‹ Dictionnaire d'horticulture illustréChapitre 525 sur 1136 · FRUITS · texte numérisé non relu

FRUITS

e fruits frais, expédiés en barils, coûtera 55 fr. uëlle que soit la longueur du trajet, les fruits tes arrivent intacts; les fruits frais, au contaire, risquenttoujours de s’altérer et de pourrir. Vels sont les avantages particuliers que préente le procédé de conservation des fruits par fessiccation.

Pour les faire mieux ressortir encore, il

à dernier procédé, il faut d’abord se procurer des boîtes en fer-blane, et remplir ces bocaux

lu fruit se trouve modifiée par la liqueur néessaire à sa conservation. Le poids des fruits tilisables se trouve accru de tout le poids

hente singulièrement le coût du transport.

Ynfin, le moindre accident, la plus impercepble fissure dans l'enveloppe, la plus petite mperfection dans le bouchage, suffit pour comlromettre la conservation.

Un auteur allemand, qui a écrit un ouvrage fur la dessication des fruits. et dont les vues

and propagateur de cette industrie au delà tu Rhin, prétend que, par une dessiccation bien Mmtendue, on peut améliorer notablement la tualité du fruit et augmenter sa teneur en sucre, farfois de 290/,, grâce à la transformation ‘de famidon en glucose, sous l’action de la chaleur des acides du fruit.

eur solaire seule ; 2° par un procédé mixte, dans quel la chaleur artificielle complète l’action du

Le séchage à l’aide de la chaleur artificielle

1anipulation. Le fruit conserve toute sa saveur tout son parfum.

Les appareils dont on se sert portent le nom

ons sont très variées, mais tous possèdent, en rncipe, une chambre de séchage, dans laquelle

erse un courant d'air chaud. La température e ce courant d'air est toujoursinférieure à 1000, fin que les fruits ne soient pas cuits, car la usson altère toujours plus ou moins le goût.

ur ce point, il importe d'apporter la plus vi-

| uelque habile qu’il puisse être, ne saurait restier le goût perdu par le fait d’une température rop élevée.

l aque propriétaire exploitant, chaque fermier, tossède son évaporateur, comme il possède sa |harrue. La grosse masse des fruits desséchés Fé traitée chez le producteur lui-même. Cepen- {ant il s’est créé de grosses usines de séchage, me les propriétaires achètent aux cultivateurs

insuite.

| Les évaporateurs sont des appareils très ples et faciles à conduire. Aux Etats-Unis, |

tuffira de signaler les inconvénients des con-. erves en boites. Pour préparer les fruits par

es flacons en verre, des bocaux en porcelaine |

‘un liquide spécial, sirop ou alcool. La saveur

1ort du liquide et de l'enveloppe, ce qui aug- |

bnt autorité en Allemagne. Henrich Semler, le.

{ La dessiccation des fruits peutse faire de trois 1anières différentes : 19 sous l’action de la cha-

oleil; 30 à l’aide de la chaleur artificielle seule. | eule, tel que l’ont compris les Américains, ne

lrésente pas les inconvénients du séchage au oleil. La dessiccation se fait rapidement sans

FRUTESCENT.

Pour répondre à tous les besoins, il y a des évaporateurs construits pour travailler ur hectolitre de fruits frais par jour, comme il y en à qui peuvent suffire au traitement de 100 hectolitres.

Avec un appareil capable de traiter + hectolitres par vingt-quatre heures, on peut faire aussi bien et aussi économiquement qu'avec les plus puissantes installations. J. N:

FRUITIER. Local où l’on conserve les fruits et que l’on désigne aussi par le mot Fruiterie. Pour conserver les fruits d'hiver. récoltés avant leur maturité, il faut les placer dans un milieu où les phénomènes de la maturation s’accomplissent lentement. L’air, la chaleur, l'humidité et la lumière, étant les éléments qui favorisent ces phénomènes, doivent pénétrer dans un fruitier en faible quantité Les conditions qu’un bon fruitier doit remplir, sont les suivantes : 10 L'atmosphère ne doit être renouvelée que lorsqu'il est nécessaire d'enlever un excès d'humidité. En supprimant les courants d'air, on obtient plus facilement une température constante, on évite l'introduction de l'air chargé d’humidité etenfin l’on conserve dans le fruitier l’acide carbonique dégagé par les fruits; lorsque cet acide est accumulé en assez grande quantité, il retarde les phénomènes de la maturation et les fermentations. — 20 La température à l’intérieur d’un fruitier doit se maintenir de + 4 à + 8 degrés centigrades et varier très peu. Dans ce milieu à basse température, les phénomènes de maturation s’accomplissent très lentement. Une température trop basse. au dessous de 00 par exemple, congèlerait les tissus des fruits, qui seraient irrémédiablement perdus; une température trop élevée ferait mürir les fruits trop vite, et enfin. une température variable ferait éprouver à la substance des fruits des contractions ou des dilatations qui accéléreraient leur maturation. Pour avoir une basse température, il faut établir le fruitier au rez-dechaussée. — 30 Dans un bon fruitier. l'atmosphère

ne doit pas être humide en excès L’hygromètre

évaporateurs. Leurs formes et leurs disposi-!

