‹ Dictionnaire d'horticulture illustréChapitre 462 sur 1136 · DROSERA · texte numérisé non relu

DROSERA

formé d'un ou de plusieurs carpelles renfermant chacun un on plusieurs ovules. Le fruit est constitué par une ou plusieurs baies indéhiscentes.

Ce genre comprend 5 espèces. dont les plus connues sont : le D. aromatica F. Muell. Syn.: Tasmania aromatiea R. Br.) — Australie. — Arbre à feuilles oblongues, atténuées à la base. Les fleurs sont blanches. Le fruit, globuleux, a la saveur du poivre. — Le D. Winteri Forst. Syn.: Wüntera aromatica Willd.), B. M. t. 4800. Arbre de 15 à 20 m., originaire du Chili, à feuilles ovales lancéolées, entières, à fleurs blanches. C’est cette espèce qui fournit l’Ecorce de Winter. employée en médecine, à saveur âcre, brûlante et poivrée.

Ces deux plantes sont quelquefois cultivées dans les serres tempérées. On les multiplie par le marcottage.

DROSERA L.. Rossolis (Droséracées ) Plantes des marais, à feuilles toutes radicales, en rosettes, portant sur le bord et sur la surface supérieure du limbe une série de segments ou

| de lobes filiformes. renflés en massue au som-

met. secrétant un liquide visqueux, et doués d'irritabilité et de mouvement: sous l’influence d’un léger contact, d’un insecte par exemple, ces segments,qui simulent des poils glanduleux, s'inclinent, se recourbent vers le point irrité. en même temps que le limbe se reploie et devient concave supérieurement: l’insecte est pris comme dans un piége, et englué. Certains bo-

tanistes. notamment Curtis, Darwin, Hooker.

etc. ont attribué au liquide visqueux et acide secrété par ces corps glanduleux la propriété de dissoudreles matières animales, et à la plante

la faculté de les absorber et de les faire servir

à son alimentation : c'est la théorie des plantes

| dites carnivores, dont les Drosera feraient partie en compagnie des Dionæa, des Sarracenia, des Nepenthes. et même des Utricularia.

Mais d’autres botanistes. notamment Ed.

: Morren. M. Bataline, Nordstedt, etc. ont mis

en doute cette propriété. et n’ont vu dans cette prétendue action digestive que le phénomène de la putréfaction activé par la présence de nombreuses bactéries et de microbes dans le liquide visqueux qui recouvre les feuilles; il n'y aurait, d’après Ed. Morren, «aucune relation entre la nutrition des plantes carnivores, et le nombre d'insectes qui ont péri sur leurs feuilles», et sur le Drosera., eni digestion ni absorption des produits de la décomposition ».

Ce genre Drosera est intéressant surtout pour la question scientifique indiquée ci-dessus ; il renferme près de 100 espèces; 3 sont indisœènes et se rencontrent dans les marais tourbeux des terrains siliceux, parmi les Sphagnum; ce sont les D. rotundifolia L., Mascr..

Art PE Er:t.44 À: D. longifolia L. ; D, intermedia Hayne. Dans la 1re espèce le limbe est arrondi; dans les deux autres. allongé et

|insensiblement amincé en pétiole; la hampe flo-

rale de la 2° espèce est dressée dès sa base et sort du milieu de la rosette, tandis qu'elle est courbée à sa base et naissant latéralement dans la dernière espèce. Les fleurs. dans chacune. sont blanches. en grappe simple terminant la

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