‹ Dictionnaire d'horticulture illustréChapitre 526 sur 1136 · CRUE · texte numérisé non relu

CRUE

FUMIER

grais, on trouve que les 1000 kilogr. de fu mier vaudraient environ :

fumier de mouton 19 francs + À | >» porc 16 à 17 fr. “0 » » cheval 16 fr.

» » bêtes à cornes 9 fr.

A ce sujet, il faut rappeler ce qui à été dit au début de cet article sur les causes qui font « | varier la valeur et la richesse des fumiers; par conséquent, en évaluant en poids la fu « mure donnée à un sol, on n’a qu'imparfaite= « ment la notion de la quantité de substances fertilisantes apportées ; le seul moyen de s'en rendre un compte exact, est l’analyse du fu* mier employé. Jusqu'à présent, en Horticulture, le besoin de cette précision ne s’est pas encoré” bien fait sentir ; il n’en est plus de même en Agriculture, où les analyses du sol et du fumier dont on dispose, permettent de savoir exactement la quantité de tel ou tel engrais complémentaire qu’il faudrait utiliser pour ob= tenir un rendement plus rémunérateur de telle ou telle culture, dont les exigences dans les conditions données sont connues,

Emploi du fumier comme engrais. — On emploie. : le fumier plus ou moins décomposé, selon Ian « nature des terres que l’on à à fertiliser; six à. huit semaines de séjouret de soins au tas suffi= sent pour préparer l’engrais destiné aux terres fortes et imperméables; mais la fermentation" doit se prolonger d’autant plus que les terres sont plus sèches et plus perméables ; cependant il est bien rare que l’on puisse avoir intérêt à attendre que la masse du fumier ait entière ment pris une teinte noire, une consistance plas= tique, et que les litières ne puissent plus être distinguées ; il est difficile de l’amener à cet état (qualifié de beurre noir) sans qu'il ait sensiblement perdu de sa richesse. |

Le famier est trop décomposé pour des terres fortes lorsque les litières se confondent à peu près avec le reste des matériaux; il ne l’est pas assez, au contraire, pour des terres légères, ! lorsque la paille conserve encore une partie | de sa consistance. | Le

Les fumiers frais sont facilement solubles »

les fumiers très décomposés présentent leurs | principes fertilisants à un état presque inso- | luble.

Dans les sols argileux, les fumiers palleut | agissent en les soulevant, et en augmentant.

leur perméabilité; il n’y'a point à craindre; dans ces conditions, la perte des principes gas zeux de l’engrais, puisque les terres argileuses 4 Let les matières organiques qu’elles renferment ! | ont la propriété de les retenir et de les fixer; des fumiers très décomposés mis dans ces terres sont au contraire très peu solubles et .n’agissent que très lentement.

| Dans les terres légères et très perméables; des fumiers frais perdraient une partie m0; table de leurs principes fertilisants volatils, avant que les récoltes aient eu le temps de les utiliser ; ces fumiers pailleux auraient encore | l'inconvénient de soulever le sol, et d'exagérer à ainsi ses défauts. $ |

Le fumier ne peut être employé en #0p 4 grande quantité, excepté pourtant pour quel- |

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Port TO 2 = AS - AT.

FUMIER

es cultures dont il développerait à l’excès la | végétation herbacée au détriment de la production des graines, comme c’est le cas

\ les plantes cultivées pour leurs graines, aussi | pour les Oignons, les Echalottes, etc.

La fréquence des fumures dépend des cultures \ faites; mais il y a lieu de tenir compte également de la nature du sol: dans des terrains | très légers et très perméables, il vaut mieux faire les fumures plus petites et les répéter \ plus souvent, afin d'éviter des pertes importantes d'engrais; dans des terrains de forte et même de moyenne consistance, et qui ne présentent pas de trop fortes pentes, il vaut mieux appliquer à la fois des fumures plus im- |portantes, plus abondantes, destinées à plusieurs récoltes ; ces plus fortes fumures agis- |sent dans ce cas comme amendement,

que le fumier est utilisé; il faut avoir soin de le répandre et de l’enterrer d’une façon | bien uniforme. Dans certains cas, on l’emploie Len couverture; il sert à la fois d'engrais, de | paillis, et s’oppose à une trop grande évaporation du sol.

Soins à donner au tas de fumier. — Dans un grand nombre de cas, les fumiers employés comme engrais n’ont pas toute la valeur qu'ils devraient posséder, par manque de soins bien | simples et faciles à donner pendant qu'ils sont en tas.

| où dans une fosse, il doit être à proximité d’une | fosse à purin bien cimentée.munie d’une pompe, et assez vaste pour recueillir tous les purins | qui s’écoulent. Les eaux de pluie qui ont tra- | versé le tas doivent seules pénétrer dans la fosse; on établit avec soin, autour de l’emplacement qu’occupe le fumier, des rigoles desti- | nées à retenir et à détourner toutes les eaux | qui viennent de l’extérieur.

| Les soins nécessaires à la bonne confection du fumier peuvent se résumer ainsi:

| 19 L’engrais, àmesure qu'on l’apporte au tas, doit y être étendu en couches assez minces, d’ég'ale épaisseur et fortement tassées.

20 Le tas ne doit jamais s’échauffer assez | pour que la fermentation s’y produise trop acti- |vement; autrement il y aurait par évaporation une perte très sensible de sels ammoniacaux. Pour éviter cet échauffement, il faut arroser très fréquemment, mais sans excès, avec le putn pris dans la fosse, et au besoin avec de l'eau ordinaire. En été, selon la sécheresse et là température de l’air, deux ou trois arrosements par semaine peuvent être nécessaires ; dans d’autres saisons, un seul suffit; pendant l'hiver et pendant les temps pluvieux, on peut n'arroser qu'une fois par quinzaine et même moins.

3 Toutes les eaux qui ont traversé le tas et qui en découlent doivent arriver dans la fosse à purin; ces eaux renferment une forte partie des matières fertilisantes solubles du fumier que les arrosements doivent lui restituer.

