‹ Dictionnaire d'horticulture illustréChapitre 477 sur 1136 · CAR EN A · texte numérisé non relu

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ENGRAIS

L'Amérique du Sud, où se pratique en grand dans les Saladeros la fabrication des extraits tels que l’eextrait Liebig», expédie en Europe des quantités importantes de résidus de cette fabrication, formés par un mélange réduit en poudre de viande et d'os; c’est un engrais à la fois azoté et phosphaté, connu sous le nom de Guano de Fray Bentos.

Les cadavres d'insectes, tels que les hannetons ou les sauterelles, dont on détruit parfois d'énormes quantités, doivent être utilisés au même titre que les précédents engrais.

Matières cornées. Les parties cornées des animaux, cornes,sabots, ongles, etc., après avoir servi à la fabrication de divers objets (peignes, boutons, etc.), fournissent des râpures, rognures ou frisures que l’agriculture utilise parfois à l'état brut comme engrais riche en azote (12 à 140j,). Mais le plus souvent, dans le but de les rendremoins encombrants etplustransportables, l’industrie transforme ces déchets, en les torréfiant ou en les soumettant à l’action de la vapeur surchauffée, en une poudre plus ou moins fine, à 13 ou 14 p. 100 d’azote.

Déchets de cuir. Les vieux cuirs hors d'usage, les débris et rognures,contiennent une quantité élevée d'azote, qu’on concentre encore en les soumettant à une torréfaction. Ces produits, contenant de 8 à 9 p 100 d'azote, sont vendus comme engrais sous le nom de cuirs torréfiés.

Enfin, citons les déchets des industries lainières, laine, chiffons, tontisses, ete. Les poils, cuirs, plumes, etc.; pains de cretons et dégras, déchets de boyaux, morceaux de colle, etc., dont la richesse en azote varie suivant l'état d’humidité et de pureté.

Engrais de poissons. Les poissons existent en abondance sur certaines côtes, Terre neuve, mers polaires, côtes de Norvège, littoral de l'Océan, où on les pêche pour la préparation des salaisons et des conserves: morues, harengs,

- sardines, etc. Ces pêcheries laissent des déchets

importants qu’on à songé à transformer en engrais et même, allant plus loin dans cette voie. en cemtaines régions (Norvège) on pêche les poissons uniquement en vue de la préparation des engrais. Les procédés de préparation sont plus ou moins perfectionnés: ils se résument presque tous à faire bouillir le poisson et à le presser fortement pour en séparer l'huile; puis à dessécher le tourteau ainsi obtenu et enfin à le moudre.

Ces sortes de guanos, riches en azote (6 à 99/,) et en acide phosphorique (6 à 140/;), peu utilisés en France, sonttrès appréciés en Belgique eten Angleterre.

Guanos. Les gisements de guanos proprement

dits résultent de l’accumulation, en certains points du globe, des déjections d'oiseaux de mer, auxquelles se sont mélés des poils, des plumes, des cadavres d’oiseaux et de poissons. Nous ne décrirons pas ces immenses gisements, ni leur mode de formation, ni leur distribution

géographique; disons simplement qu'autrefois

les guanos dits du Pérou étaient d’une richesse extrèémement élevée; ils contenaient jusqu'à 15 et 16 p. 100 d’azote, avec 20 à £0 p. 100 de

phosphate de chaux. C’étaient des engrais de

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ler ordre, dont la réputation à été grande et. légitime. Ces gisements primitifs étant épuisés, on exploita des gisements de plus en plus pauvres, en conservant au début la prétention exagérée de vendre ces nouveaux produits au prix des anciens.

Actuellement on trouve 3 types de guanos:

Guanos contenant de

7 à 90/, d'azote et 12 à 150/, d’ac. phosphorique. 5à 70% » 15à 200), » »

3àa59/,. > 20à250/, » > Ces guanos se vendent, non comme autrefois aux 100 kilogr.sans garantie, mais comme tous les engrais, d’après leur teneur en principes fertilisants; ajoutons qu'on peut attribuer à l’azote et à l'acide phosphorique la valeur la plus élevée, car leur assimilabilité est très grande. On vend très souvent aussi des guanos dits guanos dissous, c’est à dire traités par l'acide sulfurique. C’est en quelque sorte du superphosphate de guano.

