‹ Dictionnaire d'horticulture illustréChapitre 41 sur 1136 · HÉPATIQUE · texte numérisé non relu

HÉPATIQUE

A. Halleri All. — Lopp. Bot. Cas. t. 940. — (Pulsatilla.) — Alpes. — Belle grande fleur bleue, velue extér., à belles étamines d’or au centre. Mai.

A. Hepatica L. (Syn.: Hepatica triloba.

Big. 52.) — Bois, ATL. PL. DE JARD. t. 5.

— Europe..Sibérie et Amérique sept. — Files.

coriaces, triangulaires, luisantes, persistantes,

trilobées; fleurs bleues. blanches ou roses.

isolées hampe grêle et nue de 8 à 10 em. Marsavril. Plusieurs variétés à fleurs doubles ou simples.

A. montana L.(Pulsatilla.) — Valais. — Diffère de la Pulsatille ordinaire par les lanières plus larges de ses flles. et ses fleurs plus petites, d’un violet noir, pendantes. Mars-avril.

A. multifida DC. — Amérique boréale. — Files. finement divisées ; petites fleurs roses. Mai.

À. narcissiflora L. — B. M. t. 1120. — Régions alpines de l’Europe et contrées aretiques. —

ANEMONE

Files. velues; fleurs roses, réunies par 3—7 en ombelles. Mai-juin.

A. nemorosa L. — MAscrer, ATL. PL. DE Fr.

t. 3. — Europe. Asie et Amérique sept.

C’est la Sylvie des bois. bien connue, à fleurs blanches, lavées de rose purpurin à l’extérieur. Mars-avril. On en cultive une variété à fleurs doubles et une autre à fleurs pourpres.

A. palmata L. — B. R. 3. 200; B. M. t. 2079.

— Europe méridionale. — Plante tubéreuse. à flles. palmées. à fleurs d’un jaune d'or. Avrilmai.

nt tes. ce ns © RE tee ee,

ME H Gill

Fig. 53. — ANÉMONE DU JAPON.

Anemone japonica Sieb. et Zucc.

A. patens L. — B. M. t. 1994. — (Pulsatilla). — Europe et Sibérie. — Diffère de la Pulsatille commune par ses flles. moins divisées et ses fleurs plus grandes, d’un lilas pâle.retombantes. Mai-juin.

A. Pulsatilla L. — MascLer. ATL. PL. FR. t. 2. — Europe et Sibérie. — Belle plante à flles. velues. à lanières linéaires étroites; fleurs dressées avant l’anthèse, grandes, d’un beau violet, velues à l’extérieur, avec une gerbe d’étamines jaunes au centre. Mars-avril.

A. ranunculoides L. — RCHB. FL. GERM.. 4, 47. — est une Sylvie à fleurs jaunes. Avril-mai.

A. rivularis Buch. — B. R. 28, 8. — Himalaya. — Grande espèce à tiges élevées de 80 em. à 1 m., rameuses, feuillées, portant de petites fleurs d’un beau blanc. Mai-août.

A. sulfurea L. — Alpes. — C’est la forme jaune de l’A. alpina.

A. sylvestris L. — B. M. t. 54 — Europe ct

SAMIR LEON) Pre

ANEMONE. — 86

Sibérie. — Belle plante à files. palmées, à grandes fleurs blanches isolées, se succédant de mai en septembre.

A. vernalis L. (Pulsatilla.) — FLor. pan. 1,29.

Alpes granitiques. — Files. velues ; fleurs srandes, dressées avant l’anthèse, blanches à l'intérieur, velues-soyeuses et dorées-violacées à l'extérieur. Mars-mai.

On cultive encore les À. angulosa Lam., cylindrica Gray, dichotoma Li, baicalensis Fisch., intermedia Winkl., magellanica Janc., pensylvanica L., polyantha Don., pratensis L., Robinsoniana Hort, érifoliata L., virginiana L.

