‹ Dictionnaire d'horticulture illustréChapitre 42 sur 1136 · ANIMAL · texte numérisé non relu

ANIMAL

Web., qui n’en diffère pas au point de vue botanique, mais qui est généralement connue sous le nom de Pelecyphora aselliformis. Voir Pelecyphora.

La culture des Anhalonium exige beaucoup de soleil et beaucoup de chaleur, Surtout de la chaleur de fond. Dans leur patrie, ils sont enfoncés dans la terre surchauffée, et exposés à toute l’ardeur des rayons solaires. Dr W

ANIGOZANTHOS Labill. (Hæmodoracées Conostylées.) Herbes vivaces à rhizome épais; à flles. presque toutes radicales, linéaires où ensiformes ; à fleurs tubuleuses, laineuses, grandes, brillantes, en épis ou en grappes. à 6 étam. insérées à la gorge du périanthe ; à ovaire infère. 3-loculaire. 8 esp. d'Australie.

A. coccinea Paxt. — Mac. or BorT.. t. 271. — PL. de 11/» m. ; £ trémité verdâtre. longues de 4 ou 5 em.

A. flavida Red. — Rep. Luriac. t. 176; B. M.

On doit également rattacher au genre Anhalonium une tr ès curicuse plante, l'A. = |

fl. en grappe, rouge vif avec l’ex-

t. 1151. — Fleurs jaunâtres. :

A. Manglesii Don.— B.M., t.3875. — Sommet de la hampe. pédoncules et ovaires rouges ; périanthe vert. 4 A. pulcherrima Hook. — B. M.,t. 4180. — Panicule rameuse, couverte de poils rouges ; fleurs d’un beau jaune. A Jolies plantes de serre froide, prospérant surtout en terre légère. bien drainée. On doit les tenir au sec pendant la saison froide qui est celle du repos et les arroser copieusement pen-" dant la végétation. Ils fleurissent de mai à oc tobre. Multipl. par division des souches au printemps ou par graines. ja ANIMAL. (Animaux utiles et nuisibles.) La distinction entre lës Animaux et les Végétaux. est si difficile à établir. lorsqu'il s’agit des types. inférieurs des deux règnes (Protozoaires, Mi-… crobes, etc.), que nous éviterons de donner ici une définition de ce que l’on doit entendre par. Animal. La différence consiste surtout dans le” mode de nutrition : les végétaux seuls peuvent se nourrir de matières minérales solubles dans. l'eau. tandis que les animaux ne se nourrissent. que de matières organiques déjà élaborées par les végétaux ou d’autres animaux. Mais cette. loi souffre des exceptions: c’est ainsi que les champignons, qui sont des végétaux. se nourrissent à la manière des animaux et sans l’in= tervention de la chlorophylle, matière verte des végétaux, qui permet aux autres végétaux de transformer les substances minérales. De même: il existe des animaux inférieurs (Protozoaires) qui possèdent de la chlorophy Ile comme les.

plantes. et. même en admettant que le phéno=. mène de la symbiose, c'est-à-dire de l'association de deux êtres qui. dans le cas présent, sont l’un: Animal, l’autre Végétal, est beaucoup plus répandu qu’ on ne le suppose généralement, Om est forcé de reconnaître que le nombre desu êtres qui sont à la limite des deux règnes est encore considérable. On admet généralement | que la présence de la cellulose, dans les parois des cellules qui forment les tissus des végétaux | à l’âge adulte, est ce qui caractérise le mieux ces, végétaux et les différencie des animaux. Nous

ANIMAL. Sie ANISOPLIE.

disons à l’âge adulte, parce que beaucoup de végétaux, dans leur jeune âge, ont un protoplasma libre, dépourvu de parois et de cellulose, mobile, par suite, comme celui des animaux.

Au point de vue de l’horticulture, on peut diviser les animaux en deux grandes classes:

les animaux utiles et les animaux nuisibles. Dans la première classe on place les animaux do-

mestiques, bien que tous ne soient pas égale-

ment utiles à l’horticulteur; il en est même parmi eux que l’on peut considérer comme de véritables fléaux dans un jardin, et que l’on est forcé de tenir à l’attache, ou dans un confinement étroit. loin des cultures et des semis. C’est ce que nous examinerons avec soin en traitant séparément de chacun de ces animaux.

Lorsqu'il s’agit des animaux sauvages, vivant librement dans un pays donné, la distinction faite, au point de vue de l’horticulture. entre les animaux utiles et les animaux nuisibles, est essentiellement basée sur le régime, c’est-à-dire sur le genre de nourriture de l’animal considéré. D'une façon générale, on admet que tout animal herbivore, granivore ou frugivore est nuisible, tandis que les animaux utiles, les auxiliaires de l’horticulture, se recrutent exclusivement parmi les carnivores, c’est-à-dire parmi ceux qui dévorent les animaux nuisibles.