Le nom de Guano, autrefois synonyme d’engrais puissant, à été attribué à des produits sans nombre et le plus souvent sans valeur; la loi interdit aujourd’hui formellement l’attribution de ce nom à tous les produits artificiels. Tous les engrais que nous venons d’exami ner contiennent l'azote sous forme organique,“ c'est à dire non immédiatement utilisable par les végétaux, comme les formes nitrique et:

ammoniacale ; il semblerait que cet azote doiye par conséquent avoir une valeur commerciales moindre; par une sivgulière anomalie, c’est le contraire qu’on constate ; c’estseult. depuis très peu de temps que les prix tendent à s’égaliser, tout en conservant encore une petite supé= riorité. Tous les engrais organiques sont loin d’avoir la même action fertilisante ; les uns agissent très rapidement, d’autres très lente-« ment, certains même pas du tout; dans la 1" catégorie se placent les guanos, la chair, les cornes, le sang; dans la seconde, les poils, plumes; laines, etc.; dans la 3°, les cuirs bruts où torréfiés. | Les engrais organiques peuvent être eme ployés comme engrais d'automne; il n’y a pas à redouter, comme avec les engrais azotés mis néraux, l'entrainement par les eaux pluviales II. Engrais phosphatés. — L’acide phospho= rique n’existe dans beaucoup de sols qu’en pros portion insuffisante pour les besoins des rés coltes ; et c’est un des éléments que l’agricul: ture est le plus souvent obligé de demander au commerce. L’emploi des engrais phosphatés qui date à peine de 50 ans, à pris une IMPOTS tance considérable, dont on peut se rendre compte par les transactions du commerce Ein des syndicats agricoles. b 4 Les sources auxquelles l’agriculture EM prunte l'acide phosphorique sont du reste non» 4 breuses, variées et pour ainsidire inépuisables. Phosphates naturels. Dans plusieurs formations, | géologiques, le phosphate de chaux existe En, » gisements, tantôt à l'état de roches dures €b, | cristallines (apatites), tantôt à l’état de rognons, , amorphes (nodules), de sables ou de craless, | tantôt à l’état de fossiles (coprolithes), tantôt | avec la texture de débris osseux.

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Le territoire français est particulièrement

favorisé ; il contient de nombreux et importants gisements, faisant l’objet d'exploitations actives et que nous passerons rapidement en revue en les groupant par étapes géologiques.

L'étage albien (sables verts, Gaize et Gault),

| est un des plus riches en phosphates ; il com- | prend dans la Meuse,les Ardennes et le Pas-de- | Calais, et aussi dans le Cher, l'Yonne, l'Ardèche, la Drôme et le Vaucluse, d'importantes étendues où les nodules abondent :

Meuse et des Ardennes alimentent une partie

les phosphates de la |

de l’agriculture de l’Est et de l'Ouest et sont.

très estimés pour l'emploi direct. Les nodules exploités par puits et galeries sont lavés, concassés et réduits en poudre par des moulins.

C’est d’après leur richesse en acide phosphori-

que déterminée par l'analyse scientifique qu’on | doit les acheter, en tenant compte de leur état

de finesse qui joue un rôle important dans leur assimilabilité.

L'étage néocomien contient dans le Gard de bons gisements de phosphates riches et précieux pour l’agriculture du Midi.

L'étage sénonien, exploré activement depuis

hs tn c 0; Mis

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cherche-t-il à acquérir et à exploiter nos gisements.

Nous ne nous occuperons pas des phosphates de l'étranger, nous dirons seulement que l'Espagne, l'Allemagne et le Canada renferment d'énormes amas d’apatites; la Belgique est riche par ses craies de Ciply; la

| Russie surtout est riche en nodules, plus riche

peut-être que tous les pays du monde. L’Angleterre assez mal dotée emprunte ses phosphates à l'Amérique du Nord (Canada, Caroline), à l'Amérique du Sud et aux Antilles (Guanos en roches).

Phosphates d'os. Mais ce n’est pas seult. aux phosphates extraits de la terre que l’agriculture emprunte son acide phosphorique. C’est aussi au phosphate concentré dans le squelette des animaux, aux 0s sous leurs différentes formes.

