EAU
Puis, après avoir absorbé l'oxygène de l'air, elles absorbent l’oxygène des nitrates et les ré-|
duisent à l’état de nitrites, dont la présence est mise à Jour par un réactif spécial très sensible,
dit réactif de Tromsdorff. Enfin la réduction se
poursuivant, l’ammoniaque apparait et le ré-
actif de Nessler permet d'apprécier cette for-|
mation à l’état de traces.
Les matières organiques elles-mêmes ont la
propriété de décolorer le permanganate de po-.
tasse; en absorbant son oxygène, elles lui font perdre immédiatement sa belle coloration rosée. Il y a donc là un moyen de déceler et de doser les matières organiques.
Ajoutons enfin que les matières organiques
d’origine animale sont accompagnées très géné-
ralement de chlorures; un taux élevé de chlore dans l’eau, décelé par le nitrate d'argent, permet déjà de suspecter la pureté d’une eau.
En réunissant toutes ces indications : absence d'oxygène, présence de nitrites, niaque, du chlore, décoloration du permanganate de potasse, le chimiste peut conclure d’une facon nette et précise à la contamination d'une eau.
Le microbiologiste doit ensuite intervenir pour faire la numération des microbes et surtout pour en faire en quelque sorte le triage, c'est-à-dire spécifier les microbes dangereux des microbes anodins.
Examinons rapidement les eaux d’origines différentes.
Les eaux de pluie passent en-général pour.
des eaux extrêmement pures; c’est là un préJugé qu’il faut abandonner, Après avoir balayé l’atmosphère et les toits d’où elles vont s’écouler dans les citernes, elles sont chargées de poussières organiques, aussi est-il souvent permis de constater qu’elles sont colorées et qu’elles
se corrompent rapidement. Elles sont par contre :
bien aérées et très peu chargées de sels miné- Taux.
Les eaux de mare sont essentiellement mauvaisess la mare est en quelque sorte un égoût collecteur et il est étonnant que les animaux s'en contentent et les consomment sans danger.
Les eaux de rivières tiennent, au point de.
vue des matières minérales, des terrains qu’elles | ont traversées; tantôt elles sont claires, lim-|
pides et légères (terrains granitiques), tantôt
lourdes ouséléniteuses (terrains calcaires etgyp-
seux). Quant aux matières organiques, Teur présence n’est pas douteuse à à priori et d'autant plus à redouter qu'on est plus près des villes ou des centres habités; là, en effet,
pour l'alimentation humaine devienne de plus en plus restreint.
La qualité des eaux de puits dépend essentiellement de l’absence des infiltrations; si le puits est situé près des habitations, on est sûr que, au bout d’un temps plus ou moins long, l’eau sera contaminée et alors éclatera soudainement une épidémie chez les consommateurs, qui oblige souvent les municipalités. sous l’injonction des Conseils d'hygiène, à ordonner la fermeture des puits,
de l'ammo-|
c'est la ri-| vière qui recoit les immondices, et l'on conçoit | combien il est à désirer que l'emploi de ces eaux |
| Les eaux de source sont en général les plus pures, les meilleures et les plus saines, quand elles ne sont pas trop chargées de sels calcaires empruntés aux terrains traversés ; les eaux des régions granitiques sont particulièrement pures et agréables à boire.
Eaux au point de vue des usages industriels
et ménagers. — Les eaux servant aux diverses
industries doivent correspondre à des qualités“
très spéciales ; pour certaines, c'est l’absence du
fer qu'on 1echerche plus particulièrement, pour.
d’autres, l’absence du chlore, etc. Nous ne nous occuperons que de l'alimentation des chaudières
et du blanchissage dulinge, qui intéressent tout
le monde.