m introduit les fruits à dessécher et que tra-

ante attention; aucun traitement postérieur, |

doit y marquer de 65 à 75 degrés La vapeur d'eau dégagée par les fruits ou par les murs, favorise la pourriture lorsqu'elle est en excès. Pour enlever l'excès d'humidité, on peut employer le chlorure de calcium, la chaux vive en pierres ou, enfin, ouvrir les fenêtres pour renouveler l'air. Le chlorure de calcium, sel déliquescent, est étendu sur une tablette circulaire

ayant la forme d’un entonnoir très évasé, dont

les parois sont garnies de zinc et le fond terminé par une tubulure, dont l’orifice supérieur est recouvert d’une toile métallique. — 40 Les avis sont très partagés sur la question d'éclairage du fruitier. Les uns recommandent l’obscurité complète et les autres un éclairage moyen. Tant que des expériences sérieuses n'auront pas été faites, nous pensons

| que le fruitier doit être éclairé très modérément.

IN FRUTESCENT.Dontla tige estligneuse comme celle des arbrisseaux. Les plantes dont la base est lignifiée, mais dont l'extrémité de la tige et

{Ps fruits frais, pour les dessécher et les revendre | des ramifications restent herbacées, sont dites | sous-frutescentes.

FUCHSIA

FUCHSIA L. (Œnothérées.) Arbrisseaux ou sous-arbrisseaux glabres ou poilus, à files.

simples, entières ou dentées, solitaires ou agrégées, rarement en grappes, plus rarement en panicules, de couleur rose cocciné ou pourpre, souvent très belles, longuement pédonculées, pendantes ou penchées, le plus souvent polygames. Calice adhérent à

sérés en haut du tube, convolutés, étalés ou réfléchis, rarement nuls;

formes; style très long, stigmate en tête ou en

l’ovaire, se prolongeant en un tube dti campanulé ou in-| fandibuliforme, dont le haut est divisé en 4. lobes caducs après la floraison; pétales 4, in-!

‘1844 à 1875 (près de 220) sont classées en6.

8 étamines à filets fili- |

massue, entier ou à 4 lobes; baie oblongue ou

ovaleglobuleuse,quadriloculaire, indéhiscente, renfermant de nombreuses graines réniformes, à enveloppes membraneuses.

Environ 50 espèces, du Mexique, Pérou. quelques-unes de l'Amérique australe (Nile-Zélande).

Endlicher a fait dans ce genre 3 sections :

19 Eucliandra, fl. polygames, pétales étalés,

| 23; Rev. "Horr., nombreuses variétés, etc.

étamines très courtes, baies contenant très peu |

de graines, réniformes ou anguleuses (Æuclian-

dra Zucc. Myrinia Lilja, Brebissonia Spach et | filles. ternées, ovales oblongues acuminées, très |

Lyciopsis Spach).

20 Fuchsia, fleurs hermaphrodites, pétales convolutés (roulés en cornet) ou nuls, étamines exsertes. baie polysperme (inclus Xirschlegeria Spach, Schufia Spach, Spachia Lilja).

30 Skinnera. fl. hermaphrodites, pétales très petits, graines très petites; espèces de la Nlle- Zélande; ex.: F°. procumbens., FF. excorticata.

Dans les jardins. la 1e section n’est guère représentée que par 2 espèces : microphylla et thymifolia; la 3° section, par une seule: F. procumbens.

Les nombreuses espèces cultivées de la 2° section sont, au point de vue pratique, classées en deux groupes :

F. breviflores, partie tubuleuse du calice plus | L pétiole, nervures purpurines; pédicelles axil Ê laires, plus longs que la fleur et pendants; 4

courte que les lobes, ou égale; ex. : F. globosa, gracilis, macrostemma, etc.

