‹ Dictionnaire d'horticulture illustréChapitre 43 sur 1136 · NA OUR SN · texte numérisé non relu

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ANISOPLIE. — A. agricola Fabr. Long de 8 à 10 mm.

D'un vert bronzé et hérissé de poils cendrés, avec les élytres rousses, bordées et tachetées de noir près de l'écusson. Commun dans toute la France. Souvent très nuisible dans les champs de blé et de seigle, dont il ronge les ovaires. Commet parfois de grands dégâts dans les jardins en dévorant les feuilles des rosiers, des pommiers et des pêchers. Sa larve, très polyphage, vit des racines de plantes basses. E. Lf.

ANNELIDES. Les Annélides ou Vers constituent un embranchement du Règne Animal qui renferme des animaux invertébrés à symétrie bilatérale, le corps divisé en nombreux anneaux ou segments semblables, ne portant jamais de membres articulés. Le corps est toujours plus ou moins allongé, cylindrique ou aplati, mou et contractile. La plupart des Vers sont organisés pour vivre dans un milieu humide. Ceux qui sont marins ou parasites subissentordinairement des métamorphoses assez compliquées : le développement est plus simple (direct) dans les types terrestres et d’eau douce. Les Vers de terre (Lombrics), les Sangsues, les Anguillules, appartiennent à cet embranchement, qui se subdivise en plusieurs classes ou sous-classes (Annélides proprement dites, Géphyriens. Rotateurs, Helminthes). Ces derniers sont parasites ; Les Géphyriens sont marins; les Rotateurs sont des animaux microscopiques qui viventdans l’eau. Les Annélides proprement dites qui vivent dans l’eau ou dans la terre humide, comprennent les Chétopodes (Vers de terre) et les Hirudinées (Sangsues). — Parmi les Helminthes, l’ordre des Mématodes est le seul qui intéresse directement l'horticulture comme renfermant la famille des Anguillulidés (voir Anguillule), dont beaucoup de représentants s’attaquent à diverses plantes. Les Gordius ou Dragonneaux qu’on rencontre souvent dans les abreuvoirs, appartiennent aussi à cet ordre. Dep:

ANNUEL. Qui dure une année. On nomme plantes annuelles. celles qui naissent, fleurissent, fructifient et meurent dans la même année.

ANNULAIRE. En forme d’anneau.

ANNULÉ. Ce mot s'applique aux organes disparus, surtout aux yeux qui n’ont pu se développer par une raison quelconque. Employé principalement en Arboriculture.

ANŒCTOCHILUS Blume. Orchidées.) Ce genre de plantes, cultivées surtout pour leur feuillage, a des limites encore très indécises et. au point de vue horticole.on confondsous cenom les Anæctochilus proprement dits, Physurus Dossinia, Macodes, et un bon nombre d'autres

genres dont les caractères sont mal définis.

Nous ferons figurer à leur place chacun

de ces genres, mais leur culture étant la même, nous la décrivons pour n'avoir pas à y revenir,

A. argenteus. Voir Physurus argenteus.

A. conciunus. — Assam. —" Files. ovales, arrondies à la base, pointues au sommet, vert jaunâtre,strié et réticulé derouge cuivre brillant.

A. Dawsonianus. Malaisie. Feuilles grandes, ovales, veloutées, vert foncé, à nervures et réticulations cuivrées.

A. Dominianus Hort. Hybride entre le Goodyera discolor et l'Anæctochilus xanthophyllus.

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— ANŒCTOCHILUS.

A. Frederici Angusti. Voir A. xanthophyllus.

A. regalis Blume.[Syn.: A setaceus.]| (Fig. 59.) — B. M. 4123; B. R. 23, 2010; FL. p. s. 5, 215.— Java. — Feuilles vert velouté, réticulé de jaune d’or, une des plus belles espèces connues.

A. Roxburghii. Feuilles vert foncé. arrondies. réticulées de blanc d'argent.

On cultive encore diverses espèces, toutes rares dans les collections, telles que À. Lansbergiæ, A. Nevillianum, A. Ordianus, À. Reinwardtii, À. rubrovenius, À. Ruckeri, À. Turneri, A. æanthophyllus, etc.

Fig. 59 — ANŒCTOCHILUS REGALIS Blume.

