Vipère aspic
animaux utiles à l’agriculture par la destruction
qu'elles font des petits Rongeurs (Souris, Mulots, Campagnols) et des Insectes. Quelquefois cependant elles s’attaquent aux petits oiseaux etsont très friandes de leurs œufs. Dans certains pays, on ne se fait pas faute de les manger sous le nom d’Anguilles de haies.
Les Couleuvres de notre pays sont assez nom-
| breuses en espèces pour qu’on en ait formé sept
genres (Tropidonotus, Cœlopeltis, Rhinechis, Zamenis, Elaphis, Coluber proprement dit, et Coronella), renfermant en tout une dizaine d'espèces
dont plusieurs ne se trouvent que dans le midi
de la France.
La Couleuvre à collier (Tropidonotus natrix) est l'espèce la plus répandue. Elle atteint 1 m. 70 cm. de long et se reconnait facilement à son
| collier d’un jaune clair avec deux taches d’un
noir profond, qui se voient immédiatement en arrière de ce collier. Les couleurs varient du reste beaucoup suivant les individus. Elle se
| plait au voisinage des rivières qu’elle traverse
volontiers en nageant par ondulations à la surface. Elle se nourrit de poissons, de grenouilles, de crapauds et de tritons. (Fig. 263.)
La Couleuvre vipérine (Trop. viperinus) ressemble à la Vipère par sa coloration, au point que des herpétologistes exercés ont pu s’y tromper à première vue. Elle porte sur le dos des taches brunes en zig-zag sur un fond grisâtre. C’est lorsque l’animal est irrité et veut mordre que les joues se gonflent en arrière, donnant à la tête ordinairement allongée, l'aspect triangulaire de celle de la Vipère. La taille dépasse
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rarement 1 m. Elle n’est commune que dans le Sud et le Sud-Ouest de la France, Encore plus aquatique que l’espèce précédente, elle se tient dans les fossés et les mares, montrant souvent | sa tête au dessus des plantes aquatiques, et vivant en bandes nombreuses. Sa nourriture est semblable à celle de la Couleuvre à collier.
La Couleuvre maillée (Cœlopeltis insignitus) | est une espèce du Midi qui ne se trouve qu’à Nice et aux environs de Montpellier. Elle se nourrit de souris, de lézards et de petits oiseaux,
La Couleuvre à échelons (Rhinechis scalaris), ainsi nommée de la forme des dessins que porte | son dos et qui figurent les barreaux d’une | échelle, est également du Midi de la France (Montpellier, Toulon, Nice). Elle atteint 2 m. de long et détruit beaucoup de gibier. C’est La seule espèce qui se défende en mordant la main qui veut la saisir.
La Couleuvre verte et jaune (Zamenis viridiflavus) est une espèce élégamment tachetée de | ces deux couleurs, mais qui présente aussi une variété entièrement noire; elle atteint 1 m, 20. Commune dans le Sud-Ouest dela France (Poitou, Vendée,Gascogne), elle se retrouve dansle Jura. Elle habite les lieux secs et rocailleux et se nourrit de petits mammifères, de lézards et d'oiseaux.
La Couleuvre d Esculape (Coluber Æsculapis) est une grande espèce d’un brun olivâtre uniforme avec des taches peu marqués, qui atteint | 1 m. 60 de long, avec la grosseur du bras. Elle habite le Sud de la France, mais remonte jusque | dansles départements du centre (Maine-et-Loire, | etc.), et même jusque dans la forêt de Fontainebleau. Elle ne va pas volontiers à l’eau, mais grimpe très facilement aux arbres, et se nourrit de petits rongeurs et d'oiseaux. C’est à cette espèce qu'il faut rapporter les récits que font les | cultivateurs, de serpents es’étendant d’une haïe à l’autre» en travers du chemin, et que l’on a pris souvent pour des Boas échappés de quelque ménagerie. Cependant la Couleuvre à collier | atteint et surpasse même en longueur, siron en grosseur, la présente espèce.