F. longiflores, partie tubuleuse du calice deux ou trois fois plus longue que les lobes; ex.: F. fulgans.

Dans les collections, ce sont les espèces, formes et variétés du groupe des bréviflores qui sont les plus cultivées; le nombre des variétés nommées en est immense, nous ne pouvons les citer ici, renvoyant pour cela aux ouvrages spéciaux, tel Porcher, Hist. et cult. du Fuchsia, éd. 4, 1574, aux catalogues des spécialistes, et aux publications périodiques; notons seulement que ces variations nombreuses portent:

| sées; aigus. ouverts, réfléchis ; leurs. longues de 12 |

Lamk. ; F. pendula Salisb.) — ON. Dus.lI, 15; R. H. 1894. p. 470, fig. noire.

| de 10, nervure “médiane violacée : grappes

réfléchis ; pétales de nuance plus viveque le ca=#

19 sur la disposition des fleurs, pendantes ou |

dressées (F°.erecta. voir R. H. 1891, p. 495, fig. n.); 20 sur la forme des fleurs, qui sont simples, | ou doubles, ou pleines, et plus ou moins grandes; 39 sur le coloris, qui se fait sentir sur le calice et sur la corolle; il y a des fleurs à calice rose, rouge, Carmin, jaune pâle, blanc; la co-

rolle présente ces mêmes couleurs avec le violet petites, à tube rose vif, de 1 cm. de long; sé-

en plus ; tantôt; dans les 2 verticilles, les cou-|

leurs se rapprochent, tantôt elles s étoignent | oblongs aigus, plus courts que le calice; éta-:

l’une de l’autre ; enfin, la corolle peut être panachée.

— FUCHS]IA

C’est en se basant sur ces diverses considérz À tions qu’on peut grouper méthodiquement le :

innombrables variétés horticoles nommées et.

décrites. Voir Porcher, ouvrage cité plus haut

. 105, où les plus belles variétés obtenues r

groupes :

1° calice rouge ou rose, corolle bleue, rouge À ou rose; ‘ 90 calice plus ou moins blanc. corolle bleue, | rouge ou rose; | 30 corolle double, violette, bleue ou rouge; « 40 corolle blanche, simple où double : ‘| 50 corolle panachée; 60 feuillage panaché.

Comme iconographie de variétés horticoles, voir notamment : FL. pb. SERRES, 9, 875; 10, 973, 1004 ; 11, 1156, 1165; 12, 1198; 13, 1332, 1337, 1338; | BELG. HORT. A 47 : 9, 15; 1863, 8; JOURNAL, | D'HORT. 2, 17, 24; 3, 4, 18: L'Horr. FRANC. 1863,

Espèces botaniques cultivées.

F. arborescens Sims. (bréviflore). — Mexique. 1 — BoT. MA46. 2620; Bor. R:6. 943. seau de

— Arbris- « 1-2 m., rameaux glabres, purpurins; h

entières, longues de 7-14 cm. ; fl. roses ou carmin violacé, en panicules trichotomes. dres- | calice infandibuliforme, à lobes ovales

à 14 mm.; étamines peu saillantes. re!

On cultive surtout la variété syringæflora Van Houtte, FL. D.sERREs, 1848, pl. 416, MM R. H..1873, p. 31E FF, coccinea Curt. Voir F. macrostemma. \ F. coccinea Ait. (bréviflore). (F. magellanica k Laux.Excycc. 282;

Amér, mérid. — Plante naine, 60 cm. à 1 m4 rameaux diffus, glabres; files. opposées ou ternées, ovales aiguës, denticulées, à cou

rouge pourpre foncé, tube mince et court; lobes, du calice de 18-20 mm. de long ; pétales vio-\ lets, involutés, longs de 10 mm. ; bonne plante pour massifs et pour suspensions.

F, conica Lindi. Voir F. macrostemma.

F. corymbiflora R et P. (longiflore). — Bon. ! Mac. 4000; Bor. Rec. 26, 70. — Pérou. — At buste de 2-3 m., files. longues de 20 cm. larges {

rales pendantes, atteignant 30 cm. et plus ; f. rouge carminé, àtube de 8 cm. de long, à sépales ! lice. — Var. alba, à tube blanc teinté de rose; FL. D. ser. 6, 947. :

F. decussata R. et P. (bréviflore). — FL. PËR. | t. 323 ; Bor. Mac. 2507. — Pérou. — Arbusté de k ] m. rameaux opposés en croix, parfois ternés, Toute files. lancéolées, denticulées, n: | | bescentes ; pédoncules axillaires, pendants ; pales de 20-25 mm. ; corolle ponceau, à pétales mines peu saillantes.