La plupart des A. demandent le plein soleil, un sol profond et meuble, riche en humus(terreau de feuilles et terre franche). Les esp. purement alpines exigent la terre de bruyère mélangée à du sableet du terreau de feuilles. On les multiplie toutes aisément par semis, mais les graines du groupe Pulsatilla demandent à être semées fraiches. La plupart mettent plusieurs mois avant de germer. H;:C.

2 Espèces ‘des parterres.

A. coronaria L. À. des fleuristes. - = PO AT PL: JARv., 1.

tubéreuse, noirâtre : flles. longt. VeTee tripennées, à segments profondt. divisées en lanières divergentes: hampe de 30 à 35 cm., involucre sessile à 3 folioles laciniées. Fleurs solit. dressées, à 5 —8 sépales, grands, obovales, presque aigus; doubles ou semi-doubles ; couleur variable pourpre, bleu, violet, lilas, jaune, blané, etc.; tantôt uniformes, tantôt panachées de diverses facons. Flor. d'avril à juin.

L’A. des fleuristes etses var. et l'A. des jardins sont des plantes superbes, autrefois très cultivées, précieuses par leur flor. printanière. On en forme des bordures et des massifs. Elles craignent seulement les sols humides; un compost sain, formé de terre franche additionnée de terreau de flles. et de vieux terreau de couche bien décomposé leur convient particult.; éviter les fumures fraiches de fumier pailleux. Planter de la mi-septembre à la fin d'octobre. La plantation pourrait être retardée jusqu'au printemps dans les climats froids; mais il est préférable de planter à l’automne, et de recouvrir le terrain d’une couche de 10 em. de longue paille, de flles. sèches que l’on enlève quand les froids sont passés.

La terre doit être ameublie à une bonne profondeur. La plantation, pour produire tout son effet, doit être faite assez serrée, la distance moyenne est de 15 cm. en tous sens. La profondeur varie avec le degré de consistance du terrain, plus grande en sol léger, moins grande en sol compact: 7 à 8 cm. sont un maximum qu’il ne faut pas dépasser. La plantation se fait en plaçant les pattes, le bourgeon en haut. Après l'hiver, lorsque les couvertures sont enlevées, on tient le sol meuble et frais par des binages et par un petit paillis de fumier court très décomposé. Si le printemps est chaud, des arrosages peuvent être nécessaires, mais ils deviennent mauvais après la floraison.

Après la floraison, la végétation se ralentit, les feuilles se dessèchent ; c’est seulement alors qu'il convient d’arracher les pattes. Plus tôt, on

ANEMONE

nuirait à la formation de nouveaux tubereules ; on ärrache avec précaution, pour ne pas les rompre, on les laisse ressuyer à l'ombre quelques jours et on les rentre dans un local sain et aéré pour les conserver jusqu’à la plantation suivante. Certains amateurs plantent de préférence des pattes de 2 ans. Dans le Midi, on peut laisser les tubercules en place; aux environs de Paris il se produirait une deuxième floraison qui nuirait à celle du printemps.

La multiplie. des A. se fait par la division, au moment de la plantation, des tubercules sccondaires formés dans le courant de l’année précédentes, et par semis.

Les graines sont prises de préférence sur les fleurs semi-doubles (les fleurs doubles sont stériles). Le semis se fait en terrine, ou contre un mur bien exposé, en terre légère; ce n’est qu’à la 3e ou 4e année que l’on peut juger de la valeur des plantes obtenues.

A.elegans Dene.{[Syn.:A.hybrida.| — Japon.

— Belle esp. à flor. automnale, très voisine de l'A. japonica. dont elle se distingue par une taille plus élevée, de 60 à 80 em... un feuillage plus grand un peu pubescent.des fleurs moinsvivement colorées, à pétales arrondis, incarnats ou rose pâle, et une moins grande tendance à tracer.