Les os bruts ou verts contiennent avec 5 à 69/9 d'azote environ 20 p. 100 d'acide phosphorique; ils font surtout retour à l’agriculture après que l’industrie en a retiré la graisse et la gélatine et les a réduits en poudre très fine.

| Ces os dégélatinés contenant 6U à 700/, de phos-

1886, fournit des gisements groupés dans la Somme,le Pas-de-Calais, le Nord et l'Oise, dont lexploitation a été pour ces départ. une source |

de grande richesse. Ils fournissent le phosphate

tantôt sous forme de sables, tantôt sous forme de craies.

posés dans des sortes de poches, ont une très

grande richesse en acide phosphorique ; peu es- | |timés pour l'emploi direct, ils sont très recher-|

phate, forment un engrais phosphaté dont l’emploi direct est très avantageux.

Enfin, l’agriculture utilise le noir animal, les noirs de sucrerie et de raffinerie.

Les produits d'os ont été les premiers engrais phosphatés utilisés par l’agriculture et

il nous souffira de rappeler que c’est à leur em- Les premiers, dits phosphates arénacés, dé-.

| chés au contraire pour la fabrication dessuper-

phosphates.

| Les craies phosphatées sont peu riches (30 p.

100 au maximum) et c'est à obtenir leur enrichissement par des procédés mécaniques ouchimiques que l’industrie exerce ses efforts, non sans | succès ; il y à là, dans ces gisements qui sont |éonsidérables en Belgique (Ciply), une source l'énorme d'acide phosphorique.

L'étage liasique comprend dans la Côte-d'Or Surtout, les Vosges et la Haute-Saône, des gîtes de nodules qui sont estimés à l’égal des Iphosphates de l’albien pour l'emploi direct.

Dans les terrains oolithiques, on rencontre en filons puissants, s'étendant dans le Lot, WAveyron, le Tarn et le Tarn-et-Garonne, des phosphate, connus sous le nom de phosphorites du Quercy, en roches dures et compactes, \qui alimentent la région du Sud-Ouest.

| Nous nous garderons d'oublier les impor- \tants gisements des phosphates de l'Algérie et de la Tunisie, qui ont donné lieu à de si re- |tentissants débats : il y a là dans les environs de Tébessa et de Gafsa, des gites d’une richesse :et d’une importance très grandes. On s’est ému jà juste titre de voir ces phosphates prendre le ‘chemin de l'étranger, au lieu de rester entre = mains pour faire la fortune de notre indus-

trie et de notre agriculture.

Ce coup d’œil rapide montre combien notre nation est bien dotée sous le rapport des gise- |ments phosphatés ; aussi l'étranger, moins bien Ipartagé, nous fait-il de nombreux emprunts et

ploi qu'est due l’amélioration profonde et rapide des terres granitiques.

Scories de déphosphoration. À ces phosphates uaturels sont venus récemment se joindre les phosphates métallurgiques, produits lorsque,

| pour enlever le phosphore, qui rend l'acier

cassant, on insuffle dans la fonte en fusion un

courant d'air et on y projette de la chaux. La

scorie qui se forme englobe tout le phosphore à l’état de phosphate. Ces scories, au début délaissés, sont devenues, à la suite de nombreuses expériences agricoles, un des engrais phosphatés les plus recherchés et les plus

estimés par l’agriculture, surtout pour l’amé-

lioration des terres acides et tourbeuses ; elles contiennent en effet de la chaux libre et de l’acide phosphorique, leur apport constitue à la fois un phosphatage et un chaulage.

Tous les produits phosphatés que nous venons d’énumérer contiennent l’acide phosphorique à

l'état de phosphate tribasique, c’est-à-dire à

l’étatinsoluble. Certains de ces phosphates (apatites) sont presque inattaquables par le végétal ; d’autres tout en étant assimilables (nodules, ne le sont pas assez rapidement pour les besoins d’une culture intensive. Aussi a-t-on cherché des procédés permettant de donner à l’acide phosphorique des phosphates naturels une forme soluble, qui facilite leur diffusion dans Le sol et leur absorption par les racin es.

C'est par des procédés chimiques qu’on à atteint ce résultat

Superphosphates. Si on traite du phosphate naturel par de l’acide sulfurique, une réaction très simple se produit, qui a pour résultat de transformer le phosphate tribasique en phosphate monocalcique soluble.

