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CHALEUR DE FOND

attouchement les flles. de la sensitive ont leur maximum d'intensité vers 25° à 300; toute sensibilité disparaît en-dessous de 129 à 1av,

Enfin les mouvements du protoplasme, qui semblent jouer un rôlesi important dans la physiologie de la cellule, sont influencés d’une facon remarquable par la C.

Mais c’est surtout sur le développement général de la plante que l’action de la C. est le plus manifeste. L’accroissement des racines, des tiges est activé par une certaine température ; pour les plantes de nos climats, l’optimum est situé vers 2’ à 25 , tandis que pour les végétaux des tropiques il est beaucoup plus élevé et peut atteindre 300 à 359. En général, la croissance cesse en-dessous de 40 à 50 et audessus de 459 à 50”. Toutefois, à ces températures, la vie de la plante n’est pas toujours en danger. Les graines résistent remarquablement à des températures extrêmes. Les graines de pois résistent, à sec, pendant une heure à une tempér. de 70 et ne sont pas tuées par les plus fortes gelées; les spores de certains microbes ne perdent pas leur vitalité par l’exposition à une tempér. sèche de 120’ et même de 150.

La plante exige donc pour l'accomplissement normal de ses fonctions physiologiques, pour sa croissance, une certaine quantité de C.; cette quantité étant essentiellement variable suivant les esp. la C, est l’un des principaux facteurs de la distribut. des végét. à la surface du Globe:

Action de la chaleur sur le sol. — La C. active d’une façon remarquable les actions microbiennes à la faveur desquelles les matières organiques, l’humus, se transforment dans le sol en composés minéraux solubles et assimilables pour les plantes. C’est vers 350 que la nitrification (voir ce mot) atteint son maximum d'intensité; c’est donc en été que la production des nitrates aux dépens de l’azote organique sera la plus abondante, c’est à cette époque que la décomposition des fumiers incorporés au sol sera le plus rapide.

Le sol absorbe et retient la C. en quantités variables, suivant sa nature, son degré d’humidité, son exposition, etc. Les sols légers, sablonneux, caillouteux même, s’échauffent plus rapidt. que les terres compactes, argileuses et marneuses. Les terrains humides ou à sous-sols imperméables sont froids, s’échauffent difficilt. et ce n’est pas un des moindres effets salutaires du drainage que de permettre leur réchaufft. en les privant de l’humidité en excès.

L'état de la surface a également uneinfluence:

les sols couverts de végétation et notamment «

‘les sols enherbés conservent mieux la C. que

les mêmes terres dénudées.

Toutes choses égales d’ailleurs, l'exposition »

et l’inclinaison sur l'horizon influent naturelle-

ment sur la quantité de C. absorbée par une

surface déterminée; l’exposition au midi est

la meilleure, la plus chaude. La facilité avec laquelle la terre s'échauffe influe directement sur l’époque du réveil de la végétation au prin-

temps et notamment sur celle de la floraison des arbres fruitiers et des plantes bulbeuses. | E. Lt.

CHALEUR DE FOND. Température souter-

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