est obligé de se livrer à l'étude très complète des différentes sciences qui concernent la production végétale et animale. Cet ensemble d’études qui comprend la minéralogie, la géologie, la physique, la météorologie, la mécanique, la zoologie, la botanique, la physiologie, la chimie etc., porte le nom général d’Agronomie. On désigne souslenom d'agronome, l’homme qui s’adonne à ces études
AGROPYRUM.
si diverses et si complexes, dans le but d'éclairer la voie et de tracer les progrès à réaliser. Le nom d’agriculteur est réservé au praticien qui dirige une exploitation. Celui-ci doit suivre pas à pas les travaux des agronomes et en faire l’application au profit de ses cultures ; tous les faits acquis par les expériences de laboratoire, vérifiés par les expériences en plein champ, doivent lui être connus. Si dans ces dernières années, sous l'influence des conditions économiques créées par la concurrence étrangère, nous voyons notre A. nationale progresser rapidement, c'est à l’empressement qu’elle a mis à suivre les conseils des agronomes qu'ilfautattribuer ses succès.
L'horticulture n’est pas encore entrée dans cette voie scientifique; elle est restée tout à fait en dehors du mouvement agronomique; tout pour elle semble se résoudre à suivre des pratiques léguées par la tradition. Il faut bien reconnaitre que ces pratiques sont arrivées à un très haut degré de perfection; mais il n’en est pas moins vrai qu'il y aurait le plus grand intérêt à appliquer à la production des fleurs, des fruits, des légumes, les bases théoriques dont l’A. pratique s’est si bien trouvée. Il y a très peu d’horticulteurs en France qui connaissent l'emploi des enorais chimiques ; on doit dire aussi que peu de savants ont porté leur attention sur cette triple production, si intéressante à tous les points de vue.
Nous désirerions voir changer cet état de choses; nous serions heureux que l'étude de l'horticulture se rapprochât plus de celle de l'A. et que sous l'impulsion des recherches de nos agronomes, les cultures maraïchère, florale ou fruitière prissent un caractère plus scientifique. Nous sommes persuadé que les jardiniers trouveraient là une source de nouveaux profits, soit en accroissant leur production, soit en diminuant le prix de revient de leurs produits. A. C. G.
AGRILUS Steph. (Coléoptères; famille des Buprestides.) Insectes pour la plupart d'assez petite taille, au corps linéaire, peu convexe, avec la tête verticale, le prothorax eylindroïde, l'écusson triangulaire, les élytres très souvent débordées par l'abdomen et les crochets des tarses bifides ou dentés à la base. Larves vivant sous les écorces des arbres et pouvant.
quand elles se multiplient, devenir préjudiciables aux forêts.
A. viridis L. Espèce commune dans l’Europe centrale et dont la couleur varie du vert métallique au bronzé cuivreux. $es larves, souvent très nuisibles, vivent dans le chêne, le hêtre et le bouleau. Celles de |A, pré Blanch.. qui n’en est qu'une variété, creusent des galeries dans les tiges des poiriers et commettent parfois de grands dégâts. E. Lf.
AGROPYRUM Gært. (Graminées.) C’est à ce senre qu'appartient le Chiendent ; angl.: Dog's
Grass; all: Quecke; A. repens P. Beauv:
[Syn.: Triticum repens L.] — MAsCLEF, ATL. PL. DE FR. t. 392. — Le Chiendent est une herbe
d'environ 50 em. de hauteur, trop commune dans les lieux cultivés d’où on a beaucoup de peine à l’extirper., Son rhizome, longuement rampant, est difficile à extraire entièrement. Il est employé en tisane ou en extrait comme adoucissant et apéritif.
De = à «