Les fumiers qui n’ont pas recu les premiers {Soins dont il vient d’être parlé, ont certainement

Ordinairement., c'est au moment du labour |

Que le fumier soit placé sur une plate-forme |

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perdu, au moment où on les emploie, plus de la moitié de leurs principes utiles, autant par l’écoulement du purin que par l’évaporation des

| pour les Haricots, les Pois, et en général toutes | gaz ammoniaeaux, évaporation due à un tas-

sement insuffisant, et à la violente fermentation qui s’y produit faute d’arrosements. Les fumiers de chevaux de cavalerie que l’on peut dans certaines circonstances se procurer à des prix très avantageux (0,08 c. à 0,10 c. par jour et par cheval), a surtout besoin d’être arrosé et tassé, car il contient naturellement un faible poids d’eau (70 pour 100), il se soulève beaucoup, fermente et moisit facilement.

49 Le tas de fumier doit être élevé avec régularité, présenter des surfaces bien verticales, et bordées avec un certain soin pour éviter la dessiccation de la masse et la circulation de l’oxygène de l’air.

50 Si le fumier doit être conservé plusieurs mois avant d’être utilisé, il faut calculer le volume et le nombre des tas que l’on élève, de façon à ne point les laisser trop longtemps en construction, la grande surface évaporante d’un tas non terminé étant une cause de perte des principes fertilisants.

60 Quand un tas est terminé, on couvre sa surface d’une couche bien battue de terre, de boue ou de gazon, qui s'oppose au dégagement des vapeurs et des gaz produits par la fermentation.

19 Si l’on fait usage de phosphate de chaux pour la fertilisation du sol, c’est au tas de fumier qu'il faut mélanger la poudre de phosphate fossile, à raison de 20 à 25 kilogr. par mètre cube.

80 S'il est possible que l’emplacement du tas de fumier soit ombragé par des arbres, ce sera une bonne condition.

Quand les fumiers n’ont pas reçu les soins énumérés ci-dessus, il arrive qu'il s’en dégage des vapeurs ammoniacales très désagréables et qui diminuent d’autant sa valeur; pour les retenir, on a souvent conseillé d’incorporer au tas de fumier diverses substances pouvant fixer l'ammoniaque, notamment le plâtre, le sulfate de fer, etc. En théorie, ces corps fixent bien l’ammoniaque, et si, dans le fumier, il n'y avait que ces corps en présence, ce serait parfait; mais il intervient d’autres agents chimiques, il se produit des combinaisons ultérieures qui annulent l’action du plâtre et du sulfate de fer. Des études sérieuses ont démontré que ces moyens de s’opposer à la déperdition de l’ammoniaque étaient d'une efficacité douteuse. «On arrive plutôt, disent MM. Muntz et Girard, à empêcher la déperdition de l’ammoniaque par une pratique simple et peu coûteuse, qui consiste à couvrir le tas de fumier, à mesure qu’il s'élève, d'une mince couche de terre sèche qui joue le rôle d’absorbant, sans entraver la production et l’action de l’ammoniaque.»

La perte d'ammoniaque la plus sensible est celle qui se produit dans les fosses à purin incomplètement closes, ou à ouverture béante trop large; on l’évite en versant dans la fosse une dissolution- de 5 à 6 kilogr. de sulfate de fer ou 1 litre de goudron par mètre cube de purin. On peut aussi employer les acides chlor-

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hydrique et sulfurique étendus de 8 à 10 fois , Carottes, etc., planches de Salsifis), les abris leur volume d’eau, et bien mélangés à la masse; | divers pour préserver les conduites d’eau, r0@M

mais ces produits sont d’une manipulation délicate et même dangereuse, qui demande certaines précautions.

Autres emplois du fumier. — En dehors de l’emploi comme engrais, l’Horticulture tire un grand parti du fumier comme source de chaleur artificielle. C’est l’âme de la culture maraîchère et des cultures forcées sur couche.

ou des forçages en tranchées. Dans quelques cas, Le thermosiphon a bien remplacé les couches au fumier; il n’en reste pas moins que l’emploi du fumier comme producteur de chaleur est l’un des plus importants pour le jardinage. Voir Couches, Réchauds, Poquets, etc.

C'est le fumier de cheval qui est employé presque exclusivement pour cet usage, tantôt entièrement à l’état frais, pour les couches auxquelles on veut faire produire une très forte chaleur, tantôt mélangé en proportion plus ou moins grande de fumier recuit, de feuilles d'arbres, ou de fumier de vache, pour les couches devant former une chaleur modérée de longue durée. Par fumier recuit, on entend du fumier de cheval emmagasiné pendant l'été jusqu’au moment de l'emploi, mis en tas ou meules, de telle façon que la fermentation s’y produise le moins activement possible. Pour cela, on place dans le tas des cheminées d'appel en bois, qui retardent l'échauffement. Il faut éviter d’enfermer dans ces tas des objets en fer ou en acier; ils peuvent (la fermentation étant très forte) déterminer l'incendie spontané des famiers.

Les maraïchers des grandes villes utilisent une énorme quantité de fumier de cheval, qu'ils se procurent le plus souvent par abonnement, à tant par jour et par cheval, dans les casernes, les entreprises de camionnages, compagnies d’omnibus, etc.; le prix moyen est de 0,10 à 0,15 c. par jour et par cheval, fumier pris à l'écurie par l’acheteur, les frais de transport en plus à sa charge.

Le fumier qui à servi à faire les couches sert, l’année suivante, à pailler le sol pour de nombreuses plantations; s’il est mis en tas et remué une paire de fois, il est vite transformé en terreau de couche, employé journellement dans les jardins, pour la composition des diverses terres à semis, à rempotage, etc. Cet usage du fumier sous forme de résidu n’est pas le moins important.

Dans la culture du Champignon de couche (voir ce mot), le famier est en quelque sorte le sol artificiel dans lequel on fait se développer le mycélium de l’Agaric; c’est. on le voit, un

emploi tout spécial du fumier. Pour la manière |

de le préparer, nous prions le lecteur de $e reporter au mot Champignon.

Enfin, à l’automne et à l’entrée de l'hiver, le jardinier utilise du fumier pailleux, le plus souvent du fumier recuit, secoué à la fourche et renfermant le moins de crottins possible, à des usages très variés: le blanchiement sur place du Céleri, du Cardon, le paillage des planches de Fraisiers,les abris pour de nombreux légumes mis en jauge pendant l'hiver (Choux, Scarolles,

Sir

| faudrait.