La,hCouleuvre lisse (Coronella austriaca) est une e$Spèce d'un roux olivâtre marbré de brun, et qui dépasse rarement 80 cm. Elle habite le Sud de la France. dans les terrains calcaires, où elle fait la chasse aux lézards et aux orvets. Elle monte assez haut dans les Alpes.
La Couleuvre bordelaise (Coronella girundica) est assez voisine de la précédente, dontelle diffère par le nombre de ses écailles. Elle est plus méridionale. ne remontant guère au-delà de la Charente-Inférieure. C’est une espèce tout-àfait inoffensive et qui ne mord jamais: cepen-
dant elle est massacrée impitoyablement par |
les cultivateurs, qui la confondent, à cause de
ses taches rousses, avec la variété rouge de la
Vipère. Son régime est le même que celui de sa congénère.
D’après ce que nous venons de dire, on voit que les Couleuvres ont, en général, une taille bien supérieure à celle des Vipères et sont beaucoup plus communes, mais sans danger pour l’homme qu’elles ne peuvent mordre qu'avec les incisives, qui ne sont pas venimeuses, comme
nous l'avons dit: ce sont les plus petits serpents. (de 50 à 60 cm. de long) dont il convient surtout de se méfier; il est prudent dene jamais essayer de saisir un de ces reptiles sans un. examen préalable, et l’on aura présent à l'esprit la confusion possible entre la Couleuvre vipérine et la Vipère. Un cultivateur intelligent, d’ailleurs, devra toujours éviter de tuer un serpent qui ne l'attaque pas «et qui cherche même à fuir, avant de s'être assuré qu'il s’agit bien réellement d’une Vipère. Tuer une Couleuvre qui ne fait aucun mal, c’est détruire un utile auxiliaire de l’agriculture. (Voyez Vipère.) E. Trt.
Nous donnons trois figures pour permettre de distinguer des types souvent confondus: Ÿ Fig. 263, la Couleuvre à collier, utile ; » 264, l’Orvet, inoffensif ; » 265, la Vipère aspic, venimeuse.
Voir pour ces deux derniers les articles spé-« EE ÉRC .
Couleuvrée. Nom vulg. du Bryonia dioica.
COULURE. La Coulure est le résultat, soit d’une conformation anormale de la fleur, soit de causes accidentelles survenant au moment de la floraison: pluies prolongées, brouillards, abaissements de température, chaleur intense etc., qui entravent la fécondation.
Cet accident se produit aussi dans les sols épuisés et dans ceux qui, au contraire,sont d’une fertilité exagérée ou trop humides. .
Dans ces différents cas, la fleur tombe sans que le fruit ait pu nouer, ou bien, dans le cas de fécondation imparfaite, le jeune fruit s’atrophie et se détache de la plante, sa mauvaise consti tution ne lui permettant pas de se développer Coumarouna odorata. Synonyme de Dipteryx odorata.
Coupe-bourgeon. Voir Rhynchites. F+ | COUPE-BORDUÜRES. Instrument appelé aussi Dresse-Bordures et Coupe-Gazons, servant à découper régulièrement et à dresser le bord des pelouses. U en existe de différentes sortes. Le plus employé se compose d’une lame circulaire tranchante. en forme de disque, tournant autou# d’un axe, et d’une monture bifurquée traversée par cet axe et pourvue d’un manche, (Fig. 266) L. Hs
Fig. 266. — Coupe-bordure.
Couperose. Voir Cuivre.
Coupeur de Vignes. Voir Lathrus.
Couque. Voir Pyrale.
COURGE. Cenom nes’applique qu'aux espè et variétés du genre Cucurbita (v. ce mot).
pas confondre Courge avec Gourde: ce dert nom s'appliquant aux espèces et variétés genre Lagenaria (v.ce mot). Quelques C. 0 mentales sont par erreur appelées Coloquint la vraie Coloquinte est une espèce du ge Citrullus (v. ce mot), et les Courges dont il s’agit ll
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