CHIMIE.
les éléments font défaut, il est de toute nécessité de les apporter sous forme d'engrais. Ce simple énoncé découvre un vaste horizon d’applications pratiques.
La C. préside encore à l’alimentation animale ; c'est grâce aux chimistes qu’on à su comment l'organisme animal transforme en viande, en lait. en chair. en os. en laine, etc. les aliments végétaux que produit l’agriculture. L’alimentation rationnelle du bétail, pour ne parler que d'agriculture, repose toute entière sur les données de la science chimique, qui, après avoir enseigné le rôle de chacun des principes constitutifs des fourrages.matières azotées, grasses, hydrocarbonées, minérales, nous apprend la valeur alimentaire des fourrages et par là même préside à la constitution des rations.
Enfin rappelons que la plupart des industries agricoles, la sucrerie, la distillerie, la fabrication du vin, de la bière. etc. reposent sur la connaissance intime des matières premières, déterminée par l’analyse chimique, et sur des réactions chimiques accompagnées souvent de phénomènes microbiologiques.
Nous ne pouvons pas insister plus longuement sur le rôle qu'a Joué la C. dans ses applications à l’agriculture; faire cet historique. ce serait faire l’histoire de toute ses notions qu’on possède actuellement sur la production animale et végétale. Il n’est pas un problème important, concernant ces deux questions, sur lesquelles repose en somme toute l’agriculture, qui ne fasse appel à la C.
Aussi voyons-nous Pétude de cette science | prendre une importance de plus en plus grande
dans l’enseignement agricole et horticole et | l'usage des laboratoires se répandre de plus en plus. Le laboratoire, longtemps considéré | comme un mystérieux réduit dont l'entrée | était interdite au profane. devient aujourd’hui familier à l’agriculteur.
Dans tous les départements bientôt fonction- {neront des Sfations agronomiques, bienfaisante | institution dont le but est d'éclairer le praticien | dans la solution des problèmes qu'il ne peut ré- {soudre sans le secours de la science. C’est par {l'analyse chimique que le cultivateur apprend Là connaitre les qualités et les défauts de ses Aterres, les propriétés fertilisantes des fumiers. composts, des engrais chimiques que le commerce lui offre en si grand nombre, la valeur alimentaire des tourteaux, des farines. etc.; la valeur industrielle de ses betteraves. de ses |pommes de terres, etc | C’est grâce aux laboratoires de C. qu'on peut se soustraire aux falsifications sans nombre que le commerce déloyal fait subir aux matières lalimentaires.
Tout cela, dira-t-on. n’intéresse que l’agriculture et non pas l'horticulture proprement dite. Ce serait méconnaitre les relations intimes ui unissent ces deux branches si connexes lu mème art, l’art de cultiver le sol. Les lois ui président à la production des céréales. des prairies, etc. sont les mêmes que celles qui président à la production des légumes, des fruits ct des fleurs. Les connaissances relatives au sol sont aussi nécessaires à l’horticulteur et au
CRD 2 TÉL — d'il, à de
CHIOCOCCA.
maraicher qu'à l’agriculteur. L'emploi des engrais chimiques,comme on le verra plusloin.tend à se propager dans les jardins et de ce fait que, jusqu'à ce jour, on à peu fait appel à la science pour les cultures maraichère et horticole, il n’en faut pas conclure que l’horticulture n'ait gros à gagner à suivre l'exemple de sa sœur ainée l’agriculture. C’est sans doute sous l'influence de ces idées que le ministère de l’asriculture à eu la très heureuse idée, à laquelle nous ne saurions trop applaudir, d’annexer à l'Ecole de Versailles une station agronomique spécialement destinée à appliquer les données de la chimie à l'étude des questions horticoles. Que de belles questions n’aura-t-on pas à résoudre sur la fabrication etla composition des terreaux, des composts ete. dont l'emploi repose sur des bases tout à fait empiriques; sur l’action des différents engrais minéraux pour la production des légumes. des fleurs et des fruits! Notre conviction profonde est que l'introduction de la science et notamment de la C. dans l’art de cultiver les jardins, améènera des résultats aussi féconds et merveilleux que ceux qu’en a retirés la grande culture. AOL
Chimocarpus. V. Tropæolum.
CHIMONANTHUS Lindi.(Calycanthées). Genre se distinguant des Calycanthus par réceptacle moins concave, le nombre des pièces du périanthe moindre, étamines fertiles moindres ainsi que les carpèlles. par les fl. s'épanouissant avant les flles., en hiver, et par les files. et l'écorce inodores. 1 esp.