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binets, bassins, etc.; les elochées de jeunes pla: Ci repiqués sur ados, les couches déjà couvertes, de paillassons, mais recouvertes de fumier pen dant les grands froids, ete., etc. L'énumération… pourrait être augmentée; il suffit de l'indiquer ici, pour se convaincre de la nécessité qu'ily. a, dans un jardin, de pouvoir disposer de fumier presque à volonté, et en toute saison; lésiner« sur l'acquisition de fumier n’est pas d’une bonne" économie. | Urines et Purin. — La partie liquide des déjections animales représente un poids consi-* dérable de matières fertilisantes; ces urines sont, à poids égal, beaucoup plus riches que le 4 fumier, en azote et en sels alcalins : mais elles sont, presque toutes, très pauvres en acide phosphorique. 1 Les litières n’en absorbent qu’une partie, le reste s'écoule au dehors des étables et n’est pas toujours recueilli aussi soigneusement qu’il le

Selon la taille des animaux, et suivant leur mode d'alimentation, ceux-ci peuvent donner k annuellement les poids suivants d'urine, chiffres ll moyens : À

Cheval de 1200 à 1700 kilogr.

Vache 83000 à 4500 »

Porc 900 à 1000 »

Mouton 250 à 300 »

L'homme adulte en fournit environ 400 kilogx. | Chaque kilogramme d'urine renferme € moyenne :

J Eau Azote celle de l’homme 952 gr. 14,5 gr.

du cheval 905 17.5 de la vache 914 10,8 du bœuf 910 15,2 du mouton 894 16,8 du porc 982 2,5

Par ces chiffres, on voit qu’un kilogr. d'urine | contient autant d'azote que 2 à 3 kilogr. de bon | fumier; sa richesse en sels alcalins n’est pas! moindre; on peut donc se faire une idée des!

pertes subies tous les ans par l'Agriculture par ! la non utilisation des urines et purins dans un! trop grand nombre d'exploitations, |

Le purin est le liquide qui s'écoule des tas! de fumier; il est plus riche que l'urine, parce W qu'il contient beaucoup plus de matières orga-W. niques et de phosphates enlevés aux déjections l solides. Tout le purin qui s'écoule du tas des fumier, de même que l'urine qui s'écoule des! étables et n’est pas retenue par les litières,# doit être amené dans une fosse à purin, bien étanche, couverte, et suffisamment grande.

On estime qu’à un mètre cube de fumier correspond un hectolitre de purin (ne représentantk pas moins du tiers au quart de la valeur totales du fumier), en admettant qu'aucune eau étran-| gère ne se trouve mêlée au purin, sauf les eaux! de pluie qui ont traversé le tas. |

Quand le purin a subi une certaine fermen-!

tation dans la fosse, il peut être employé sans! danger dans les arrosages; s’il n'a pas subi cette fermentation, il est plus alcalin, et doit. être mélangé à un plus grand volume d’eau.

Qt

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Répandu sur.des terres nues, avantun labour, le purin constitue une excellente fumure; employé en arrosages pour les plantes cultivées en pots, il leur fait acquérir une très belle viloueur. à la condition d’être très dilué. D'ailleurs, tous les engrais liquides, quels qu’ils soient, fréussissent mieux employés faibles que trop Wforts et trop concentrés; dans ce dernier cas, lils peuvent être mortels pour les plantes. Dans {le même ordre d'idées, les arrosages au purin peuvent être suivis de très mauvais effets, s'ils (sont faits par des temps secs et chauds.

\ Matières de vidange. — Dans une ferme, dans un établissement horticole, là où on n’a qu’à place, la manière la plus recommandable con- Isiste à disposer les cabinets d’aisance au dessus ou à proximité de la fosse à purin.

Si l’on fait usage de fosses d’aisance ordimaires, on peut désinfecter leur contenu à mesure de la production, en y répandant assez fréquemment des matières absorbantes: terre sèche, terreau, tourbe, sciure, tannée, paille hahée, etc. etc. Ces diverses substances pernettent de manier et de pouvoir porter sur le sol pour les enterrer, ou sur les fumiers, ou dans les composts, les matières fécales sous une forme qui n’est plus repoussante; de plus, elles servent à fixer l’ammoniaque qui se produit dans les fosses.

| Au lieu des substances absorbantes indiquées Li-dessus, qui ont le défant d'augmenter considérablement la masse des matières à manipuler et à transporter, où emploie souvent des désinfectants : du sulfate de fer, à la dose moyenne de 30 gr. par jour et par personne, du sulfate de zinc, etc.

| MM. Muntz et Girard donnent la formule suivante, se rapportant à un hectolitre de maières fécales :

Plâtre 2 kilogr.

Sulfate de fer F2»

Matières absorbantes:

(tourbe, sciure, tannée,

charbon, etc.) 5 à 10 kg.

Ils recommandent aussi d'éviter l'emploi des sels de cuivre et de plomb, le savon, le gou- [ron et l'huile qui, mélangés aux vidanges, pourraient être préjudiciables aux plantes.

| Quand l'installation des fosses d’aisance pernet d'utiliser à part les parties solides et les arties liquides, ces dernières sont tout indijuées, après avoir été désinfectées, pour être >mployées soit comme engrais liquide au même utre que le purin, soit pour arroser les fumiers, ou les composts.

| Dans quelques pays, notamment en Flandre, n Alsace, les matières de vidange sont utiliées d’une manière générale par les cultivaeurs, après leur avoir fait subir une fermentaon de quelques mois dans des citernes où on es étend de plus ou moins d’eau. C’est ce que On appelle l’engrais flamand, qui se répand sur là terre nue au moyen de tonneaux distribu- ‘eurs rappelant ceux dont on se sert dans les k ands jardins publics pour l’arrosage des | ées.

Si les matières de vidange sont mélangées

irer parti des déjections humaines produites sur |

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| à des matières absorbantes, et ne sont pas in-

corporées au fumier, leur consistance plus grande permet de les employer comme celuici, avant le labour, ou en couverture avant l'hiver.

Comme tous les engrais riches en azote facilement assimilable, les matières de vidange augmentent la production foliacée, au détriment du fruit et de la graine; leur emploidans les cultures de plantes cultivées en pots convient surtout pour les plantes dites à feuillage, et pour toutes celles dont l’ampleur, même l’excès du développement foliacé est une qualité. On leur reproche de communiquer aux légumes et aux fruits un goût particulier; et, à ce point de vue, les opinions sont divisées; en tout cas, pour les plantes dont les feuilles constituent la partie alimentaire, il faut éviter le contact direct de ces substances.