Culture, emploi de l'A. japonica,

A. hortensis L.. À. des jardins. — B. M. t.

123. — France mérid. — Files. digitées à 3--5 . lobes en coin et incisées dentées; involuere sessile, à folioles soudées à la base, peu divisées ; 8 à 12 pétales ou plus; fleurs de couleur variable : pourpres, ou rosées, ou blanches, ou violettes. Floraison printanière. Var, fulgens, R. H. 1877, p. 270, à grandes fleurs, 8 à 10 sépales obovales en coin, élargis au sommet, obtus, d’un pourpre vif ou rouge éclatant, jaunes près de l’onglet; pavonina, (A. oeil de paon), R. H. 1856, 16; sépales très-nombreux, lancéolés linéaires aigus. fleurs le plus souventsemi-doubles, quelquefois pleines, d'un rouge écarlate trèsvif; stellata, fleurs à 12—15 sépales petits, lancéolés, obtus, écartés divergents, ordint. lilas, ou rose foncé, avec une tache blanche à la base de l'onglet, formant une sorte d'œil blanc au centre de la fleur. Culture et emploi de l’ÀA. coronaria.

A. japonica Sieb.et Zucc.. À.du Japon.(Fig. 53. Voir p. 85.) — Japon. — Souche traçante; tiges dressées ; hautes de 40 à 60 cm. etplus,rameuses au sommet. flles. à segments lobés et dentés; fleurs nombreuses longt. pédonculées, très grandes, à pétales nombreux, d’un rouge vif ou rose car-

miné. Flor. en août, septembre et octobre. Var.…

très ornementale à fleurs blanc pur: A. Honorine Jobert, plus florifère, plus trapue, moins traçante que le type.

L’A. du Japon, et sa var. à fi. blanche, ainsi que l’A. élégante, sont très recommandables pour

leur beauté, leur flaribondité, et l’époque de. Touffes isolées, massifs, plates- |

leur floraison.

bandes, ete. Viennent à toute exposition, et à peu

près en tous terrains, bien qu'un sol léger meuble et frais leur convienne plus particult. Main- |

tenir les touffes dans des limites convenables en. les replantant tous les 2 ou 3 ans, ouen suppri-

mant les rejets tous les printemps. Multiplic. us ès] J.

facile d'éclats au printemps.

eau

ANEMONOPSIS. —

ANEMONDOPSIS Sicb. et Zuce. (Renonculacées- Helléborées.) Une espèce: l'A macrophylla Sieb. et Zucc. — B. M. t. 6413. — Japon. — PI. vivace. de Lm. de haut, à tige dressée, simple, munie de grandes flles. composées biternées, à folioles ovales ; les fleurs, de 4 em. de diam., au nombre de 4 ou 5 en grappe lâche, ont 8 ou 9 sépales ovales,concaves: 3externes,rouge-brun, - les internes lilas pâle; les pétales, au nombre d’une douzaine, sont linéaires oblongs, plus courts que les sépales. Rustique. Propre à l’ornement des rocailles.

ANENOPÆGMA Mart. (Bignoniacées-Bignoniées.) Arbrisseaux ou lianes voisins des Adenocalymna, dont on a décrit une vingtaine d’espèces du Brésil, de la Guyane et de la Colombie. Les fleurs,en grappes, sont blanches.,jaunes, rarement purpurines, selon les espèces. La plus connue est l'A. racemosum Mart., du Brésil, liane à feuilles infér. trifoliolées, Les sup. 2 fol., à fleurs jaunes, de 6 em. de long. Serre chaude.

Aneth. Voir Anethum graveolens.

ANETHUM graveolens 1. (Ombellifères.) Aneth ; all.: Dul. Herbe annuelle de l’Europe mérid.. ressemblant au Fenouil. dont le fruit aromatique est employé en Orient comme condiment. On en extrait une huile essentielle.

Angelica officinalis. Voir Archangelica officinalis.

Angelika. Nom all. de Archangelica officinalis.

Angélique. Nom vulg. de Archangelica officinalis.

Angélique en arbre. Nom vulg. de Aralia spinosa.