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3 CaO, Ph0O5 + 2 S03, HO = + Ca0, 2 HO, PhO3.

Le produit ainsi obtenu, mélange de plâtre très soluble, hygroscopique, vendu d’après sa

et de phosphate soluble, porte le nom de superphosphate ; en réalité, ce mélange est plus complexe; on y observe un phénomène particulier. Une partie de l’acide soluble devient à la longue insoluble ; le titre baisse; il y a rétrogr adation.

Cette partie rétrogradée, insoluble dans l’eau, |

est soluble dans le citrate d'’ammoniaque. Sans insister sur les discussions chimiques, physiologiques et commerciales auxquelles a donné lieu ce phénomène, disons qu’actuellement il est admis que la forme soluble et la forme rétrogradée, l'acide phosphorique soluble dans l’eau et l’acide soluble dans le citrate, ont la même valeur fertilisante et partant Ja même valeur agricole, et l'usage s’est établi d'acheter les superphosphates d’après leur titre en acide soluble dans le citrate d'ammoniaque, qui comprend à la fois l’acide soluble et l’acide rétroie

Suivant la matière première employée à la fabrication, l’on observe dans la composition des superphosphates des différences assez erandes dans la richesse. La fabrication a pris un développement extraordinaire dans ces dernières années; la découverte de gisements abondants de phosphates. le bas prix de l'acide

2 CaO, S03! communément usité; il contient ordinairement

lement supérieur, que rarement l’on pourra uti-"

sulfurique, l’active consommation par l'agri-

culture, la concurrence entre les divers pays, ont amené une baisse de prix très heureuse pour

l’agriculteur; c'est ainsi que le kilogr. d'acide,

phosphorique, qui valait, il y a dix ans environ, 1 fr. 10 c. le kilogr., s'est abaïissé à 40 cent.

Phosphates précipités. A côté des superphosphates, il y a lieu de citer un produit concentré, obtenu comme sous-produit de la fabri-

cation de la gélatine. C’est le phosphate précipité, poudre blanche très fine renfermant, lorsque la fabrication a été bonne, jusqu’à 40 p. 100 d'acide phosphorique insoluble dans l’eau, mais soluble dans le citrate d’ammoniaque.

III. Engrais potassiques. — La présence de la potasse dans le sol est une condition indispensable au développement des plantes ; si cet élément est en quantité insuffisante, il faut impérieusement avoir recours aux engrais potassiques. L’agriculteur n’est du reste point embarrassé pour se les procurer.

Dans les cendres végétales elles-mêmes, la po- |

tasse se trouve concentrée; la fumure par

les cendres de bois ou de varechs, les suies de

cheminée, les salins de betteraves, etc. est un moyen de restituer au sol la potasse. Les eaux de lavage des laines, les eaux d’osmose des sucreries, îles vinasses, les lies èt les marcs de vins ne doivent pas être perdus; ce sont comme les cendres des engrais où la potasse domine.

Mais c'est généralement sous forme de sels concentrés que le commerce des engrais met la potasse à la disposition des cultivateurs; ces sels sont extraits soit des eaux-mères des marais salants, soit des salins de betteraves, soit des cendres, et en majeure partie des mines de Stassfurt, en Allemagne; on les rencontre à divers états de combinaisons.

Chlorure de potassium. Le chlorure est le plus

marnage a des effets moins intenses que le

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de 50 à 54 p. 1C0 de potasse. C’est un sel blane,

teneur en potasse, à raison de 40 à 50 cent. le kilogr. de potasse.

Sulfate de potasse. Le sulfate vient après le chlorure comme importance; il contient ordinairement 80 à 90 p. 100 de sulfate pur, soit. 44 à 48 p. 100 de potasse; il livre sa potasse à un prix plus élevé. Maïs il offre sur le chlorure l'avantage d'apporter au végétal de l’acide sulfurique au lieu d’acide chlorhydrique, et l’on sait que les chlorures ne laissent pas que d'être caustiques, et lorsque leur solution se trouve en contact direct avec desgrains, des jeunes racines" ou des jeunes végétaux, on à crainte des brûlûres qui vont jusqu'à la destruction de la ré-« colte.