Près des villes, les horticulteurs peuvent trouver des matières de vidange sous forme de poudrette : les déjections humaines recueillies dans les grands centres sont rassemblées dans des dépotoirs, grands bassins à l’air libre, où elles fermentent; la partie liquide, nommée eaux-vannes, est employée à la fabrication du sulfate d’ammoniaque; la partie solide est séchée, et constitue la poudrette, dont la composition et la valeur fertilisante sont très variables. C’est un engrais agissant très vite, mais dont l'effet est de courte durée; on l’utilise souvent en Horticulture pour les plantes en pots, soit mélangé au sol, soit en arrosages.

Doues de villes. Gadoues. — On donne ce nom à l’ensemble de tous les déchets et ordures enlevés tous les jours dans les villes par des entrepreneurs spéciaux: ce sont des débris végétaux, déchets de cuisine, de ménage, d'’atelier, balayures des rues, des halles, des marchés, et débris de toutes natures: faiences, porcelaines, verres, papiers, écailles d’huitre, cendres, etc.

A l’état où ces substances sont ramassées, elles sont dites gadoues vertes; mises en tas, elles fermentent, diminuent beaucoup de volume, et noircissent : ce sontles gadoues noires, qui sont employées par les cultivateurs.

La valeur moyenne de cet engrais, au point de vue de la richesse fertilisante, est un peu inférieure à celle du fumier, et il y a intérêt à l’employer quand on peut l’obtenir à bon marché.

Pendant la fermentation qui transforme les gadoues vertes en gadoues noires, la chaleur qui se dégage des tas est très élevée et peut être utilisée directement pour des cultures sous châssis ou sous cloche ; à défaut de fumier, on peut même en faire des couches.

En général, l'emploi des gadoues comme engrais est le plus avantageux quand elles sont à un degré de décomposition un peu avancé, et transformées pour ainsi dire en terreau; ce résultat est obtenu, enlaissant fermenter pendant 3 mois, et en remuant le tas plusieurs fois à la pelle pendant ce laps de temps. La composition des gadoues, d’après MM. Muntz et Girard (Buz- LETIN DU MINISTÈRE DE L'AGRICULTURE, 1886), est par 100 kilogr. :

FUMIER. — 5 Gadoue verte Gadoue noire Azote 0,38 0,39 Acide phosphorique 0,41 0,45 Potasse 0,44 0,29 Chaux 2,57 2.92

Eaux d’égoût. —Encoreune catégorie d'engrais |

bien encombrants, produits dans les grandes villes, et dont quelques-unes se débarrassent en les conduisant directement à la mer ou dans une rivière qui est, de ce fait, souillée sur une certaine longueur.

L'utilisation agricole des eaux d’égoût est basée sur leur épuration, qu’on obtient en les faisant filtrer à travers un sol meubleet aéré : le sol agit d'abord comme un filtre, en retenant les matières en suspension, il agit aussi en fixant, par suite de ses propriétés absorbantes, les matières dissoutes; de plus, en divisant l’eau et en multipliant ses contacts avec l’oxy-

gène, il favorise la combustion des éléments |

organiques.

On pourrait craindre que l’abondance des |

matières organiques déposées empêche à un moment donné le filtre naturel qu'est le sol de bien fonctionner; cela n’est pas à craindre quand le sol irrigué est bien aéré, et que le drainage fonctionne bien.

La plaine de Gennevilliers, où la ville de Paris fit ses premiers essais d'épuration des eaux en 1869, présentait en 1886, d’après M. Berthault, 616 hectares arrosés, presque exclusivement occupés par des cultures maraichères très prospères et dont les produits sont remarquables. Voir BARRAL, DICTIONNAIRE D'AGRICULTURE, tome 2, p. 696.

Engrais verts. — Ce sont des substances végétales que l’on enfouit dans le sol; soit qu'elles aient été cultivées sur le sol où on les enfouit, soit qu'on les ait apportées du dehors.

La fertilisation du sol au moyen des en-

orais verts, assez fréquente en Agriculture, tance, les uns comme substance alimentaire l’est moins en Horticulture; cette méthode pour le bétail, les autres comme engrais. | d'apporter de la matière organique au soil les animaux sont mieux utilisés ainsi qu'à le

peut rendre des services là où le fumier fait défaut ; c’est même sur l'emploi exclusif des en#rais chimiques et des engrais verts qu'est basée certaine théorie agricole, rejetant l’élevage du bétail et l'emploi du fumier de ferme;

c'est la théorie de la sidération. (Voir Muxrz |

ET GiIRARD, Les EnGrais, tome I, p. 477 et suiv.; BARRAL, DICTIONNAIRE D'AGRICGULTURE, tome 4, p. 669.)

Les engrais verts fournissent au sol de la matière organique dont une partie des éléments, le carbone surtout, ont été fournis par l'air. Si les plantes cultivées pour engrais sont à racines pivotantes, elles enrichissent en outre la surface du sol arable de toutes les matières minérales et azotées que leur végétation à retirées du sous-sol.

C’est à ce déplacement de la matière nutri- | de terre de diverse nature employés pou

tive des récoltes que sont dus en partie d’ailleurs les effets fertilisants si remarquables des prairies artificielles. (Voir Plantes améliorantes.) On emploie de préférence, comme engrais verts, des Légumineuses (Trèfle rouge et in-

| distinctes. Généralement, dans le langage ho!

engrais les tourteaux d’Arachnide, de Cotonsd | | Sésame, et de diverses plantes oléagineuses exo

FUMTER.

carnat, Lupin jaune et blanc, Vesce, Fèverol parce que ces plantes prennent rapidemen grand développement, et surtout parce qu’elle . la faculté précieuse d’absorber l’azoten

air.

