FOUGÈRES
| tempérées que dans les contrées les plus chaudes. . Mais c’est dans les régions tropicales qu’elles
acquièrent leur plus grand développement, au point de devenir arborescentes. Il en résulte qu'on les a groupées, pour leur culture, en Fou- #ères de plein air, de serre tempérée et de serre
chaude. Certaines espèces de plein air ne s’ac-
commodent pas de la serre tempérée, mais presque toutes celles qui se cultivent l'hiver dans cette serre peuvent être soumises à l'air libre et plus ou moins à l’ombre pendant l'été. Nos Fougères d'Europe se plaisent d'ordinaire dans les Fougeraies rocheuses, établies sous quelque ombrage. Quant aux Fougères des régions tropicales, elles exigent d’être tenues continuellement dans la température élevée et humide de la serre chaude.
Leur multiplication s'effectue, suivant les espèces, par la division des souches, la fragmentation des rhizomes, la plantation des bulbilles
| et le semis. Pour ce dernier procédé, il suffit de
faire dessécher dans des sachets de papier des frondes à sporanges mürs, et d'en semer les spores ainsi obtenues sur des pots ou des terrines de terre de bruyère très humidifiée avec
| de l’eau de pluie, soitsous verre,soitsous cloche.
On peut faciliter la fécondation, sur des prothalles de deux mois, par des pulvérisations
d'eau de pluie; mais il arrive ordt. que par suite. de l’abaissement de la température pendant la
| nuit, la vapeur d’eau se condense en fines gout-
telettes sur et sous les prothalles, et ce peu de liquide suffit pour assurer l'acte fécondateur. Les plantules se développent alors et vers le 8e mois on peut les repiquer aisément.
Souvent ornementales, presque toujours gracieuses et parfois curieuses de forme, les Fougères sont d'une culture facile. Elles exigent lPombre et l'humidité, se plaisent suivant leur dimension dans la terre de bruyère concassée ou pulvérulente, et leurs racines se trouvent bien de la porosité des terres cuites. On les cultive donc facilement en pots, dans la serre, sur tablettes ou même en suspensions, avec des ar-
| rosages ou seringages suffisants pour empêcher
toute sécheresse. Mais quelques-unes exigent des soins particuliers, comme le Ceratopteris, qui est aquatique, et comme les Hyménophyllacées, qui demandent à être maintenues dans la concentration constante d’un air très humide. En
| Somme, cette classe de végétaux est à juste titre
À fort estimé dans l'Horticulture.
ER
. Fougères arborescentes. On désigne plus particulièrement sous ce nom les Fougères qui s’é-
lèvent au-dessus du sol, en présentant une sorte
de tige tronciforme, entourée de toutes les racines qui, partant du bourgeon terminal, descendent jusqu’à terre et constituent ainsi comme
| un revêtement extérieur fort dense de fibrilles hoïrâtres. Certains Cyathea, Blechnum, Dipla-
zium, Alsophila, Hemitelia et Cibotium en pré-
Sentent des exemples plus ou moins curieux.
Mais l'espèce la plus remarquable, à ce titre, est le Dicksonia antarctica, originaire de la Tasma-
| nie, qui atteint parfois plus de 5 m. de hauteur
ans les serres tempérées, dont il fait l'ornement, HR
Fougère femelle. L'Asplenium Felix-fœmina.