Les A. et plantes similaires croissent sur les montagnes parfois peu élevées des iles de la Sonde, de l'Indo-Chine et de l'Inde. On les ren contre en général sur les roches, dans les clairières, où, pendant la saison des pluies, l’eau coule constamment. tandis que pendant la saison sèche elles sont exposées à toute la force d’un soleil torride. Toutefois les grès sur lesquels en général ces plantes croissent cons servent souvent une certaine dose d'humidité et les rhizomes charnus des A. leur permettent d'affronter plusieurs mois de sécheresse. Ce mode de végétation indique aux cultivateurs qu'il

faut à ces plantes üne période de repos très \ accentuée, de la lumière et de l’air. Les opé="

rateurs habiles rajeunissent leurs plantes

chaque année, c'est à dire coupent les nouvelles &

pousses aussitôt qu'elles sont enracinées, ne se servant des anciens rhizomes que comme plantes mères; ils obtiennent ainsi des plantes plus vigoureuses à feuillage très étoffé.

eo y 4 CE M à IE ME ln î MT Cent 0 PHASE % ANŒCTOCHILUS. ee ANONACÉES.

Dès que les pousses apparaissent, Les plantes doivent être rempotées dans des terrines peu profondes, drainées qu'aux 2/3 à l'aide de tessons; sur ce drainage on pose une couche de sphagnum et on met les plantes à plat. en fixant leurs rhizomes à l’aide de crochets en bois. Si ces rhizomes sont très longs, on les sectionne par morceaux de 8 à 10 cm. On place les terrines dans un coffre à multiplication, dans lequel la chaleur peut s'élever à 300 sans inconvénients. Quand les jeunes pousses sont développées et ont émis quelques racines, on peut habituer les plantes à l'air etles tenir près du vitrage. Si on se sert des jeunes pousses pour former des potées, on doit les tenir dans le coffre jusqu'à ce que ces divisions soient complétement enracinées. Les A. commencent en général à végéter en mars après s'être reposés depuis septembre. Il faut supprimer leurs fleurs en général peu ornementales. Ces plantes sont cultivées pour leur feuillage serti d’or, d'argent et d’émeraude, délicieusement peint; ce sont des joyaux aussi brillamment colorés que les insectes et les oiseaux des pays qu'ils habitent. A. Gy.

ANOMAL (ANOMALIE). En dehors de la règle normale, monstruosité.

Anomatheca, Voir Lapeyrousia.

ANONA L. (Anonacées-Xylopiées). Arbres ou arbriss. à flles. alternes, entières, sans stipules ;

Fig 60. — CHIRIMOYA. Anona Cherimolia L.

presque semblables ou plus petits, manquant rarement; étamines nombreuses ; réceptacle hémisphérique ; carpelles nombreux, souvent connés ; style oblong; ovule solit., dressé; fruit, baies charnues soudées en une seule masse multiloculaire, ovale ou globuleuse. 50 esp. de l’Amér. trop. 2 ou 3 dispersées dans les parties trop. de l’Asie et de l'Afrique. (Voir Bois ET MauRY., LE Jarp., 1889, p. 90 et 124.)

A. Cherimolia L . Chirimoya. (Fig. 60.) —Pérou. — 5 à 6 m.; flles. ovales obtuses, velues. Fruit de la gross. du poing, gris brun avant maturité. brun noir étant mûr, relevé de saillies peu prononcées, à chair crêmeuse, abondante, blanche, délicate, très succulente et très sucrée, d'un parfum suave. La meilleure des Anones et l’un des meilleurs fruits des tropiques. On le mange cru, sans sucre.

A. muricata L., Corossol: angl.: Sour sop; espagn.: Guanabano. Petit arbre à flles. glabres. Fruit gros, hérissé de pointes molles, à pulpe crêémeuse.

Fig. 61. Cœur de Bœuf. Anona reticulata DC,

A. reticulata DC. Cœur de bœuf, Cachiman, Corossol sauvage ; angl.: Netted Custard Apple. (Fig. 61.) — Antilles. —5 à 8 m.; flles.lancéolées. pubese. en dessous. Fruit ovale-globuleux, à écorce Jaunâtre, à surface réticulée. Chair plus ferme,moins délicate que celle des autres Anones. Se mange surtout cuit.

A. squamosa L.. Pomme cannelle, Corossol écailleux, Atte; angl.: Custard Apple, Sweet-Soap. (Fig. 62. Voir p. 94.) — Amér.équat. et Antilles. — 4 à 6 m.;flles. oblongues, glabres, Fruit de 10 em. de diam., relevé de grosses écailles rappelant quelque peu celles d'un cône de Pin, à écorce verte à maturité; chair très succulente, peu abondante, très sucrée, exquise.