Carbonate de potasse. Le carbonate, très préconisé par certains auteurs, a en effet une action énergique sur la terre; par sa puissante alcalinité, ce seljoue, en même temps que le rôle d'engrais, celui d’amendement ; il désagrège les matières organiques et minérales et peut, en ce sens, avoir une action plus marquée que les“ précédents sels; malgré cela, son prix est tel

lement conseiller son emploi.

Nous nous sommes expliqué au sujet du ni trate de potasse, engrais à la fois azoté et po-" tassique.

IV. Engrais calcaires. — Aux engrais calcaires, à chaux et marnes, on. donne plus souvent le nom d’amendements; c’est qu’en effet, outre leur rôle« d’aliment, ces matières ont sur la nature physique et chimique des terres une action très marquée et qui est tout à fait prépondérante. %

Tout le monde connaît la chaux, et sait qu'on distingue des qualités différentes sous le nom del chaux grasses, maigres et hydrauliques ; c'est aux premières qu “il faut, au point de vue agricole, donner la préférence. Cette chaux introduitem ci dans le sol a pour premier effet de désagrégerm les matières organiques, de hâter la formation" d’ammoniaque,puis celle de nitrate de mobiliser, en un mot, l’azote organique, jusqu'à épuiser le sol, si on n’avaitsoin de fumer en même tCMpS qu'on chaule. Le second effet est de mettre cs liberté certains éléments minéraux, la potasse notamment. Mais l'effet le plus précieux et le plus appréciable est de modifier profondément | les qualités physiques du sol, en donnant aux terres compactes et argileuses une perméabilité plus grande; l’air et l’eau y circulent. les ins-. truments y pénètrent plus facilement, la nitri= | fication y devient possible. Dans les terres tour. beuses, la chaux a une action encore aussi marquée en neutralisant l’acidité.

Ce que nous disons de la chaux, s'applique à la marne ou carbonate de chaux. Mais le car=" bonate de chaux a une action moins rapide, moins énergique que la chaux vive; mais si le

chaulage, le résultat final est le même.

On chaule ou on marne à des doses très Vas riées, suivant l’état du sol, suivant le prix des matières premières, suivant la durée qu’on assigne à l'opération. Fu moyenne, On chaule à

nn = à um

comme engrais semble tout à fait effacé et nous

autrement qu'àtitre expérimental.

d’ammoniaque et le phosphate de potasse.

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raison de 5 à 6 hectolitres par hectare et par

an (le double pour la marne); tantôt pour une.

période de 3 ans, tantôt pour 10ans, tantôt on

fait un apport massif pour 20 ou 80 ans. Il y a. intérêt, tant au point de vue des avances à.

faire qu’au point de vue des effets sur le!

sol, à employer des quantités de chaux ou de.

marne modérées et à en renouveler l'emploi plus souvent.

A la marne on substitue dans certaines régions les faluns. et près de la mer les tangues, les trez, les merls, les calcaires marins de toutes sortes; ailleurs, les écumes de défécation des sucreries, les cendres lessivées.

V. Engrais divers.—Signalons en premièreligne le plâtre, dont l'action sur les plantes de la fa-

tes de prairie, est si remarquable et si bien établie.

Le plâtre ou sulfate de chaux agit-il par sa

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ENKIANTHUS.

vantage d'être, lorsqu'ils sont purs, débarrassés des produits accessoires (acide sulfurique ou chlorhydrique. etc.). qui ne seraient pas sans éffet nuisible sur les plantes des jardins, plus délicates que celles des champs; ajoutons à côté de cet avantage problématique, l’inconvénient sérieux de leur prix extrêmement élevé.

Nous avons développé cette question des engrais sans nous inquiéter en apparence de l’ap-

| plication spéciale à l’horticulture; c’est qu’en

effet nous pensons qu'il n’y a pas lieu d'établir de différence essentielle à ce point de vue entre l’agriculteur et l’horticulteur; la production des fleurs, des légumes et des fruits obéit aux

mêmes lois générales que la production des mille des Légumineuses, du moins pour les plan-

chaux, par son acide sulfurique, par la mobili-. sation de la potasse du sol ? il y a, sur ces points, matière à discussion ; mais son action est cer-|. taine, et chose remarquable, elle se borne aux:

Lévgumineuses.