C. fragrans Lindl. [Syn.: Calycanthus præcox Lind.] — B. M. t. 466. — Japon 1771.— Arbriss. de 2 m. à 2 m. 50 cm.; rameaux jaunâtres ou roussâtre clair. Flles. fermes, caduques, oblongœues lancéolées, luisantes, scabres en dessus, pubese.aux nervures. Fl.seulement sur rameaux de deux ans, jaunâtres.très odorantes. Folioles extér. du périanthe pubese.. brunâtres, les supér. plus grandes. jaunâtres, les intér. pourpres. Fruit. akène oblong, brunâtre Flor. févriermars. Très rustique. — Var : grandiflora, B.R.t. 450. fl. étalées, jaune pâle lavé de rouge; introd. en Angleterre en 1812; Zutea. jaune pâle ; parviflora, fl. plus petites et plus tardives. Cult : bonne terre franche; tailler après flor. les branches qui ont fleuri afin de favoriser le-dévelopt. des pousses latérales qui fleuriront l’hiver suivant. Mult. de graines et de marcottes que l’on fait à l'automne. Bosquets. PME
China Aster. Nom angl. de la Reine Marguerite. Voir Gallistephus.
Chinabaum. Nom all. de Quinquina. V. Cinchona.
China-Grass Nom anglais de la Ramie. Voir Bœhmeria.
Chinarose. Nom all. de Hibiscus Rosa sinensis.
Chincapin. Nom vulg. du Gastanea pumila.
Chinese Artichoke. Nom angl. du Crosne.
Voir Stachys affinis.
Chinese Rose. Nom angl. de Hibiscus Rosa sinensis.
CHINOIS. Nom sous lequel on désigne le fruit du Citrus Bigaradia, var. sinensis, très employé en confiserie,
ÿ IGHIOCOGGA L. (Rubiaccées.) Arbriss, souvent
CHIOCOCCA.
grimpants, glabres; files. opposées, coriaces, luisantes, stipulées; fl. en grappes axillaires
simples où composées; calice à limbe 5-denté |
persistant; corolle infundibuliforme, à 5 lobes étalés ou réfléchis ; 5 étamines ; ovaire 2-3 loculaire, à ovules solitaires ; drupe petite, coriace, à 2 noyaux, blanche. 6-8 esp. de l’'Amérique trop.
Les C.anguifuga Mart., du Brésil, et densifolia
Fig. 215. — CHIONODOXA LUCILIÆ Boiss.
MES et hé etats
— CHIRONIA.
CHIONODOXA boiss. (Liliacées.) PL vivaces bulbeuses, différant des Scilles surtout par les anthères bifides, les divisions du périgone très étalées, l’ovaire trigone obtus, la capsule sessile; belles fl. d’un bleu azuré ou intense ; 5 esp., toutes de l'Orient.
On cultive: GC. cretica Boiss., de la Crête ;
Forbesi Baker., Jus. ILLuSsTrR. t. 443, de l’Asie Mineure ; Luciliæ Boiss., B M. 6133 (Fig. 215),
Mart., du même pays. fournissent la racine de
Caïinéa, jadis usitée, et à peu près oubliée de nos jours, dans la thérapeutique. PE
Chionanthus fragrans. Voir Osmanthus.
CHIONANTHUS Lin.; angl.: Fringetree.(Oléacées.) Arbre à files. entières, opposées. FL. blanches, en panicules trichotomes., sur pousses de l’année dépourvues de files.; calice petit, 4fide ; corolle à 4 longs pétales linéaires, ondulés réfléchis, à peine soudés à la base. Etamines 2, à filet court; ovaire 2 loges biovulées. Fruit (dans l’esp. américaine): drupe ovoïde ou oblongue, à endocarpe dur ; graine 1, à albumen charnu. 8 esp. 1 de l'Amérique boréale et 2 de la Chine sept. La suivante seule cultivée.
G. virginica L.. Arbre de Neige. — Lmk. Enc..
t. 9; Lonp. B. C. t. 1264; Nurr. Syzva, IE, t.
98. — Am. d. Nord, 1793. — Arbre de 3-10 m.; à files. ovales oblongues ou obovales lancéolées,
olabres. FI. blanches, pédicellées, en longues |
grappes terminales, pendantes, apparaiss. mai. Rustique. Demande sol frais, siliceux, exposi-
tion abritée. Mult. par graine que l’on fait venir.
d'Amérique, ou par greffe sur le Frène. P.M,
de l'Orient; nana Boiss. et Heldr., B M. 6453, de la Crête, et sardensis Barr, de l’Asie Mineure. Fleurissent en mars-avril et sont une précieuse ressource pour la plate-bande, la pelouse ou la rocaille. Sol profond, bien drainé ; soleil. Multiplication par cayeux ou semis. H. C.
H Gilet T
Fig. 216. — CHIRITA SINENSIS Lindl.