F. fulgens Moc. et Sessé (longiflore). — BOIS:

‘4 FUCHSIA

Arz. PL. Jarp.t. 111: BorT. Mac. 380. — Mexique. — Racines tubéreuses; tiges suffrutesentes ; rameaux glauques; files. amples, pétiotées, opposées, subcordiformes, à dents écarées, d'un vert jaunâtre, longues de 12-14 cm., larges de 6-8 cm.; fl. pendantes, en longues wrappes terminales; tube rouge vermillon tlair, cylindrique, mince, s’élargissant dans Le haut ; limbe à lobes verdâtres, corolle ver- Mmillon plus vif que le tube, à pétales ovales moins longs que les sépales. Var. fulgens d’Arck. les. à nervures purpurines, et fleurs à colois plus vif.

* E. globosa Lindl. (bréviflore). (Fig. 403.) — por, Az. PL. Jano. t. 110 A ; Bor. Mac. 3364; Bor. Rec. 1956. — Mexique. — Arbuste peu élevé; rameaux diffus, pendants; files. ternées, betites, ovales aiguës, glabres ; fl. axillaires,

tube presque nul, arrondi; lobes du calice larges, écartés, à pointe infléchie formant avant floaison un bouton globuleux; corolle petite,

ftyle allongé A produit de très nombreuses variétés.

4 F. gracihis Lindl. Voir F. macrostemma.

| E. macrostemma R. et P. (bréviflore). — FL. PER. 111, p. 58, t. 324; B. M. t. 3521; B. R. 10, 847; ANNALES DE Gap, 1815, 36; 1847, 430. — Chili. — Rameaux glabres; files. par 5, ovales aiguës, denticulées, à court pétiole; bédicelle axillaire, pendant, plus long que la fleur ; tube peu renflé, long de 15 mm. ; lobes du talice oblongs, étroits, aigus, longs de 25 mm.; étales obovales, ouverts, plus courts que le caice; étamines exsertes.

A cette espèce, on rattache les suivantes, somme variétés :

A" coccinea Curt., B. M. t. 397; F, conica Hindi, Bor. Rec. 13, 1062; F gracilis Lindl., 301S, ATL. PL. JaRD. t. 110B; Bor. Rec. t. 1052; E: multiflora Lindi., Loop. Bor. Cas. t. 934; F, Riccartoni R. H. 1877, 397; 1896, p. 30; LL. Horr. 1596, p. 111: F. tenella DC.

F. miniata Planch. et Lind. (/ongiflore). — FL. ameuse ; flles. par 3 ou 4, oblongues lancéolées, hcuminées ; pétioles et nervures purpurins ; fl. axillaires par 6-12 à l'extrémité des rameaux, vendantes, à tube vermillon pourpré clair, illongé et élargi vers le haut ; sépales lan-

minium éclatant.

F. microphylla H. B. K. (Eucliandra). — BOR REG. 1269; H. B. K. Nov. Gen. 534. — Mexique. — Petit buisson de 80 em.; rameaux relus; filles. opposées, petites, oblongues ellipnques aiguës, dentées, glabres; pédicelles nxillaires plus courts que la fleur; tube très petit, rouge carminé ; sépales ovales acuminés. infléchis, peu ouverts; corolle à pétales ilobés, de même nuance que le calice; étanines incluses.

ÆE. multiflora Lindl. Voir F. macrostemma.

Æ. migricans Linden Voir F. triphylla.

| PF. pendula Salisb. Voir F. coccinea Ait.

| E: procumbens R. Cunn. (Skinnera). — Bor.

ad EC

téminées ou ternées. rouge pourpre clair, à.

| F. magellanica Lamk. Voir F. coccinea Ait.

Moins longue que le calice ; étamines exsertes; |

FUCHSTA.

Rec. t. 1849; Hook, Ic. pr. t. 421. — Nlle- Zélande. — Plante grêle ; rameaux retombants; petites files. alternes. orbiculaires, peu dentées : fl. axillaires, à tube orangé ; sépales marqués de vert pourpre; pétales très petits. A cultiver en suspension; serre tempérée.

F. Riccartoni. Voir F. macrostemma.

F. serratifolia R. et Pav. (longiflore). — Fr. PER. 3, t. 823; B. M. 4174; Bor. Rec. t. 41; FL. D». skr. V, pl. 447. — Pérou. — Rameaux glabres, sillonnés, de couleur purpurine, ainsi que les pétioles et les feuilles, qui sont par verticilles de 3-4, les inférieures pendantes, oblongues lancéolées, acuminées aiguës, à dentelure espacée et glanduleuse, d’un vert foncé à reflet bleuâtre ; f. axillaires, solitaires, pendantes, rose carminé vif, beaucoup plus lonoues que les pédicelles; calice renflé à la base, à lobes triangulaires, verts au sommet; pétales ovales, ondulés, vermillon clair; nombreuses variétés.