Engrais magnésiens. On s'est préoccupé, et à bon droit, de savoir si la magnésie, partie constituante de tous les végétaux.ne devait pas jouer unrôlecommeengraiset sionne devait pas la fournir au sol sous forme de sels magnésiens solubles, tels que sulfate, ou de sels insolubles, | tels que carbonate ou dolomie; nos connaissances sur ce pointsoht assez limitées, il y a là matière à recherches nouvelles.

Engrais marin. On s’est beaucoup occupé, il y a longtemps, de l’action du chlorure de sodium comme engrais, et la question semble toujours préocuper les esprits ; il est cependant acquis que la soude n'entre pas normalement dans la constitution des végétaux etne joue par conséquent aucun rôle dans l'alimentation des récoltes, et de plus, il a été expérimentalement établi que, à l'exception des doses élevées qui sont nettement préjudicables aux végétaux, le sel. n'avait à petites doses aucune action.

Sulfate de fer. Plus récemment, on a préconisé les sels de fer et surtout le vitriol vert comme engrais. Ce que l’on sait bien, c’est qu'il agit comme remède contre la chlorose : mais son rôle

ne saurions actuellement conseiller son emploi

Nous avons passé en revue brièvement les différents engrais fournissant isolément azote, acide phosphorique, potasse et chaux ; on peut, en combinant ceux-ci de multiples facons, répondre à tousles besoins, et c’est ce que nous con-

Seillons à l’agriculteur de faire, plutôt que d’ache- |

ter des engrais composés qui offrent bien des inconvénients.entre autres celui de coûter beaucoup trop cher.Cependantilest bon dans cette nomenclature, de signaler quelques sels complexes dont l'emploi à été particulièrement recom-

mandé tout récemment pour l’horticulture; tels

Sont notamment: le phosphate et le nitrate

Ces deux sels apportant deux éléments à la

fois, ont, d’après ceux qui les préconisent, l’a-

céréales, des plantes industrielles ou fourragères.

Le premier soin de l’horticulteur qui voudra faire usage de ces précieux auxiliaires sera de s’enquérir des ressources naturelles du sol qu'il cultive; il arrivera à cette notion préliminaire, à laquelle nous attachons une importance capitale, soit par l’analyse chimique, soit par l’expérimentation directe.

Puis il aura à se préoccuper des exigences particulières de chaque plante ; si sur ce point les documents accumulés par la science sont encore peu nombreux, il est permis par analogie d’avoir des notions générales; on saura par exemple que les Légumineuses sont insensibles à l’action des engrais azotés; que les plantes à racines et tubercules sont en général exigeantes en engrais phosphatés rapidement assimilables, quesur les plantes à feuillage comestibles ou d'ornement les engrais azotés seront certainement favorables ; etc. etc.

Il n’est pas douteux que les beaux résultats obtenus par la grande culture ne soient également obtenues par l’horticulture ; nous pen-

sons même que, pour cette dernière, où l’on est

plus maitre des conditions extérieures, chaleur. humidité, propreté et ameublissement du sol.

etc.,les résultats seront plus beaux et plus sûrs.

Mais c'est par une marche méthodique et scientifique qu’on arrivera à tracer des règles pré-

cises pour l'emploi des engrais chimiques. Donner à tort et à travers, comme on est trop enclin à le faire, des formules variées, c’est faire de l’empirisme, c'est marcher en aveugle, c'est à plaisir embrouiller une question,alors que pour l’éclairer il suffit de s'inspirer des résultats précis et scientifiques obtenus par la grande culture. A., Ch:°G

ENJAUGER. Mettre en jauge.

ENKIANTHUS Lour. (Ericacées-Andromédées.) Arbrisseaux glabres, rameaux subverticillés, bourgeons accompagnés de bractées caduques; files. pétiolées, alternes, rassemblées ausom metdesrameaux.coriaces et persistantes, ou membraneuses et caduques, entières ou dentelées ; fl. en ombelles corymbiformes terminales, penchées ou pendantes, blanches, coccinées ou roses. Calice persistant, à 5 lobes courts, aigus ou obtus ; corolle subglobuleuse, campanulée ou urcéolée, avec ou sans bosses à la base, et à lobes entiers ou lacérés; 10 étamines incluses, à filets dilatés à la base; anthères oblongues, ob-

ENKIANTHUS. — 492 —

tuses, portant au sommet et en arrière deux éperons; ovaire à 5 loges; capsule dressée ou penchée, à 5 angles, renfermant des graines ailées.