Pour ces deux usages, c’est l'abondance ex-
cessive de chaux qu'on recherche. La chaux
existe surtout à l'état de bicarbonate de chaux; quand l'excès d’acide carbonique, qui tient en
dissolution la chaux, est parti, le carbonate de“
chaux se dépose. C’est ainsi que se produisent les incrustations naturelles. les stalactites et les stalagmites. Quand on soumet l’eau à l’ébullition, l’acide carbonique s’en va très rapidement;c’estainsiégalementquese produisent les incrustations dans les chaudières ; cet accident si fréquent amène des obstructions, une surchauffe, souvent des explosions, soin de procéder à des nettoyages très fréquents. On peut corriger ce grave inconvénient
en versant dans l’eau un peu de carbonate den
soude (cristaux) qui effrite la chaux.
Les eaux très calcaires offrent au point de
vue du lessivage une infériorité très grande.
Le savon qu’on emploie se combine d’abord
si l'on un’
avec les sels calcaires pour former des oléatesM
et margarates de chaux et il ne commence à
agir efficacement pour le blanchissage, qu'après.
avoir ainsi saturé la chaux. Il y a donc de ce
fait une immobilisation de savon, une dépense inutile d'autant plus considér able que la quantité de calcaire est plus élevée. On a calculé
de l’Ourceq entraine une perte de savon qui re-
| L'’excès de chaux explique un phénomène in téressant pour les horticulteurs ; cuisson deslégumes et particulièrement de ceux qui sont riches en légumine, haricots, fèves. lentilles. etc. La chaux forme avec la légumine une combinaison qui durcit et s’oppose à la cuisson. -
Eaux d'irrigations et d'arrosage. Les eaux agissent à la fois par l'humidité qu’elles apportent au sol, le raffraichissant 6ù le réchauffant suivant lés cas, et fournissant aux
| cipes fertilisants dont elles enrichissent le sol et les cultures.
Ces principes fertilisants sont l'acte l'acide
que pour Paris l’usage des eaux de la Seine et présente annuellement 5 à 6 millions de francs il entrave la.
pois,
plantes leur eau de végétation, et par les prin |
oo la potasse et la chaux. Toutes !
| les eaux ne sont pas également riches et leur |
eaux pluviales ne donnent guère que des nitrates fournis par les phénomènes atmosphé- |riques ; à ces nitrates provenant de la même | source et de l’égouttage de terres de culture s'ajoutent, pour
les eaux de sources et de ris.
richesse varie surtout suivant leur origine. Les |
vières, de la potasse empruntée aux roches granitiques. L’acide phosphorique n’est Jamais
abondant; cet élément, en effet, fortement fixé | par le sol et les roches, n’entre pas en solution
dans les eaux. Quant à la chaux, nous en avons parlé longuement plus haut; nous considérons que dans les sols maraichers, où les matières organiques sont toujours très abondantes, l’apport de chaux est toujours utile comme agent de la nitrification.
Les qualités essentielles de l’eau potable, limpidité et absence de matières organiques, n'entrent pas en considération quand il s’agit d’eau d'arrosage. Plus l’eau est boueuse et limonieuse, plus elle est souillée de matières organiques en suspension ou en disolution, plus ses qualités fertilisantes seront grandes. Les eaux du Nil si célèbres sont des eaux chargées de limon qui, répandues sur les champs, laissent déposer ce limon en couche mince formant
ce qu’on appelle le colmatage. On ne peut ici
que formuler le désir de voir l'attention se porter sur les immenses ressources que pourrait produire une utilisation meilleure de nos cours d’eau.
A côté de ces eaux naturelles se placent les eaux résiduaires, c’est-à-dire provenant des industriés diverses qui tantôt renferment des proportions élevées de principes fertilisants, tantôt au contraire renferment des principes nuisibles. Les eaux de distilleries, de féculeries, d’amidonneries, de sncreries, de dégraissage
des laines, de tanneries, ete., sont des eaux riches |
et qu'on doit se garder de laisser perdre.
Eaux d'égoût. — Mais de toutes les eaux rési-
duaires les plus importantes sont les eaux d’'é-|
goût, qui intéressent d'autant plus l’horticulteur qu’on les emploie particulièrement à la fumure des récoltes maraïchères.