F. spectabilis Hook. (longiflore). Bor.

MAG. 4579 ; EL. D». serR. t. 399, 360. — Quito. — Arbrisseau peu élevé; rameaux glabres, rouge sanguin ; files. ovales elliptiques, longues de 15-20 cm... vert velouté dessus, pourpres dessous ; fl. solitaires, purpurines; tube du calice de 10 cm., renflé à la base, rouge pourpré; sépales étalés, ovales acuminés ; pétales orbiculaires, étalés, rouge vermillon. À cette espèce se rattache, comme variété ou hybride, le F. Dominyana Hort., FL. D. serr. t. 1004, qui est intermédiaire entre FF. spectabilis et F. serratifolia.

F. splendens Zucc. (longiflorei. — Bor. Mac.

4082 ; Bor. Rec. 1842, t. 67 ; FL. D». ser. V, t. 458, — Mexique. — Rameaux trigônes; pétio-

les pubérulents visqueux, odeur désagréable

de fleur d’'Æpine-vinette ; files. opposées ou ter-

‘nées, longt. pétiolées, ovales cordiformes acu-

D. SER. 8, pl. 754, — Nlle-Grenade. — Tige.

éolés, à pointe verte; pétales petits, rouge.

minées, denticulées, crispées et à nervures saillantes ; tube du calice comprimé à la base, rouge pourpré vif, à lobes triangulaires, verdâtres ; pétales petits, étalés, ovales aigus et vert jaunâtre; étamines et styles saillants.

FE. syringæflora Hort. Voir F. arborescens.

F". tenella DC. Voir F. macrostemma.

F. thymifolia H. B. K. (Æucliandra:. — Nox.

GEx. 539; B. R. t. 1284. — Du même groupe que microphylla. mais rameaux pubescents, poilus, files. opposées, presque entières. ovales arrondies, velues en dessus, glabres en dessous, pédicelles axillaires plus longs que les fleurs.

F.triphylla L. (bréviflore). (Fig. 404.) — Nille- Grenade. — Espèce ayant un intérêt historique, Il aière du genre connue, décrite par Plumier en 1704, peu cuitivée; on a pourtant, ces derniers temps, essayé dela remettre en honneur. Les filles. sont par 3, oblongues acuminées, très entières; pédicelles plus courts que les fleurs, les supérieurs rameux ; on rattache à cette espèce le ư nigricans Lind., FL. pb. SERR. V, pl. 481; R. H 1849, p. 366.

F. venusta H. B. K. (longiflore). — FL. D.

ser. V, pl. 388, — Nile.-Grenade. — Rameaux légèrement velus; files. opposées ou ternées, elliptiques aiguës, à long pétiole. bords sinueux, | un peu dentées, glabres; fl. axillaires au sommet

FUCHSIA

des rameaux, plus longs que les pédicelles ; tube ; rouge vermillon clair, sphérique à la base, élargi au sommet, long de 5-6 em., cannelé ; lobes du calice ovales aigus, à pointe verte : corolle vermillon à pétales ondulés, lancéolés, un peu plus longs que le calice.

Culture. — Les Fuchsia aiment l’eau, de-

mandent des arrosages fréquents, se plaisent | de faire avec ces plantes des ornementations

surtout dans une atmosphère humide, et en situation mi-ombragée. Comme terrain, un mélange de i/4 terre franche. 1/3 terre de bruyère siliceuse, mélangé, auquel on ajoute de la poudrette ou du guano, ou du terreau de couche très consommé. forme un compost très bon.

En février-mars, les KF. conservés en orangerie, sont rempotés ; dès que les jeunes pousses

1/; terreau de feuilles, le tout bien

ont 4 à 6 feuilles, on pince le bourgeon termi- |

nal, pour les faire ramifier; les rameaux qui naissent aux aisselles des feuilles sont aussi

pincées un mois plus tard; quelquefois un 8 jusqu’à 30-40 cm.

pincement est nécessaire pour les variétés vi- |

goureuses; mais 1l ne faut pas en abuser, pour | culteurs ne donnent qu’un rempotage en godets, | ne pas retarder la floraison. (C'est aussi à ce | let mettent ensuite peu après les jeunes plantes moment de la première pousse qu’on multiplie | | | immédiatement dans des pots de 30 à 40 cm

le F. par boutures, comme il sera dit plus bas.)