ANGELONIA H.B. (Serophularinées.) Plantes herbacées en sous-frutescentes ; tiges dressées. couchées ou sarmenteuses ; flles. opposées, celles du sommet alternes ; fleurs axillaires, solitaires ou en grappes terminales; calice quinquéfide; corolle à 5 lobes disposés en 2 lèvres, dont l’inférieure est dilatée à la base en une expansion Sacciforme; 4 étamines diynames; fruit capsulaire déhiscent, plus rarement indéhiscent. 23 espèces de l'Amérique mérid.

A. cornigera Hook. — B. M. 3848. — Brésil.

— Fleurs pourpre foncé, parsemées de taches veloutées ; partie médiane de la lèvre inférieure munie à la base d’un appendice en forme de | corne. 30 cm.

A. Gardneri Hook. — B. M. 3754. -—- Brésil.

=— Fleurs pourpres. blanches au centre. ponctuées de rouge, par deux à l’aisselle des files. Plante dressée, répandant une agréable odeur de citronelle.

À. salicariæfolia H. B. — B. M. 2478; B. R.

D, 415. — Caracas. — Fleurs bleu foncé. en | grappes terminales.

Plantes de serre chaude ou tempérée, se multipliant de boutures de jeunes rameaux sur couche chaude et sous cloche. PSE

ANGIOPTERIS Hoffm.. (Fougères-Angioptéridacées.) Plantes vivaces. subarborescentes, à rhizome très épais, souterrain, des articulations duquel partent des frondes bi- ou tripinnées,très grandes, à pétioles très robustes et à pinnules portant à leur face inférieure deux séries longitudinales de sporanges capsuliformes soudées, à

déhiscence fissurale.

LE nu Peel RE ER PSC RS ARE TS Poe a SAT EPA Gr OU LE NT TA hr LAN PT ve y” = L'ECS ge Le à LA “TE $ En a 87 — ANGRÆCUM.

A. Teysmanniana de Vriese. -— Lows.

Ferns, 8, 76. — Java. — Rhizome épais.

charnu ; frondes bipinnées, de près de 3 m. de longueur, à pétiole jaunâtre, dont la base renflée est couverte de squames brunâtres. à pinnules subsessiles, lancéolées-acuminées, denticulées sur les bords, et presque opposées sur le pétiolule. D'un très grand effet ornemental. Exige la plus grande chaleur de la serre chaude.

A. longifolia Gr. et Hk. [Syn.: À. evecta Hoffm.] — Hook, Firrc. Exor. t. 79. — Asie trop. et Océanie. — Tronc de 50 em. à 2 m.

de hauteur ; pétiole dilaté et articulé à la base. muni de deux oreillettes larges et coriaces qui pertistentsur le tronc après la chute des frondes ; frondes de 2 à 5 m. de long, bipinnées, à pennes de 30 em. à 1 m. de longueur, étalées, à rachis dilaté à la base; pinnules de 15 à 30 em. de long sur 3 à 5 de larges, linéaires oblongues, sessiles ou courtement pétiolulées, acuminées au sommet, à bords entiers ou légèrement dentés, à texture subcoriace; nervures presque parallèles ; sores formés de 3 à 15 capsules groupés en une ligne marginale. Plante robuste très remarquable. E. R.

Angourie. Nom vulg. de.Cucumis Anguria.

ANGOPHORA Cav. (Myrtacées - Leptospermées.) G2nre composé de 4 espèces originaires d'Australie. Ce sont des arbres à feuilles aromatiques, voisins des Eucalyptus, dont ils diffèrent par les pétales libres et non soudés pour former un opercule coriace. Les mieux connus sont: A. intermedia DC. qui atteint de 40 à 50 m. et du bois duquel on extrait la résine Xèno; A. lanceolata DC., bel arbre d'ornement déjà cultivé en Provence et en Algérie; À. subvelutina F. Muell., à bois recherché pour le charronnage. contenant beaucoup de résine. Ces arbres ont une croissance rapide et méritent d’être répandus dans le midi de l’Europe.

