C. virainica L. [Syn.: C deficiens Hook
B. M. t. 2544. — Amérique sept. — Vivace. FL.
bleues. Rustique.
* Les C. sont surtout remarquables par la couleur peu commune de leurs fleurs. Ces fl. sont
malheureusement très fugaces, saufdans le vergi- |
nica ; toutes exigent laserre pendant l'hiver sous
Je climat de Paris. Les esp. tubéreuses peuvent |
être conservées à sec, comme les Dahlias, pen-
dant la saison froide. On peut aussi en semer.
les graines sur couche au printemps et mettre le plant en place. en plein air, fin mai. La floraison a lieu à la fin de l’été. Les tubercules des C. cæœlestis, tuberosa, etc., sont féculents et comestibles.
COMMELINÉES. (Monocotylédones ) Herbes annuelles, vivaces, parfois tubéreuses, à filles. alternes, simples, entières, engainantes à La base, à fl. hermaphr., ou incomplètes par avortement
de l'ovaire, solitaires, en fascicules, en ombelles | ou en grappes, munies soit de bractées, soit d’in- | volucres spathiformes ou cuculliformes, mono-| phylles ou diphylles. Périanthe infère, double: | 3 sépales persistants et 3 pétales distincts. Etamines 6, rarement 3-5 par avortement, hypo-!
gynes, quelques-unes parfois réduites à l’état de staminodes. Ovaire supère, à 3 ou 2 loges
contenant des ovules solitaires ou peu nom-|
breux, orthotropes. Le fruit est une capsule
à 3 ou à 2 loges, à déhiscence loculicide ou.
indéhiscent, contenant des graines peu nombreuses ou solitaires à testa chagriné, à albumen copieux, farineux. — 3 tribus :
Fruit indéhiscent . . . Polliées.
‘ Etamines 3 parfaites, stami- ) Commélinées.
Fruit à déhiscence loculi- :
cide
podes 3on moins Etamines 6 ou 5
; Trade -
parfaites, pas de ee jrs
\ staminodes À
Compagnon blanc. Nom vulg. du Lychnis vespertina.
Compagnon rose. N. vulg, du Lychnis diurna.
COMPARETTIA Pœppis et Endl. (Orchidées.)
| Comprend quelques esp., toutes de l'Amérique trop. PI. toutes naines, à files. coriaces, pro- | duisant des grappes lâches de fl. souvent très
grandes pour la dimension des plantes, A cultiver sur bois, près du vitrage, mais à l'abri des rayons du soleil.
C. coccinea Ldl. (Fig. 249. Voir p. 356.) — B. R. 1838. — Brésil — Feuilles lancéolées
|aiguës, coriaces, pourpres en-dessous. Epis re-
|tombants de fleurs aux pétales etsépales jaunes, bordés de rouge orangé. Labelle écarlate bril-
215; Tue Garnex. XXX, t. 38. — Colombie. — | Bulbes enveloppés d'écailles rudes, flles. linéaires lancéolées. Epis grêles, pendants, portant de 10 à 15 fl. roses, tachetées de pourpre, à sépales latéraux et à pétales de mêmes dimensions et de même couleur; à labelle largement étalé. rose pourpré, réticulé de pourpre.
G. speciosa Rehb. — OrcH. azr., V, t. 233. | — Equateur. — Esp. rare, à fl. orange écarlate brillant. A. GY.
COMPOSÉES (Famille des). (Dicotylédones- Gamopétales.) Cette famille, la plus considérable du Règne végétal. est principalement constituée par des pl. herbacées ; elle ne renferme qu'un très petit nombre d'arbres ou d’arbrisseaux. Les tiles. sont alternes, opposées ou verticillées, sessiles ou pétiolées, sans stipules ou munies d'appendices stipuliformes.
Les fl. hermaphrodites, neutres ou uniscxuées,
sont insérées sur l’extrémité élargie du pédon-
cule floral (réceptacle; et réunies en plus ou:
moins grand nombre dans un 2nvolucre commun (péricline) constitué par des bractées, dont le nombre, la forme et la disposition sont variables. Ces groupes de fleurs portent le nom de capitules ; ils se montrent sur les pl. tantôt solitaires, tantôt réunis en épis, en cymes, en grappes, en corymbes.