Les A. sont cultivés comme arbres fruitiers dans toutes les régions trop.; ils ont à peu près le port de nos Pommiers. Malheureusement, leurs fruits, mous, sont difficilement transportables. Le Chirimoya, introduit aux Canaries, à Madère et en Algérie, pourrait probablement être cultivé en espalier avec abris, dans le midi de Ia France. Sous le climat de Paris cette dernière espèce est de serre tempérée; les autres exigent la serre chaude. On les multiplie par boutures.

pédoneules uniflores, terminaux ou oppositi- |marcottes ou par graines.

foliés ; sépales 3, petits, valvaires; pétales souvent 6 en 2 séries, valvaires: les extér. charnus,

ANONACÉES (Fam. des). (Dicotylédones. Polypétales. Thalamifiores.) Les plantes qui com-

Concaves, connivents ou subétalés. les intér. posent cette fam. se distinguent des Magno-

ANONACÉES. TRACE ANTHÈRE.

| liacées pax leurs feuilles sans stipules, au lieu| ANTENNARIA (iært. (Composées.) Plantes vi-

d’être stipulées ; leurs fleurs trimères, à divisions | vaces, herbacées ou sous-frutescentes, distinctes

généralement valvaires, au lieu d’être imbriquées; leurs graines à albumen ruminé. On la divise en » tribus: Uvariées, Unonées, Mitréphorées, Xylopiées, Miliusées.

Anoplophytum. Voix Schlumbergeria et Tillandsia.

ANOPTERUS Labill.(Saxifragées-Escalloniées). Arbriss.

glabres, à feuilles persist., alternes.entières, sans stipules ; fleurs en grappes terminales ; calice tur-

biné, à 6—9 div.; 6—9 pétales imbriqués; étam. 6—9;

ovaire supère, 1-loculaire. 2 esp. 1 de Tasmanie, l’autre d'Australie.

A. glandulosa Labill. — B. M..t. 4377. — Arbuste à port de Skimmia, à flles. coriaces, dentées, d'un vert foncé, luisantes; à fleurs assez grandes, blanc verdâtre; de serre froide sous le climat de Paris; de plein air dans le midi de la France. Terre de bruyère, mi-ombre. Multiplic. de marcottes ou de boutures.

Anoures. Voir Batraciens. |

ANREDERA Juss. (Chénopodiacées-Boussingaultiées.) (Genre voisin des Poussingaultia, dont il diffère par les bractéoles florales naviculaires, persistantes, enveloppant complétement le périanthe et largement ailées sur le dos, au lieu d'être oblongues., obtuses, plus courtes que le périanthe. 1 esp. de l’Amér.trop.. du Texas au Pérou.

A. scandens Moq. [Syn.: BPaselia vesicaria Lamk.; À. vesicaria Gærtn.; À. vesiculosa Poir. ; A. spicata Pers.] PI. grimpante à’ racine tubéreuse, de 60 em. à 1 m. de haut, Flles. glabres, entières, ovales cordiformes; fleurs en épis axillaires plus longs que les feuilles, petites, blanches. Cultivé dans les jardins de l'Egypte et des Philippines. De serre chaude sous le climat,de Paris.

ANSELLIA Ldl. (Orchidées.) Plantes épiphytes ou semi-terrestres à pseudobulbes cylindriques, renfiés, charnus:; feuilles linéaires lancéolées aiguës, fortement nervées, grappes de fleurs nombreuses. Afrique trop. Rappellent les Grammatophyllum.

A. africana. — P. M. B. 241; B. M. 4965:

R. G. 3, 95. — Fleurs grandes, à. divisions vertes maculées de brun; labelle peu développé. Bulbes atteignant 1 m. Sierra Leone, Gabon, ete. Une variété, À. gigantea, que l’on dit être de Natal, mais que nous avons recue du Congo, est remarquable par les dimensions de ses bulbes qui dépassent deux mètres. Var.: lutea, nilotica, congoensis, se distinguant par le coloris de leurs fleurs. Plantes à racines nombreuses, à cultiver en pots ou en paniers bien drainés, dans un compost de terre fibreuse et de sphag- num. Ils entrent en végétation en février. A. Gy.

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