ANGRÆCUM Thouars. (Orchidées-Vandées.) Plantes épiphytes de l’Afrique, sauf l’A. falcatum du Japon. à filles. distiques, coriaces ou charnues. vert bleuâtre ou vert pré. Leur tige, dans certaines espèces, s’èlève à plusieurs pieds de hauteur, ou ne dépasse pas quelques em. Qnelques rares plantes sont totalement dépourvues de flles. On en connaït une trentaine d'espèces.

Bibliogr.: Du Perir THouaRs. ORCHIDÉES DES ÎLES D'AFRIQUE. EUerl

A. articulatum Rechb.. Madagascar. — Espèce très polymorphe. A donné naissance à des var. considérées comme des espèces: À.

bilobum, A. Ellisi, A. Buyssonti. Toutes ont des fleurs blanc crême, en racèmes distiques, avec des éperons de 15 à 20 cm., en général blanc pur ; blanc teinté de rouge cinabre dans l’A. Buyssonii. Les flles. sont oblongues, nettement bilobées dans l’A. bobum; dans l’A. Buyssonii A. B. R.27—35 (A. bilobum). N.0. A. IV. 162. À. b. Kirkii R. 55. elles sont étroites longues. à peine bilobées ; letronc, érigé, dépasse parfois 40 em. de hauteur. Malgré l'aspect très distinct de cette dernière plante, dédiée par son introducteur. l’auteur de cet article, à M. le Comte du Buysson, nous n’osons la séparer de l'A. articulatum. dont elle n’est, à nos yeux, qu’une var, locale.

ANGRÆCUM.

A. caudatum Ldl. —- B. M,4370; B.R. 1844.

2: Ochidoph. 1887. 0; R. 67; G. x. 1891, 804; — Afrique trop. occid. -— Fleurs verdâtres à labelle blanc ou verdâtre, éperon vert cuivré, 20 em. de longeur; feuillage en touffe, vert pâle, peu épais. Plante rare, en végetation constante.

A. Chaïlluanum Hook. — (Gabon. — Fleurs blanches; éperon dépassant 10 cm.; longues grappes pendantes ; flles. ondulées bilobées, distiques; réclame les mêmes soins que l’A. caudatum ; belle plante, assez rare.

À. citratum Thouars. — I. H. 1886 (92-238).

Madagascar. — Tige filiforme; flles. arrondies, très serrés, légèrt. bilobées, vert sombre; fleurs très nombreuses (20 et plus), blanc jaunâtre, à centre parfois violacé, de petites dimensions, à grand éperon. Tiges filiformes. Plante naine, très ornementale.

SVOYS = 2

MZ.

Fig. 54. — ANGRÆCUM EBURNEUM Pet. Th.

A. eburneum Bory. [Syn.: À. virens. À. superbum) (Fig. 54.) B, M 4761 et 5170; B. R. 1522 ; W. O. A., 41; O. 1884. r. 72. — Madagascar. Plante

robuste; flles. dépassant parfois 60 cm. sur 10 de largeur. Hampes dressées; fleurs blanc verdâtre,pétales et sépales verdàtres dans le type, vert clair dans la var. vrens, blanc crême dans la var. superbum, toujours odorantes. La var, superbum dépasse toutes les autres par la vigueur de son feuillage, sa majesté, la dimension, le coloris, le parfum'et la durée de ses fleurs.

A.falcatum Ldil.— Japon. — Fleurs blanc pur à éperonérigé, massées 4 l'extrémité d’un court racème, flles. étroites. canaliculées, épaisses, coriaces, souvent lignées de blanc pur. Serre froide en paniers ou sur bois près du vitrage,

L (- ANGUILLULE. ‘

A. fuscatum Rchb. — KR. 6. 1234; R. H. 1887, : p. 42. — Madagascar — Plante trapue; grappe

pendante très longue; fleurs à pétales et sépales blanc jaunâtre, labelle blanc pur.

A. Germinyanum Hook. Fleurs blanc pur à |

long éperon, à divisions étroites, à labelle bien étalé; hampes uni, rart. pluriflores. Files. rondes ; tiges grêles, érigées.