Pour rendre ces cultures plus abondan par conséquent plus profitables, on peut appliquer tout ou partie des engrais qu’on" propose de consacrer à la récolte qui st c'est un placement à gros intérêt. ;

Les plantes cultivées pour engrais vert sont | enfouies quand elles ont atteint leur plus grand développement, c’est-à-dire quand elles sont'em floraison. ra

Les engrais verts réussissent mieux dans de régions du Midi que dans celles du Nord, da les terres légères que dans les terres compa [ils font bon effet dans les terres sècheset# | chaudes. PE 2 En jardinage, il est assez rare. qu’on cultive | des plantes rien que pour les enfouir; les en: grais verts utilisés ou qui pourraient l'être comme tels, sont surtout les divers débris yé gétaux provenant des tontes de haies, de gazons,t les herbes des sarclages, les déchets deMlé… gumes, les feuilles, les marcs de raisins, de | pommes, les résidus de diverses industries (fé culerie, distillerie, brasserie, sucrerie), et ous les autres déchets de provenance végétales | Quand ces substances ne sont pas enfouies!

directement, on les fait entrer dans la comp |sition des composts. | Dans quelques cas, celles qui sont suscep+ tibles de donner un peu de chaleur par fer4 | mentation sont-employées à la confection de. | couches sourdes et de poquets pour la cultur de plantes n’exigeant pas une très grande cha leur de fond. ne. | Tourteaux. — Parmi les déchets industriels d'origine végétale, les tourteaux, résidusde la fabrication de l’huile, ont une grande ue à

Tous ceux qui peuvent être consommés pa

fumure des terres ; on emploie surtout comme

tiques. à |

Les tourteaux les plus pauvres en huile sOn les meilleurs pour engrais; on les réduite} poudre fine et ils sont employés à l’état pulvés rulent, en couverture, avant un binage.

Ils n’agissent que très peu dans les terre} très fortes et dans les terres acides ; c'est les sols calcaires qu'ils agissent le mieux;sont surtout riches en azote, avec 2-à 3 0/ d'a cide phosphorique. 1

Composts, — Ce mot à

deux acceptions biel ticole. il sert à désigner les mélanges artificiel}

culture des diverses sortes de plantes (ex pour les Orangers, la terre employée est ü} compost formé de . .. etc.) (Voir Sols artit} ciels.) “1

Dans le langage agronomique, le mot. con post sert à désigner les mélanges de iébe5n

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m£eTals.

Tous les débris animaux (chair, sang, cornes, oils, plumes, chiffons de laine, vieux cuirs, louvoir être réduits en terreau (herbes des xrelages, tontes de gazons, feuilles mortes, déhets de légumes, sciure, tannée, mares de dierse provenance, tourbe, etc.), toutes les orures des cours, les balayures, les curures de »ssés, d’étang, la matière solide du fond des »sses à purin, les débris de démolition, en un Lot, tout ce qui n’est pas porté au tas de fumier pit être réuni en tas, mélangé à de la terre, es cendres, de la chaux vive, des vieux plâtras, ar couches superposées, et doit être arrosé avec

Fig. 406. — FUNKIA SIEBOLDIANA Lodd.

| Le tas, arrosé suffisamment pour que toute masse soit imprégnée, se décompose petit à >tit; on le remue plusieurs fois à la pelle, pour 1 bien mélanger les diverses parties et avoir - he masse homogène; après une année, le com- -pstest bon à employer; on l'utilise comme le “mier.

-| On conçoit que la composition des composts t très variable, suivant la nature et l’abonnce des débris qui les composent, suivant on y incorpore ou non du fumier ou des en- - ais minéraux, et que le liquide qui sert à les oser est plus ou moins riche.

La massse d'engrais qu’on peut faire ainsi hnuellement dans une exploitation est très lande ; et sa valeur n’est pas à dédaigner, d’aunt plus que sans cela beaucoup de substan-

| Le.), tous les débris végétaux susceptibles de.

purin ; on y jette aussi toutes les eaux ména- | ères ; l’action de la chaux est prépondérante.

FUMIER

vaniques de toutes sortes avec de la terre ou|ces seraient inutilisées, au détriment de la matières minérales, qu'on emploie comme | propreté et de l’hygiène.

La chaux vive à l’état de pierre entre pour une bonne part dans la fabrication des composts renfermant beaucoup de débris animaux, lents à se décomposer, ou de ceux qui sont destinés à des terres argileuses, compactes ; tandis que pour des terres légères, calcaires, on augmentera la proportion de vases d’étang, de curures de fossés, de tourbe, etc. Ces com- | pots jouent ainsi à la fois le rôle d'engrais et d’amendements.

En Normandie, on prépare des composts spé- | ciaux pour les herbages ; on les appelle tombes. Ce sont des mélanges de terre, de fumier et de | chaux, dans les proportions suivantes :

| Chaux

4 parties en volume Terre 16 à 20 » »

Fumier 10 > »

Fig. 407. — GAILLARDIA ARISTATA Pursh.

Le tout est remanié plusieurs fois, réduit en terreau et répandu sur les prairies. | Des composts de cette nature peuvent être facilement préparés dans les jardins, pour les répandre, à l’entrée du printemps, sur les pelouses et sur les gazons.

| Les bons résultats donnés par les composts formés de débris qui, pris isolément, sont | presque sans valeur fertilisante, sont dus sur- | tout à l’action de la chaux, au phénomène de la nitrification (voir ce mot), qui transforme presque tout l'azote de ces diverses substances en nitrates assimilables, et à l'état de terreau, sous lequel se trouvent réduites les matières organiques employées. | En mélangeant aux fumiers les substances indiquées pour faire des composts, on n’obtien-

FUMIGATEUR.

drait pas un aussi bon résultat qu'avec ces derniers.

Consulter, pour des détails plus complets, MuxTz ET GIRARD, Les ENGRais, tome 1.

FUMIGATEUR. Appareil dont se servent les horticulteurs pour produire et projeter de la famée de tabac sur les plantes, dans le but de faire périr les insectes.

Fig. 408. — Soufïlet Fumigateur.

Un Fumigateur se compose essentiellement d'une boîte dans laquelle on met du charbon allumé, que l’on recouvre de feuilles ou de débris de tabac. Cette boite est adaptée soit à un soufflet (Fig. 408 et 409), soit à ur ventilateur, et elle porte d’autre part un tuyau.

Lorsqu'on produit un courant d’air, la combustion est activée et la fumée lancée au dehors; on la dirige à son gré sur les points à traiter.

Fig. 409. — Fumigateur,

Le plus souvent, au lieu de se servir d’apparefls spéciaux. les horticulteurs se contentent,

pour les serres, de brüler le tabac sur un ré-|

chaud, après avoir calfeutré les issues.

On emploie aussi, dans les mêmes conditions, |

le jus de tabac réduit en vapeurs. (Voir Vaporisateur ) L.

Fumigation. Voir Enfumer.

Fumure. Voir Fumier.

Funfblätteriger Reberich.

la Vigne- Vierge (Ampelopsis).

