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I. Principes minéraux

La proportion brute des cendres varie dans les végétaux suivant l’âge, suivant les espèces, | suivant les terres où ils végètent, les fumüres données, suivant aussi les organes; c’est ainsi, par exemple. que Ie taux des cendres est en général beaucoup plus élevé dans l’écorce que dans l’aubier et que dans le cœur du bois.moins élevé au contraire dans les racines que dans les feuilles; mais quelles que soient les proportions, nous rencontrons toujours les mêmes éléments que nous allons passer en revue.

A ide phosphorique, — C’est de tous les principes minéraux celui qui offre le plus d’importance pour la pratique; présent dans tous les organes, il semble, au moment de la maturation, émigrer des feuilles et des tiges, où il | était disséminé, pour s’accumuler dans les graines et les fruits. Les récoltes quine le trouvent pas à leur portée en quantité suffisante voient

sure.

Acide sulfurique. — Toutes les plantes contiennent du soufre. soit uni à la matière orga- | nique pour former des produits complexes. soit à l’état de sulfate ; celles de la famille des Cru-

l’action remarquable que le plâtrage exerce sur les dernières.

Chlore. — Ie chlore existe en général dans toutes les cendres végétales; mais on ne peut pas au juste dire s’il est là comme élément indispensable ou seulement comme un corps ae cidentel, pénétrant dans l'organisme à côté des autres éléments en solution, sans jouer un rôle vraiment utile. Toutefois c'est surtout dans les plantes marines que nous constatons sa prés sence en quantité notable.

Silice. — La silice ou acide silicique domine dans les cendres de certaines plantes; les cendres des pailles des Graminées, par exemple, en rens ferment jusqu’à 65 p.100 de leur poids; dans les Fougères, les Carex, les Equisetum, la pro: portion en esttrès élevée; sur le grand Bambou

1 Nous ne parlerons pas ici de l’eau qui, au point

| de vue où nous nous plaçons, n'offre pas d'intérêt

leurs rendements diminuer dans une large me- «

cifères et particulièrement des Légumineuses Ont une prédilection pour cet élément et l’on sait

des Indes ôn observe de véritables incrustations de silice. On a attribué longtemps au défaut de silice la verse des céréales; des observations plus précises ont au contraire montré que cet élément jouait un rôle peu important dans la nutrition végétale.

Les corps que nous venons d’énumérer sont des acides qui, à part la silice, n'existent point à l’état libre, mais seulement combinés aux bases suivantes :

Potasse. — La plus importante peut-être est la potasse ; c’est elle qui. à l’état de carbonate. communique aux cendres leur alcalinité et qui les fait rechercher pour le lessivage du linge. Pendant bien longtemps, et encore aujourd’hui dans certaines contrées, les cendres des plantes terrestres et marines ont servi et servent encore de matières premières à la fabrication des sels potassiques.

Soude. — Péligot a montré quelle erreur on commettait en considérant la soude comme élément constituant des cendres végétales. Cette base n’existe pas normalement dans la plupart des végétaux de culture ou spontanés ; lorsqu'elle setrouve en tropgrande quantité dans le sol,unie au chlore, sous forme de sel marin, toute culture devient impossible et on est obligé de dessaler la terre par des arrosages. Disons cependant qu'un certain nombre de plantes appartenant à la famille des Atriplicées et des Chénopodées s’accommodent des sels de soude;la Glaucie et les Sulsolu en accumulent de grandes quantités. “

Chaux. — La chaux est, avec la potasse, la base qui domine dans les cendres et. chose remarquable, sa proportion est abondante non seulement dans les végétaux qui s’accommodent indifféremment de toutes les natures de sol, mais même dans ceux qui se refusent à croitre dans

les sols calcaires et que pour cette raison on.

appelle caleituges ; tels sont les Genêts, les Bruyères, la Fougère, le Châtaignier, le Pin maritime. Cette observation montre que l’examen chimique ne peut seul concourir à établir une opinion définitive sur les besoins des plantes. en éléments minéraux.

Magnésie. -- La magnésie est toujours pré-| sente dans les végétaux; elle s’unit volontiers | à l'acide phosphorique dans les graines; on a. cependant négligé son étude et l’on ne saurait dire au juste quel est son degré d'importance | dans l'alimentation végétale.

Manganèse. — Il en est de même du manganèse, qui dans certains végétaux, le Thé, par | exemple, est assez abondant pour donner aux

| cendres une couleur verte caractéristique.

| Oxyde de fer. — Quant au fer, qui colore les | cendres en rouge, il fait partie constituante de

| la chlorophylle. Son absence provoque la chlo- | rose; depuis les expériences de E. et de A. Gris.

{ de Salm-Holster, l'emploi du sulfate de fer est | entré dans la pratique horticole et agricole.

Citons enfin pour mémoire la présence dans | certanis végétaux du fluor, de l’oxyde de zine, | de l’alumine. de la lithine. du cœsium et du rhubise on ne considère jusqu'ici, peut-être à | tort, ces corps que comme des curiosités; c’est |

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