Mais il est bien difficile d'établir une démarca-

| prises.

tion tranchée entre ces deux classes, et si l’on dressait deux listes, l’une d'animaux nuisibles à détruire sans pitié, l’autre d'animaux utiles à protéger sans distinction, ou avec une confiance aveugle, on s’exposerait à de singulières mé- Qu'on se rappelle l'aventure de Frédéric-le-Grand mettant: à prix la tête du Moi-

| neau dans son royaume, parce que cet oiseau | granivore lui avait été représenté comme un

pillard nuisible aux céréales. Le résultat ne se fit pas longtempsattendre, et il fut facile de reconnaître quele remède était pire que le mal. C'est que le régime du Moineau est mixte et qu'à côté des quelques grains qu'il glane comme une dime qui lui est due, le nombre des chenilles, des vers et des insectes qu'il détruit chaque été est incalculable. On sait que le roi de Prusse fut forcé de faire réimporter à grands frais dans ses Etats ces mêmes Moineaux qu'il avait proscrits moins de deux ans auparavant.

On voit par cet exemple célèbre qu'il est souvent dangereux de chercher à rompre d'une façon trop absolue, et sans une enquête suffisante, l'équilibre de la nature. C'est dans les cas semblables que la nécessité des recherches

| d'histoire naturelle et l'utilité qu'elles ont. au

point de vue pratique, pour l’agriculteur et lhorticulteur, éclatent à tous les yeux. Le naturaliste de profession est presque toujours seul en mesure de mener à bien une enquête de ce genre, mais non sans avoir pris des renselgnements près des cultivateurs, qui sont les

| Principaux intéressés dans la question, et qui

constatent les résultats sans pouvoir toujours en discerner la véritable cause.

La science qui étudie les animaux est la Zoo-

| logie. On désigne sous le nom de Zoologie agri-

La

eh

cole et horticole la partie de la Zoologie qui s'occupe plus spécialement des applications de cette science à l’agriculture ou à l’horticulture. c'està-dire quiétudieles mœurs des animaux dans leurs rapports entre eux ou avec les plantes cultivées, et qui enseigne les moyens de détruire les animaux nuisibles, de protéger et de multiplier les animaux utiles. La connaissance de l'organisation et du développement des animaux est la base de la Zoologie agricole : en effet, pour se rendre un compte exact du tort qu'un animal peut faire dans une culture, il est indispensable de savoir quel est son genre de vie, quels sont ses moyens d’attaque et de défense, comment il se reproduit, quelles sont les métamorphoses que le jeune subit depuis le moment où il naît jusqu'à celui où, devenu adulte, il se reproduit de nouveau. etc. Ces notions permettent d'agiravec certitude et d'une façon réellement utile sur l'animal nuisible; c’est la Zoologie qui enseigne le moment de l’année où la destruction d’une espèce est le plus facile et le plus efficace, qui montre comment l'on doit attaquer, sous sa forme d’adulte, l’insecte qui est surtout nuisible sous sa forme de larve, etc. Beaucoup de préjugés qui ont cours parmi les cultivateurs au détriment de leurs véritables intérêts sont ainsi réduits à leur véritable valeur.

En traitant de chaque classe, de chaque ordre et de chaque genre d'animal, nous indiquerons les applications de la Zoologie à l'horticulture; après avoir décrit les mœurs de chacun d'eux, nous apprécierons jusqu'à quel point ils sont utiles et nuisibles et nous dirons quels sont les moyens les plus pratiques pour détruire les uns, pour multiplier les autres. (Voir Oiseaux, Insectes, etc.)

Le règne animal se subdivise en plusieurs embranchements, comme le montre le tableau suivant :

Embranchements.

| 1. Vertébrés.

Moillusques.

Arthropodes.

Annélides (ou Vers).

Echinodermes.

Cœlentérés.

| 7. Protozoaires.

Nous renvoyons à chacun de ces mots pour la définition de chaque embranchement, sauf pour le cinquième et le sixième (Echinodermes, Caœlentérés), qui ne renferment que des animaux marins et sont, par suite, sans intérêt pour l’horticulture. EE

Bibliogr. — A. RarLLieT, Æléments de Zoologie médicale et agricole. Paris, 1885.

Animal (noir). Voir Engrais.

Anis. Voir Pimpinella Anisum.

Anis étoilé. Voir Illicium.

Anis-Kerbel. Nom all. du Myrrhis odorata.

Anised Tree. Nom angl. de Illicium.

ANISOPLIE. (Anisoplia Cast.) Coléoptères- Lamellicornes, du groupe des Anomalides, caractérisés surtout par le chaperon acuminé en avant, relevé en saillie verticale, et par les tarses pourvus de deux crochets très inégaux. Habitent l'Europe et l'Asie occidentale.

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