À. Leonis. —Comores. — Fleurs à l'extrémité de hampes courtes ; labelle en cornet, blanc pur, à divisions courtes et étroites, blanc verdâtre. Files. épaisses, charnues, en forme de 2 croissants dont la pointe serait dirigée en bas. Plant très distincte d'aspect par son feuillage.

A. modestum Hook. [Syn.: 4. Sanderianum.

— KR. H. 1888, 317; R. H. B. 1889, 217. — Madagasear. — Fleur blanc pur en épis très développés, retombants; flles. distiques, elliptiques, coriaces, vert brillant. Une des plus belles et des plus vigoureuses.

A. polystachys Thouars. [Syn.: À. Kimbalianum Hort], Madagascar. — Fleurs blanc verdâtre en épis lâches, flles. distiques ; tiges érigées, sarmenteuses,

A. Scottianum — 0.,p. 387; R. X. O., 239, 11 111, 48. Comores. — Fleurs blanc pur; hampes 1—2 flores, rart. pluriflores; éperon grêle très long ; flles. rondes et pointues, irrégult., rangées sur la tige dressée. Plante d'aspect trés distinct.

A. sesquipedale Thouars.[Syn.:Aeranthus sesquipedalis Ldl.] B., M. 5113; W.S. O., 31. F.p.s. 14, 1418.,L..175;R., 14. — Madagascar. — Fleurs blanc d'ivoire, 3 ou 4, rarement plus, sur pédoncules robustes; sépales et pétales très acuminés; labelle acuminé à la pointe, très étoilé

PRET TS, CS M ET Te

à la base; éperon dépassant parfois 40 cm.

Flles. vert glauque, ondulées, dépassant parfois «

30 em. de long. Le type fleurit en hiver; une forme appelée æstivale fleurit en été. C’est une des plus belles orchideés connues.

Nous engageons les amateurs à Joindre à

la liste précédente les À. fastuosum, Grandi-

dierianum, Kotschyi. #

Le genre Angræcum contient une espèce qui ne paraît pas être introduite: l’A. fragrans, dont les feuilles se vendent sous Le nom de Faham

à Maurice et à la Réunion. C’est le thé dem

Bourbon.

A l’exception de l’A. japonicum du Japon, qui

est de serre froide, tous les A. réclament la

serre chaude de l’Inde (189 à 25" centigrades)..

Toutes sont épiphytes et pourraient être cultivées sur des morceaux de bois dur. Toutefois,

dans la pratique, on les cultive en paniers, en"

terrines ou en pots.

Ces plantes ayant généralement des racines.

très ténues, exigent un compost bien drainé, composé de sphagnum frais. La période de re-

pos coïncide en général avec nos hivers, mais”

ce repos ne doit pas être absolu. La f#oraison de la plus grande partie des esp. a lieu en hiver et dure fort longtemps. A: -G Anguille de haie. Voir Couleuvre.

ANGUILLULE. On désigne sous ce nom de petits Vers (voir ce mot) de l’ordre des Nématodes, dont plusieurs espèces vivent en parasites chez les animaux ou les plantes. Leur corps est fili-

forme, à téguments lisses, transparents. Ils sont,

ANGUILLULE.

souventovovivipares et.de plus.lesjeuneslarves présentent le phénomène de la réviviscence, c'est-à-dire que la dessication ne les tue pas. mais les fait passer simplement à l’état de vie latente, de telle sorte qu’elles reprennent leur activité au bout d’un temps plus ou moins long, pourvu qu'on leur rende une humidité suffisante. — L'espèce la plus nuisible est l’Anguil-

cé

Fig. 35. — Coupe transversale d’uu grain de blé niellé (grossi 4 fois) contenant des Auguillules adulles.