FUNICULE. Filet ou cordon ombilical, par

lequel les ovules sont attachés au placenta, dans | l'ovaire. Lorsque l’ovule est devenu graine, le.

Funicule se détache, laissant à la surface de la graine mûre une cicatrice qui porte le nom de Hile où Ombilic.

FUNKIA Spreng. (Liliacées. \ Genre très voi- | s’en distinguant par la

sin des Æemerocallis, hampe simple et non rameuse, les fleurs pendantes ou penchées. au lieu d’être dressées, les étamines hypogynes, les feuilles pétiolées,

Nom allemand de |

"4 LA | É y L. € « : s

-, GAILLARDIA.

amples, oblongues-lancéolées ou ovales ou co diformes, au lieu d’être allongées et étroite très belles fleurs bleues ou blanches.

4 ou 5 espèces, du Japon et de la Chine.

F. lancifolia Spreng. (Hemerocallis lancifoli Thunb.); Bois, Ar. PL. JarD. t. 276; files. owa és. | lancéolées, fleurs bleues, penchées. Variété à files. marginées de blanc. (F. albo-marginati a Hook., Bor. Mac. 3657.) F. ovata Spreng.(Hemerocallis cœrulea Andr) s [ Rev. Lis. t. 106; VENT. MaL. t. 18; Bor. 1 G. | t. 894; HEers. AMaT. 3, 206; files. ovales, fleur bleues. pendantes. La F. Sieboldiana Lodd. (F. Sieboldi Lindl.) :

(Fig. 406. Voir p. 577); Lop». Bor. Cas. t. 1869 1 Bor. Mac. t. 3663; Bor. Rec. 25, t. 50; mn ovales, glauques en dessous, hampe co te, | fleurs blanchâtres un peu teintées de rouge uge | pourpre, pendantes, accompagnées de bractées décroissant de longueur de la base de l'inflo- | ! rescence au sommet, celles de la base plus | longues que les fleurs : var. à files. panachées| de blanc.

F. subcordata Spreng. (F. grandiflora Sieh.; | Hemerocallis japonica Thunb.; H. alba Andr);, | Ren. Liz. t. 3; BoT. Mac. t. 1433 : FL. D. SERR. | 158-159; files. presque en cœur, vert pâle; blanc de lait, penchées, à tube allongé; ver de fleur d'oranger, | Ces plantes forment de magnifiques tox es | ou bordures dans les situations fraiches.

ombragées des jardins, en terre légère, fraîche sableuse; se cultivent aussi bien en pots. si tiplier par éclats; diviser et refaire les touffes es |tous les 3 où 4 ans. Les escargots sont très | friands des feuilles de ces plantes, surtout € la dernière espèce. 3, GG.

Furcræa. Voir Fourcroya.

FURFURACÉ. Qui semble couvert de So1 (furfur, en latin).

Furze. Nom anglais de l’Ajonc (Ulex).

Fusain. Nom français des Evonymus.

|: Fuseau. Voir Formes des arbres fruitiers. L | FUSICLADIUM. Genre de Champignons AScow mycètes imparfaits du groupe des Hyphomy| | cètes.

Les F. apparaissent comme des taches brunem | veloutées, limitées sur les feuilles ou les fruits F. Angelicæ, sur les feuilles d'Angélique. 4 F. Cerasi, sur les fruits du Cerisier.

F. pirinum, sur les feuilles et fruit du Poirier où il produit la éavelure (voir ce mot).

F. dendriticum, sur les feuilles et fruits di | Pommier et de l’Eriobotrya japonica. D":

FUSIFORME. En forme de fuseau, c'est-à-did dont les extrémités vont en s’amincissant. | Fustet. Nom français du Rhus Cotinus. | : ;

Gadoue. Voir Engrais.

GAILLARDIA Fouger. (Composées.) Herbes\ | tiges dressées, rameuses dès la base et souvew | dures, sous-ligneuses ; files. alternes ou tou |

l 4 : ; % GAILLARDITA. — 579 — GALEANDRA.

dicales, entières, dentées ou pinnatifides; | p.246; Rachelie, Else, Tne GARDEN, 1891, p. 243, ands capitules hétérogames, radiés, solitaires et quelques autres espèces: G. Elvesii D. Hook., : sommet d’une hampe aphylle; involucre B. M. 6166, d’Asie Mineure, et ses variétés rowmé de 2-3 séries de bractées coriaces à La | bustus, GanrD. cHR. 1893, 226; unguiculatus, se, herbacées au sommet, étalées; réceptacle Garp. HR. 1895, I, p. 361, f. 47; G. latifolius mvexe ; fl. ligulées neutres, rarement femelles Rupr., GaRTENFL. 1868, pl. 578; G. Ikariæ “fertiles. souvent bicolores, étalées en lame Baker, etc.

ldentée ou trifide, rarement irrégulières; f.| Ne pas confondre le Perce-neige (Galanthus \ disque hermaphrodites, fertiles, régulières. | nivalis) avec la Nivéole de printemps (Leucoium tube court, à à dents ; achaines très velus sur- | vernum\, qui a la hampe fistuleuse, et les segsutés d’une aigrette de 6-10 paillettes hyalines, ments du périanthe égaux. (Voir Leucoium.)

| inervées et aristées. | J, G.

18 espèces. de l'Amérique boréale et australe! Galatella. Voir Aster.

. pulchella Foug. — Amér. sept. — Herbe | comprenant le seul G.aphylla L., des Etats-Unis. ace, velue, rameuse ; files. alternes, amplexi- Plante suffrutescente naine et rampante, à iles, lancéolées, obtuses, dentées; fl. pédon- feuilles persistantes, rondes-cordiformes, crélées, rayons oranges, sanguins à la base: nelées et dentées sur les bords, d’un vert foncé que pourpre noir. luisant, veinées et rougissant l'hiver. Rameaux ette espèce, très cultivée, a produit denom- | florifères hauts de 20 à 30 cm. portant une euses formes ou variétés; on y rattache aussi grappe de fleurs blanches, à calice 5-fide, pers espèces qui avaient été décrites comme dis- sistant; 5 pétales; étamines hypogynes; style etes, notamment: G. bicolor Lamk., B. M. court; stigmate trilobé; capsule ovoïde, à 3