Elles contiennent une foule de détritus de ménage, une grande partie des urines, et. depuis que la doctrine du tout à l’égoût a triomphé, une quantité de plus en plus élevée de matières de vidange.
Voici la moyenne de composition trouvée par
|} M. Durand Claye dans une période de 10 ans:
Matières minérales: kg. 1.622 contenant:
Acide phosphorique kg. 0.018 par mètre cube.
Pobasse .. . . . . > (0.037 > D. .: 5° 0:350 »
Matières organiques: kg. 0.773 contenant:
Azote . . . . . kg.0.045 par mètre cube.
Lancées dans les rivières, les eaux d’égoût infectent les cours d’eau et laissent échapper en pure perte leurs matériaux fertilisants. On voit donc quel intérêt immense il y a pour l’hygiène et pour l’agriculture à épurer ces eaux d'égoût, à les débarrasser de ces matières en dissolution ou en suspension qu’elles renferment.
On a proposé et essayé bien des procédés; la précipitation par agents chimiques est au- Jourd’hui abandonnée et c'est à la filtration à travers le sol qu’on à donné exclusivement la préférence.
En circulant lentement à travers un sol per-
, méable, les eaux se dépouillent de leurs ma-
tières en suspension qui restent acquises à la terre ; quant aux substances en dissolution, les
Lt 1:
Le
EBOUTONNER.
| matières minérales sont en partie fixées par le | pouvoir absorbant du sol et les matières organiques sont brûlées par les ferments et passent à l’état de nitrates, si bien qu’en analysant les eaux qui s’écoulent après filtration, on les trouve dans un état de pureté remarquable.
Pour opérer par ce procédé une épuration complète, il faut observer certaines règles et agir sur des sols spéciaux; nous n’avons pas à entrer dans ces considérations. Rappelons que le système est appliqué en grand à Genne- | villiers et prend de jour en jour une extension plus grande.
C’est qu’en effet il y a, au point de vue agri-
| cole, un intérêt de premier ordre à étendre les surfaces d'irrigation. Pour épurer simplement les eaux d’égoût de Paris, 2000 hectares suffisent, tandis que, pour utiliser rationnellement | ces eaux à la fumure, 40.000 hectares de terrains seraient nécessaires.
| C’est surtout à la culture fourragère que con- | viennent les irrigations par l’eau d'égoût et les rendements qu’on obtient sont extrêmement | élevés; mais on les applique aussi à Ja culture | maraïchère, et même à la culture des plantes à parfum. On prétend que les légumes obtenus par cette fumure sont plus aqueux et moins fins; on a même exprimé la crainte de voir se propager par leur usage les maladies in- | fectieuses dont l’eau d’égoût a pu laisser les | germes à la surface.
| La question de l’épuration et de l’utilisation des eaux d’égoût est certainement une de celles | qui préoccupe au plus haut degré à la fois les | hygiénistes et les agriculteurs. À) C2@ | EBENACEÉES (Famille des.) (Dicotylédones- | Gamopétales.) Arbres ou arbrisseaux généra- | lement à bois dur; à feuilles alternes, rarement | opposées ou verticillées par 3, entières, sans | stipules ; à fleurs axillaires ou en cymes, régulières, généralement dioïques ou polygames, | parfois hermaphrodites. Le calice et la corolle sont divisés chacun en 3-8 lobes. Les étamines sont en général en nombre égal ou double de
celui des lobes de la corolle; elles sont parfois, -
cependant, en nombre indéfini. Les fleurs femelles ont les étamines rudimentaires. L’ovaire est supère, à 2-5 loges contenant chacune 1 ou 2 ovules ; il est surmonté de styles en nombre égal à celui des loges. Le fruit, presque toujours couronné du calice persistant et accrescent, est coriace ou charnu.
ÆEberesche. Nom allemand du Sorbier.
Eberraute. Nom allemand de l’Aurone.