Fig. 56. — Larves d’Anguillules enchevêtrées grossies 40 fois),

Fig. 58. — l'Anguillule (mâle) (grossi 40 fois).

lule du blé niellé (Anguillula | Tylenchus] triticr), (Fig. 55 à 58.) qui s’enkyste dans les grains de blé encore verts. et s’y multiplie quelquefois en quantité prodigieuse, produisant la maladie appelée Nielle. Les grains attaqués par ce parasite ne grossissent plus, se raccornissent et prennent un aspect arrondi et noirâtre: on n’y trouve plus qu'un reste de fécule altérée et une masse fibreuse formée d’un amas de petits vers des- Séchés qui sont des larves à l’état de vie latente. Ces grains tombés à terre se ramollissent au contact de la terre humide; les vers reprennent leur activité et s’empressent de grimper à la üge du blé : ils atteignent l’épi, percent un nou- Veau grain et deviennent adultes pendant qu’il müûrit. Bientôt ils s’accouplent, pondent leurs œufs et meurent. Les jeunes sortis dé ces œufs recommencent le même cycle d'évolution. Une même larve peut passer par plusieurs périodes & vie la tente et d'activité successives, suivant

ANGULOA.

que le temps est sec ou humide. On a constaté qu'elles pouvaient revenir à la vie après vingtsept ans de dessication. L’eau chaude et le vide absolu ne peuvent les tuer complètement.

Certaines galles sont produites par des Anguillules, Celles que l’on voit sur des graminées des genres Agrostis, Phleum et Festuca. sur des Composées des genres Achillea et Leontopodium. sont dans ce cas. On en trouve aussi sur les racines, ce qui peut déterminer la mort du végétal (Anguilla radicicola). C’est ce qu’on observe dans les genres Poa, Triticum et Sedum (Joubarbe des toits). Les galles radiculaires de cette dernière espèce sont sphériques et atteignent jusqu’à 1 cm. de diamètre.

Une autre espèce, l’Heterodera Schachti, forme des kystes attachés aux radicelles de la Betterave, et cause ainsi des dégâts considérables. comme on l’a vu en 1884. La femelle fécondée. et toujours fixée par son suçoir aux radicelles de la plante, se remplit d'œufs au point de

prendre la forme d’un citron. La plante ainsi

attaquée s'étiole, les feuilles se couvrent de taches jaunes, se flétrissent, et le végétal dépérit. — Citons, en terminant, l’Anguillule du Vinaigre (Anguillula aceti). type du genre, à peine visible à l’œil nu. et qui vit dans le vinaigre et la colle de pâte. Les Vers de ce groupe sont très répandus dans la nature : on en trouve dans les champignons. dans l’eau, dans la terre humide et même dans l'intestin de l’homme et des animaux. Dre

ANGULOA Ruiz. et Pav. (Orchidées.) Plantes épiphytes ou croissant au pied des arbres ou sur les roches. Fleurs solit., rarem. géminées ; tiges robustes, naissant à la base des jeunes bulbes. Sépales et pétales concaves, charnus, englobant un labelle érigé. Files. 2—3 au sommet des pseudo-bulbes. dressées. lancéolées.

larges, à nervures saillantes, dépassant parfois 1 m. de long. Pseudo-bulbes épais, charnus.

lisses ou rugueux, parfois très gros.

A. Clowesii Ldl. — B. R. 3063; B. M. 4313; L. 161.— Colombie. — Fleurs en forme de tulipe; sépales et pétales jaune clair; labelle blanc. Cette espèce a produit une variété à fleurs plus ograndes, appelée macrantha.

A. eburnea Williams. — Colombie. — Probablement var. de l'A. Clowesii à fl. blanc pur.

A. Ruckeri DC. — Colombie. — Fleurs globuleuses ; sépales et pétales jaune carminé ; labelle carmin ou acajou. À produit des var. tranchées, dont la plus belle est l’A. R. sanguinea, à fleurs presque complètement rouge sang foncé, plus grandes que celles du type.

A. superba. Voir Acineta Humboldtii.

A.uniflora R. et Pav. — B. M. 4907; B. R. 3060: L. 100 ; Izr.. H. 1K90, 101. — Colombie. — Fleurs globuleuses, blanc pur, ponetuées de rose sur la face interne.