ltratropicales | GALAX L. (Diapensiacées.) Genre monotype

EE ed

NO 24 Sa oo 8/0

02, et sa variété éntegerrima, BoT. Mac 3551; valves. Mai-juin. Drummondi DC., B.M.3368: G. picta Sweet., C'estl’une des meilleures plantes pour l'ombre ow. Ganp. Il, 267, et ses variétés. FL. p. S. 6, ou l£ mi-ombre; elle redoute le calcaire et il 3,12, 1183; ILc. Horr. 1857, 139 (grandiflora) ; | lui faut la terre de bruyère ou l’humus. Excel- Ms, ArL. PL. Jap. t. 150 (Lorenziana), etc. | lente pour rocailles. Multiplication par drans la dernière variété, les ligules sont rem- | geons, division ou semis. H. C. icés par des fleurs en cornet; les fl. du disque! GALBULE. Nom sous lequel on désigne paria développées, l’ensemble du capitule simu- | fois le cône sphérique, en forme de baïe, des htune Scabieuse. Ornement des plates-bandes ; Génévriers et des Cyprès. liter comme plante annueïle, semer en mars- GALE. Maladie de la Pomme de terre, caracil sur couche, mettre en place en mai; n’est térisée par des excoriations superficielles, mais s rustique dans le climat de Paris. quipeuvent s'étendre parfois en largeur, à bords Un cultive encore: G. amblyodon J. Gay, B. un peu déchiquetés et tuméfiés; elle est due à 6081, du Texas, annuelle; G. aristata une bactérie qui vit en parasite dans les tissus sh. (Fig. 407. Voir p. 577), B. M. 2940: B. R. superficiels du tubercule, dont elle ne paraît pas M. 56; G.lanceolata Michx., d'Amérique du Nord; enlever les qualités comestibles. On conseillera races et rustiques. J.G. de ne pas employer ces Pommes de terre pour Gainier. Nom français du Cercis Siliquastrum la plantation et d’alterner la culture dans les Arbre de Judée. | places où se sera montré la maladie. - Dr D. Galactodendron. Voir Brosimum. : GALEANDRA Lindley. (Orchidées-Vaudées.) (Galane. Nom français des Chelone. | (Galea, casque, et 410, mâle, étamine, allusion SALANTHUS L. (Amaryllidées.) Bulbe tu- | à la forme de l’anthère.) Herbes épiphytes à tige “ué; files. peu nombreuses, linéaires ou lan- légèrement épaissie en pseudo-bulbe conique, ne: hampe pleine; fl. blanches, pendantes, très allongé, portant des feuilles distiques “urtement pédicellées, naissant d’entre une linéaires, aiguës, plissées. Inflorescence termi- Jctée spathiforme dressée, étroite; périanthe | nale; grappe lâche de f. assez grandes ; s. et p. #is tube, segments extérieurs ovales oblongs, | égaux; labelle infundibuliforme, éperonné, dont êlés ; les intérieurs bien plus courts, obovales, | les lobes latéraux enveloppent la colonne courte jarginés ou bilobés, dressés; 6 étamines; | et apode: anthère imparfaitement 2-loculaire, @ ire globuleux, triloculaire, multiovulé. renfermant 4 pollinies fixées au rostellum par “nViron 7 espèces, d'Europe et d’Asie occi- | un rétinacle très court. — Environ 6 espèces, Atale. À habitant l'Amérique tropicale, du Brésil au F- nivalis L, Perce-neige; angl.: Snowdrop; Mexique. +: Schneeglückchen ; MascL. ArL. PL. FR. t.332;) G. Batemanii Rolfe. — Bor. Rec. 1840, t. 49; + om 200; indigène; fleurs blanches en | Orcu. azs., t. 267. syn.: G. Baueri Lindl. — Re clochettes pendantes. Sa variété à fl. F1. d’un jaune-brun ou verdâtres, à labelle Hs ee G. plicatus M. Bieb., Bor. Mac. | plus foncé et éperon jaune; s. ch. | S OT. REG. 7. 545; GaRTENFL. 400, du Cau-| G. Baueri Lindley. — Bauer, ILLUSTR. ORCH. 1se, à files. plissées longitudinalement près | PL. t. 8; B. M. t.4701. — FI. à périanthe ver- . bords, Sont aussi cultivés dans les jardins | dâtre et labelle carminé; s. ch. J1r la précocité de leurs fleurs; se plaisent) G. Devoniana Lindley. — Serr Orck. t. 37;

S'tout dans les bosquets; se multiplient de | B. M. t.4610; Izz. Horr. 1874, t. 176; Lixn, t. 30. — La plus belle plante du genre; gr. fl. à

De 1 À le md encore diverses variétés du G.niva- | périanthe vert, lavé de brun; labelle blanc, mn "otamment Afkinsi Hort. Garrexrz. 1891, | veiné de pourpre; s. ch.

GALEANDRA.

G. nivalis Hort. — ILL. HORT. 1885, t. 555. — Périanthe vert clair, labelle blanc avec une tache pourpre au centre; s. ch.

Culture des Catasetum. Ach. F.

GALEGA, (Papilionacées.) Herbes vivaces, dressées, glabres; tiges souvent flexueuses; feuilles imparipennées, à folioles entières ; stipules semi-sag'ittées. Fleurs blanches ou bleues, en grappes axillaires ou terminales, multiflores. Calice à dents presque égales ; étendard obovale oblong ; ailes oblongues, soudées légèrement à la carène, qui est obtuse, légèrement incurve. Etamines monadelphes. Ovaire sessile, multiovulé, Style glabre, en forme d’alène; gousse arrondie, continue en dedans, s'ouvrant en 2 valves obliquement striées.

Graines oblongues, sans arille, — 3 espèces: Europe mérid.; Asie occid. (Inclus : Callotroprs G. Don. [ Accorombona Endl.])

G. officinalis L., Rue de chèvre; all.: Gemeine Geisraute. — Bois, Ari. PL. jarDp.t 69 — Europe mérid. — Touffes atteignant 1 m.50 de hauteur ; feuilles à 17-21 folioles lancéolées, mucronées. Fleurs petites, nombreuses, en grappes plus longues que les feuilles, bleu pâle, en juin-juillet. Var. à fl. blanches. Tous terrains, toutes expositions ; plates-bandes, pelouses. Division des souches au printemps.