La sortie des serres ou orangerie à lieu vers la mi-mai; les K. sont placés “dehors, par une journée couverte où pluvieuse de préférence, | en situation convenable, mi-ombragée; forme des massifs d’une seule variété, ou en collection, en se guidant dans ce cas sur la taille et les coloris.

Les F. sont rentrés fin octobre, avant les

on en |

premières gelées; onleur fait subir un rabattage: |

les arrosements sont diminués progressivement, pour arriver peu à peu à la période de repos, dans laquelle la terre est tenue humide strictement ce quil faut pour maintenir la vie dans les plantes; pendant cette période de repos, on peut tailler les plantes, modifier leur forme,

supprimer les branches mal placées, etc. A}

la fin de l'hiver, l’époque du rempotage arrive, et le cycle recommence comme ci-dessus. C’est le traitement donné dans la culture en pots.

Dgns bien des jardins, on ne tient en pots que la collection, et on garnit les massifs avec des variétés très florifères; les pieds sont mis en pleine terre: ce sont ou des pieds hivernés en serre, ou de jeunes boutures faites au printemps, sur couche, sous cloche; à l'automne ; ces plantes sont relevées avec soin, mises à reprendre quelques jours dans une serre tempérée, et hivernées à l’orangerie.

Les nombreuses variétés de F. bréviflores |

s’'accommodent bien de cette culture.et donnent tout l’été une abondante floraison.

Les espèces et variétés du groupe de F. lon- É étendue d’eau, additionnée d’un peu (20) d'al- | cool dénaturé, ou du liquide suivant:

giflores ont une floraison plus tardive; ils ne sont guère employés (si ce n’estle Æ. fulgens, plus rustique) à la décoration des jardins l'été, mais ils peuvent fournir, par une culture appropriée, une belle floraison en serre tempérée, pendant l'hiver, de novembre à mars.

En mai, on met en pleine terre des boutures faites au printemps; pendant l'été, on leur fait

subir un ou deux pincements; en septembre, les |

sence d’un enduit noir sur les feuilles, accom- \

|pas dans les tissus ;

la fonction chlorophyllienne.

| pignon, une moisissure du genre Fumago, dont

sure du possible, ce qui est une condition défa-

" FUMAGINE.

plantes sont relevées, mises quelques semaines en serre chaude pour faciliter la reprise, puis replacées en serre tempérée. Ce traitement, quil réussit bien à ces espèces à longues fleurs. -4 aussi employé avec succès pour le Fr. Syringe= flora, et aussi pour les variétés vigoureuses et. un peu tardives des F. bréviflores, ce qui permet

de serres très jolies. Voir, pour ce sujet, R. HS 1891, p. 81, et l’ouvrage de F. Porcher, cité His haut, p. 50 à 95.

Le bouturage des F. se fait au printemps, s. | petits godets remplis de terre de bruyère sa bleuse tamisée, dans lesquels on pique de jeunes \ pousses, trapues et vigoureuses, le tout mis SuEn couche, sous cloche; les plantes sitôt racinées sont rempotées, remises Sur couche, rempotées. un mois après plus grandement, et progressive ment, pendant le cours de l’été, reçoivent 3 ou 4 rempotages successifs. toujours plus grands, de diamètre; c’est le mode”

À | | d'élevage le plus usuel, bien que certains horti=

et obtiennent ainsi de très bons résultats. | Des F. élevés en tiges et conservés en caisses w forment une décoration très ornementale; on peut aussi en former des haies fleuries. Voir R. H. 1889, p. 311. J. GR Fuchsschwanz. Nom allemand de la Queue de | Renard (Amarantus caudatus).

Fucus. Voir Engrais. « Fugace. Synonyme de Caduec.

FUMAGINE. Maladie caractérisée par la pré=

pagné d'insectes hémiptères: nilles, chermès, ete. | L’enduit noir est constitué par un Cham-

pucerons, coche-

la forme parfaite est un Capnodium.

Ce Champignon trouve dans les déjections et l les sécrétions des insectes commensaux ou pas! rasites sur les plantes un excellent milieu de 4 culture. Les Fumago ne doivent pas être com sidérés comme parasites, car ils ne pénètrent W ils gênent les fonctions nutritives de la plante, en bouchant les orifices W des stomates et en empêchant la respiration et

La Fumagine se trouve aussi bien sur les U plantes de plein air: Orangers, Oliviers, Vigne, etc. que sur les plantes de serre.

Pour la combattre, on élaguera dans la mes # vorable pour la moisissure, qui affectionne l'air | confiné, et on cherchera à détruire les- insectes | par des brossages répétés combinés avec des ! pulvérisations de liquides insecticides, nicotine !

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FUMARIACÉES.

