CUIVRE
de chaux éteinte. La chaux transforme le sulfate de C. en sulfate de chaux qui se précipite en grande partie, en même temps que l’oxyde deC Lorsque la réaction est terminée, pour que la bouillie soit de bonne qualité, le liquide qui surnage doit être parfaitement limpide et hyalin.
En employant des chaux impzres, mal cuites ou déjà carbonatées à l’air, on risque de ne pas décomposer entièrement le sulfate de C., et alors la solution est corrosive et peut brûler les feuilles. On peut d’ailleurs s’assurer à l’aide du papier de tournesol si la bouillie est acide. Le papier de tournesol bleu devient rouge et il convient de faire dissoudre de la chaux dans le liquide jusqu’à ce qu'il n’ait plus d'action sur le papier de tournesol bleu.
On a employé d’autres bouillies.
. Dans la bouillie bourguignonne, les cristaux de carbonate de soude remplacent la chaux. Les | proportions généralement adoptées sont 2 kil. de sulfate de C. et 3 kil. de carbonate de soude pour 100 kil (1 hectolitre) d’eau.
Cette bouillie est plus coulante, encrasse moins les pulvérisateurs que la bouillie bordelaise Elle paraît aussi mieux adhérer aux : feuilles.
| La bouillie sucrée, imaginée par M. Michel | Perret, se confectionne ainsi: on verse 2 kil. de mélasse dans un lait de chaux fait avec 2 kil. de chaux vive et 50 litres d’eau. On fait dis- |: soudre dans 50 autres litres 2 kil. de sulfate de cuivre et on mélange les deux solutions. La | mélasse s'est combinée à la chaux. formant un | saccharate de chaux, qui est décomposé en présence du sulfate de cuivre. Il se forme un mélange de saccharate de cuivre qui colore le liquide en bleu clair, de sulfate de chaux, de saccharate de chaux et d'oxyde de cuivre Cette | bouillie, quand elle est bien préparée, n’altère pas les feuilles, même les plus délicates. et elle a le grand avantage de très bien adhérer aux feuilles.
Depuis, M. Perret à proposé de diminuer les doses de moitié et de verser à la fois dans un | hectolitre d’eau 1 kil. de sulfate de cuivre qu’on | a fait dissoudre au préalable dans une faible quantité d’eau, le lait de chaux provenant d’un kil. de chaux vive et 1 kil. de mélasse. On agite le mélange et il se forme un saccharate double de cuivre et de chaux.
Ces bouillies sucrées doivent être préparées peu de temps avant leur emploi, pour conserver toute leur activité.
| Le verdet (acétate de cuivre). à la dose de 1 ou 2 kil. par hectolitre d’eau est aussi un remède efficace et facile à employer. Il résiste
à | bien à l’action de la pluie et ne corrode pas les feuilles.
Enfin on a proposé de répandre le sulfate de: cuivre sous forme de poudre, 1/,, de sulfate de cuivre, que l’on à deshydraté, ce qui le rend blanc et permet de le porphyriser plus parfaitement, mélangé à 9/;,, de poudre inerte, ou de soufre trituré. Ou bien, comme le fait M. Chef- | debien. déposer du sulfate de cuivre sur de la poudre de talc: c’est ce qu’il appelle la sulfostéatite cuprique.
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