EBORGNER. Supprimer des yeux (bourgeons), soit parce qu’ilssont inutiles, soit pour favoriser le développement de certains autres.
EBOURGEONNER. Supprimer des jaunes pousses (bourgeons des horticulteurs) dont le développement serait inutile ou nuisible. Cette opération s'applique surtout aux arbres fruitiers cultivés en espaliers, les jeunes rameaux qui naissent en avant des murs devant seuls être conservés. (Voir Taille des arbres fruitiers.) EBOUTONNER. Supprimer des boutons à fleurs sur les arbres fruitiers, en vue d’obtenir un nombre de fruits en rapport avec la vigueur. du sujet.
EBRANCHER.
Ebrancher. Voir Elaguer.
Ebranchoir. Voir Emondoir.
ECCREMOCARPUS Ruiz et Pav. Eccrémocarpe. (Bignoniacées.) Sous arbrisseaux souvent orimpants Feuilles opposées, bipinnatiséquées, terminées en vrilles. Fleurs en grappes latérales lâches. Calice amplement membraneux, coloré, campanulé; corolle à tube allongé. limbe presque bilabié, à 5 lobes courts, arrondis, étalés; 4 étamines incluses; ovaire uniloculaire. Capsule courte, s'ouvrant en 2 valves. Graines planes, comprimées, munies d’une aile à stries rayonnantes. 3 espèces. Amérique australe et occident.
E. scaber R. et Pav., E. grimpant. [Syn.:
Calampelis scaber Don.] — Bois, ATL. PL. JARD.
pl 223. — Tige ligneuse, de 5 à 6 m.;
feuilles pennées; fleurs tubuleuses, rouge écar-| late, en grappes axillaires, de juin à octobre.
Sous le climat de Paris, doit être rentré en oranserie l'hiver ou abrité sur place; rustique dans le Midi. Ornement des treillis, balcons, fenêtres, etc. Exposition chaude, bien éclairée; terre substantielle, légère, bien drainée, non calcaire. Se multiplie de rameaux enracinés, ou de semis ; 10 semis enjuillet-août, repiquage du plant, hivernage sous chassis, mise en place au printemps ; 2° en mars-avril sur couche, repiquage en pot sur couche, plantation en mai. J.G
ECHALOTTE (Allium ascalonicum L.); ang Schallot ; all. : Schalotte. (Liliacées.) — Orient. — Plante condimentaire, vivace; bulbes formés de 5-6 caïeux ovoïdes, agglomérés sur un plateau commun,recouverts d’une pellicule épaisse,
rouge cuivré; hampe cylindrique; files cylin-|
driques, fistuleuses subulées, nombreuses; ombelle globuleuse; fl. lilas, très rares dans nos pays. ainsi que les graines.
Var.: Æ. ordinaire, bulbes pyriformes, de la
erosseur d’une noix, caïeux en nombre variable | suivant les races ; flles. petites, d’un beau vert;
de très bonne garde.
E. de Jersey, bulbes courts ou arrondis, files. glauques; peut fleurir et donner de la graine; bulbes se conservant moins que ceux de l'E. ordinaire,
On plante de fin février à avril, à la main, en bordure ou en planche, en terre meuble. légère, riche de vieux fumier, bien saine. Les soins se bornent à sarcler les planches, et à déchausser avec la main les bulbes qui jaunissent et pourriraient. On récolte quand toutes les files sont desséchées; les .bulbes laissés quelques jours au soleil sont rentrés en lieu aéré et sec; ils se conservent d’une année à l’autre.
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ECHASSIERS. Ordre de la classe des caractérisé par des pattes plus ou moins hautes, dégarnies de plumes jusqu’au dessus du tarse; le bec est également plus ou moins allongé. Les Echassiers se nourrissent généralement de proies vivantes, vers, mollusques, reptiles, etc. Ils sont donc utiles à l’horticulture, et dans certains pays on à coutume de garder dans les jardins des Cigognes, des Courlis ou d’autres Echassiers, auxquels on à soin de couper les