-FUMARIAGÉES. MM. Bentham et Hooker réunissent cette famille aux Papavéracées, omme simple tribu caractérisée par des fleurs rrégulières ayant 4 ou 6 étamines, tandis que

avec un grand nombre d’étamines, FUMÉE. — Son action contre la Gelée. — On à atilisé les fumées abondantes et épaisses dé-

par exemple, pour produire ce qu’on a appelé des nuages artificiels, qui atténuent la radiation exagérée du sol et diminuent l’action nolive du froid sur les plantes.

Action des fumées sur les plantes. — Les fumées d'usines, celles particulièrement qui réisultent de la combustion de la houille, profduisent, sur beaucoup de plantes, des phénoimènes de corrosion, dus à l’acide sulfureux. Ues jeunes feuilles et tiges y sont beaucoup

tet les intervalles qui séparent les nervures, lainsi que sur les jeunes rameaux. À EE à À

FUMIER. C'est le mélange des excréments des animaux et de leurs urines avec les ma-

tourbe, etc.) et que l’on nomme litière.

4 C’est l’engrais par excellence, en raison de Isa composition qui suffit presque toujours à W'alimentation complète des récoltes, et à l’a- Mmélioration progressive du sol par la réserve lsidérable sous lequel on l’emploie est aussi

| Pet à s tune cause d'amélioration de la terre, car il

son industrie. Malheureusement, sa valeur et Sa richesse ne sont pas toujours constantes;

conditions très diverses, telles que la richesse

son entretien ou son développement; l’abon- -Idance des litières, et leurs qualités au double

tances fertilisantes, Sorbant; les soins apportés dans la prépara-

d'empêcher ou de diminuer la déperdition des principes fertilisants, liquides ou volatils; la nature du sol où on l’emploie; l'état plus ou moins décomposé sous lequel on l’utilise, etc.

[1 L'examen détaillé de toutes ces diverses considérations nous entraînerait trop loin; il ne peut l'être iei que d’une facon sommaire; voir au mot Engrais; voir aussi Muxrz Er Giraro, L£s Excrais, tome 1; BaRRAL, DIGTIONNAIRE D'A- GRICULTURE, articles Fumier, Fumure, Litières, Engrais ; JOIGNEAUX, LIVRE DE LA FERME ET DES MAISONS DE GAMPAGNE, tome 1, etc.

Nous rattacherons à cet article «<Fumier» ce

tdans les Papavérées, les fleurs sont régulières,

lelles varient d’ailleurs avec l'espèce d'animaux | qui le produisent; elles dépendent en outre de.

des fourrages donnés au bétail; le mode d’a-!

D de celui-ci; la part plus ou moins.

grande qu'il prélève sur sa nourriture pour,

et de leur pouvoir ab-

tion du fumier, dans sa conservation en.

tas, et notamment ceux qui ont pour but,

gagées par certaines substances, le goudron

tplus sensibles. L'action du gaz sulfureux est. surtout sensible sur le bord des jeunes feuilles |

— FUMIER

dange, Boues de ville, Gadoue, Engrais verts, et Composts.

Ce dernier mot a deux acceptions bien distinctes; nous ne prendrons ici que celle qui se rapporte aux Engrais, et nous renvoyons à Sols artificiels pour ce qui se rapporte aux aivers mélanges de terre, pour telle ou telle culture.

Le fumier possède sur tous les engrais minéraux une supériorité très grande, qui réside dans les matières organiques dont son apport enrichit le sol, matières organiques qui se transforment en terreau ou humus, et jouent un très grand rôle au point de vue physique et chimique dans tous les terrains. Le terreau très décomposé provenant des fumures anciennes donne de la consistance aux terres sableuses trop légères, tandis qu'il ameublit les terres trop fortes; par sa couleur noire, il communique à la terre sa propriété de s’échauffer facilement; par son pouvoir absorbanttrès grand, il lui permet de retenir et de fixer des substances

fertilisantes solubles, notamment des sels d’am-

ériaux qui leur servent de lit (pailles, feuilles, |

de terreau dont il l’enrichit. Le volume con- |

lagit dans toutes les conditions comme un amendement favorable. C’est, de plus, la seule matière fertilisante que le cultivateur produise lui-même, nécessairement, comme résidu de.

point de vue de leur richesse propre en subs-

moniaque et de potasse, et de les garder comme en réserve pour les céder ensuite aux plantes au fur et à mesure de leurs besoins, Enfin, sous les multiples influences de l’eau, de l'air, de la chaux contenue dans le sol, et de la présence de nombreuses bactéries et autres micro-organismes, il est le siège d’une combustion lente et de combinaisons chimiques très variées, grâce auxquelles les principes insolubles qu'il contenait. surtout l'azote, sont transformés en combinaisons solubles ; en un mot, il se produit dans les terres riches en humus une sorte de nitrifieation (voir ce mot). Ce terreau ou humus, qui n’agissait que physiquement, était inerte ou pouvait être dangereux chimiquement (dans le cas où la chaux fait défaut dans Ie sol), est. transformé en produits solubles et utilisés par les plantes.