G. orientalis Lamk. — Orient. — Diffère du précédent par tiges moins rameuses et moins

hautes (1 m.); par folioles beaucoup plus gran- |

des, ovales acuminées ; par fleurs bleues plus

belles et plus hâtives (mai-juin). Même emploi,

même culture; un peu plus délicat. JG GALERUQUE (Galeruca). Genre de Coléoptères

phytophages caractérisé par un front lisse, des |

palpes maxillaires acuminés, le prothorax transversal et les crochets des tarses bifides. L’espèce la plus répandue, la Galéruque de l’Orme (G. xanthomelæna ou G. cratægi), longue de 6 mm., d'un jaune verdâtre avec une bande noire sur chaque élytre, est très commune sur les feuilles de l’Orme,. dont elle se nourrit sous forme de larve aussi bien qu’à l’état d'insecte parfait, et qu’elle ravage au point de dépouiller complètement cet arbre de son feuillage, ainsi qu'on l’a observé dans certaines années. — La Galéruque de l’Aulne appartient à un autre genre (Agelastica). DE GALES des Végétaux. Les altérations ou déformations des feuilles, des fleurs, des bourgeons, etc. désignées vulgairement sous ce nom, et plus scientifiquement sous celui de Cécidies (voir ce mot). sont produites par des Insectes, des Acariens ou des Champignons parasites, et l’on en trouvera la description aux articles traitant de chacun de ces animaux ou végétaux. {Voir Phytoptes, etc.) DÉFI GALIPEA Aubl.(Rutacées-Cuspariées.) Arbres ou arbriss.; files. alternes, 1-7 foliolées, pétiolées, à folioles entières, pellucides-ponctuées, glanduleuses ou non ponctuées ; fl. grandes, en grappes ou panicules axillaires, odorantes ou non; calice court, entier ou divisé; pétales 4-5, linéaires, pubesc., connivents en tube ; 5 étamines accolées aux pétales, rart. libres, quelques-unes sans anthères ;'ovaire pro-

GAMASES.

CA

fondt. 4-5 lobé, 4-loculaire, à ovules g nés dans chaque loge; fruit formé de coques bivalves, 1-dispermes. ?

20 esp. de l'Amérique trop. centro-orient, L'une d'elles, le G. Cusparia St. Hil., fournit à la pharmacopée l'écorce d’'Angusture wraie,

Tous les Galipea sont des plantes de serre chaude qu’on multiplie de graines et de bou tures. | P. EE

GALLINACES. Ordre de la classe des Oiseaux qui comprend les Genres: Coq, Dindon, | tade, Faisan, Perdrix, Caille, etc. Tous oiseaux sont granivores et par conséquent

les espèces domestiques étant mises à part doivent être considérés comme nuisibles“à l’'horticulture. Leur chair, d’ailleurs, est excel lente et ils constituent la plus grande païtie du gibier-plume de notre pays. D:

GALPHIMIA Cav. (Malpighiacées.) Arbriss el sous-arbriss. à files. petites, opposées, glauces centes, entières ou obscurément dentées, glan | duleuses à la base et aux bords ou au somm :

| du pétiole ; stipules libres, connées par paires | quelquefois réunies en gaine ; fl. jaunes ouxow geâtres,en grappesterminales, à pédonculecoux ou nul; calice 5-partite, à pétales onguiculés glabres ; 10 étam. parfois libres ou monadelphe | à la base; ovaire 3-loculaire; fruit tricoque

10 esp. de l’Amér. boréale trop. et subtro} et du Brésil. |

G. glauca Cav. — Mexique. — Cav. Ic. 484 | — 3 m.; grimpant; files. ovales-obtuses ; grappe de fl. jaunes très ornementales. Serre ten pérée; boutures à l’étouffée. P. FEI

GALTONIA Dene. (Liliacées-Scillées.) Vivacs Bulbe tuniqué; feuilles radicales, peu mo breuses, longues, élargies; hampe simple,ne feuillée. Fleurs blanches, pendantes, en bells grappes lâches etallongées ; bractées lancéolée | membraneuses scarieuses. Tube du périants élargi, arrondi à la base ; lobes étalés, presq égaux, ou les intérieurs un peu plus longs# étamines; ovaire sessile, triloculaire. Capsu incluse dans le périanthe persistant, membx neuse, à déhiscence loculicide. Graines mo:

| breuses, ovales, noires, anguleuses. 2 espèc Afrique australe. |

G. candicans Dene.. Jacinthe du Cap. [SY4 Hyacinthus candicans Baker.] — Afrique a trale. — Espèce d'introduction récente 8!

très ornementale; hampe atteignant 1 m:-pa tant en juillet de 30-40 fleurs blanc pur. Path bandes, pelouses, en pleine terre; ou feneth et balcons, orangerie et serre froide, en.}f

Multiplier par semis en terrine, au printemy en sol léger, sablonneux, hiverner les jeu# plants sous chassis, mettre en: pépinière #l printemps et en’ place à l’automne. Couvre feuilles sèches pendant l'hiver. Faire un S0R tous les ans. Ne se multiplie guère de caiek

et les gros bulbes que l’on relève ne durent quelques années. J. 0

Gamander. Nom allemand de la German!

Petit Chêne (Teucrium Chamædrys). |

GAMASES (Gamasus). Acariens très C4 muns dans le fumier et la bouse de vach P qui ont l'habitude de s’accrocher au Corps

Insectes coprophages (Bousiers, etc.), pou

GAMASES.

jre transporter d’un lieu à un autre. Les unes seuls (larves et nymphes) vivent dans le imier, et ce sont les nymphes que l’on trouve tr le corps des insectes, auxquels elles ne \ftaquent pas, les considérant comme de Mmples véhicules. Les adultes vivent librement, ant dans la mousse à la recherche d’autres tits insectes dont ils se nourrissent, et se

\chent pendant le jour sous les pierres, dans

Inde paire de pattes très grosse et armée d’é- Mes. — Ces Acariens ne sont que très excep- | nnellement nuisibles à l’homme ou aux aniaux domestiques.

Le prétendu Gamasus auris, de Leidy, trouvé Ins l'oreille d’un Bœuf, était vraisemblablement mbé du fourrage, pendant le séjour de l’ani- 1 à l'étable. Cependant G. Neumann a cité | cas, où des Gamases, provenant probablement hn grenier à fourrage, ont causé des démanfaisons rebelles chez une femme dont le lit li it situé près de ce grenier. — Les Gamases dritablement parasites et qui sucent le sang, nt en réalité des Dermanysses (voir ce mot), nt la bouche est différemment constituée.

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