Les caractères communs de la fleur des Composées sont: un calice le plus souvent nul, parfois avorté et réduit à un bourrelet, à des écailles ou à des poils; une corolle gamopétale épigyne ; 5 étamines à anthères connées et formant un tube dans lequel passe le style; un ovaire infère, à une loge, contenant un ovule anatrope. Le fruit est un achaine souvent surmonté d'une aigrette; il renferme une seule
| graine à embryon sans .albumen.
Les ca)pitules peuvent être constitués très diversement. C’est ainsi que, dans les Chardons (Carduus, Cirsium). ils sont formés exclusive-
ment de fl. à corolle tubuleuse, régulière, à 5 | dents, ou fleurons (flosculeuses ou tubuliflores), | tandis que, dans les Chicoracées (Pissenlit, | Laïtue, etc), la corolle est fendue et s'étale
au sommet en languette à 5 dents.ou ligule (higuhflores ou semi-flosculeuses). Dans d’autres cas,
| les fl. du centre du capitule sont des fleurons,
tandis que celles de la périphérie sont des ligules. Ces derniers capitules sont. dits radiés : les fleurs centrales constituent le disque, celles de la circonférence les rayons. Enfin les fl. d’un capitule peuvent présenter des pétales inégalement développés. constituant une corolle plus ou moins irrégulièrement labiée (labratiflores). |
Les capitules peuvent être hétérogames comme dans les radées, où les fl. du centre sont hermaphrodites, tandis que celles de la circonférence sont femelles ou neutres ; ils peuvent être homogames comme dans les flosculeuses, les liguliflores.
ULTIT RES
CR A PO ENS re NT CRU Pre
COMPOSÉES. LR
La famille des Composées. qui comprend plus, de 120 ‘0 esp. décrites.est divisée en 13 tribus: Vernoniacées, ÆEupatoriées. Astéroïdées, Inuloïdées. Hélianthoïdées, Hélénividées, Anthémidées, Sénécionidées, Calendulacées, Arctotidées, Cynaroïdées, Mutisiacées, CI ichoracées.
COMPOSÉ. On désigne sous le nom de feuilles |
composées celles qui, au lieu d'offrir un limbe
unique, présentent des divisions distinctes sem-
blant constituer autant de feuilles séparées (folioles), attachées à un pétiole commun dont
les subdivisions portent le nom de pétiolules. |
Lorsque le pétiole commun ne porte sur cha-
cun de ses côtés qu’une seule rangée de fo-| lioles. la feuille est dite pennée. Lorsqu’au con-|
traire il porte. au lieu de folioles, des pétioles
Fig, 249. — COMPARETTIA COCCINEA Ldl.
secondaires qui sont pennés, la fille. est bipennée. Les pétioles secondaires peuvent à leur
tour donner naissance à des pétioles tertiaires: |
feuilles éripennées.
Cette épithète s'applique souvent, par opposition avec simple, à certaines inflorescences : épi, grappe, corymbe, ombelle. Eu.
COMPOSITION CHIMIQUE DES VÉGÉTAUX
Si on soumet à la calcination un végétal, on voit qu'une partie s'échappe en vapeur, en fumée, en flammes, se volatilise, en un mot, tandis qu’une autre partie, résistant à l’action du feu, reste comme résidu. Les substances végé-
tales peuvent ainsise diviser en deux groupes :
d'un côté les principes combustibles, matières
COMP CHIMIQUE D. VÉGÉTAUX
organiques, ! et d’un autre côté les principes fixes, matières minérales. A quelque famille
qu’appartienne le végétal, quel que soit l’organe
envisagé, feuilles, racines, graines, ete., on y retrouve toujours ces deux groupes d'éléments | organiques et minéraux. Les proportions en sont extrèémement variables, mais la nature en est immuable.
On ne peut se contenter d’un examen aussi sommaire; pour pénétrer plus à fond dans la connaissance du végétal, il faut emprunter à la science du chimiste les procédés délicats mis en œuvre dans le laboratoire Ce n'est point ici le lieu de décrire ces procédés; nous devons nous borner à exposer ou plutôt à résumer | brièvement les constatations précises auxquelles on à été conduit, en étudiant d’abord le groupe | des principes minéraux, puis le groupe des ma- |tières organiques.