Les engrais minéraux, par comparaison, n’apportent au sol aucune matière organique, et ne peuvent que l’appauvrir en humus

En Agriculture, le fumier n’est employé qu’à titre d'engrais; en Horticulture, outre cet emploi, le plus important, on l'utilise encore comme source de chaleur artificielle, comme sol artificiel pour certaines cultures spéciales, comme paillis, couvertures, abris dans certains cas déterminés, et aussi en arrosage, en utilisant sa n@œtie liquide, le purin. (Voir page 574.)

Valeur relative des diverses sortes de fumiers. — Il faut l’examiner par comparaison entre eux, au point de vue de la teneur en principes fertilisants, et comparativement par rapport à leur action dans les diverses natures de sols.

On emploie du fumier de cheval, d'âne, de mulet, de mouton, de chèvre, de vache, de porc, tantôt séparément pour quelques-uns d’entre eux, tantôt mélangés dans des proportions très variables avec le nombre et ia nature des animaux entretenus dans une exploitaticn. Sous le nom de fumier de ferme, on désigne celui que l’on obtient en réunissant dans un même tas toûtes les déjections des diverses sortes d'animaux d’une exploitation; on com-

(QuE à trait à Purins, Urines, Matières de vi- | prend par là que la composition de ce fumier

FUMIER

est très variable suivant les circonstances; dans, la grande majorité des cas, le fumier de vache

est prédominant.

Au point de vue de leur valeur en principes fertilisants, les diverses sortes de fumier peuvent

être classées dans l’ordre et avec les chiffres |

proportionnels suivants :

Fumier de mouton 100 > porc 89 » cheval 82

» bêtes à cornes 922

Mais c'est surtout au point de vue de leurs

propriétés physiques que ces fumiers sont de valeur différente; c’est cela qui les a fait classer par les cultivateurs en fumiers chauds et en fumiers froids.

Par fumier chaud, on entend ceux qui contiennent le moins d’eau, et qui développent une chaleur intense par leur fermentation. Ce sont ceux de mouton, de chèvre,de cheval, d'âne et de mulet; par fumier froid, on entend ceux qui contiennent le plus d’eau et développent beaucoup moins de chaleur que les précédents ; ce sont les fumiers de vache et de porc.

«Les fumiers de chevaux et de mouton sont.

généralement secs, peu consistants et perméables à l'air; ils fermentent avec une grande énergie, et sont pius difficiles à conserver; un fort tassement et des arrosages copieux leur sont nécessaires. Leur décomposition dans le sol et leur effet sur la végétation sont plus rapides ; on doit de préférence les donner aux terres argileuses et fortes, où les phénomènes de combustion sont moins accentués.» On peut

ajouter aussi : les terres légères, mais froides. |

«Le fumier des vaches est en général très aqueux, il fermente moins activement, sa décomposition dans le tas et dans le sol est plus lente, son action est moins énergique, mais plus durable. Ce fumier s’agglomérant facilement, est plus difficile à répandre d’une facon uniforme et se met en mottes dans la terre. Celui des porcs estégalementtrès aqueux et d’une décomposition assez lente. Ces deux engrais conviennent plutôt aux terres légères, où la combustion des matières organiques est activée, et aux terres sèches, dont ils entretiennent la fraicheur.» (MunrTz ET GiraRp, loc. cit.) Poids. — Un mètre cube de fumier mélangé, moyennement décomposé au tas, pèse environ 700 kilogrammes ; le fumier frais sortant des étables est beaucoup moins lourd ; il pèse par mètre cube, chiffres moyens :

fumier de cheval 350 à 400 kilogr.

» » bêtes à cornes 550 à 000 »

moutons 400 à 450 »

porc 900 à 550 » À

Composition et valeur moyenne. — La teneur moyenne de seize échantillons de fumier de ferme de diverses provenances, donnée par MM. Muntz et Girard, est la suivante :

Azote 0,47 Acide phosphorique 0,30 Potasse 0,92

Si l’on donne aux principes fertilisants qu'ils contiennent les prix auxquels se vendent ces mêmes principes dans le commerce des en-

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