5 ou 6 espèces, de Chine, Japon et Himalaya oriental.

La plus cultivée est E. quinquæflorus Lour; files. longt. pétiolées, oblongues, aiguës aux 2 bouts, bordées de rouge; fleurs rosées et rouges, par 5-7, pendantes; Chine; B. M. 1649; B. KR. t. 844,

On cultive aussi E.reticulatus Lindl.; Chine; B.R.t. 815; E.hymalaicus; B. M.6460; L'Horr.

FRANC., 1855, t. 5; E. japonicus ; B. M. 5822.

Culture des Ericacées de serre froide, en terre de bruyère; tailler après la floraison, qui a lieu ordt. au printemps. 15062

Enothère. Nom vulgaire des Onothera.

ENSIFORME. En forme d'épée, de glaive.

Feuille des Zris, des Glaïeuls, etc.

ENSILER. Mettre en silos

ENTELEA Brown. (Tiliacées.) Arbres à port de Sparmannia, couverts de poils étoilés. Feuilles 5-nervées, dentées. Cymes ombelliformes terminales, accompagnées d’un petit involucre formé de bractéestrès courtes. Fleurs 4-5-mères ;

ovaire à 4-6 loges polyspermes. Capsule épi-|

neuse.

1 espèce de la Nile-Zélande.

E. arborescens R. Br. — Bor. Mac. 2480. — Arbre de 5-6 mètres, à feuilles cordiformes, lobées, pubescentes surtout à la face inférieure. Fleurs blanches, en été Orangerie. Multiplication de graines. D

Ente, Enter. Synonymes de Greffe, Greffer (voir Greffe).

ENTIER. Sedit des organesindivis.Les feuilles sont entières, lorsque leur limbe ne présente aucune dentelure ou découpure.

Entomostracés. Voir Crustacés.

Entourage. Voir Armature.

Entre-cueillir. Voir Récolte des fruits.

ENTRE-NOEUD. Portion de tige ou d’un axe quelconque, comprise entre deux nœuds. On lui dore aussi le nom de mérithalle

ENTYLOMA. Genre de la famille des Champignons-Ustilaginées. Forme des taches noires sous-épidermiques à la surface des feuilles. Caractérisé par la formation des spores de place en place sur les rameaux mycéliens. Ces spores serment comme celles des Tilletia, en donnant un promycélium qui produit à son extrémité des sporidies allongées, qui s'unissent par une anastomose latérale. Ce sont ces sporidies qui, en germant par un filament qu’elles produisent, amènent l'infection. :

E. Calendulæ, attaque les Soucis.

E. Ranunculi, envahit les Renoncules et la Fcarre. , DD:

EPAGRIDÉES. (Dicotylédones-Gamopétales.) Famille de plantes très voisine des Ericacées, dont elle se distingue par les anthères uniloculaires au lieu d’être à deux loges.

EPACRIS Cav. (Epacridées.) Arbriss. dressés ou couchés ; flles. sessiles ou pétiolées, éparses, serrées ou imbriquées, à pétiole articulé avec la tige; fl. solitaires à l’aisselle des feuilles supérieures, à ramules florifères disposés quel-

PR AE OP PO ET CORDES ET ot Li : L | :

re

EPACRIS.

quefois en grappes, sessiles ou courtement pédonculées, blanches ou roses; calice à 5 sépales, accompagnés de bractées nombreuses; corolle à tube cylindracé ou campanulé, à 9 lobes imbriqués, étalés; 5 étamines à filets soudés au tube; ovaire 5-loculaire, à ovules nombreux; capsulaire, 5-loculaire, s’ouvrant par 5 valves.

26 espèces, en grande partie de l'Australie extra-trop. orientale, 4 de la Nile-Zélande et une de la Nlle-Calédonie.

E. campanulata Lodd. — Nile-Hollande. — Lopp. Car. 1925, 1931. — Très rameande. — ovales,échancrées, cordiformes ; fl. camux ; files. dressées, rose intense. panulées,

E. hyacintiflora Hort. Issu d’un semis dE.

longiflora. Port élégant; rameaux vigoureux; flles. ovales, petites, piquantes ; fl. grandes, tubuleuses, nombreuses, blanc pur.