Les À. dubia, et media sont considérés comme des hybrides naturels. L’A. virginalis est une plante voisine de l’A. uniflora

Les A. sont des pl. robustes de serre froide. demandant une nourriture substantielle. Il faut les rempoter dès l'apparition des nouvelles pousses, aussitôt la floraison, en compost de terre fibreuse., terre franche. bouse de vache

ES mes

RSS

nies de laine blanche abondante. Fleurs blanches,

desséchée et sphagnum. Repos très accentué aussitôt la formation complète des bulbes. Tous les A. donnent des fleurs très odorantes.

À. Gy.

ANHALONIUM Lem. (Cactées.) Genre voisin des Mamillaria, remarquable par l’absence ou l’état rudimentaire des aréoles, qui dans les autres Cactées portent les aiguillons.

Plantes acaules, subglobuleuses, charnues.

Racine napiforme, s’enfonçant en terre comme une betterave, et surmontée d’une rosace de tubercules inermes, triangulaires ou arrondis, à épiderme généralement crustacé. Fleurs sortant du vertex laineux de la plante, axillaires ou supra-axillaires, blanches, roses ou pourpres, subcampanulées, à tube court et nu.

A. fissuratum Engelm. [Syn.: Mamillaria fissurata Eng.; À. Engelmanni Lem..TIl. H.]—Texas. — Subglobuleux, 8 à 10 em. diam. Tubercules glauques, rétusés, sillonnés sur leur face supérieure,inermes. Aisselles laineuses. Fleurs roses, de 4 cm. diam., supra-axillaires.

A. Koischubeyanum Lem. [Syn.:

Salm.; Mamillaria fissipedum Monv.|— Mexique, au Nord de Matehuala. — Curieuse petite espèce, de 3 à 4 em. diam. Racine en forme de toupie. Tubereules petits. grisâtres, fendus en pied de biche. Fleurs de 2 à 3 em. diam. Pétales pourpres, bordés de blanc.

A. prismaticum Lem. [Syn.:

A. areolosum Lem.; Ariocarpus retusus Scheidw.] — Horr. univ. I, t. 30. — N. E. du Mexique. — Cette espèce, qui atteint 12 à 15 em. diam. offre une ressemblance frappante avec l’Aloe (Haworthia) retusa. Grosse racine pivotante, remplie d’un suc blanchâtre, mucilagineux. Tubercules glauques, trièdres, rétusés sur leur face supérieure, terminés par un bec corné portant une petite aréole duveteuse ordinairement caduque, quelquefois persistante. Aïsselles gar-

A. sulcatum

A. retusum Salm.;

de 5 cm. diam.

A.trigonum Weber.— Mexique sept. au Nord de Monterey.— Voisin de l’À. prismaticum, mais ne dépassant pas 10 em. diam.. et très distinct par ses tubercules verts. érigés, acuminés, triangulaires, non rétusés, longs de 3 em.sur 1!/; em diam. à la base, terminés en pointe cornée dure aveçune petite aréole très sauge,

A. turbiniforme Weber. [Syn.: ÆEchinocactus turbiniformis Pfr.; Ech. helianthodiseus Lem. : Mamillaria disciformis DC.; M. turbinata Hook.]| — B. M..t. 3984. — En forme de disque ou de toupie; épiderme crustacé. Tubercules aplatis disposés en spirales; ceux du sommet portent quelques aiguillons caducs. Fleurs petites blanchâtres.

A. Williamsii Engelm. [Sy n.: Echinocactus Williamsianus Lem. ; Peyotl zacatecensis Hernandez.| Racine napiforme, molle, longue de 15 em sur 8 cm. diam. Tubercules arrondis, glauques plus ou moins confluents en côtes verticales Fleurs petites. carnées. La plante entière se vend sur les marchés mexicains sous le nom de Peyote, et sert à faire des tisanes ou décoctions émollientes. C’est la racine de guimauve du pays. Les Indiens la font fermenter avec du maïs germé et en font une boisson enivrante,

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