CHIRITA Hamilton. (Gesnériacées.) Herbes velues, rart. glabres, simples ou rameuses, quels quefois subacaules; filles. opposées, membras neuses ; fl. remarquables. violacées, roses, bleues ou jaunes, solit. et axill. ou scapiformes, ou bien nombreuses ou bien en cymes axill. subsessiless calice plus ou moins profondt. 5-fide; corollen à tube allongé. élargi au sommet ou à partir de la base, à limbe bilabié, étalé, la lèvre postér bifide, l’antér. trifide ; 2 étamines fertiles, à an thères cohérentes; ovaire libre, divisé income=" plètement en 4 loges contenant de nombreux, ovules ; capsule linéaire, allongée, bivalve. |
20 esp. de l’Inde orientale et de la Malaisie:4
CG. sinensis Lindl. (Fig. 216), fl. lilas pâle au nombre de 2 à4; scapiformes.
On cultive encore les G. Moonii Gardn., B. Mu 4405; Walkeriæ Gardn., B. M. 4327 ; zeylanica! Hook., B. M. 4182. etc.
Culture et multiplication des Achimenes et de la plupart des Gesnériacées. PH
CHIRONIA L. (Gentianées.) Herbes vivaces, arbriss. ou arbustes très rameux et glabres, à flles. sessiles ou amplexicaules; fl. solit. ou en
CHIRONIA. — cyme lâche. élégantes et souvent de grandes dimensions, rouges ou purpurines; calice profondt. 5-fide; corolle à tube court, à 5 lobes rotacésétalés; 5 étamines; fruit capsulaire, sec ou plus rart. baceciforme, à péricarpe charnu, bivalve ; graines nombreuses.
14 esp. de l’Afrique australe.
C. baccifera L. — Cap. — B. M. 233. — 50 cm. ; fl. pourpre foncé, très abondantes.
G. brioides L. — Cap. — B. M. 511. — Même taille; files. linéaires, glauques ; fi. lilacées ou rouges, plus pâles que dans l’esp. précéd.
C frutescens L. Voir Orphium frutescens.
Serre froide et tempérée; boutures sous cloche
et sur couche à peine chauffée. He : B
Chives ou Cives. Nom angl. de Ciboulette.
CHLIDANTHUS Herb. (Amaryllidées.) Bulbe volumineux, ovoïde; flles. naissant avec les fl.
linéaires, obtuses, glauques., dressées; pédoncule robuste; 1-4 fl. en ombelle, odorantes, jaune foncé, à spathe bivalve, non ou à peine pédicellées ; périanthe dressé, régulier. à limbe tubuleux formé de segments oblongs presque égaux; ovaire 3-loculaire contenant de nombreux ovules ; capsule 3-valve, déhiscente.
Une esp. du Pérou et de l’Equateur: C. fragrans Herb.. B. M. 640 ; FL. p.$.. t. 326. Culture des Crinum. EE
CHLORA L. (Gentianées-Chironiées.) Herbes annuelles, dressées, glaucesce.; flles. opposées. souvent connées ; fl. jaunes en cymes terminales corymbiformes. Calice 6-8 partit, segments linéaires à dos convexe; corolle rotacée, à tube court, profondt. divisé en 6-8 lobes oblongs:; 6-8 étamines; ovaire 1-loculaire, 2 placentas pariétaux; capsule bivalve ; graines nombreuses. 2 esp.: Europe, Afrique boréale, Asie occid.; une, G. grandiflora Boiss., GARTENFL. 1865, 469, quelquef. cultivée; assez délicate; terre de bruyère fraiche. Semer 19 en juin-juillet, en terrines, bien drainer, repiquer en petits pots. abriter l'hiver, mettre en place au printemps ; 20 au printemps. sur vieille couche. Bordures en situation fraiche, ombragée. J. G.
CHLORANTHIE. Monstruosité assez fréquente.
portant sur les organes des fl.: sépales, pétales, étamines, carpelles qui deviennent foliacés.
CHLORIS Sw. (Inclus Eustachys Desv.) Graminées-Chloridées PI. souvent vivaces; la plupart américaines, à flles. planes, à épis au sommet de pédoncules terminaux, parfois solit. ou géminés ; souvent nombreux, digités, verticillés, dressés ou étalés en étoile. Env. 40 esp.
Quelques-unes cultivées pour bouquets : G. barbata Sw., Amér. mérid.; G. eiliata Sw.. Amér. mérid., annuels ; G. punctata R. Br.. Nouv.-Hollande, vivace; C. radiata Sw.… Amér. mérid..
annuel ; C.submutica H.B., Mexique. annuel. etc.
On peut aussi cultiver le Chloridopsis Blanchardiana J. Gay; pl. vivace, de l'Amér. mérid.. très voisine des Chloris, rangée dans le genre Trichloris Tourn.
Sous le climat de Paris, abriter ou rentrer les esp. vivaces; pour tous. situation chaude l'été. J:G.
Chloridopsis. Voir Chloris.
CHLOROGALUM Knth. (Liliacées-Asphodélées.) Bulbe étroit, tuniqué; flles. loriformes ;