. Fig. 340, — EPACRIS LONGIFLORA Cav.

VE

E.impressa Labill. — Nlle-Hollande, — BOIS, ATL. PL. JARD., pl. 172.; B. M. 3407; B. R.25, 19 — 1 m.; rameaux pubescents; files. sessiles;, pointues, étalées; fl roses, pendantes, à tube long, déprimé à la base, à corolle cylindrique

E. longiflora Cav. (Æ. grandiflora Willd.) (Fig. 340.) — Nlle-Hollande. — B. M. 982; Lonn Cag. 21; Hire. AuarT. 3, 185. — Longs ramules rougeâtres; files. ovales, pointues; fl. en guirlande, pendantes, rouge carmin ou violacées, à sommet panaché.

E. paludosa R. B. — Nlle-Hollande. — Lonp.

Cam. 1226. — 1 m.; rameaux pubescents; files. lancéolées, piquantes, étroites, à bords rudes, rapprochées ; fl. en épi feuillé, rosées ou blanches, ! à tube court. . | RE, pungens Sims. (Æ. purpurascens R. Br.) = »

EPACRIS. — Nile-Hollande. — Lonn. Car. 237. 876; Her.

AMAT. 3, 199; B. M. 844, 1199. — Tiges courtes; files. ovales, cucullées, pointues; fl. en entonnoir, purpurines, puis blanches ; corolle à lobes pour-

vus d’une pointe sétacée.

Serre froide en pleine terre de bruyère; sir.

libre de mai en octobre ; bouturage d’extrémités de jeunes rameaux herbacés, sous cloche; semis et marcottage. 22 © à

Fig. 341. — EPERON, CAPUCINE. Coupe longitudinale de la fleur.

Épamprement. Voir Effeuillage.

EPAULÉ. Les arboriculteurs désignent sous.

ce qualificatif les arbres, et surtout les espaliers,

dont une partie latérâle a été détruite par suite

d'accident.

Epeiche. Voir Pic.

Fig. 342. — Epi. CHATAIGNIER.

ÉPERON. On donne ce nom aux proéminences |

creuses, longues et généralement pointues, que portent certaines parties de la fleur, calice et

| Corolle. (Fig. 341.) L'’éperon est presque tou-

Jours libre; cependant celui que l’on observe dans les Pelargonium a contracté une adhé-

ce

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EPHESTIA.

| rence si intime avec le pédoncule, qu'il semble faire partie intégrante de cet organe.

. EPERVIER. Cerapace, type du genre Aceipiter des naturalistes modernes (A. nisus), est de taille moyenne (33 em. de long) et diffère des vrais faucons par ses ailes courtes, obtuses. Il est d’un gris foncé dessus, blanc dessous. avec des taches de rouille. Malgré ses ailes courtes, son vol est facile. Il s'attaque aux petits oiseaux depuis la taille de la perdrix jusqu’à celle du | roitelet. Sa hardiesse est extrême, mais il chasse surtout à l'affût. L'Épervier détruit beaucoup d'oiseaux insectivores et doit être rangé dans | la catégorie des animaux franchement nuisibles. DE

Fig. 343 — PIDENDRUM NEMORALE Lindley.

Epervière. Nom français des Hieracium.

Ephémère. Nom français du Tradescantia virginica. :

EPHESTIA. Genre de papillons nocturnes de la famille des Teignes (voir ce mot), dont les chenilles vivent surtout dans les matières végétales préparées et conservées. Telles sont l'Æ. elutella, espèce commune en France, et dont la chenille se trouve dans le chocolat, le pain d'épices, Les dattes. les raisins, etc. L'E. Kuehniella est une espèce récemment importée et qui s’est rendue célèbre par les ravages qu’elle commet dans la farine, dans les moulins, les minoteries, les greniers à grains, etc. Cette chenille se loge dans les sacs de farine et sillonne cette substance de galeries tapissées de soie blanche en forme de toiles d'araignées enchevêtrées. La Pyrale du Daphné, qui s'attaque à cette plante dans les jardins, appartient aussi au genre FHRNAEAEE

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